Le Bourg-d'Oisans

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Le Bourg-d'Oisans
Le Bourg-d'Oisans ; au fond le massif des Grandes Rousses et l'Alpe d'Huez
Le Bourg-d'Oisans ; au fond le massif des Grandes Rousses et l'Alpe d'Huez
Blason de Le Bourg-d'Oisans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Oisans-Romanche
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
Maire
Mandat
André Salvetti
2014-2020
Code postal 38520
Code commune 38052
Démographie
Gentilé Bourcats
Population
municipale
3 225 hab. (2014)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 21″ nord, 6° 01′ 49″ est
Altitude 720 m (min. : 701 m) (max. : 3 121 m)
Superficie 35,75 km2
Localisation

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Le Bourg-d'Oisans
Liens
Site web www.bourgdoisans.com

Le Bourg-d'Oisans (prononcé [lə buʁ dwa.zɑ̃]) est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Bourcats[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans.
Vue générale.

Le Bourg-d'Oisans occupe une position centrale dans une plaine d'altitude issue d'un ancien lac, où se rejoignent les six vallées de l'Oisans. Le village est traversé par la Romanche quelques kilomètres en aval des gorges de l'Infernet. La plaine du Bourg-d'Oisans est bordée par le massif des Grandes Rousses au nord et au sud par le massif du Pelvoux. La plaine s'étend sur plusieurs kilomètres à une altitude d'environ 730 mètres. Les structures géologiques de la vallée du Bourg-d'Oisans sont très visibles (plis, chevauchements, failles normales) ; la minéralogie est riche et variée.

L’accès à la plaine du Bourg-d'Oisans s'effectue par la route départementale 1091, qui relie Grenoble dans le département de l'Isère à Briançon dans le département des Hautes-Alpes.

Le Bourg-d'Oisans fait partie du Parc national des Écrins.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

En 2014, plusieurs sites géologiques remarquables sont classés à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[2] :

  • la résurgence de la nappe captive dite « Sources de la Rive » est un site hydrogéologique remarquable aux lieux-dits de Les Grandes Sources et Les petites Sources. Elle est classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • la « parrois plissée de la "Paute" », au lieux-dits de La Paute et le Puy, est un site d'intérêt tectonique de 17,42 hectares, classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Rochetaillée - le Rafour - les Sables - la Paute - Bassey - les Essoulieux - Sarenne - le Vert - Saint-Claude - les Alberges - les Gauchoirs - le Couard.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Livet-et-Gavet, Oulles, Villard-Notre-Dame, Villard-Reymond, Auris, Allemond, Venosc, La Garde, Oz, Ornon, Huez.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, existe à l'emplacement du futur Bourg d'Oisans un prieuré nommé Sanctus Laurentius de secum lacum[3] (Saint-Laurent-du-Lac[4]). Le bourg devient ensuite le chef-lieu du mandement de l'Oisans.

La carte de Cassini fait apparaître Le Bourg d'Oysans[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, le Bourg-d'Oisans a été le lieu de passage d'une voie romaine reliant Cularo (Grenoble) à Brigantione (Briançon).

Au Moyen Âge, Le Bourg-d'Oisans est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339 signale l'existence d'une maison forte ou d'un château au lieu-dit la Paute : « Domina aloysia de morgis habet apud pautam quamdam domum fortem et castrum fortissimum » (ADI B 3120, f° 67 v°)[6].

Le Bourg-d'Oisans au XIXe siècle, lithographie de Victor Cassien (1808 - 1893).
Ancienne station de tramway.

Au début du XIIIe siècle, à la suite d'un éboulement provoquant un barrage naturel à l'Infernet au-dessus de Livet-et-Gavet, la vallée où se trouve la ville était totalement recouverte par un lac, le village était alors appelé Saint-Laurent-du-Lac. Le 14 septembre 1219, la retenue d'eau céda, inondant la Vallée de la Romanche et provoqua l'Inondation de Grenoble.

Le Bourg-d’Oisans absorbe la commune des Gauchoirs en 1846[7].

La ville fut très tôt une station alpine. Elle fut desservie par la ligne Jarrie – Vizille – Le Bourg-d'Oisans[8] du 2 juin 1894 au 31 juillet 1946 par les tramways à vapeur des Voies ferrées du Dauphiné. Ceci qui permit, entre autres, à de nombreux alpinistes d'accéder plus facilement et rapidement à l'Oisans, et de s'y engager plus avant, pour des courses plus longues qu'auparavant[8]. Après 1946, le tramway est remplacé par des autocars[8].

En 2004, la 16e étape du Tour de France cycliste, du Boug-d'Oisans à l'Alpe d'Huez, voit gagner Lance Armstrong. La 17e étape du Tour de France, de Bourg-d'Oisans jusqu'au Grand-Bornand, voit la victoire de Lance Armstrong après une étape de 204,5 km.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Roland Martin PS Conseiller général du Canton du Bourg-d'Oisans (1979-1985)
    Bernard Chollet    
2001 2008 Lionel Payen PS  
2008 en cours André Salvetti SE Retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 225 habitants, en diminution de -4,61 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 992 2 079 2 383 2 473 3 052 3 019 3 196 3 355 3 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 760 2 796 2 772 2 773 2 658 2 650 2 550 2 543 2 375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 618 2 587 2 624 2 112 2 262 2 239 2 395 2 375 2 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
2 189 2 280 2 448 3 027 2 911 2 984 3 352 3 228 3 225
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans comporte plusieurs écoles et un collège[13]. Le lycée le plus proche est à Vizille.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans comporte plusieurs équipements sportifs de type piscine, gymnase, terrains de sport en plein air, etc.

