Le Boulay

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Le Boulay
Vue générale du bourg.
Vue générale du bourg.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Château-Renault
Intercommunalité C.C. du Castelrenaudais
Maire
Mandat
Stéphanie Wertheimer
2015-2020
Code postal 37110
Code commune 37030
Démographie
Population
municipale
800 hab. (2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 24″ N 0° 51′ 31″ E / 47.6066666667, 0.85861111111147° 36′ 24″ Nord 0° 51′ 31″ Est / 47.6066666667, 0.858611111111
Altitude Min. 87 m – Max. 166 m
Superficie 20,1 km2
Localisation

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Liens
Site web leboulay.fr/

Le Boulay (prononcé /lə bu.lɛ/) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Même si des gisements de minerai de fer ont probablement été exploités de longue date sur la commune, l'histoire du Boulay n'est bien documentée qu'à partir du milieu du XIIe siècle. À cette époque s'y installe un prieuré de moniales bénédictines qui se trouvait auparavant à la limite entre le Boulay et Château-Renault. Ce prieuré, qui connaît des fortunes diverses et dont l'apogée se situe au milieu du XVIIe siècle après son rétablissement par l'archevêque de Tours Bertrand d'Eschaud, disparaît dans la première moitié du XVIIIe siècle.

Le Boulay, au cœur de la gâtine tourangelle progressivement défrichée à partir du XVIe siècle, n'a pas, pendant longtemps, bénéficié d'une agriculture très développée ; ce secteur d'activité perd, en outre, du poids dans l'économie communale depuis plusieurs décennies. Au XXIe siècle, la proximité de Château-Renault fait que la population du Boulay, qui n'avait que peu diminué depuis 1880, augmente très vite, avec 800 habitants en 2013, et qu'un parc industriel dynamique à cheval sur les deux communes permet de fixer au Boulay la population avec la création d'un lotissement à proximité de ce parc.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune du Boulay se trouve à 27 km au nord-nord-est de Tours[1], en limite des départements de l'Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher ; Authon, l'une des six communes limitrophes du Boulay, appartient d'ailleurs à ce dernier département.

Le Boulay est rattaché au canton de Château-Renault et les deux chefs-lieux communaux ne sont distants que de 4,1 km à vol d'oiseau[2]. La commune fait partie du bassin de vie de Château-Renault et se trouve dans la zone d'emploi de Tours[Insee 1].

Vue d'une carte dessinant des limites territoriales communales
Limites administratives du Boulay.
Communes limitrophes du Boulay
Monthodon, Authon Neuville-sur-Brenne
Saint-Laurent-en-Gâtines du Boulay Château-Renault
Villedômer

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue d'une carte répartissant un territoire communal en grandes zones géologiques de couleurs différentes.
Carte géologique simplifiée du Boulay.
  •      Bourg et limites communales
  •      Argile rouge à silex (eA)
  •      Sables argileux (eS)
  •      Argile blanche ou beige à silex (Rs1)
  •      Limons des plateaux quaternaires (LP)
  •      Colluvions limoneuses (CRs)

Le territoire du Boulay se trouve intégralement inclus dans la petite région naturelle de la gâtine de Touraine. Le sous-sol de la commune est composé d'une épaisse couche de calcaire turonien ou sénonien, comme la presque totalité du département. S'y superposent des formations éocènes issues de la dégradation et du remaniement des strates calcaires sous-jacentes, sables argileux à kaolinite au nord-est et à l'est comportant des blocs de poudingue recalcifié dont le volume peut atteindre 1 m3, argile rouge — elle présente des inclusions de nodules ferrugineux — au nord[3]. Les sols qui en résultent sont lourds, collants, difficiles à travailler, très humides et leurs propriétés agricoles sont médiocres. Des argiles à silex blanches ou beiges largement composées de kaolinite à plus de 80 % viennent combler les dépressions. Des limons des plateaux quaternaires recouvrent toute la partie sud-ouest du territoire[4],[5].

L'aire du territoire du Boulay est de 2 010 hectares (au ), — la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine s'établit à 1 510,2 hectares —[Insee 2],[Insee 3]. La superficie communale était autrefois plus importante, mais plusieurs cessions de territoire au profit de Château-Renault, entre 1840 et 1968, l'ont réduite[4].

Les altitudes relevées sur le territoire du Boulay s'échelonnent de 87 à 166 m, les altitudes les plus élevées s'observant à l'ouest du territoire alors que le point le plus bas se trouve à l'extrême-est, dans la vallée de la Brenne. La commune du Boulay est un plateau dont la pente assez douce d'ouest (le plus haut) en est (le plus bas), avec une rupture de pente nette pour rejoindre la vallée de la Brenne encaissée. La vallée de la Glaise, au nord et à l'est, est elle-même encaissée d'une vingtaine de mètres[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un lavoir en bois établi sur une petite rivière ; un pont à l'arrière-plan.
Le lavoir du Boulay, au bord de la Glaise.

La Glaise, d'une longueur de 12 km, affluent de la rive droite de la Brenne, marque la limite communale du Boulay au nord et au nord-est, jusqu'à sa confluence avec la Brenne, qui ferme le territoire du Boulay à l'est ; un petit moulin a fonctionné à ce niveau. Dans son cours terminal, sa vallée est encaissée de plus de 20 m par rapport aux plateaux environnants. De nombreux ruisseaux, pour la plupart temporaires et dont les vallées sont très peu marquées, sillonnent le plateau et se jettent soit dans la Glaise vers le nord et l'est, soit dans le Madelon vers le sud en dehors de la commune ; l'un de ces ruisseaux matérialise la limite communale entre le Boulay et Saint-Laurent-en-Gâtines à l'ouest[4].

