Le Liberté (Rennes)

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Le Liberté
Salle le Liberte.jpg
Le Liberte-Rennes-2010.jpg

Nouvelle façade du Liberté après sa rénovation

Généralités
Noms précédents
Salle Omnisports
Adresse
Construction et ouverture
Début de construction
1958
Ouverture
1961
Architecte
Louis Arretche, Yves Lemoine et Yves Perrin[1](1961)
Jean et Losffeld[1](2009)
Rénovation
Extension
Utilisation
Propriétaire
Équipement
Surface
4 800 m2 pour Le Liberté et 1 025 m2 pour L'Étage
Capacité
400 à 5 300 personnes selon les jauges et les salles[2]
Dimensions
78m × 46.80 m
Localisation
Coordonnées
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Le Liberté est la principale salle de spectacles rennaise. Elle est nommée Salle omnisports jusqu'en 1996. Sa principale vocation est culturelle : programmation de spectacles musicaux et de variété, accueil de grands festivals rennais (les Rencontres Trans Musicales, Yaouank, Travelling…). Elle accueille également parfois des compétitions sportives.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Liberté est situé entre l'Esplanade Charles De Gaulle et le boulevard de la Liberté, dans le centre-ville de Rennes. Elle jouxte les équipements culturels Les Champs Libres, le multiplexe cinéma, et à proximité du Théâtre national de Bretagne (TNB), de la Gare SNCF, est desservi par le métro et un parking souterrain de 800 places.

Ce site est desservi par le métro : Station Charles de Gaulle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès son élection en 1953, Henri Fréville, nouveau maire de Rennes, réfléchi à la transformation du sud du centre-ville occupé par le Champ de Mars, ancien champ de manœuvres militaires. Dans le cadre de l'aménagement global de ce nouveau quartier, le conseil municipal valide en 1956 le principe de la construction d'une salle omnisports pour accueillir de grands éventements sportifs mais également des spectacles et congrès[3].

La conception de cette salle est confiée à l’architecte Louis Arretche et la construction de l'édifice est confiée aux entrepreneurs Brochard et Gaudichet.

La salle est inauguré le , après trois ans de travaux, par le secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports Maurice Herzog et par le maire de Rennes Henri Fréville[4]. Cette salle omnisports a pour fonction d'accueillir les grands évènements sportifs.

Pendant les années 1980, de plus en plus de concert y sont organisés du fait de la volonté des artistes nationaux comme internationaux de faire des concerts dans de grandes salles. La salle change de nom en 1996 et devient Le Liberté ; des travaux sont alors entrepris pour améliorer l'accueil des concerts.

En 2006, la salle est fermée pour effectuer de nouveaux travaux. Parallèlement, le MusikHALL, parc des expositions Rennes Aéroport - St Jacques, est créé pour accueillir les dates des grandes tournées dans la métropole.

Le Liberté rouvre ses portes en avec un concert inaugural de Laurent Voulzy et l'inauguration de la salle L'Étage, nouvelle salle située au niveau 1 de l'équipement.

À la suite de la réouverture, les Transmusicales reviennent pour leur 31e édition au Liberté en , en parallèle des soirées au Parc Expo et à l'UBU. En effet, Le Liberté est désormais trop petit pour accueillir le grand nombre de festivaliers.

Le , le bâtiment accueille le match de championnat de France de handball Cesson-Rennes Métropole HB / Montpellier Agglomération Handball, qui est le premier événement sportif depuis sa réouverture. Ce match est le cadre d'une affaire de paris suspects. Depuis 2012, Le Liberté accueille régulièrement les matches les plus importants de l'équipe de Handball de Cesson-Rennes Métropole HB, les autres matches étant joués au Palais des Sports de Cesson-Sévigné.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de 78 m par 46,80 m se caractérise par une architecture particulière ; en effet le toit donne l'impression de ressembler à deux voiles qui se croisent (le logo initial de la salle reprend cette forme). Cette forme inspire la population qui le surnomme « les fesses à Arretche »[5]. Cette forme architecturale est due à une double voûte de béton de 78 m de portée, prouesse technique et architecturale pour l'époque[1],[5].

Aménagement[modifier | modifier le code]

Le Liberté lors du match de handball Cesson-Rennes MHB - Montpellier AH, le 12 mai 2012.
Le Liberté en configuration spectacle

Le bâtiment est organisé sur 2 étages. La salle principale a une surface de 4 800 m2 modulables. Elle peut ainsi accueillir 3 300 places[2] assises et jusqu'à 5 200 places[2] en configuration assis-debout. Lors des matches de handball du Cesson Rennes Métropole HB, la capacité d'accueil est de 4 000 places [6].

Le 1er étage, nommé Le Liberté - L’Étage, a une surface de 1 025 m2 modulables. Cette salle peut accueillir jusqu'à 950 personnes[2] debout. Elle est principalement consacrée aux musiques actuelles, à la chanson et aux musiques du monde. C'est un lieu de valorisation et d’expression de la dynamique musicale rennaise.

Exploitation[modifier | modifier le code]

La Ville de Rennes a confié l'exploitation et la gestion de l'équipement « Liberté – MusikHALL » par délégation de service public à Citédia, société d'économie mixte de gestion d'équipements publics, jusqu'au 31 décembre 2017. L'équipement « Liberté – MusikHALL », rassemble les deux salles de spectacle Le Liberté et L’Étage, situées Esplanade Général de Gaulle, et la salle, Le MusikHALL, au Parc des expositions de Rennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Dominique Amouroux, Carnets d'architectes n° 6 - Louis Arretche, Coédition Infolio / Éd. du Patrimoine, , 192 p. (ISBN 9782884741859, lire en ligne), p. 164-165
  2. a, b, c et d « Le Liberté et l'Étage - Espaces et configurations », sur leliberte.fr (consulté le 17 janvier 2015).
  3. Cécile Robert, « De la salle omnisports de Louis Arretche au nouveau Liberté », sur placepublique-rennes.com (consulté le 7 février 2015)
  4. « Histoire de l'Office des Sports de Rennes », sur sports-rennes.com (consulté le 17 janvier 2015)
  5. a et b « Louis Arretche a modelé Rennes entre 1955 et 1980 », sur ouest-france.fr, (consulté le 17 janvier 2015)
  6. « Les handballeurs comblent encore le Liberté », sur metropole.rennes.fr, (consulté le 17 janvier 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Fréville, Un acte de foi : trente ans au service de la cité, Rennes, Éditions Sepes, , 965 p., 2 vol.