Le Maître de Santiago

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Le Maître de Santiago
Auteur Henry de Montherlant
Nb. d'actes 3
Lieu de parution Paris
Éditeur Éditions Gallimard
Date de parution 1947
Nombre de pages 159
Date de création en français 26 janvier 1948
Lieu de création en français Théâtre Hébertot

Le Maître de Santiago est une pièce de théâtre en trois actes de Henry de Montherlant publiée en 1947. La création a eu lieu à Paris au théâtre Hébertot le .

Origine et thème central[modifier | modifier le code]

Le Maître de Santiago a été créé le 26 janvier 1948 à Paris au théâtre Hébertot avec un très grand succès. La pièce fut ensuite reprise du 9 au 14 avril 1948 à Bruxelles au Théâtre royal du Parc, dans une mise en scène de Paul Oettly, une scénographie et des costumes de Mariano Andreu. Les interprètes en furent Henri Rollan (Don Alvaro Dabo), Allain Dhurtal (Don Bernal de la Encina), Georges Saillard (Don Fernando de Olmeda), André Var (Don Gregorio Obregon), Jean Moncorbier (Le Marquis de Vargas), Vincent Ortega (Le Marquis de Letamendi), Jean Berger (Le Comte de Soria), Hélène Vercors (Mariana) et Suzanne Demay (Tia Campanita). En 1948, le problème colonial est au second plan des préoccupations françaises, mais c'est pourtant lui que Montherlant soulève dès cette date, comme il en a témoigné lui-même dans la postface de son œuvre[1].

Résumé de l'intrigue[modifier | modifier le code]

Cinq chevaliers de Saint-Jacques se rendent chez Don Alvaro Dabo pour la réunion mensuelle de l'ordre. Ils ont également pour but de convaincre Don Alvaro de partir pour le Nouveau Monde afin d'y faire fortune. Don Bernal est particulièrement intéressé à l'affaire puisque son fils Jacinto est amoureux de Mariana Dabo, la fille de Don Alvaro, mais celui-ci ne veut pas la voir partir loin de lui. Alvaro, homme austère et peu soucieux des richesses, refuse donc cette offre de départ pour l'Amérique. Il préfère rester dans sa retraite et mener une vie pieuse auprès de sa fille. Mais Don Bernal lui tend un piège et envoie un faux émissaire qui le sollicite de la part du Roi. Alvaro, tout à sa loyauté envers le Souverain, est tout près de consentir au départ quand Mariana intervient et révèle la supercherie. La pièce se finit par une fervente prière à Dieu du père et de la fille, qui décident tous deux de se retirer dans un couvent.

Jugements sur la pièce[modifier | modifier le code]

« Le Maître de Santiago porte hautement le témoignage de ce que Montherlant est l’un des plus grands écrivains français de ce temps. Il y a dans ces trois actes une force qui les soutient sans défaillance à une singulière hauteur. » (Thierry Maulnier, Hommes et Mondes, 1947)

« Ce chef-d’œuvre étrange, écouté dans le plus profond silence par un public qui a oublié d’applaudir au baisser du rideau, pendant plusieurs secondes, d’étonnement. J’ai été moi-même abasourdi. Entendu dire beaucoup de sottises sur Montherlant et, en particulier, sur cette pièce. Que leur faut-il donc ? Je ne comprends pas qu’ils ne sachent pas au moins garder le silence devant une œuvre d’une telle beauté, beauté irritante peut-être, exaspérante même, parce que l’auteur avec tout son génie, touche à des choses très graves avec une sorte d’insolence qui fait peur. » (Julien Green, Journal, t.V, 1951)

Les représentations de 1958 à 1972[modifier | modifier le code]

Création à la Comédie-Française le 10 février 1958[modifier | modifier le code]

Festival des nuits de Bourgogne (Dijon), 1961 et au Château du Plessis-Macé, 1963[modifier | modifier le code]

En juin 1961 au Festival de Bourgogne (Dijon). À partir du 21 juin 1963 au château de Plessis-Macé.

Théâtre Montansier (Versailles), 1971[modifier | modifier le code]

Création à partir du 30 septembre 1971.

Comédie-Française, 1972[modifier | modifier le code]

Création à partir du 5 février 1972.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Montherlant, Théâtre, Bibliothèque de La Pléiade, 1972, p. 521.

Lien externe[modifier | modifier le code]