Le Bignon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Loire-Atlantique
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Loire-Atlantique.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Le Bignon
L'église et le bourg du Bignon.
L'église et le bourg du Bignon.
Blason de Le Bignon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Saint-Philbert-de-Grand-Lieu
Intercommunalité Communauté de communes de Grand Lieu
Maire
Mandat
Serge Hégron
2014-2020
Code postal 44140
Code commune 44014
Démographie
Gentilé Bignonnais
Population
municipale
3 554 hab. (2013)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 57″ Nord, 1° 29′ 22″ Ouest
Altitude Min. 3 m – Max. 58 m
Superficie 27,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Le Bignon

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Le Bignon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Bignon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Bignon

Le Bignon est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Bignon dans le département de la Loire-Atlantique.

Le Bignon est situé à 16 km au sud de Nantes, au départ de l'autoroute A83 Nantes-Niort, qui permet de rejoindre l'autoroute A10, Paris-Bordeaux.

Les communes limitrophes sont, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, Vertou au nord, Les Sorinières, Pont-Saint-Martin, La Chevrolière, Geneston, Montbert et Château-Thébaud.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Le Bignon est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du Bignon viendrait[style à revoir] du gaulois Bugna : « tronc » ou « ruche », ou de Bunia : « source »[1].

Une beigne désignait autrefois « une bosse de terrain, une petite éminence, un mamelon ». Ce nom reflète l’aspect géographique du lieu.[réf. nécessaire]

Bignon est un mot de langue d'oïl bien implanté en Morvan, Poitou, Anjou, Centre et Mayenne qui désignait une « eau qui jaillit du sol, une source avant sa sortie de terre, une fondrière ».[réf. nécessaire]

Le Bignon possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Le Binyon (écriture ELG)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un micro toponyme la Fontaine aux Fées, plus officiellement appelé la Fontaine aux Moines, atteste depuis la première moitié du XVIIe siècle le souvenir d'un plausible culte aux divinités des eaux jaillissantes (ou des bois), culte qui aurait pu être à l'origine même de l'agglomération[3].

Des pierres polies ont été trouvées en plusieurs lieux de la commune, indiquant une occupation dès le néolithique. Près du village du Landreau, un micro-toponyme Tombelaine fait peut-être référence à un tombeau celtique. Le site du Silureday (ancien Silevreda) a livré un habitat de l'âge du fer.

Au Moyen Âge, la châtellenie de Touffou commande l'accès sud de Nantes : elle est l'une des forteresses qui protègent la frontière du duché de Bretagne. Elle est démantelée sous Louis XIII.

En 1788, la paroisse du Bignon compte environ 2000 âmes[4].

Le , le général Crouzat, commandant le poste de Roulière, écrit à son chef : « ...la patrouille de grenadiers que j'avais envoyés hier en avant du camp m'a rapporté qu'il y avait encore des habitants dans le village du Bignon, et que ce village n'était pas brûlé ! J'ai en conséquence fait partir ce matin, à 2 heures précises un bataillon et 8 chasseurs pour aller brûler ledit village, ce qui a été exécuté. Les fours ont été détruits, le feu a été mis aux moulins[5]... »

Le , son démembrement a donné naissance à la commune des Sorinières.

En 1914, 327 Bignonais partiront au front, pour une bonne part aux 64e, 264e et 65e régiments d'infanterie. 83 d'entre eux ne reviendront pas.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à trois flacons d'or.
Commentaires : Sceau de la juridiction du Bignon utilisé par E. Gervrier, seigneur du Bignon et des Bouteilles, en 1696 (brevet d'Hozier). Délibération municipale du .

Devise[modifier | modifier le code]

La devise du Bignon est[réf. nécessaire] « Sagesse et progrès ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Nicolas Lemerle   taillandier
1790 1793 François Ollive   charpentier
1793 1795 Vincent-Salomon Moriceau   laboureur
1795 février 1800 Julien Pouvreau    
février 1800 août 1800 Vincent Moriceau    
août 1800 1802 Julien Pouvreau    
1802 1807 Jean Moriceau    
1807 1815 Jacques Muller    
1815 1830 Louis-Joseph-Julien de Melient    
1830 1837 Jean-Baptiste-Nicolas Blanchard    
1837 1843 Pierre Hupe    
1843 1848 Jean Leauté    
1848 1859 Jean-Jacques Garet    
1859 1870 Prosper Muller    
1870 1871 Benjamin Laisant   notaire
1871 1919 Charles-Marie d'Aviau de Ternay    
1919 1935 Gaëtan d'Aviau de Ternay    
1935 1977 Hubert d'Aviau de Ternay    
1977 1995 Paul Marnier    
juin 1995 2014 Martin Legeay[Note 1] UMP  
2014 en cours Serge Hégron Divers droite formateur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est démembrée partiellement en 1865 pour la création des Sorinières.

En 2013, la commune comptait 3 554 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
1 643 1 833 1 962 2 032 2 100 2 205 2 155 2 119 1 833
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 805 1 805 1 842 1 825 1 823 1 747 1 727 1 734 1 692
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 490 1 482 1 409 1 302 1 269 1 414 1 438 1 471 1 880
1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013 - -
2 279 2 378 2 583 3 184 3 208 3 454 3 554 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[8])
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,4 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[9],[10],[11]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[9],[10],[11].

Pyramide des âges à Le Bignon en 2013 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,4 
3,3 
75 à 89 ans
5,6 
13,4 
60 à 74 ans
13,9 
19,3 
45 à 59 ans
18,4 
24,3 
30 à 44 ans
23,9 
14,2 
15 à 29 ans
13,2 
25,2 
0 à 14 ans
24,7 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Villeneuve, anciennement situés sur le territoire de la commune avant son démembrement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Le Moing - « Noms de lieux de Bretagne »[réf. incomplète]
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013).
  3. Thierry Jaumouillé, histoire et généalogie du Bignon tome 1 bis, article Les Temps de la légende au Bignon, page 25.
  4. Yann Doucet, op. cit., page 117.
  5. Yann Doucet, op. cit., page 179.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  8. « Le Bignon 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  9. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Le Bignon - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  10. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  11. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.