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Le Camion blanc

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Le Camion blanc

Réalisation Léo Joannon
Scénario Léo Joannon
André-Paul Antoine
Acteurs principaux Jules Berry
Blanchette Brunoy
François Périer
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 112 minutes
Sortie 1943

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Le Camion blanc est un film français réalisé par Léo Joannon, sorti en 1943.

Shabbas, flamboyant administrateur de biens, recherche un conducteur de camion impérativement né un à midi pour lui confier une mystérieuse mission. Le jeune François Ledru correspond aux critères. À l'effroi de sa fiancée Germaine, il part donc pour un périple au volant du camion blanc de Shabbas, accompagné de son ami Ernest. En route, la reine des Gitans les rejoint : c'est la dépouille de son époux qu'il s'agit de convoyer. Le voyage se révèle plein d'embûches dues à la rivalité entre Gitans du nord, menés par Shabbas, et Gitans du sud, sous la tutelle de Courbassié.

Fiche technique

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Distribution

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Autour du film

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Le film est produit par la MAIC, société de production au service de la propagande du régime de Vichy, dont Alfred Greven, directeur de la Continental, a fait confier les clés à Léo Joannon, pilier du cinéma de la collaboration[3]. François Vinneuil (alias Lucien Rebatet) salue d'alleurs le film dans Je suis partout, non sans trouver sa fin puérile[4]. Les éléments de la trame du film (fortune des Gitans, périple, voire roi des Gitans) sont sans rapport avec la réalité gitane[5].

"Il existait avant la guerre une maîtrise artisanale (la MAIC) ayant pour but de fournir du travail aux techniciens en chômage. Joannon faisait partie de cette maîtrise artisanale au même titre que ceux de ses collègues qui avaient souscrit des parts. Lorsqu’il fut nommé représentant des collaborateurs de création, Joannon profitait de sa fonction pour obtenir les pleins pouvoirs dans la direction de la Maîtrise artisanale, puis - toujours en qualité de représentant des collaborateurs de création - Joannon obtenait deux licences de production pour la MAIC. Mais, au lieu d’utiliser ces licences pour la réalisation soit de documentaires, soit de films destinés à procurer du travail à des techniciens nécessiteux ou à de jeunes techniciens susceptibles de tenter leur chance dans le métier, Joannon se servit de ces deux licences pour son compte personnel. C’est ainsi qu’il réalisa Le Camion blanc où il se fit octroyer de généreux appointements non seulement en qualité de réalisateur du film, mais encore en qualité de producteur. Craignant toutefois d’être allé un peu loin, Joannon confia la réalisation du second film à un jeune mais, dans le devis de ce film, réalisé par la maîtrise artisanale avec des subventions du gouvernement, Joannon figurait au titre de « superviseur » pour la modeste somme de 300 000 francs !...." ( Anonyme, « Quand les requins se mangent », L’Écran français n°1, 1er décembre 1943)[6].

Notes et références

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  1. « Jean Douarinou » (présentation), sur l'Internet Movie Database
  2. Louis Pasquier sur data.bnf.fr
  3. Gabrielle Houbre, « Rééduquer la jeunesse délinquante sous Vichy : l'exemple du "Carrefour des enfants perdus" de Léo Joannon », in Rhei, no 3, Rennes, PUR, 2000, pp. 159-177 (ISSN 1777-540X).
  4. Je suis partout du 2 avril 1943.
  5. Voir par exemple : François de Vaux de Foletier, « Rois et reines de tsiganes », Revue des deux mondes, 2016/11, lire en ligne (consulté le 5 septembre 2022)
  6. « Jugements des 2 et 3 décembre 1955, 30 août et 1er septembre 1956 », Annuaire français de droit international, vol. 2, no 1,‎ , p. 453–459 (ISSN 0066-3085, DOI 10.3406/afdi.1956.1260, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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