Le Bar Floréal

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Le bar floréal est un collectif de photographes crée en 1985 par le graphiste Alex Jordan et les photographes André Lejarre et Noak Carrau[1]. L'association est connue pour sa photographie sociale et engagée, qui trouve ses origines dans la rencontre de deux des fondateurs (Jordan et Lejarre) à Longwy lors des luttes ouvrières pour le maintien de l'activité sidérurgique[2].

Un collectif précurseur[modifier | modifier le code]

En 1985, Alex Jordan, André Lejarre, Noak et des amis aménage un local commercial en plein coeur du quartier de Belleville à Paris, au 43 rue des couronnes. Ils retrouvent une ancienne enseigne "Le bar Floréal", qui devient le nom de l'association.[3]

Un projet de OPHLM Montluçon sur la réhabilitation de la cité Dunlop, commandé à Grapus, réunit pour la première fois Alex Jordan, Noak et André Lejarre. Dès ce premier projet collectif, une pratique singulière voit le jour. Plus que de "prendre" des photographies il s'agit de les restituer dans un dialogue, un échange avec ceux qui ont participé à la démarche du photographe.

Un collectif en constant devenir, controverse, crise[modifier | modifier le code]

Le crédit des photographies diffusées par le bar Floréal reste collectif jusqu'en 1989. Jusqu'en 2002, les droits d'auteurs reversés aux photographes sont forfaitaires dans un souci de partage complet des recettes. Ce fonctionnement collectif généreux crée pourtant des tensions entre les photographes qui ne travaillent pas tous au même rythme. 17 photographes vont rejoindre le groupe au fil des ans. Certains vont rester jusqu'au bout en 2015, d'autres préféreront poursuivre leur propre route après un passage plus ou moins long, toujours fertile en créations, en controverses et en crises.

Myr Muratet (1986), Marc Gibert (1989), Bernard Baudin (1990), Olivier Pasquiers (1991), Jean-Pierre Vallorani (1991-2004), Sabine Delcour (1995-2000), Jean-Luc Cormier (1997-2007), Nicolas Frémiot (1998-2002), Hervé Dez (2002-2008), Caroline Pottier (2003), Sophie Carlier (2003), Nicolas Quinette (2003), Jean-Cristophe Bardot (2004), Eric Facon (2004), Laetitia Tura (2010), Mara Mazzanti (2010), Lucile Chombart de Lauwe (2010-2013).

Des projets collectifs et des projets personnels[modifier | modifier le code]

L’identité du bar Floréal s’est construite à partir de deux idées fortes : la création d’une galerie non-commerciale dans le quartier populaire de Belleville, ouverte à la photographie et toutes autres formes d’expression artistiques et un long parcours dans lequel le questionnement sur le réel, dans sa dimension documentaire et sociale, se marie avec la recherche constante de qualité plastique. Le bar Floréal s'est situé à la croisée entre création, production d’information et interaction sociale. Un grand nombre de reportages et d’actions photographiques ont ainsi été signés, ensemble ou individuellement, en association régulière avec des écrivains, conteurs, sociologues, journalistes, graphistes, musiciens, preneurs de sons, habitants… Chaque projet donne lieu à une restitution publique, projection, trace imprimée… là encore, sous une forme chaque fois différente[réf. nécessaire].

Liquidation[modifier | modifier le code]

Le 30 juillet 2015, le collectif est mis en liquidation. À cette date le collectif comptait douze membres et vingt-et-un photographes au total avaient participé au collectif au cours de ses 30 ans d'existence[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Éric Karsenty, « Génération floréale », sur www.fisheyemagazine.fr, (consulté le 11 juillet 2016)
  2. Frédérique Chapuis, « Eclats du Vieux Monde au Mois de la photo », sur www.telerama.fr, (consulté le 13 mai 2016)
  3. Françoise Denoyelle, Le bar Floréal photographie, Paris, créaphis, , 324 p. (ISBN 2-913-610-68-4)
  4. Frédérique Roussel, « Le collectif du Bar Floréal a tiré le rideau », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mai 2016)