Le Chant du loup (film, 2019)

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Le Chant du loup
Réalisation Antonin Baudry
Scénario Antonin Baudry
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Productions du Trésor
Pathé Production
Chi-Fou-Mi Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 115 minutes
Sortie 2019

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Chant du loup est un film dramatique français écrit et réalisé par Antonin Baudry, sorti en 2019.

Il s’agit du premier long métrage du réalisateur[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Chanteraide est l'une des "Oreilles d'or" de la Marine Nationale, les spécialistes de la guerre acoustique. Son rôle à bord des sous-marins est essentiel, pourtant, il commet une erreur qui a bien failli coûter la vie à son équipage. En cherchant à réparer son erreur, il se retrouvera pris dans un conflit majeur dont il pourrait bien être la solution et le dernier espoir...

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Le film s'ouvre sur la phrase suivante :

« Il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts, et ceux qui sont en mer. »

— attribuée à Aristote

Acte 1 : L'intervention[modifier | modifier le code]

Le sous-marin nucléaire d'attaque de la classe Rubis Le Saphir, correspondant au sous-marin Le Titane dans le film.

Un sous-marin nucléaire d'attaque des Forces sous-marines françaises, le Titane, commandé par le commandant Grandchamp (Reda Kateb) et secondé par D'Orsi (Omar Sy) est en mission au large des côtes syriennes pour récupérer un commando. Alors qu'une frégate iranienne se met à leur chasse, l'oreille d'or du sous-marin, Chanteraide (François Civil), repère un son douteux mais ne parvient pas à l'identifier exactement. Il croit reconnaître un sous-marin russe à quatre pales, ce qui ne correspond à aucun engin en activité et finit par classifier le son comme étant un cachalot malade. Malheureusement, quelques minutes plus tard, le Titane est repéré par le sous-marin, puis grenadé par l'hélicoptère de la frégate iranienne. Il parvient in extremis à récupérer le commando et à s'enfuir, non sans avoir détruit l'hélicoptère qui les poursuivait. Malgré cette erreur, Grandchamp, qui s'apprête à ne plus embarquer sur sous-marin, réitère sa confiance à Chanteraide. Toutefois, le contexte politique international est tendu et le monde est en proie à de grandes dissensions (la Russie envahit la Finlande) ; par conséquent, l'amiral commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique (Matthieu Kassovitz) — dont l'acronyme est "ALFOST" (AmiraL commandant la Force Océanique et STratégique) — promeut Grandchamp commandant du SNLE l’Effroyable, D'Orsi devenant commandant du Titane.

Une fois rentré à Brest, Chanteraide n'est pas convaincu par l'expertise du son qu'il a entendu et évoque la possibilité d'un modèle déclassé et retiré des bases de données. Mais cette hypothèse est rejetée par son supérieur qui le suspend de ses fonctions d'oreille d'or suite à cette classification fausse. En devinant le mot de passe de l'ordinateur de son supérieur grâce à la signature acoustique des touches utilisées, il s'introduit dans le répertoire des signatures acoustiques et retrouve l'expertise concluant à un drone. En se rendant dans une librairie pour acheter un ouvrage de référence sur le sujet des analyses spectrales par transformée de Fourier, il y rencontre Diane (Paula Beer), de son vrai prénom Prairie, qui lui annonce que le livre qu'il recherche n'est pas présent bien qu'il soit dans la base de données. Ils éprouvent très vite une attirance mutuelle et après un rendez-vous dans la soirée, ils passent la nuit ensemble. L'absence du livre recherché lui souffle l'idée que la signature acoustique qu'il recherche ne figure plus au répertoire des signatures acoustiques.

Acte 2 : La menace[modifier | modifier le code]