Sur les 12 km de son cours, La Glaise observe un dénivelé de 70 m, soit une pente moyenne de 5,8 m:km. Le débit annuel moyen de cette rivière estimé à son embouchure en 2000 n'est que de 0,123 m3/s mais cette valeur cache des variations importantes selon l'état des ruisseaux affluents qui sillonnent son bassin versant ; en l'absence de station hydrométrique sur son cours, aucune précision complémentaire n'est disponible[4],[6].

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

La gâtine de Touraine était originellement un pays de landes et de forêts[7]. Les défrichements successifs qui lui ont donné son nom de « forêt gâtée » — c'est-à-dire dépecée, morcelée —[8], et dont Ronsard s'est ému dans son Élégie contre les bucherons de la forest de Gastine[9], en ont transformé la plupart des paysages en parcelles agricoles. Ne subsistent plus au Boulay, de ce panorama traditionnel, qu'un bois au sud du bourg et des massifs disséminés, qui représentent encore 21 % de la surface communale[Site 1], 6 % du territoire étant encore couverts par des landes[4].

Se ressentant à la fois d'influences climatiques océaniques et plus continentales, la végétation naturelle de la forêt de gâtine dans la région du Boulay repose sur le Chêne pédonculé (Quercus robur), le bouleau (Betula sp.) et, pour la strate arbustive, sur plusieurs espèces de bruyère ainsi que sur le Genévrier commun (Juniperus communis) et la Fougère aigle (Pteridium aquilinum)[10]. Les bois de la commune abritent aussi la Raiponce en épi (Phyteuma spicatum) et les prairies de Toulifaut l'Orchis grenouille (Dactylorhiza viridis)[11],[12], cette dernière espèce figurant sur la liste rouge européenne de l'UICN[13].

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Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat d'Indre-et-Loire.

Les données météorologiques du tableau ci-dessous sont celles de la station Météo-France de Tours–Parçay-Meslay.

Relevés météorologiques à Tours–Parçay-Meslay.
Moyennes trentennales pour la période 1981 - 2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 4,7 5,2 8,1 10,4 14,2 17,5 19,8 19,6 16,5 12,2 7,8 5 11,8
Précipitations (mm) 66,3 55,9 50,2 55,9 62,3 46,1 53,2 42,6 53,3 71 69,7 71,2 695,9
Source : Météo Centre : Tours[14]

La commune du Boulay est soumise, comme toutes les communes d'Indre-et-Loire, à un climat tempéré océanique dit dégradé[15] ; le rivage rochelais, point de la côte atlantique le plus proche, est à 200 km « à vol d'oiseau ». Ce type de climat, soumis à un flux d'ouest dominant sur l'année, se caractérise par des températures clémentes, même en hiver, les moyennes mensuelles minimales n'étant jamais négatives, même en hiver, alors qu'en été il est fréquent d'observer un épisode caniculaire de quelques jours, comme lors de la canicule européenne de 2003 où un record inégalé de température instantanée a été enregistré à 39,8 °C le [16]. Toutefois, des variations brutales et importantes de température semblent être plus fréquentes dans le nord de la Touraine qu'ailleurs[17]. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Infrastructure routière[modifier | modifier le code]

La route départementale D 776 qui, venant de Château-Renault, se dirige vers l'ouest vers Château-la-Vallière, puis Baugé-en-Anjou avec un accès vers Angers passe au sud de la commune du Boulay, dont elle marque pendant plusieurs kilomètres la limite communale avec Villedômer. Embranchée sur la D 776, la D 54 permet d'accéder au chef-lieu communal du Boulay ; elle oblique ensuite vers l'ouest pour atteindre La Ferrière. Partant du Boulay, la D 72 se dirige vers Monthodon au nord.

De part et d'autre de Château-Renault, la N 10, permet d'atteindre vers le nord Vendôme puis la région parisienne et vers le sud Tours — elle est déclassée sur ce trajet en D 910. Il est également possible, depuis Château-Renault, de gagner la sortie no 18 de l'A 10 Paris-Bordeaux.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Pour bénéficier d'une possibilité de transport en commun, les habitants du Boulay doivent se rendre à Château-Renault, commune voisine desservie par la ligne A du réseau Touraine Fil vert, le réseau interurbain de transport par autocar du conseil départemental d'Indre-et-Loire. Cette ligne, qui relie Château-Renault à Tours, propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours ouvrables de la semaine ; en 2015, elle n'est pas en service le dimanche[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Photographie de pavillons d'aspect identique construits au bord d'une route.
Un lotissement moderne à l'ouest du bourg.
Vue d'une carte en couleur représentant les principales routes d'une commune et l'extension de son urbanisation ; légende détaillée ci-dessous.
Voirie et zones urbanisées du Boulay[Note 1].
  •      « Vieux bourg »
  •      Extensions modernes

Le bourg du Boulay est bâti sur la partie basse du flanc ouest de la vallée de la Glaise, au contact de la limite territoriale avec le Loir-et-Cher qui suit la rivière. Probablement construit à l'origine plus près du couvent qui occupe le nord de la zone urbanisée, il s'est déplacé vers le sud à la faveur de constructions plus récentes pour se rapprocher d'un carrefour de routes ; l'urbanisation a également gagné vers le haut du plateau sous forme de lotissements modernes[4]. Un noyau d'habitat important s'est également développé à l'est du territoire, au contact de Château-Renault et à proximité d'une zone industrielle.

