Le Déménagement (roman)

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Le Déménagement
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution 1967
Chronologie

Le Déménagement est un roman de Georges Simenon, paru en 1967.

Simenon achève l'écriture de ce roman à Épalinges (canton de Vaud), en Suisse, le 27 juin 1967.

Résumé[modifier | modifier le code]

Emile Jovis quitte le vieil appartement de la rue des Francs-Bourgeois où il habitait depuis des années, pour s'installer, avec les siens, à Clairevie, lotissement moderne de la banlieue. De cette nouvelle installation, Jovis se promet beaucoup de bonheur. Bientôt, il doit convenir que Clairevie, où chacun s'isole dans l’anonymat, remplace difficilement son ancien quartier de Paris. Mais Jovis fait, à la faveur d'une cloison mal insonorisée, une singulière découverte.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Émile Jovis quitte le vieil appartement de la rue des Francs-Bourgeois où il demeurait depuis des années, pour s'installer, avec les siens, à Clairevie, lotissement moderne de la banlieue. De cette nouvelle installation, Jovis se promet beaucoup de bonheur.

Bientôt, il doit convenir que Clairevie, où chacun s'isole dans un anonymat sans âme, ne remplace que difficilement l'environnement humain de Paris. Par ailleurs, Jovis fait, à la faveur d'une cloison mal insonorisée, une singulière découverte. Son voisin, Jean Farran, appartient au milieu, il tient une boîte à strip-tease près des Champs-Elysées et est mêlé à un gang de voleurs de voitures. Chaque nuit, Jovis recueille à travers la cloison des échos de la vie la plus intime de Farran et de sa compagne, ainsi que des indications sur les menées du gangster. C'est pour lui une puissante révélation que celle de la vie criminelle, de la perversité, de l'impudeur. Il est comme fasciné et n'a de cesse d'en savoir plus. Un soir, il se rend au « Carillon », la boîte de Farran. Tandis qu'une entraîneuse le soûle et s'offre à lui, Émile a l'impression, dans ce bar, d'être pris dans une sorte de piège, alors qu'on en veut tout simplement à son argent. Par défi, mais aussi pour affirmer une « liberté » soudain conquise, Jovis va se mettre à parler imprudemment, montrant qu'il est au courant de certaines choses. Quand il sortira du cabaret, une rafale de mitraillette l'abattra sur le trottoir : il mourra en demandant pardon aux siens.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

À travers le dépaysement d’une famille bourgeoise transplantée dans la banlieue verte de Paris, se dégage le drame d’un homme attiré par un interdit qu’il ne connaît d’abord qu’en imagination : il paiera de sa mort la transgression d’y avoir pénétré.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris et sa banlieue.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Emile Jovis. Directeur d’une agence de voyage. Marié, un fils. Environ 35 ans.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Blanche Jovis, épouse d’Emile, et Alain, leur fils, lycéen
  • Jean Farran, voisin de Jovis et gérant du « Carillon-Doré »
  • Irène et Alexa, entraîneuses au « Carillon-Doré ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]