Le Cri du Moloch

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Le Cri du Moloch
27e album de la série Blake et Mortimer
Scénario Jean Dufaux
Dessin Christian Cailleaux
Étienne Schréder
Couleurs Laurence Croix
Lettrage Éric Montésinos
Genre(s) Aventure, policier

Personnages principaux Francis Blake
Philip Mortimer
Olrik
Lieu de l’action Londres
Époque de l’action années 1950

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Langue originale français
Éditeur Éditions Blake et Mortimer
Première publication
ISBN 978-2-87097-292-2
Format couleur
Nb. de pages 54 planches
Albums de la série

Le Cri du Moloch est la vingtième aventure et le vingt-septième album de la série de bande dessinée Blake et Mortimer, scénarisé par Jean Dufaux, dessiné par Christian Cailleaux et Étienne Schréder, d'après les personnages créés par Edgar P. Jacobs, et publié en album le par les Éditions Blake et Mortimer.
Il s'agit de la suite de l'album L'Onde Septimus publié en 2013.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'aventure se déroule à Londres, au Royaume-Uni.

L'intrigue commence peu de temps après la fin des événements de L'Onde Septimus. Olrik est interné dans un hôpital psychiatrique suite à son sacrifice pour sauver Londres de la menace extra-terrestre Orpheus. À l'occasion de l'une de visites qu'il rend à son vieil ennemi afin de tenter de lui faire recouvrer la raison, le professeur Mortimer comprend qu'il existe un autre Orpheus, dont il va découvrir le pilote, un alien humanoïde que les scientifiques qui le retiennent dans un ancien cargo transformé en laboratoire secret, ont baptisé Moloch…

Personnages[modifier | modifier le code]

Le Cri du Moloch met en scène les trois personnages principaux de la série : les deux héros, le capitaine Francis Blake et le professeur Philip Mortimer, et le principal antagoniste, l'aventurier Olrik.
Parmi les personnages secondaires, figure Élisabeth II, la reine d'Angleterre.

Historique[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il écrit L'Onde Septimus, paru en 2013, Jean Dufaux pense son récit sous la forme d'une trilogie et une suite est donc envisagée mais l'éditeur lui demande de contenir l'histoire en un seul tome, ce qui contraint le scénariste à effectuer de nombreuses coupes dans son récit[note 1],[1].

Jean Dufaux a été marqué enfant par Le Mystère de la Grande Pyramide et considère La Marque jaune comme « une œuvre matrice [qui] permet de développer les éléments qu’elle contient et d’en trouver d’autres » sans craindre de « secouer l’œuvre, de la ramener de nos jours ». Tout en essayant de retrouver les influences qu'à pu avoir Jacobs à son époque[note 2] et d'exploiter la culture anglo-saxonne des années 1950 et notamment « la menace venue de l’espace [qui] n’a guère été fréquentée dans les reprises », il attache ainsi plus d'importance au « méchant » et développe le personnage d'Olrik d'une manière plus moderne[note 3],[2]. Pour Dufaux, le personnage d'Olrik a perdu de sa force et de son aura au fil des albums pour devenir « un méchant de carton-pâte [qui] ne faisait plus peur » et il a souhaité lui rendre « tout son mystère et son charisme sulfureux »[3].

S'agissant du choix du dessinateur, l'éditeur se trouve confronté à une difficulté puisqu'Antoine Aubin, dessinateur de L'Onde Septimus, qui a été déstabilisé par la méthode de travail de Dufaux qui apporte sans cesse des modifications à son scénario, refuse de travailler à nouveau avec lui et fait savoir qu'il est intéressé pour mettre en images un autre scénario de la série, destiné au dessinateur Christian Cailleaux. L'éditeur décide alors de permuter les deux dessinateurs et confie le dessin du Cri du Moloch à Cailleaux.[note 4]. L'album devant être réalisé en neuf mois, l'éditeur charge Étienne Schréder, un habitué des collaborations sur la série[note 5], de réaliser l'album avec Christian Cailleaux. Ainsi Schréder réalise le story board et les décors, tandis que Cailleaux se charge des personnages, la mise en couleurs étant assurée par Laurence Croix, qui a déjà travaillé sur les couleurs de L'Onde Septimus[note 6],[1].

Christian Cailleaux travaille pour la première fois la ligne claire, revenant à ses premières amours, « la quête de la ligne juste, la ligne essentielle, aux préoccupations essentielles du dessinateur, loin de toute masturbation intellectuelle ». Avec la coloriste Laurence Croix, il choisit une gamme de couleurs sobre « avec une couleur dominante, gris coloré, gris brun, parsemée de taches de couleurs en contrepoint »[1].

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revues
    • Etienne Schréder, Jean Dufaux, Yves Schlirf (int.) et Jean-Pierre Fueri, « Objectif 500 000 », Casemate, no 140,‎ , p. 50-61.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ainsi notamment, Dufaux supprime le lien qu'il avait établi avec Le Mystère de la Grande Pyramide en imaginant le Cheik Abdel Razek venir à Londres pour lever la malédiction pesant sur Olrik. On retrouve des traces de ce récit avorté dans les hiéroglyphes dont Londres se trouve couverte.
  2. Jean Dufaux cite Quatermass Experiment, une série télévisée britannique des années 1950, pour la menace extra-terrestre ainsi que L'Homme au masque de cire pour la silhouette d’Olrik avec la cape et le chapeau.
  3. Jean Dufaux souhaitait dévoiler les origines d'Olrik, son vrai nom, et raconter le parcours qui l'a amené à l’homme qu’il est, ce qui a été refusé par l'éditeur. Il indique à Casemate avoir imaginé qu'Olrik serait le fils d'Oswald Mosley, le fondateur de la British Union of Fascists.
  4. Antoine Aubin est chargé du dessin du scénario qu'il a choisi, Huit heures à Berlin, écrit par Jean-Luc Fromental et José-Louis Bocquet.
  5. Étienne Schréder a ainsi été appelé par l'éditeur pour assister anonymement certains auteurs : tout d'abord Ted Benoit pour terminer L'Étrange Rendez-vous, puis Chantal De Spiegeleer sur les décors du second tome de La Malédiction des trente deniers et André Juillard pour l'encrage des décors de Le Bâton de Plutarque. Il est enfin officiellement crédité comme encreur de l'album L'Onde Septimus.
  6. Laurence Croix a également mis en couleurs les deux tomes de La Malédiction des trente deniers.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Etienne Schréder, Jean Dufaux, Yves Schlirf (int.) et Jean-Pierre Fueri, « Objectif 500 000 », Casemate, no 140,‎ , p. 50-61
  2. Jean Dufaux (int.) et Antoine Duplan, « Jean Dufaux: «Il ne faut pas craindre de secouer l’œuvre» », sur letemps.ch,
  3. Olivier Delcroix, « Olrik va-t-il devenir le héros du nouveau Blake et Mortimer, Le Cri du Moloch ? », sur lefigaro.fr, 17 et 20 novembre 2020