De par sa situation, la commune accueille également de nombreux cyclistes[14], intéressés par les routes de montagne, la célèbre montée de l'Alpe d'Huez, les cols de montagne à proximité (col du Galibier, col du Lautaret, col d'Ornon, col du Glandon, col de la Croix de fer...). Elle est sur le passage de plusieurs courses cyclistes dont la Marmotte et, certaines années, le Tour de France.

Elle est également proche de plusieurs stations de sports d'hiver telles que l'Alpe d'Huez, les Deux-Alpes, La Grave-La Meije.

La randonnée en montagne et l'alpinisme sont très développés dans le secteur de la commune, avec des sentiers de grande randonnée, les itinéraires dans le parc national des Écrins, les multiples sommets montagneux environnants.

Plusieurs autres sports de plein air, d'été et d'hiver, se pratiquent également sur la commune et aux alentours, tels que l'équitation, le parapente, l'escalade, le VTT, le canoë et les sports d'eaux vives et le ski nordique[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Dans la commune de Bourg d’Oisans il y a eu au moins deux mines. La plus ancienne est la mine de galène du Pontet, dont le minerai permettait l’obtention de plomb et d’un peu d’argent. Cette mine a été exploitée de toute ancienneté (vers le IIIe – IVe siècle), et plus récemment au tout début du XXe siècle. La mine de La Gardette, en partie également sur la commune de Villard-Notre-Dame, a permis d’explorer différents filons de quartz aurifère au cours du XVIIIe et du XIXe siècle, sur différentes périodes de travaux, assez brèves pour cause d’insuccès. Si l’or natif a bien été découvert, sur deux siècles, il n’a pas été trouvé plus de 3 à 4 kg d’or. Par contre, cette mine est célèbre dans le monde entier pour la beauté ou la rareté des minéraux qui y ont été découverts, et plus particulièrement de magnifiques groupes de cristaux de quartz.[16]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Robert Gesink au Bourg-d'Oisans. Etape 19 du Tour de France 2013.

Le Bourg-d'Oisans est fréquenté l'hiver par les skieurs, et en été par les randonneurs amateurs de montagne et les cyclistes venus affronter les grands cols de la région, dont en particulier la montée de l'Alpe d'Huez qui domine le village. Le Tour de France traverse le village presque chaque année.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent.
  • Église Saint-Laurent, construite au XIXe siècle et de style roman
  • Vestiges du château delphinal du Bourg-d'Oisans
  • Dans l'église, L’orgue Colette-Anne, ou Orgue de la Résurrection[17]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Lac du Lauvitel.
  • Le lac du Lauvitel : réserve intégrale du parc national des Ecrins : unique en France, cette réserve établie sur la commune du Bourg-d’Oisans et créée en 1995, est un espace soustrait à l’activité humaine quotidienne. cette « super » réserve naturelle sert à étudier la nature en dehors des interventions directes de l’homme. Seuls des travaux scientifiques s’y déroulent. Son but, être un territoire de référence comparable à des milieux semblables supportant des activités pastorales, forestières ou touristiques.
  • Les sources de la Rive
  • Le lac Bleu
  • L'espace naturel sensible du marais de Vieille Morte
  • Le lac Fourchu

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune monte au niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[18]. En 2014, elle avait obtenu « une fleur »[19].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

le général Henri Jules Bataille.
  • François Viennay-Pachot, commerçant, administrateur et armateur au Canada, directeur de la Compagnie du Nord en 1694
  • Général Henri Jules Bataille, (11/9/1816 au Bourg-d'Oisans -8/1/1882)
  • Robert Puissant : (1/12/1934 au Bourg-d’Oisans) diplomate, ambassadeur en Océanie (1980-83) puis au Rwanda (1983-86), il est consul général de France à Casablanca à partir de 1989.
  • Fabienne Serrat : (5/7/1956 au Bourg-d’Oisans) sportive, membre de l’équipe de France de ski depuis 1970, slalomeuse, a été deux fois médaillée d’or en 1974 à Saint-Moritz (championnats du monde) en slalom géant et en combiné.
  • Isabelle Blanc : snowboardeuse professionnelle, connue notamment pour son titre de championne olympique aux jeux de Salt Lake City en 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  2. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  3. Marie-Christine Bailly-Maître, « Les quatre anciens lacs de l'Oisans (Alpes françaises du Nord) », Revue de géographie alpine,‎ , p. 33-52 (lire en ligne)
  4. « Le Bourg d'Oisans », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  5. « https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/carte-de-cassini », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 10 février 2017)
  6. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  7. Ehess, notice communale de Bourg-d’Oisans sur la base de données Cassini, consultée le 10 novembre 2009
  8. a, b et c Jean-Marie Roy, « Tourisme et circulation dans le Dauphiné alpestre », Revue de géographie alpine,‎ , p. 515-551 ([www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1953_num_41_3_1108 lire en ligne])
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Le Bourg d'Oisans - Le collège », sur www.bourgdoisans.fr (consulté le 10 février 2017)
  14. « Vélo », sur bourgdoisans.com (consulté le 10 février 2017)
  15. « Loisirs », sur bourgdoisans.com (consulté le 10 février 2017)
  16. « La mine de La Gardette en Oisans : son histoire et ses mineraux », sur www.les-mineraux.fr, (consulté le 29 janvier 2017)
  17. « L’orgue Colette-Anne, ou Orgue de la Résurrection », sur www.bourgdoisans.fr (consulté le 10 février 2017)
  18. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 14 janvier 2016).
  19. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard, (ISBN 978-2-7084-0770-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]