Aucun hameau d'importance ne se trouve sur le territoire communal. Les nombreux écarts du Boulay sont constitués de fermes isolées réparties sur toute la commune, excepté au sud où les bois subsistent.

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Le Boulay et l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2012[Insee 4],[Insee 5] :

Le logement au Boulay (37) en 2012.
Le Boulay Indre-et-Loire
Part des résidences principales (en %) 91,8 88,2
Part des logements vacants (en %) 4,3 7,4
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 81,1 58,9

Un parc immobilier très largement composé de résidences principales, dont les occupants sont très majoritairement propriétaires, caractérise le logement au Boulay. Parallèlement, le taux de résidences secondaires est très faible (4 %)[Insee 4]. Peu de logements sont vacants.

Entre 1991 et 2009, 100 résidences principales ont été construites (en grande majorité des maisons individuelles), représentant 38 % du parc dont la moyenne d'âge est relativement faible, puisque seules 31 % des résidences principales ont été bâties avant 1946[Insee 4],[Note 2].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

À la suite de la demande d'une société civile immobilière propriétaire de terrains au Boulay et après enquête, le tribunal administratif d'Orléans a enjoint à la commune du Boulay d'engager une procédure d'abrogation de son plan local d'urbanisme, en cours en novembre 2015. C'est donc le plan d'occupation des sols dans sa version de 1984 qui s'appliquera, dès cette abrogation actée, avec des conséquences sur le développement des lotissements et l'extension d'une zone industrielle, peut-être rendue impossible[Site 2].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

En cas de pluies fortes et soudaines, des inondations ou des coulées de boue peuvent se produire sur les pentes de la vallée de la Glaise. Ce fut le cas en décembre 1999 à la faveur des tempêtes de la fin du mois, qui occasionnèrent la prise d'un arrêté de catastrophe naturelle sur une grande part du territoire français, dont l'Indre-et-Loire et, donc, la commune du Boulay[19].

Tout le territoire du Boulay est soumis à un aléa moyen face à un risque lié au gonflement-retrait des argiles, exception faite des vallées de la Glaise et de la Brenne (aléa « faible » ou « a priori nul »)[20]. Ce risque, lié à la nature argilo-siliceuse des sols expose les fondations des bâtiments à une fragilisation après des périodes de sécheresse prolongée[21]. Il s'est concrétisé entre juillet et septembre 2004 au Boulay, plaçant la commune en état de catastrophe naturelle[22].

Le Boulay est située en zone de sismicité faible de niveau 2 sur une échelle de 1 à 5[23], aucune chronique ne semblant mentionner de tremblements de terre dans la zone[24].

Toponymie et hydronymie[modifier | modifier le code]

Formes successives du nom attestées pour la paroisse[25],[26],[Note 3] :


  • Booletum : 1212, charte de l'abbaye de Marmoutier (Tours) ;
  • Le Boulay aux Nonnains : 1290, titres Saint-Laurent ;
  • ecclesia de Boulaio : XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours ;
  • Le Bouloy : 1416, Archives nationales-JJ 169 ;
  • Bullœum : 1667, Jean Maan, Sancta [...] Ecclesia turonensis [...] ;
  • Le Boullay : v. 1765, carte de Cassini.
Extrait d'une carte ancienne sur laquelle se superpose les limites d'une commune moderne.
Le Boulay sur la carte de Cassini (v. 1765).

La première mention apparaît sous le nom Booletum dans une charte de l'abbaye de Marmoutier. Un texte médiéval indique, en 1290, Le-Boulay-aux-Nonnains et un cartulaire de l'archevêché de Tours, à la même époque, évoque ecclesia de Boulaio. Au XVe siècle, la forme Le Bouloy est attestée et, au XVIIIe siècle, la carte de Cassini porte Le Boullay.

Le toponyme semble être une évolution de *Betuletum (lieu planté de bouleaux), issu de *betulus (bouleau, boul en vieux français) et suffixe à sens collectif -etum (évoluant en -ay). La terminaison Les Nonnains est due à la présence d'un prieuré de bénédictines transféré sur le territoire de la paroisse en provenance de Château-Renault vers 1148[25].

La Glaise a également porté le nom de Gouverne au XIe siècle et de ruisseau de Barbelange (c'est sous ce nom qu'elle figure sur la carte de Cassini) [27].

Des toponymes comme les Genetteries (genêt) ou le Fougerêt (fougère) témoignent encore de l'ancienne végétation dominante de la contrée[4]. Le micro-toponyme Toulefaut est probablement à relier avec la mauvaise qualité agricole des terres ; ce nom est une contraction de « tout lui fault », c'est-à dire « tout lui manque », de l'ancien français fauldre (manquer)[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Peu d'informations avant le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Boulay n'émerge, dans l’histoire, qu’au début du XIIe siècle ; avant cette date, aucun texte ne permet d'attester une présence humaine[4], et les vestiges archéologiques sont rares ; il est fait mention d'une fabrication de céramique à l'époque gallo-romaine, activité qui se perpétue jusqu'au XIXe siècle[29]. La forte teneur de certains des sols en argile ou en fer fait que le minerai de fer a été depuis longtemps exploité ; des scories produites avant notre ère ont été retrouvées[30] et plusieurs tuileries ont fonctionné au Boulay jusqu'au XIXe siècle[31].

Fondations religieuses médiévales[modifier | modifier le code]

Blason du prieuré du Boulay.