Le lendemain, Chanteraide repense à la base de données évoquée par Diane la veille. Il pense que le sous-marin qu'il a entendu, ayant été déclassé, n'est plus dans les bases de données informatisées de l'armée française mais toujours présent dans les archives papier. Il s'introduit sans autorisation dans la salle des archives du CIRA (centre d’interprétation et de reconnaissance acoustique) et retrouve le sous-marin russe à quatre pales qui correspond parfaitement à ce qu'il a entendu : la classe Timour III, sous-marin russe de type SNLE ayant prétendument été démantelé. Mais son commandant le repère et le met aux arrêts. Chanteraide lui explique alors sa théorie, puis après avoir tout vérifié, le commandant lui annonce que l'Amirauté britannique confirme sa théorie et qu'il est à nouveau bon pour le service. Il est prévu qu'il rejoigne l'équipe de l’Effroyable, tout dernier SNLE de l'armée française, à la condition de passer un test de compétences sur ses capacités d'analyste et une visite médicale. Si le test de compétences est réussi, le jour de l'embarquement dans l’Effroyable, Grandchamp, fraîchement promu commandant du sous-marin pour sa dernière mission, lui annonce qu'il ne peut pas embarquer du fait de la présence de cannabis dans ses urines, suite à son rendez-vous avec Diane. Chanteraide reste donc à terre et assiste au départ de l'Effroyable, escorté par le Titane.

Le même jour, une alerte est déclenchée : un tir nucléaire a été détecté. Chanteraide ayant réussi à s'introduire dans le bunker de commandement, il se retrouve au courant de l'évolution de la situation : le Timour III a lancé un missile nucléaire russe R-30, dont la trajectoire le conduit à frapper la France, ce qui amène le Président de la République française à faire un tir de riposte après l'échec de la tentative d'interception. Il transmet alors les codes de lancement nucléaire à l’Effroyable sur le point de se « diluer » dans l'océan Atlantique et d'être indétectable. Mais Chanteraide, en écoutant le tir du missile enregistré par le Saphir, détecte une incohérence avec un lancement normal, ce que le commandant du CIRA confirme : le missile est trop léger, ce qui pourrait s'expliquer par l'absence de charge nucléaire.

ALFOST emmène Chanteraide et son patron dans son bureau pour s'entretenir par téléphone avec le chef de l'État-major particulier du président de la République française, qui, après un bref entretien avec les Américains, l'informe que ceux-ci ont caché une information essentielle qu'ils viennent de transmettre à l'instant : le Timour III a en réalité été vendu par un amiral russe renégat à des djihadistes, les terroristes s'étant arrangés pour se faire repérer en Syrie afin que le sous-marin soit réintroduit dans les bases de données et que, quand ils lanceraient le missile, l'Occident rende Moscou responsable du tir et riposte, entraînant une guerre nucléaire. Ce qui explique aussi pourquoi le missile ne pouvait pas avoir de tête nucléaire, les terroristes n'ayant pas les moyens de se l'offrir. Le président donne l'ordre d'annuler le tir, mais l'ordre de riposte nucléaire a déjà été lancé et il n'y a plus aucun moyen de l'arrêter, l’Effroyable étant désormais dilué dans l'océan et l'ordre de frappe étant irrévocable. Il ne reste donc qu'un seul espoir : le Titane, qui était en charge d'escorter l’Effroyable jusqu'à sa dernière position avant dilution.

Acte 3 : L'interception[modifier | modifier le code]

Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins de la classe Le Triomphant Le Téméraire, correspondant au sous-marin L'Effroyable dans le film.

Chanteraide et ALFOST sont donc envoyés en urgence par hélicoptère sur le Titane. En vol, ils apprennent que la tentative d'interception du missile tiré par le Timour III ayant été un échec, il s'est écrasé dans la forêt de Compiègne, sans faire de victime, et ne contenant aucune charge nucléaire : Chanteraide avait donc raison. À bord du Titane, le but de la mission est de retrouver l’Effroyable et de les empêcher de tirer leurs missiles. Chanteraide reprend donc son poste d'oreille d'or tandis que l'ALFOST suggère que l’Effroyable devra se positionner sur un « point magique » (un point surélevé de l'océan) pour effectuer son tir nucléaire de façon précise. Deux points magiques étant à portée, l'amiral décide d'appeler des hélicoptères sur l'un des points magiques pour immerger de nombreux sonars afin de forcer l’Effroyable à se diriger vers l'autre point magique où le Titane l'attend. La tentative fonctionne et l’Effroyable est retrouvé. Mais, par respect scrupuleux des procédures, ce dernier refuse toute communication radio avec le Titane. ALFOST, sachant que l'Effroyable va les prendre pour cible, demande à Chanteraide de localiser le SNLE pour les torpiller en premier. Mais l'oreille d'or craque sous la pression et part s'isoler. Le commandant D'Orsi décide donc de sortir avec un propulseur sous-marin pour rentrer directement en contact avec l’Effroyable. Grandchamp, en proie au doute, décide quand même de maintenir l'ordre de tir nucléaire et, jugeant le Titane comme une menace pour sa mission, décide d'ouvrir le feu en premier en envoyant une torpille vers le SNA, qui touche sa cible. D'Orsi, pris dans le sillage de la torpille, perd son propulseur et son oxygène, et se noie dans l'océan.

