Le Lagon bleu (film, 1980)

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Le Lagon bleu
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Logo de l'affiche française.

Titre original The Blue Lagoon
Réalisation Randal Kleiser
Scénario Douglas Day Stewart
Acteurs principaux
Sociétés de production Columbia Pictures
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Aventure romantique
Robinsonnade
Durée 104 minutes
Sortie 1980


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Lagon bleu (The Blue Lagoon) est un film d'aventure romantique américain produit et réalisé par Randal Kleiser, sorti en 1980.

Ceci est la troisième adaptation cinématographique fondée sur le roman britannique homonyme de Henry De Vere Stacpoole, paru en 1908.

Une suite partielle au film, Retour au lagon bleu, est sortie en 1991 : le film étant censé reprendre là où s'était arrêté le premier, les événements y ont été toutefois modifiés par rapport à la fin de son prédécesseur.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Durant l'époque victorienne, un bateau navigue dans le Pacifique Sud à destination de San Francisco quand un incendie force l'équipage à quitter le navire. Deux jeunes enfants, Richard et Emmeline, 9 ans, sont alors séparés de leur père et oncle, partis sur un autre canot de sauvetage.

Les deux enfants, accompagnés du cuisinier du navire, dérivent et finissent par atteindre une île…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Troisième adaptation[modifier | modifier le code]

Le Lagon bleu est tiré du roman The Blue Lagoon de l'écrivain britannique Henry De Vere Stacpoole qui fut publié en Angleterre en 1908. Deux films éponymes avaient déjà été réalisés : l'un muet par W. Bowden et Dick Cruickshanks en 1923, interprété par Molly Adair et Dick Cruickshanks, et l'autre par Frank Launder en 1949, avec Jean Simmons et Donald Houston.

La version de Randal Kleiser est beaucoup plus proche du roman original avec de nombreuses scènes de nudité et de nombreuses références à la sexualité. L'histoire raconte clairement le destin de deux enfants laissés à eux-mêmes sur une île du Pacifique après s'y être naufragés en compagnie d'un vieux cuisinier qui décède peu après. Ils découvrent ainsi, sans trop comprendre ce qui leur arrive, les mystères de la puberté, de la sexualité et de la grossesse avant d'avoir un bébé.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu en Jamaïque et sur l'île de Nanuya Levu, une île privée des Fidji, tandis que les scènes du lagon bleu furent tournées à Champagne Bay au Vanuatu[1]. Les images de la faune et la flore utilisées dans le film proviennent d'un éventail très large d'images prises sur plusieurs continents. Des iguanes dociles furent même peints pour les rendre plus éclatants à l'écran.

Il a été affirmé que les iguanes filmés aux Fidji étaient d'une espèce alors inconnue des biologistes : l'herpétologiste John Gibbons l'aurait remarqué en voyant le film, avant de se rendre sur les lieux du tournage pour décrire l'Iguane à crête des Fidji (Brachylophus vitiensis) en 1981[2]. En fait, selon le magazine New Scientist, John Gibbons avait déjà annoncé la découverte des iguanes en question, tout en gardant le secret sur leur emplacement (l'île de Tadua Tabu) par souci de protection de l'espèce. La nouvelle attira l'attention sur les iguanes du film dont le tournage était en cours. Cependant le spécimen à crête qui y figure s'échappa avant que John Gibbons ait pu l'identifier. Ce n'est que plus tard, après avoir vu le film, qu'un professeur de l'université Cornell lui écrivit pour lui confirmer qu'il s'agissait bien de « son » iguane[3].

Brooke Shields, âgée de quatorze ans lors du tournage, fut remplacée par une doublure pour les nombreuses scènes où elle est censée apparaître nue, contrairement à son précédent film La Petite (Pretty Baby). De son côté, son partenaire Christopher Atkins apparaît lui-même dans ses scènes de nudité.

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film fut un succès public, récoltant 58 853 000 dollars, soit douze fois le budget de production de 4 500 000 dollars. En France, Le Lagon bleu réalise 1 147 059 entrées et se hisse en 38e position du box-office France 1981.

Suite[modifier | modifier le code]

  1. Bien que l’œuvre littéraire d'origine ait connue une suite par le même auteur, publiée en 1923 et intitulée The Garden of God, la même production du précédent film Columbia Pictures en a fait en 1991 un Retour au lagon bleu (Return to the Blue Lagoon) toujours produit par le précédent réalisateur Randal Kleiser, mais cette fois-ci sous la direction de William A. Graham, avec Milla Jovovich et Brian Krause.
Le film est censé reprendre là où s'était arrêté le premier, toutefois les événements y ont été modifiés par rapport à la fin de son prédécesseur.
  1. Le téléfilm Les Naufragés du lagon bleu (Blue Lagoon: The Awakening) sorti en 2012 (USA) reprend la thématique de l'œuvre originale en l'adaptant aux réalités contemporaines (voir fiche technique sur l'IMDB).

Inspiration et parodie[modifier | modifier le code]

En 1982, le film Paradis, avec Phoebe Cates et Willie Aames, présente une histoire similaire au Lagon bleu. Cette fois, les deux enfants voyagent avec une caravane entre Bagdad et Damas lorsque des brigands les attaquent. La jeune fille est menée de force dans un harem d'où elle s'échappe, et les deux enfants vivent une aventure idyllique dans une oasis.

Le Lagon bleu est largement parodié dans le film Top secret ! (1984) des ZAZ avec le personnage de Nigel (Christopher Villiers), un homme blond aux cheveux bouclés (tout comme le personnage de Richard dans Le Lagon bleu) qui retrouve Hillary (Lucy Gutteridge) après l'avoir connue plusieurs années auparavant sur une île déserte. Le film est également parodié dans Going Berserk (1983) lors d'une scène où le héros décrit à un psychiatre son rêve récurrent.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Kristin McMurran, « Too Much, Too Young? », People, (consulté le )
  2. (en) Robert George Sprackland, Giant lizards, Neptune, New Jersey, T.F.H. Publications, (ISBN 0-86622-634-6)[réf. incomplète]
  3. (en) « Good news week for animal conservation », New Scientist, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]