Le Contrat (film, 1986)

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Le Contrat

Titre original Raw Deal
Réalisation John Irvin
Scénario Gary DeVore
Norman Wexler
Acteurs principaux
Sociétés de production De Laurentiis Entertainment Group
Famous Films
International Film Corporation
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action
Durée 106 minutes
Sortie 1986

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Contrat (Raw Deal) est un film américain réalisé par John Irvin, sorti en 1986.

Ce film policier d'action raconte l'histoire d'un ancien agent du FBI, incarné par Arnold Schwarzenegger, devenu shérif d'une petite ville après avoir été renvoyé de l'agence à la suite d'une bavure, qui est chargé par son ancien supérieur d'infiltrer une organisation mafieuse de Chicago responsable de la mort de son fils, afin de la détruire de l'intérieur. Basé sur un sujet original de Sergio Donati et Luciano Vincenzoni, collaborateurs récurrents de Sergio Leone, Le Contrat fut le dernier film avec Schwarzenegger produit par Dino de Laurentiis et l'acteur s'est engagé à le tourner à la condition que son contrat le liant au producteur soit annulé.

Tourné pour une durée de deux mois entre octobre et décembre 1985 entre la Caroline du Nord et Chicago pour un budget estimé entre 8 à 10 millions de dollars, le long-métrage sort en salles aux États-Unis le et n'obtient qu'un accueil critique souvent négatif. Au box-office, le film rapporte 16 millions de dollars de recettes sur le territoire américain mais est considéré comme un résultat décevant sur le plan commercial au vue des succès des deux précédents films mettant Schwarzenegger en tête d'affiche, Terminator et Commando.

La déception commerciale du Contrat n'affectera en rien la carrière de l'acteur puisqu'il parviendra à rebondir l'année suivante avec Predator, qui sera un succès commercial au box-office.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le , dans une cabane isolée, où se trouve un indicateur du FBI, des tueurs à la solde du parrain de la Mafia de Chicago, Luigi Petrovita, font un massacre en tuant les agents chargés de sa protection et également le témoin avec des armes automatiques. L'un des agents morts, Blair, n'est autre que le fils d'Harry Shannon, chef du FBI, qui veut venger la mort de ce dernier. Pendant ce temps, le shérif d'une petite ville, Mark Kaminsky retourne dans sa maison, où l'attend sa femme ivre, Amy, qui ne supporte pas ce changement de vie. En effet, Kaminsky était un agent fédéral sous les ordres de Shannon, qui dû démissionner cinq ans auparavant pour avoir sauvagement battu le meurtrier d'une jeune fille. Le soir, Shannon l'appelle pour le voir le lendemain, afin de lui parler d'une mission : vu qu'il ne peut rien faire officiellement, car il pense qu'il y a une taupe au sein de l'agence, il demande à Kaminsky d'infiltrer le milieu, ce qui lui permettrait d'obtenir sa réintégration au FBI.

Après s'être fait passer pour mort, Kaminsky prend l'identité d'un criminel, Joseph P. Brenner, et après avoir provoqué des dégâts chez un rival de Petrovita, Lamanski, il parvient à se faire intégrer au sein de l'équipe du mafieux, par l'intermédiaire du bras droit, Paulo Rocca, en prouvant sa valeur pour avoir harcelé Lamanski. Dans un des casinos situés au sous-sol appartenant au milieu, il fait connaissance de Monique, qui travaille pour un des lieutenants de Rocca, Max Keller, qui ne fait pas confiance à ce nouveau venu. L'infiltré parvient à faire son bonhomme de chemin dans l'organisation, grâce à un plan d'élaboration pour récupérer des millions de dollars et de la drogue dans un commissariat de police saisi par la police et l'aide pour éliminer Lamanski. Mais Keller le démasque grâce à un informateur de la police et l'emmène au cimetière tuer un policier, qui s'avère être Shannon. Ce dernier est blessé durant une fusillade qui s'ensuit, Kaminsky réussissant à tuer Keller et son homme de main.

Grâce à l'aide de Monique, qui a le béguin pour lui, Kaminsky prend la fuite et lui demande d'aller à l'aéroport et de l'attendre. Il part dans une planque pour y prendre un arsenal d'armes à feu, afin de tuer tous les membres de la famille Petrovita. Après avoir éliminé les hommes de main dans une des planques de la mafia, non sans avoir récupéré l'argent, il part au casino où se sont réfugiés les membres restants et il y tue un par un les responsables du décès de Blair, dont Rocca et Petrovita, mais également la taupe, Baxter, un procureur qui a brisé la carrière fédérale de Kaminsky et qui dirige un comité concernant les activités du mafioso, qui se trouvait sur les lieux. Se rendant à l'aéroport, il donne à Monique une somme d'argent et lui demande de partir seule en avion.

