Le Bon Grain et l'Ivraie

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L'ennemi semant l'ivraie, c. 1540.

Le Bon Grain et l'Ivraie est une parabole du Nouveau Testament. Elle fait allusion au tri des âmes lors du jugement dernier[1] et à l'importance de porter du bon fruit[2]. La parabole du filet suit celle du bon grain et de l'ivraie dans le chapitre 13 de l'Évangile selon Matthieu.

Texte[modifier | modifier le code]

Évangile selon Matthieu, chapitre 13, versets 24 à 30 :

« Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s'en alla. Lorsque l'herbe eut poussé et donné du fruit, l'ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n'as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? Il leur répondit : C'est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : Veux-tu que nous allions l'arracher ? Non, dit-il, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d'abord l'ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. »

Traduction d'après la Bible Louis Segond.

Interprétation[modifier | modifier le code]

Le souverain pontife Benoît XVI explique dans son discours lors de l'Angélus du 17 juillet 2011 : « Jésus compare le Royaume des cieux à un champ de blé, pour nous faire comprendre qu'en nous a été semé quelque chose de petit et de caché qui possède toutefois une force vitale irrépressible. En dépit de tous les obstacles, la graine se développera et le fruit mûrira. Ce fruit sera bon uniquement si la terre de la vie est cultivée selon la volonté de Dieu. C'est pour cela que dans la parabole du bon grain et de l'ivraie (Mt 13, 24-30), Jésus nous avertit qu'après l'ensemencement fait par le maître, «pendant que les gens dormaient», «son ennemi» est intervenu et a semé l'ivraie. Cela signifie que nous devons être disposés à préserver la grâce reçue le jour de notre baptême, en continuant à nourrir notre foi dans le Seigneur qui empêche le mal de s'enraciner. » [3]

Félicien Rops, Satan Semant des Graines, pencil, c. 1872.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Parabole du filet
  2. Parabole du vrai cep, Évangile selon Jean
  3. Angélus de Benoit XVI du 17 juillet 2011, deuxième paragraphe [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]