Le Titane est endommagé et l’Effroyable s'est de nouveau déplacé. Chanteraide, coincé suite à un effondrement des cabines et en manque d'oxygène, est secouru par un membre de l'équipage, et parvient à rejoindre son poste auprès d'ALFOST. Il parvient, grâce à un minuscule son à l'ouverture de la trappe des missiles de l’Effroyable, à localiser sa position, et l'équipage restant envoie une torpille filoguidée. Sachant que la torpille du Titane les atteindra avant que le tir nucléaire puisse être effectué, l'Effroyable en tire une en réponse. Aucun ne voulant désengager l'autre, toutes deux atteignent leur cible : le kiosque du Titane est pulvérisé, beaucoup de morts sont à déplorer, et le SNA commence à sombrer dans l'océan. De l'autre côté, la salle des commandes de l’Effroyable est endommagée et commence à être intoxiquée. Le missile nucléaire est toujours prêt à être tiré. Chanteraide, ayant survécu à l'explosion, est évacué par l'ALFOST. Dans un dernier espoir, il tente de joindre Grandchamp par la radio en lui rappelant qu'il lui a toujours fait confiance et que le missile ne doit être tiré sous aucun prétexte. Grandchamp, gravement blessé et frôlant l'asphyxie, arrache dans son dernier souffle le mécanisme de tir, annulant le lancement. Alors que le Titane est en train de couler, ALFOST se sacrifie pour faire remonter Chanteraide à la surface par un sas d'évacuation. Chanteraide est hors de danger, mais la dépressurisation pendant sa remontée vers la surface est telle qu'elle provoque une rupture de ses tympans, lui faisant perdre sa capacité d'audition exceptionnelle. Il est récupéré en mer et ramené au sol, où il participe aux hommages rendus aux sous-mariniers morts en exercice avant de retrouver Diane.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Un hélicoptère américain MH-60R Sea Hawk testant un sonar à immersion FLASH produit par Thalès.

Le titre du film désigne, dans le jargon des sous-mariniers, le son émis par un sonar à immersion, ou dit « trempé », treuillé par un hélicoptère afin de repérer la position d'un sous-marin[3],[4].

Antonin Baudry a notamment fait un séjour à bord d'un sous-marin pour mieux s'immerger dans la peau d'un marin et rester au plus près du réel. Dans la même optique, il indique avoir préféré éviter de s'inspirer de précédents films de sous-marin, pour éviter les clichés[5].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

En , il est annoncé que les acteurs Omar Sy, Reda Kateb et Mathieu Kassovitz se réunissent dans le milieu des sous-marins nucléaires : « il était nécessaire d’avoir un casting important. [Le producteur] Hugo Sélignac a eu l’idée d’Omar Sy, une idée qui a aussi séduit la Marine », raconte le producteur Alain Attal[6]. Bien que de par sa taille (1m90), Omar Sy n'aurait jamais pu être sous-marinier, il fut décidé de le choisir pour un des rôles principaux ; le film avait besoin de têtes d'affiches de premier plan et il offrait une image plus cosmopolite au casting du Chant du Loup.[réf. nécessaire]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a lieu de juillet en sur la presqu'île de Giens et l'île du Levant où se trouve l'organisme DGA Essais de missiles dans le Var, à Brest[7] et en région parisienne[6].

Une grande partie du film a été tournée à Brest[8], où se déroule l'intrigue du film, notamment au sein de la base navale et dans différents endroits de la ville (pont de Recouvrance, quartier de Siam, bar du Tour du Monde…). De nombreuses scènes ont également été filmées au sein de la rade de Brest, notamment la scène finale.

Musique[modifier | modifier le code]

Le Chant du loup
Bande Originale du film

Bande originale de Tomandandy
Sortie
Durée 58:36
Genre musique de film
Compositeur Tomandandy
Label Editions Milan Music

La bande originale du film a été composée par le groupe de musique électronique américain Tomandandy, elle est constituée de vingt-et-un morceaux, dont trois ont été réalisés en collaboration avec d'autres artistes tels que Alanas Chošnau, Mark Reeder et Marc Streitenfeld :

Accueil[modifier | modifier le code]

Sortie[modifier | modifier le code]

Le film sort au cinéma le .