À l'hôpital, Mark rend visite à Shannon, handicapé des suites de ses blessures, et le contraint à essayer de faire de la rééducation grâce à son soutien et à l'amour de son fils. Il arrive à faire quelques pas petit à petit, finissant par sourire avec son collègue.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Arnold Schwarzenegger a accepté de tourner ce film à condition que le contrat le liant au producteur Dino De Laurentiis, qui a produit Conan le Barbare, film qui lança la carrière de l'acteur et le faisant accéder au rang de star, soit annulé[5]. Il confiera même que le film représentait « une étape importante », car à côtés des scènes d'action, « il y a des scènes plus délicates à tourner » où ils se trouvaient face à des comédiens confirmés et voulait se montrer à la hauteur, en étant aidé par le réalisateur[6].

Le tournage a débuté le s'est déroulé à Castle Hayne, Chicago et Wilmington. La raffinerie que fait exploser Arnold Schwarzenegger porte le nom d'« Irvin Oil Processing Company », clin d'œil au réalisateur du film, John Irvin. Arnold Schwarzenegger et Robert Davi rejoueront dans Expendables 3 mais ne font aucune scène commune.

Sortie et accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le film n'obtint qu'un succès critique mitigé[7],[8]. Il obtient un taux d'approbation de 25% sur le site Rotten Tomatoes, pour douze commentaires collectées et une moyenne de 3,8/10[9]. Le site Metacritic, ayant recensé douze critiques, lui attribue un score moyen de 44/100[10].

En France, les critiques positifs sont rares à sa sortie. Le Parisien salue la manière de Schwarzenegger de tenter « malgré les apparences de changer de personnage », bien que restant « fidèle à son image de super héros, sinon insensible du moins invincible » et que le long-métrage est du « vrai cinéma d'action »[6]. Pour France Soir, « le film comporte quelques morceaux de pure virtuosité qui ne manquent pas de classe » et salue la prestation de Kathryn Harrold, qui « est jolie et a suffisamment d'humeur pour en passer quelquefois à son partenaire »[6], ajoutant qu'« on ne s'ennuie pas avec ce 'Contrat' que le metteur en scène John Irvin a rempli de façon plutôt convenable »[6].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film ne fait pas de recettes mirobolantes sur le territoire américain : bien qu'ayant débuté à la seconde place dès sa première semaine d'exploitation avec 7 512 453 $ de recettes derrière Top Gun, mais parvenant à se placer devant Cobra, avec Sylvester Stallone. Mais au fil des semaines, Le Contrat chute dans le classement et fait des pertes de bénéfices de plus de 40%, et finit avec un total de 16 209 459 $ de recettes en fin d'exploitation[11]. S'il a doublé son budget de production au box-office, le film n'a pas connu le succès commercial espéré.

En France, Le Contrat totalise 1 094 365 entrées[12], se classant 33e meilleur score au box-office français de l'année 1986[13]. Toutefois, si le film est arrivé à atteindre le million d'entrées, il ne réédite pas le même succès que le précédent film avec Arnold Schwarzenegger, Commando, sorti cinq mois plus tôt, qui totalisa 2 577 215 entrées en fin d'exploitation[14].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 16 209 459 $[11]
Drapeau de la France France 1 094 365 entrées[12] 5

Bande originale[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. DE LAURENTIIS REJOINS THE RANKS--AT EMBASSY: DE LAURENTIIS: EMBASSY Friendly, David T. Los Angeles Times (1923-Current File) [Los Angeles, Calif] 16 Nov 1985: e1.
  2. De Laurentiis PRODUCER'S PICTURE DARKENS: KNOEDELSEDER, WILLIAM K, Jr. Los Angeles Times 30 Aug 1987: 1.
  3. Fiche AFI - voir "Details"
  4. Visas et classification sur cnc.fr (consulté le 1er juillet 2020).
  5. (en) Le Contrat sur l’Internet Movie Database
  6. a b c et d Fiche StudioCanal (consulté le 1er juillet 2020).
  7. (en) « Raw Deal », sur Variety (consulté le )
  8. (en) « Raw Deal », Chicago Sun Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. (en) « Raw Deal (1986) », sur Rotten Tomatoes (consulté le ).
  10. (en) « Raw Deal Reviews », sur Metacritic (consulté le ).
  11. a et b (en) « Raw Deal », sur Box Office Mojo (consulté le ).
  12. a et b « Box-office du « Contrat» », sur Jp's Box-office (consulté le ).
  13. « Box-office de l'année 1986 », sur Jp's Box-office (consulté le ).
  14. « Box-office de « Commando » », sur Jp's Box-office (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]