En 1148, un prieuré de bénédictines fondé peu de temps auparavant en limite du Boulay et de Château-Renault par Thibaut V, comte de Blois, est transféré sur la paroisse du Boulay, là où se situe le bourg[32] et une maladrerie encore mentionnée en 1698[33] semble être installée à l'ancien emplacement du prieuré[34]. Au Moyen Âge, le Boulay dépend de la châtellenie de Château-Renault[35]. Au début du XVIIe siècle, il ne reste plus au prieuré, ruiné, que trois moniales. L'archevêque de Tours Bertrand d'Eschaud entreprend alors d'y installer des religieuses de Pont-aux-Dames (Couilly, Seine-et-Marne). C'est le renouveau pour le prieuré. Sous l'impulsion de la prieure Françoise de Montgarny, les bâtiments sont reconstruits vers 1640[32] et l'acquisition de nouveaux domaines sur les paroisses du Boulay et de Monthodon lui assure des revenus suffisants — en 1648, ce revenu se monte à 3 000 livres par an. L'embellie n'est guère durable : en 1652, les moniales doivent se disperser pendant la Fronde[36] et à la suite d'incendies qui détruisent les fermes dépendant du prieuré vers 1714 — d'autres incendies sont attestés à la même époque dans le nord de la Touraine[37], la part importante du bois dans la construction aggravant leurs dégâts[11] —, celui-ci périclite à nouveau[32]. Alors qu'elles étaient encore 17 en 1698, il n'y a plus en 1734 au prieuré que 9 moniales et, cette année-là, les dettes cumulées du prieuré équivalent à vingt années de ses revenus annuels[38]. Il est désaffecté vers 1742[11] et tous ses biens sont directement rattachés, en 1765, à l'abbaye d'Étival-en-Charnie dont il dépendait[39].

La maladrerie du Boulay cède sa place, au XVIIIe siècle, à une maison hospitalière tenue par les prémontrés. À la fin du même siècle, il est fait mention, au Boulay, d'une chapelle dédiée à Notre-Dame mais dont la localisation est incertaine, peut-être proche de la maladrerie[40].

Avant la Révolution, la commanderie d'Artins, de l'ordre de l'hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem, possédait le domaine de Saint-Jean au Boulay[41].

Époque contemporaine : l'ère industrielle et les guerres[modifier | modifier le code]

En 1872, à la suite d'une requête de Château-Renault, dont l'examen lors d'une séance du conseil général est très animée, la commune du Boulay propose, « par esprit de conciliation », de céder à sa voisine 10 des 87 hectares réclamés — cette revendication aboutirait à transférer à Château-Renault 275 des habitants du Boulay — ; la proposition est refusée[42] et la cession ne sera effective qu'en 1879[4].

En 1885, la ligne de chemin de fer CFD Réseau d'Indre-et-Loire nord est ouverte en deux tronçons successifs de Port-Boulet, près de Bourgueil, à Château-Renault en passant par Neuillé-Pont-Pierre. Elle traverse le territoire de la commune du nord-ouest au sud-est et une halte ferroviaire y est construite, comme sur chacune des communes de la ligne. Elle est ironiquement surnommée « La ligne du pain sec » car sa faible vitesse commerciale permettrait au pain d'y rassir en route[43]. Elle est définitivement fermée à tout trafic le [44]. Le développement du réseau ferré autour de Château-Renault répondait spécifiquement aux besoins générés par l'importante activité des tanneries dans cette ville au XIXe siècle[43] mais aussi, d'une façon plus générale, à une volonté politique de désenclavement de territoires à l'écart des grandes lignes qui suivaient la vallée de la Loire[45].

La première Guerre Mondiale a fait seize victimes parmi la population masculine du Boulay[46].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune du Boulay est rattachée au canton de Château-Renault qui compte 29 communes. À l'issue du second tour des élections départementales de 2015, Brigitte Dupuis et Jean-Pierre Gaschet, conseiller général sortant (Union de la Droite), sont élus conseillers départementaux du canton de Château-Renault[47].

Le Boulay est rattachée à l'arrondissement de Tours et à la 2e circonscription de l'Indre-et-Loire. La députée de cette circonscription, réélue le 17 juin 2012, est Claude Greff, UMP[48].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

L'électorat du Boulay ne semble pas marquer de tendance politique bien claire, accordant ses suffrages soit au candidat de la droite, soit à celui de la gauche selon les scrutins ; il manifeste toutefois une fidélité affirmée aux personnalités implantées de longue date sur le territoire, comme la députée Claude Greff ou le conseiller général puis départemental et ancien maire Jean-Pierre Gaschet[Note 2].

Photographie en couleurs d'un petit bâtiment à étage ; inscription « mairie » au-dessus de la porte.
La mairie du Boulay.

Élection présidentielle la plus récente[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande, PS, élu, a recueilli 52,85 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 47,15 % des suffrages ; le taux de participation était de 86,27 %[71].

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 15[72].

