Le Chant du conducteur de tank

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Le Chant du conducteur de tank est une chanson populaire soviétique, la variante finale de ce qui a été popularisé par le film de 1968 À la guerre comme à la guerre (Hа войне как на войне), qui raconte l'histoire de l'équipage d'un char d'assaut SU-85.

La chanson n'a pas de titre officiel et elle est désignée par sa première ligne : « На поле танки грохотали » (« Sur le terrain les chars grondaient »). La mélodie provient d'une vieille chanson de mineurs russes, Les sirènes ont sonné l'alarme (Гудки тревожно прогудели), popularisée dans les années 1940 par le film Une grande vie (Большая жизнь). Les paroles de la chanson ont été remplacées au cours de la Seconde Guerre mondiale[1].

Paroles[modifier | modifier le code]

На поле танки грохотали
На поле танки грохотали,
Солдаты шли в последний бой.
А молодого командира
Несли с пробитой головой.
 
По танку вдарила болванка,
Прощай родимый экипаж.
Четыре трупа возле танка
Наполнят утренний пейзаж.
 
Машина пламенем объята,
Вот-вот рванет боекомплект.
А жить так хочется, ребята,
И вылезать уж мочи нет.
 
Нас извлекут из под обломков,
Поднимут на руки каркас.
И залпы башенных орудий
В последний путь проводят нас.
 
И полетят тут телеграммы,
Родных и близких известить,
Что сын ваш больше не вернется
И не приедет погостить.
 
В углу заплачет мать-старушка,
Смахнет слезу старик отец,
И молодая не узнает,
Какой у парня был конец.
 
И будет карточка пылиться
На полке пожелтевших книг.
В военной форме, при погонах
Теперь он больше не жених

Dans la plaine les chars grondaient
Dans la plaine les tanks grondaient
Les soldats allaient à la dernière bataille.
Et un jeune commandant
Était porté, la tête transpercée.
 
Son tank fut touché par un obus perforant
Adieu mon cher équipage.
Quatre cadavres près du tank
Vont s’ajouter au paysage du matin.
 
La machine est enveloppée par les flammes
Bientôt les munitions vont exploser
J'ai tellement envie de vivre, les gars
Mais pas de force pour sortir
 
On nous extraira des débris
On lèvera à la main la carcasse
Et les salves des canons de tourelles
Au dernier voyage nous accompagnent
 
Et puis s’envoleront les télégrammes
Pour, aux amis et parents, faire part,
Que le fils ne reviendra pas
Et ne restera pas en visite quelque temps
 
Dans le coin, pleurera la mère âgée
Le vieux père laissera couler une larme,
Et la jeune mariée ne saura jamais
Quelle aura été la fin du garçon
 
Et il restera une photo poussiéreuse
Sur l'étagère aux livres jaunis.
En uniforme, avec épaulettes,
Maintenant il n'est plus marié.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Гудки тревожно загудели » (consulté le 27 janvier 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]