Le Humbug

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Le Humbug
Image illustrative de l’article Le Humbug
Augustus Hopkins se servant de la publicité.

Auteur Jules Verne
Pays France
Genre Conte satirique
Éditeur Société Jules Verne
Date de parution 1985
Illustrateur George Roux

Le Humbug[1] est une nouvelle de Jules Verne, écrite sans doute au retour de son voyage en Amérique, vers 1870[2]. Le texte ne fut pas édité du vivant de Verne, mais fut repris dans le recueil que Michel Verne publia par les soins de Louis-Jules Hetzel, Hier et demain en 1910. Celui-ci affadit un peu le style de son père[3]. Le véritable texte de Jules Verne parut en 1985, dans le Bulletin de la Société Jules Verne no 76.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À bord du Kentucky entre New York et Albany, le narrateur, qui voyage en compagnie de Mrs Melvil, fait la connaissance d'un gros négociant du nom de Meade Augustus Hopkins. Celui-ci a installé à bord du navire deux énormes caisses au contenu mystérieux. Ce n'est pas la première fois, selon les dires du capitaine, que ces curieux voyages s'effectuent. En effet, Hopkins n'est autre qu'un entrepreneur venu fonder une sorte de Crystal Palace aux environs d'Albany. Mais, durant les travaux de fondation, une étonnante découverte est faite : le squelette gigantesque d'un être disparu depuis des milliers d'années...

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Le narrateur[4].
  • Edouard Vaillant[5], son vieil ami, qui doit rester quelques jours à New York, pour « raison de famille ».
  • Francis Wilson, commerçant d'Albany et consul français.
  • Mistress Melvil, époux d'Henry Melvil, son « premier commis ».
  • Arsinoé, servante noire de Mistress Melvil.
  • Meade Augustus Hopkins, « grand génie spéculateur ».
  • Bobby, serviteur noir d'Hopkins.
  • Dacopa, serviteur noir d'Hopkins.
  • Le capitaine du Kentucky.
  • Madame Sontag, cantatrice[6].
  • John Turner, chapelier.
  • Barckley, boucher de New York.
  • Van Cornut, espèce de naturaliste, qui faisait de la science, comme ses compatriotes font du commerce.

Éditions[modifier | modifier le code]

Éditions du texte de Jules Verne.

  • Bulletin de la Société Jules-Verne no 76, 1985.
  • Jules Verne. Maître Zacharius et autres récits. José Corti. 2000.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Delabroy. Le Humbug et la crise des spéculations. in Colloque d'Amiens, Jules Verne, écrivain du XIXe siècle. Vol. II. Jules Verne - Filiations, rencontres, influences, Paris, Minard, 1980.
  • Pierre Terrasse, À Humbug, humbug et demi, Bulletin de la Société Jules Verne 71, 1984.
  • Olivier Dumas, Le Humbug en version originale, Bulletin de la Société Jules Verne 76, 1985.
  • Christian Chelebourg, Le Humbug, une pierre au jardin des savants, Bulletin de la Société Jules Verne 76, 1985.
  • William Butcher, Introduction, in Jules Verne: Humbug. The American Way of Life, Édimbourg, The Acadian Press, 1991.
  • Jean-Pierre Picot, Le canard aux vertèbres, in Jules Verne. Maître Zacharius et autres récits, Paris, José Corti, 2000.
  • Brian Taves, Jules Verne et le Humbug préhistorique, Revue Jules Verne 15, Jules Verne et les États-Unis, 2003, p. 23-29.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le sous-titre de la nouvelle est Mœurs américaines. La définition du mot humbug est donnée par Verne lui-même dans De la Terre à la Lune (chapitre XVIII) : c'est une mystification. On pourrait le traduire aussi par canular.
  2. Autrefois, les verniens pensaient que la nouvelle était contemporaine du Voyage au centre de la Terre, donc écrite vers 1863. Mais de nouveaux travaux ont apporté la preuve que sa rédaction est beaucoup plus tardive et coïncide avec la connaissance de l'Amérique par l'auteur. Il est, aujourd'hui, acquis que l'œuvre fut rédigée entre 1867 et 1870
  3. Voir l'article d'Olivier Dumas : Le Humbug en version originale. Bulletin de la Société Jules Verne 76. 1985.
  4. Que certains critiques assimilent à Jules Verne lui-même.
  5. Dans le manuscrit, Verne le nomme d'abord Édouard Garnier, nom d'un véritable et ancien ami de l'auteur.
  6. La cantatrice Henriette Sontag est décédée à Mexico le 9 juillet 1854. Jenny Lind, également citée dans le texte, fit une tournée aux États-Unis, qui date des années 1850-1852.