Lors des élections municipales de 2014, les 15 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 69,27 %[73].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 François-Joseph de Moyelle    
1794 1798 Ambroise Richer    
1798 9 février 1811 Étienne Rocher    
février 1811 11 juillet 1814 Honoré-François Richard    
juillet 1811 19 mars 1816 Antoine Veau    
11 avril 1816 1846 Étienne Richer-Verna    
1846 1848 Joseph Ragot    
1848 1852 Étienne Richer-Verna    
1852 1858 Alfred Voyer    
1858 1876 Joachim Fouassier    
1876 1884 Rémy Bouchet    
1884 1894 Charles Vigouroux    
1895 1896 Alexandre Guépin    
1896 1912 Désiré Touzard    
1912 1936 ? Henri Aron    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2008 Jean Bouhours    
mars 2008 novembre 2015 Jean-Pierre Gaschet[Note 4] DVD puis UDI Conseiller départemental
19 novembre 2015 en cours Stéphanie Wertheimer[Note 4]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Toutes les juridictions pénales et civiles intéressant Le Boulay sont regroupées à Tours, à l'exception du tribunal administratif et de la cour d'appel qui siègent à Orléans[75], préfecture de la région Centre-Val de Loire.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Comme 15 autres communes voisines, la commune du Boulay est rattachée à la communauté de communes du Castelrenaudais[CC 1]. Cette structure exerce ses compétences dans des domaines aussi variés que l'aménagement du territoire, la politique sociale, l'environnement et la voirie, le développement économique et le tourisme[CC 2].

Le syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL) assure le contrôle et la coordination de l'ensemble des concessionnaires opérant sur l'Indre-et-Loire dans le domaine de la distribution de gaz et d'électricité ; il intervient également sur le renforcement du réseau de distribution d'électricité[76]. Toutes les communes d'Indre-et-Loire, Tours exceptée, adhèrent au SIEIL à titre individuel par arrêté préfectoral en date du 23 avril 2008 pour ce qui est de sa « compétence Électricité ». La commune du Boulay n'adhère pas à la « compétence Gaz », disposition facultative[77].

Le syndicat mixte Touraine propre regroupe neuf communautés de communes ou syndicats mixtes intercommunaux d'Indre-et-Loire et il favorise et fédère les actions en matière de réduction et de valorisation des déchets ménagers. La communauté de communes du Castelrenaudais y adhère à titre collectif au nom des seize communes qu'elle rassemble[78].

Le syndicat intercommunal pour l'aménagement et l'entretien de la Brenne et de ses affluents compte 13 communes dont le Boulay ; il est chargé des études, projets et travaux afférents à cet affluent de la Cisse[79].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Eau potable et assainissement[modifier | modifier le code]

Les communes de Monthodon, Saint-Laurent-en-Gâtines et le Boulay ont créé un syndicat intercommunal qui organise la distribution de l'eau potable sur son territoire, compétence affermée auprès de la Nantaise des Eaux[Site 3]. Deux forages situés sur la commune de Monthodon et exploitant les nappes du turonien et du Cénomanien fournissent l'eau à l'ensemble des abonnés du syndicat[80].

L'assainissement collectif est directement pris en charge par la commune. Une station d'épuration à boues activées, d'une capacité de 360 EH (équivalent-habitant), traite les eaux collectées avant leur rejet dans la Glaise à quelques centaines de mètres en aval du bourg[81].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

La collecte des déchets ménagers, gérée par la communauté de communes, se fait en porte à porte à une fréquence bimensuelle pour les déchets recyclables et hebdomadaire pour les non recyclables. Ce dispositif est complété par des points d'apport volontaire pour le verre et les journaux ; une déchèterie à Château-Renault — il en existe deux autres sur le territoire de la communauté de communes, plus éloignées du Boulay — est mise à disposition des habitants. La communauté de communes met à la disposition des habitants qui le souhaitent des conteneurs permettant le compostage des déchets organiques[CC 3].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales du Boulay, sur une période de dix ans[82] :

Capacité d'autofinancement (CAF) au Boulay de 2005 à 2014
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Le Boulay 29 104 36 23 47 125 70 59 50 121
Moyenne de la strate 150 161 167 166 162 173 194 194 187 188


CAF du Boulay CAF moyenne de la strate

Au cours des dix dernières années, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 5], bien que positive, a toujours évolué nettement en dessous de la moyenne de la strate des communes comparables. Le résultat comptable[Note 6] et le fonds de roulement[Note 7] observent la même tendance, ce dernier indicateur étant même légèrement négatif en 2005[82],[Note 2].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , la commune du Boulay est jumelée avec[85] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 8],[Note 9].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
629 704 601 729 797 823 504 567 540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
577 602 728 752 795 481 501 520 496
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
484 490 497 438 455 488 472 451 484
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
412 424 398 419 440 493 608 800 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[86] puis Insee à partir de 2004[87].)
Histogramme de l'évolution démographique
Soldes de variation annuelle de la population du Boulay
exprimés en pourcentages.
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2006 2006 - 2012
Taux de variation annuel de la population Augmentation + 0,1 % Augmentation + 0,7 % Augmentation + 0,6 % Augmentation + 1,3 % Augmentation + 2,4 % Augmentation + 5,2 %
Solde naturel - 0,3 % - 0,3 % - 0,1 % + 0,1 % + 0,6 % + 1,4 %
Solde migratoire + 0,4 % + 1,0 % + 0,7 % + 1,1 % + 1,9 % + 3,8 %

Les baisses importantes et brutales de population observées en 1840 et 1880 sont liées à la cession à Château-Renault, par deux fois, de territoires habités[4]. La population baisse ensuite jusqu'au milieu des années 1975 mais augmente par la suite à rythme de plus en plus élevé au fil des décennies. Si cette augmentation est le seul fait d'un solde migratoire positif jusqu'en 1990, à ce phénomène — qui s'accentue encore — s'ajoute l'effet d'un solde naturel très favorable, dû notamment à un fort taux de natalité (2 % sur la période 2006-2013)[Insee 6],[Note 2].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges au Boulay en 2012 en pourcentage[Insee 7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,5 
3,5 
75 à 89 ans
3,8 
15,1 
60 à 74 ans
12,5 
17,6 
45 à 59 ans
16,1 
25,6 
30 à 44 ans
24,6 
16,2 
15 à 29 ans
13,3 
21,7 
0 à 14 ans
29,2 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2012 en pourcentage[Insee 8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,1 
7,6 
75 à 89 ans
10,6 
14,8 
60 à 74 ans
15,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,6 
19,2 
30 à 44 ans
18,1 
19,1 
15 à 29 ans
18,2 
18,6 
0 à 14 ans
16,6 

La pyramide des âges montre le profil caractéristique d'une population jeune, avec une base élargie. De fait, en 2012, 65,3 % de la population du Boulay a moins de 45 ans, tous sexes confondus, alors que cette valeur n'était que de 56 % en 2007[Insee 9].

