Le Batteux

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Le Batteux
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RedonVoir et modifier les données sur Wikidata
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Grade militaire

François Julien Le Batteux, né au Mans le et mort à Redon le est une personnalité de la Révolution française, agent de Jean-Baptiste Carrier et éclaireur opérant dans le Morbihan avec l'armée de l'adjudant-général Avril.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né au Mans en 1766, il est cuisinier des bénédictins de Redon[1], puis se marie et tient à Redon l'auberge de son beau-père à l'enseigne de « La tête noire ». Le Batteux possède une certaine éloquence, est relativement instruit, ce qui lui permet d'entrer au comité de district en 1791[2] et de devenir directeur des postes[3]. Le , il est à la tête d'une force armée pour rétablir l'ordre à Assérac, Fégréac et Saint-Jean-des-Marais (Loire-Atlantique). Il conduit ses hommes dans le Morbihan et fait parler de lui dans les districts de Malestroit, Caro et Ploermel. Le , il est lieutenant de la compagnie des grenadiers de la garde nationale de Redon. Il a 27 ans et une ambition sans limite. Très autonome, il agit pour son compte autant que pour celui de la République. Débordant Avril, il multiplie les pillages, les taxations, les réquisitions abusives et les arrestations.

La colonne de Le Batteux laisse un souvenir particulièrement sanglant à Questembert[4] ou à Noyal-Muzillac[5].

Bernard Thomas Tréhouart, représentant en mission dans le Morbihan, se méfiait de lui. Les plaintes se multiplient. Tréhouart dissout alors le corps d'Avril et fait arrêter Le Batteux.

Dédaignant Tréhouart, Carrier ordonne au général Tribout, supérieur de Le Batteux, de le faire relâcher[6]. Carrier tient à celui-ci car il lui a rendu de précieux services juste avant la bataille de Savenay 1793 lorsqu'il surveillait la marche vers le sud de l'armée blanche dans la direction de Redon. Le Batteux avait divulgué la descente vers Savenay, permettant à Carrier de prendre des arrêtés qui, coupant les ponts de l'Isac et du Don, gardant les routes latérales, canalisèrent les vaincus du Mans et les engloutirent dans la nasse où les attendait l'armée de Turreau.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives curieuses de la ville de Nantes et des départements de l'Ouest, pièces authentiques, Nantes, Forest, , p. 202.
  2. Léon Dubreuil, Essai sur l'administration générale d'un district pendant la Révolution : le district de Redon 1er juillet 1790 - 18 ventôs, an IV., p. 138, éd. Plihon et Hommay, 1903.
  3. (en) Serge Lionnet, Tales of French Corsairs and Revolution, vol. 2, F J Verger, Janus Publishing Company, (ISBN 1-85756-486-3), p. 214
  4. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Bretagne 2012 , p. 621, éd. Petit Futé, 2012. (ISBN 2-7469-5705-1)
  5. Erlanning, Le Général Louis-Charles-René de Sol de Grisolles, 1761-1836, frère d'armes et successeur de Georges Cadoudal, p. 78, Les Presses bretonnes, 1968.
  6. Jean-Joël Bregeon, Carrier et la Terreur nantaise, éd. Edi8, 2016, (ISBN 226206850X)