Critique[modifier | modifier le code]

CinéSéries voit ce film comme « un des meilleurs divertissements français de ces dernières années »[19]. Première est également conquis : « une totale réussite dans son domaine [...] On adopte »[20]. Télérama décrit un film « hyperréaliste et mystérieux qui réinvente le genre »[21]. Jean-Emmanuel Ross critique sur le site du magazine L'incorrect, une vision néo-conservatrice des relations internationales.[22]

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau de la France France 1 512 663 entrées[23]
11 789 304 $
11 (en cours)

Monde Total Monde 1 472 948 entrées[23]
11 789 304 $
11 (en cours)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jérôme Lachasse, « Le Chant du loup : premières images du spectaculaire thriller sous-marin avec Omar Sy et Mathieu Kassovitz », sur BFM TV, (consulté le 11 février 2019).
  2. Édouard Orozco, « On a vu les 20 premières minutes du Chant du Loup avec Reda Kateb, Omar Sy, François Civil… », sur Première, .
  3. AlloCine, « Les secrets de tournage du film Le Chant du loup » (consulté le 27 février 2019)
  4. Le Point magazine, « "Le Chant du loup": une immersion sous tension dans le monde des sous-marins », sur Le Point, (consulté le 27 mars 2019)
  5. AlloCine, « Le Chant du loup - Antonin Baudry : "Je voulais que le son soit le personnage principal du film" », sur AlloCiné (consulté le 27 février 2019)
  6. a et b Clément Cusseau, « Chant du loup : Omar Sy embarque dans un sous-marin pour son prochain film », sur Allociné, (consulté le 11 février 2019).
  7. S. M., « Un film avec Omar Sy et Reda Kateb en tournage sur l'île du Levant », sur Var-Matin, (consulté le 11 février 2019).
  8. « Le Chant du loup. Avec Omar Sy, Mathieu Kassovitz et le Morlaisien, Etienne », sur Le Télégramme (consulté le 23 février 2019).
  9. « Critiques Presse pour le film Le Chant du loup », sur Allociné, (consulté le 5 mars 2019).
  10. Aubin Bouillé, « Le Chant du loup : entre film d’auteur et divertissement à l’américaine », sur CinéSéries, (consulté le 7 mars 2019).
  11. Jacques Morice, « Le Chant du loup », sur Télérama, (consulté le 7 mars 2019).
  12. Sylvestre Picard, « Le Chant du loup : Un grand thriller sous-marin [Critique] », sur Première, (consulté le 7 mars 2019).
  13. Michel Valentin, « «Le Chant du loup» : un film d’action français qui n’a rien à envier à Hollywood », sur Le Parisien, (consulté le 7 mars 2019).
  14. La Rédaction, « « Le Chant du Loup » : les fonds et les formes… », sur Rolling Stone, (consulté le 7 mars 2019).
  15. Christophe Caron, « Cinéma «Le Chant du loup»***, deux heures en apnée », sur La Voix du Nord, (consulté le 7 mars 2019).
  16. Léna Lutaud, « Cinéma et armées: branle-bas de combat », sur Le Figaro, (consulté le 7 mars 2019).
  17. François Forestier, « "Grâce à Dieu", "les Moissonneurs", les films à voir (ou pas) cette semaine », sur Le Nouvel Observateur, (consulté le 13 mars 2019).
  18. Antoine Le Fur et Christophe Carrière, « Les films à voir (ou pas) de la semaine du 20 février », sur L'Express, (consulté le 13 mars 2019).
  19. « Critique de Le chant du loup (Film, 2019) », sur CinéSéries, (consulté le 13 mars 2019)
  20. « Le Chant du loup : Un grand thriller sous-marin [Critique] », sur Premiere.fr, (consulté le 13 mars 2019)
  21. « Le Chant du loup de Antonin Baudry - (2019) - Film - Thriller » (consulté le 13 mars 2019)
  22. « https://lincorrect.org/le-chant-du-loup-une-odyssee-neocons/ »
  23. a et b « Le Chant du loup », sur JP's Box-Office (consulté le 17 mai 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]