Enseignement et jeunesse[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un ensemble de bâtiments en bois et pierre ; inscription « école » au-dessus du porche.
L'école Jean-Bouhours.

L'école maternelle et élémentaire Jean-Bouhours, construite en 2007, accueille 114 élèves à la rentrée 2015[88]. La scolarité de niveau secondaire des enfants du Boulay peut se dérouler à Château-Renault, qui dispose d'un collège et d'un lycée professionnel[89].

Pour accompagner les enfants scolarisés à l'école primaire du Boulay, un restaurant scolaire et une garderie péri-scolaire organisent leurs repas du midi et leur accueil avant et après les horaires d'ouverture de l'école. Dans le prolongement de ces services, Le Boulay et trois autres communes mutualisent leurs moyens pour proposer aux enfants des activités hors périodes scolaires. En outre, huit assistantes maternelles sont susceptibles d'accueillir les plus jeunes[Site 4].

Les enfants de l'école du Boulay et les collégiens du collège de Château-Renault bénéficient de deux services de ramassage scolaire distincts[Site 4].

Vie sociale, culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Une dizaine d'associations ont leur siège au Boulay. Si la plupart de ces associations ont une vocation communale, comme l'association de parents d'élèves ou celle chargée d'animer le jumelage, certaines d'entre elles exercent leur activité sur un périmètre plus large (riverains de la Glaise ou gastronomie dans le Castelrenaudais)[90],[91].

Équipements culturels, sociaux et de loisirs[modifier | modifier le code]

Le Boulay dispose d'une salle des fêtes pouvant accueillir 200 personnes[Site 5]. Une bibliothèque municipale est à la disposition des habitants. Elle est intégrée au réseau départemental des bibliothèques gérées par le conseil départemental d'Indre-et-Loire, dans le cadre de la direction de la lecture publique et du livre de Touraine[92].

Une aire d'accueil d'une capacité de 24 véhicules est aménagée pour recevoir les gens du voyage. Construite en 2002 par la communauté de communes, elle est gérée par l'association « Tzigane Habitat »[93].

Santé et services d'urgence[modifier | modifier le code]

Aucun professionnel ou infrastructure de santé ne sont installés sur le territoire du Boulay. Ces services sont concentrés sur la commune voisine de Château-Renault, médecins généralistes, spécialistes, etc. ainsi que le centre hospitalier intercommunal d'Amboise Château-Renault[94].

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest consacre quelques pages de son édition Indre-et-Loire, Touraine Est, à l’actualité du canton de Château-Renault.

Parmi les chaînes de télévision de télévision numérique terrestre (TNT) accessibles à tous les habitants du Boulay, France 3 Centre-Val de Loire et TV Tours Val de Loire relaient, entre autres, les informations locales.

Culte[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse de Montrésor au sein du doyenné de Loches, lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que cinq autres doyennés[95]. En 2015, l'église du Boulay n'est pas un lieu de culte où des offices sont célébrés[96].

Monseigneur Bernard-Nicolas Aubertin est à la tête de l'archidiocèse de Tours depuis 2005[97].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 501 €, ce qui plaçait alors le Boulay au 9 964e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 10].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi au Boulay et leur évolution de 2007 à 2012[Insee 11],[Insee 12] :

Structure de la population active du Boulay (37)
entre 2007 et 2012.
Le Boulay 2007 Le Boulay 2012 Évolution
Population de 15 à 64 ans 401 488 Augmentation + 21,7 %
Actifs (en %) 75,0 78,8 Augmentation + 5,1 %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 72,3 72,7 Augmentation + 0,5 %
Chômeurs (en %) 2,7 6,1 Augmentation + 125 %
Évolution de l'emploi au Boulay (37) en 2007 et 2012.
Le Boulay 2007 Le Boulay 2012 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 86 112 Augmentation + 30,2 %
Indicateur de concentration d'emploi 29,7 31,3 Augmentation + 5,4 %

En six ans, la population active du Boulay a fortement augmenté, suivant en cela la démographie générale de la commune, mais le taux d'emploi de cette population active reste presque inchangé, alors que le taux de chômage , selon la définition de l'Insee, a plus que doublé. Le niveau de l'indicateur de concentration d'emploi reste très bas : environ trois emplois sont proposés dans la commune pour dix actifs[Note 2].

Les actifs résidant au Boulay ne sont que 12,7 % à travailler dans la commune elle-même. Leur lieu de travail se situe, pour 71,7 % d'entre eux, dans une autre commune d'Indre-et-Loire[Insee 13].

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées au Boulay selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 14] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 55 100 40 12 1 2 0
Agriculture, sylviculture et pêche 11 20 10 1 0 0 0
Industrie 5 9,1 3 1 1 0 0
Construction 6 10,9 4 2 0 0 0
Commerce, transports, services divers 26 47,3 21 4 0 1 0
dont commerce et réparation automobile 9 16,4 6 3 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 7 12,7 2 4 0 1 0
Champ : ensemble des activités.

