Le Château de Cassandra

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Le Château de Cassandra
Auteur Dodie Smith
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Roman d'apprentissage
Version originale
Langue Anglais britannique
Titre I Capture the Castle
Éditeur St. Martin's Griffin
Lieu de parution New York
Date de parution 1948
Version française
Traducteur Anne Krief
Éditeur Éditions Gallimard
Collection Gallimard jeunesse
Lieu de parution Paris
Date de parution 2004
Nombre de pages 476
ISBN 2-07-055862-2

Le Château de Cassandra (I Capture the Castle) est le premier roman de l'écrivain britannique Dodie Smith, publié en 1948 à New York.

L'œuvre est considérés comme un classique de la littérature britannique du XXe siècle.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roman relate la vie des Mortmains, une famille relativement pauvre vivant dans un château en ruines dans l’Angleterre des années 1930. Il est rédigé sous forme de journal intime, tenu par Cassandra, l'héroïne de 17 ans, cadette de la famille. Elle y décrit son père, écrivain taciturne connu pour son seul ouvrage Jacob Luttant (référence biblique), son étrange belle-mère Topaz, modèle pour peintres, sa sœur ainée Rose, jeune femme rêvant d'une vie moins misérable, et son petit frère de 15 ans, Thomas, espiègle et intellectuellement brillant comme Cassandra. Le jeune jardinier épris de Cassandra, Stephen Colly, apparait également dans le récit. Le quotidien des Mortmain change lorsque Neil et Simon Cotton, américains, arrivent au château, suscitant l'intérêt de la narratrice et de sa sœur.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Le roman contient de nombreuses références culturelles et allusions à des œuvres d'art : en littérature, les auteurs britanniques Jane Austen et Charlotte Brontë sont évoquées à plusieurs reprises, notamment dans une conversation entre Rose et Cassandra. La narratrice mentionne aussi Marcel Proust, Edgar Allan Poe et Leon Tolstoï. En poésie, Cassandra évoque plusieurs poètes. Robert Herrick,auteur de nombreuses œuvres sur les fleurs¹,inspire Stephen qui recopie ses poèmes sous son nom pour Cassandra (mais elle comprend qu'il s'agit de plagiat). L'héroïne l'encourage alors à composer ses propres poèmes, ce qui donne lieu à une conversation sur la poésie. En musique, Simon fait écouter Bach et Debussy à Cassandra, qui apprécie beaucoup. En musique baroque, Topaz joue du luth,notamment Green Sleeves ("manches vertes"), chanson médiévale anglaise, dont le compositeur est anonyme.¹ Au théâtre, Cassandra compare Stephen à un personnage de Shakespeare (Sylvus). Le roman comporte des allusions, notamment bibliques, à la religion. Rose et Simon sont comparés à Samson et Dalila ; le titre "Jacob Luttant" est une référence au combat de Jacob contre un Ange (Ancien Testament), symbole de la lutte humaine contre le divin. Le pasteur, personnage secondaire, évoque la religion avec Cassandra, il lui dit qu'il considère la religion comme le plus noble des arts. Enfin, Rose invoque le Diable, aidée de Cassandra, Thomas et Stephen.

Le roman dans son ensemble traite de l'art : littérature, poésie et musique, mais également art pictural, photographie (Leda Fox-Cotton, personnage de l'œuvre, est artiste photographe), danse (décrite dans les scènes de bal),architecture (domaine d'Aubrey Fox-Cotton, mari de Leda)...
L'art et la notion de beauté prennent une place importante dans le roman.

Adaptations[modifier | modifier le code]

"I Capture the Castle" est adapté à l'écran par Heidi Thomas en 2003. Cassandra y est interprétée par Romola Garai

Notes et références[modifier | modifier le code]

¹ Notes de l'éditeur français (Gallimard).
²Dossier en fin d'ouvrage ( édition française).