Aucune nouvelle entreprise ne s'est créée au Boulay en 2014[Insee 15].

En nombre d'entreprise, l'économie du Boulay appartient en parts presque égales à la « sphère présentielle » (production de biens et services destinés aux habitants, permanents ou de passage, de la commune) et à la « sphère productive » (production de biens et de services à destination d'habitants ou d'entreprises non communales). Par contre, la sphère productive emploie plus de 80 % des salariés travaillant sur la commune[Insee 16],[Insee 17].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Évolution de l’agriculture au Boulay (37)
entre 1988 et 2010 (source: RGA 2010).
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 30 20 10
Équivalent Unité de travail annuel 37 23 14
Surface Agricole Utile (SAU) (ha) 1 487 1 318 969
Cheptel (nombre de têtes) 413 372 282
Terres labourables (ha) 1 366 1 269 901
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 49,6 65,9 96,9

Les résultats du recensement général agricole réalisé en 2010 (RGA 2010) montrent que Le Boulay a vu le nombre de ses exploitations agricoles divisé par trois entre 1988 et 2010 (il en reste 10 à cette date) ; dans le même temps, la taille moyenne des exploitations a plus que doublé. Sur la même période, la surface agricole utilisée régresse fortement, passant de presque 1 500 hectares à moins de 1 000 hectares, polyculture et élevage restant les secteurs d'activité dominants. Les données montrent également que, avec 14 équivalents de travail annuel (comprenant le chef d'exploitation), l'agriculture n'est plus un domaine d'activité pourvoyeur d'emplois[98].

Secteurs secondaire et tertiaire[modifier | modifier le code]

Plusieurs commerces de proximité sont à la disposition des habitants[Site 6] qui peuvent également profiter d'une offre de services élargie à Château-Renault.

Le Parc industriel ouest, situé à l'extrême sud-est du Boulay, à cheval sur cette commune et la partie ouest de Château-Renault, d'où son nom, rassemble plusieurs entreprises et industries. Deux des entreprises qui y sont implantées — une société d'ambulances et de taxis et La Poste — regroupaient à elles seules, au , 77 des 127 proposés sur la commune[Insee 18].

Si, au , la commune ne dispose ni d'hôtel ni de camping[Insee 19], un hébergement collectif peut être proposé par le biais de trois gîtes[Site 7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'une église au chœur surbaissé par rapport à la nef ; clocher au-dessus de l'entrée.
L'église Saint-Sulpice.

L'église paroissiale Saint-Sulpice est l'ancienne église du prieuré qui s'est substituée au précédent édifice, disparu. Elle a été profondément restaurée en 1875. Sa nef, couverte d'une fausse voûte, est reliée à un chœur d'une travée voûté en berceau et terminé par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four et percée de quatre fenêtres en plein cintre ; l'une d'elles est occultée par un retable du XVIIIe siècle[32]. L'édifice ne bénéficie d'aucune mesure de protection dans le cadre des monuments historiques, mais deux éléments de son décor sont recensés dans la base Palissy des objets protégés :

  • la dalle funéraire de Jehan Chauveau, sieur des Coutaux, datée de 1562, insérée dans le pavage de l'église, est inscrite depuis le [99] ;
  • une plaque en cuivre gravé du XVIIe siècle, à la mémoire de la prieure Françoise de Montgarny, morte en 1661, sur un mur intérieur de l'édifice, est inscrite depuis le [100].
Images externes
Dalle funéraire de Jehan Chauveau
Plaque à la mémoire de Françoise de Montgarny (base Mémoire)

La mairie occupe l'ancien presbytère, un bâtiment construit au XVIe siècle dans l'enceinte du prieuré. Il a été remanié, mais il conserve une fenêtre à meneaux à l'étage de son pignon[Site 8].

Le château de la Chauvinière, construit sur le coteau nord de la vallée de la Glaise en aval du bourg, a été édifié à partir du XVIe siècle mais restauré au XIXe siècle. Il est remarquable par la tourelle carrée qui flanque sa façade et qui abrite un escalier d'accès aux étages qui dessert également une terrasse sur la vallée de la Glaise ; les baies qui percent sa façade ont été modifiées, mais l'une d'elles est encore pourvue de ses meneaux[11]. Une chapelle, mentionnée dans un contrat de mariage établi en 1785, a totalement disparu depuis, ainsi qu'une fuie et le mur d'enceinte. Le château de la Chauvinière a été la propriété d'Émile Aron et de sa famille de 1899 à 1976[101].

L'architecture rurale se caractérise par la présence, même encore au XXIe siècle, de nombreux bâtiments construits presque exclusivement en bois. Ce mode de construction n'est pas spécifique au Boulay mais se rencontre dans bon nombre de communes de la Gâtine. Il est généralement admis qu'il résulte des difficultés de transport des pierres sur de longues distances sur des chemins glaiseux pas toujours praticables en toutes saisons, avant la mise en place d'une voirie moderne. Le bois, ressource d'accès plus facile à proximité du lieu de construction, permettait de pallier cette difficulté[11].

Pour permettre au visiteur de découvrir la commune, trois parcours de randonnée ont été mis en place[Site 9].

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La commune du Boulay se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Sainte-Maure de Touraine[102], ce produit bénéficiant d'une appellation d'origine protégée (AOP) au niveau européen et d'une appellation d'origine contrôlée (AOC) au niveau national. Onze types de vins tranquilles ou effervescents (crémants) bénéficient des mêmes appellations[103].

Rillettes de Tours[104], bœuf du Maine, volailles du Berry bénéficient d'une indication géographique protégée (IGP) s'ils sont produits sur le territoire du Boulay[103].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Françoise de Montgarny (morte en 1661 à l'âge de 70 ans), prieure du Boulay, a été au milieu du XVIIe siècle à l'origine du renouveau du prieuré qu'elle a relevé de ses ruines.

Émile Aron (1907-2011), né au Boulay où sa famille a longtemps vécu, directeur de l'école de médecine de Tours puis doyen de la faculté de médecine de la même ville en 1962, fut en 1944 l'un des vingt conseillers municipaux désignés par le préfet Michel Debré pour administrer Tours[105].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. I, Société archéologique de Touraine,‎ , 480 p. (lire en ligne), p. 335-337.
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, C.L.D.,‎ , 967 p. (ISBN 2 85443 136 7).
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire, Mayenne, Imprimerie de la Manutention,‎ , 9e éd. (1re éd. 1930), 733 p. (ISBN 2 855 54017 8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Le site de la mairie

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seule la partie orientale du territoire communal est représentée sur cette carte ; l'ouest de la commune ne comporte que des fermes isolées.
  2. a, b, c, d et e Ces remarques ne résultent pas d'une analyse statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  3. Cette liste, non exhaustive, vise à illustrer l'évolution toponymique et les premières mentions de la paroisse.
  4. a et b Jean-Pierre Gaschet a démissionné de son mandat en novembre 2015. Stéphanie Wertheimer a été élue au poste de premier magistrat de la commune lors du conseil municipal du [74].
  5. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[83].
  6. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  7. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[84].
  8. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  9. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • Site de l'Insee :
  1. « Fiche communale » (consulté le 12 janvier 2016).
  2. « Code officiel géographique - présentation » (consulté le 12 janvier 2016).
  3. « Population, superficie et densité des principaux pays du Monde en 2013 » (consulté le 12 janvier 2016).
  4. a, b et c « Chiffres clés - Logement en 2012 au Boulay » (consulté le 29 janvier 2016).
  5. « Chiffres clés - Logement en 2012 en Indre-et-Loire » (consulté le 29 janvier 2016).
  6. « POP T2M - Indicateurs démographiques » (consulté le 29 janvier 2016).
  7. « Population par sexe et âge au Boulay en 2012 » (consulté le 30 novembre 2015).
  8. « Population par sexe et âge en Indre-et-Loire en 2012 » (consulté le 30 novembre 2015).
  9. « POP T0 - Population par grandes tranches d'âges » (consulté le 29 janvier 2016).
  10. [zip] « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 » (consulté le 21 janvier 2016).
  11. « EMP T1 - Population de 14 à 64 ans par type d'activité. » (consulté le 21 décembre 2015).
  12. « EMP T5 - Population Emploi et activité. » (consulté le 21 décembre 2015).
  13. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone. » (consulté le 5 février 2016).
  14. « CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au Boulay (37) au 31 décembre 2013 » (consulté le 21 janvier 2016).
  15. « DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2014 » (consulté le 10 février 2016).
  16. « CEN T3 - Établissements selon les sphères de l'économie au Boulay (37) au 31 décembre 2013 » (consulté le 10 février 2016).
  17. « Sphères présentielle et productive de 1975 à 2012 ; mise à jour 25 juin 2015 » (consulté le 10 février 2016).
  18. « CEN T2 - Postes salariés par secteur d'activité au Boulay (37) 31 décembre 2013 » (consulté le 4 février 2016).
  19. « Chiffres-clés du tourisme au Boulay (37) 1er janvier 2015 » (consulté le 6 février 2016).
  • Site de la commune :
  1. « La commune du Boulay » (consulté le 13 janvier 2016).
  2. « Conclusions motivées concernant l'abrogation du PLU de la commune de Le Boulay » [PDF] (consulté le 29 janvier 2016).
  3. « Eau potable » (consulté le 29 janvier 2016).
  4. a et b « Enfance / Jeunesse » (consulté le 7 février 2016).
  5. « Réglement intérieur de la salle des fêtes » [PDF] (consulté le 7 février 2015).
  6. « Commerces et artisanat » (consulté le 30 janvier 2016).
  7. « Hébergements » (consulté le 6 février 2016).
  8. « Un peu d'histoire » (consulté le 7 février 2016).
  9. « Circuits de randonnée » [PDF] (consulté le 10 février 2016).
  1. « Les 16 communes » (consulté le 26 janvier 2016).
  2. « Les compétences de la communauté de communes du Castelrenaudais » [PDF] (consulté le 26 janvier 2016).
  3. « Les déchets ménagers et assimilés » (consulté le 29 janvier 2016).
  • Autres références :
  1. « Orthodromie entre "Le Boulay" et "Tours" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 12 janvier 2016).
  2. « Orthodromie entre "Le Boulay" et "Château-Renault" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 12 janvier 2016).
  3. Carte géologique du Boulay sur Géoportail (consulté le 28 septembre 2015).
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Couderc 1987, p. 191.
  5. « Carte géologique de la France au 1/50 000 - Château-Renault » [PDF], sur le site Ficheinfoterre du BRGM.
  6. « Étude globale de la Brenne et de ses affluents » [PDF], sur Le site terres de Loire,‎ (consulté le 6 février 2016), p. 9.
  7. Sophie Duffau, « La seigneurie de Château-Renault d'après un compte de 1500 », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. 2010,‎ lvi, p. 80 (lire en ligne).
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