Le Bûcher des vanités (film)

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Le Bûcher des vanités
Titre original The Bonfire of the Vanities
Réalisation Brian De Palma
Scénario Michael Christofer
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Durée 125 minutes
Sortie 1990

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Bûcher des vanités (The Bonfire of the Vanities) est un film américain réalisé par Brian De Palma, sorti en 1990. Ce film est une adaptation du roman homonyme de Tom Wolfe, publié en 1987.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Sherman McCoy, jeune loup de Wall Street et courtier hors pair, a tout pour être heureux : un des appartements les plus luxueux de New York, une gentille petite famille, une fortune personnelle de plusieurs millions et une maîtresse royalement séduisante ; Maria Ruskin. Mais la vie de Sherman tourne au cauchemar lorsque Maria renverse et tue, avec la voiture de Sherman, un jeune noir. Plutôt que d'avouer sa faute, Maria préfère laisser Sherman porter le chapeau. Accusé à tort, Sherman devient alors la proie de tous ; Bacon, révérend escroc et leader d'un groupe noir, essaie de faire passer cet incident pour un crime raciste afin de demander d'énormes dommages et intérêts pour son organisation à Sherman ; le procureur véreux Abraham Weiss, qui veut être élu maire et doit faire plaisir à la communauté noire pour obtenir leurs votes, accepte d'organiser un procès truqué pour faire condamner Sherman ; les journalistes aggravent la situation en enflammant l'opinion publique. Bientôt toute la ville veut la tête de Sherman. Mais Peter Fallow, un journaliste alcoolique sur le déclin, découvre que Sherman est innocent. Malheureusement, cette vérité n'arrange personne après l'énorme publicité donnée à cette affaire : tout le monde préfère que Sherman paie quand même. Bientôt Fallow devient le seul à essayer d'aider Sherman à se blanchir.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Producteurs délégués : Peter Guber et Jon Peters
Coproducteur : Fred C. Caruso
Productrice associée : Monica Goldstein

Distribution[modifier | modifier le code]

Source VQ: Doublage Québec[4]

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Brian De Palma expliquera par la suite avoir aimé travailler avec le scénariste Michael Cristofer sur ce film et qu'il aurait sans doute apprécié une nouvelle collaboration, mais comme le film a été un violent échec commercial et que Michael Cristofer est devenu réalisateur, cela n'a pas pu se faire[5]

Casting[modifier | modifier le code]

Dans le roman, le personnage du journaliste Peter Fallow est anglais. Le rôle est ainsi proposé à John Cleese[6]. Après le refus de l'acteur, le rôle est proposé à Jack Nicholson[6], sans succès. Le studio suggère alors à Brian De Palma d'engager Bruce Willis, qui sortait du succès de Piège de cristal.

Le rôle du juge que tient Morgan Freeman, devait à l'origine être tenu par Walter Matthau et devait s'appeler Myron Kovitzky. Mais l'acteur demande un salaire trop important[6]. Alan Arkin est engagé en remplacement, mais en raison des retards du tournage, il doit se désister. Il est remplacé par Morgan Freeman et le personnage est rebaptisé Leonard White[3] pour notamment éviter davantage de polémiques raciales, en raison du sujet du film[6].

Kristin Scott Thomas a fait des essais pour le rôle de Judy McCoy[6]. Non retenue, elle sera finalement dirigée par Brian De Palma dans Mission impossible en 1996. Quant à Uma Thurman, elle a auditionné pour le rôle Maria Ruskin[6].

Le contrat de l'acteur F. Murray Abraham, qui incarne le procureur Abe Weiss, stipulait que soit son nom serait au-dessus du titre de l'affiche du film, soit son nom n'apparaîtrait pas au générique. La production ayant déjà au casting Tom Hanks, Bruce Willis, Morgan Freeman et Melanie Griffith, elle ne put mettre le nom d'Abraham au-dessus du titre. F. Murray Abraham n'est donc pas crédité au générique du film[3]. L'acteur, tout comme Richard Belzer, avait déjà tourné sous la direction de Brian De Palma dans Scarface (1983). Ils n'ont pas de scènes en commun, tout comme dans Le Bûcher des Vanités.

Le film offre à Kirsten Dunst l'un de ses tout premiers rôles : celui de la fille de Sherman McCoy, incarné par Tom Hanks. Par ailleurs Rita Wilson, la femme de Tom Hanks, joue dans le film.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu du au [7].

Lieux de tournage
346 E 59e rue, Manhattan
816 Park Avenue, Manhattan
Criminal Courts Building - 100 Centre Street, Manhattan
NBC Building, Rockefeller Center, Manhattan
South Bronx, Bronx
Hollywood Forever Cemetery - 6000 Santa Monica Boulevard, Hollywood
Natural History Museum of Los Angeles County - 900 Exposition Boulevard, Exposition Park
Plateau 2, Warner Brothers Burbank Studios - 4000 Warner Boulevard

De nombreux problèmes sont venus ponctuer le tournage, notamment une relation conflictuelle entre Brian De Palma et Bruce Willis. Tout cela a été relayé par le livre The Devil's candy: The Anatomy of A Hollywood fiasco de la journaliste Julia Salamon, que De Palma avait autorisé à suivre le tournage.

Musique[modifier | modifier le code]

Bonfire of the Vanities
Bande originale de Dave Grusin
Sortie 1990
Genre musique de film
Compositeur Dave Grusin
Label Atlantic Records
Critique

Albums de Dave Grusin

La musique du film est composée par Dave Grusin.

Liste des titres
  1. Prologue
  2. Bonfire of the Vanities Theme
  3. Master of the Universe
  4. Concorde
  5. Bronx Exit
  6. Yo!
  7. Get-Away
  8. Love Drums, Pt. 1
  9. Love Drums, Pt. 2
  10. Coma
  11. End of the Road
  12. Hang-Out
  13. Jackals, Pt. 1-2
  14. Subway Breakdown (Prelude)
  15. Blues for Caroline
  16. Thinking of Caroline
  17. Out of My Life
  18. Blues (Reprise)
  19. Bugged
  20. Father/Son
  21. Decency
  22. Speechless/Case Dismissed
  23. Sword of Justice
  24. Epilog-Peter's Theme
  25. End Credit Theme

On entend aussi un extrait de l'acte final du Don Giovanni de Mozart

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

La critique est très dure à la sortie du film. Sur le site Rotten Tomatoes, le film ne récolte que 23 % d'opinions positives pour 50 critiques recensées[10]. Le casting, plus particulièrement Tom Hanks et Bruce Willis, est au centre de la plupart des critiques.

De plus, le film est nommé à 5 reprises aux Razzie Awards 1991 : pire film, pire réalisateur, pire actrice pour Melanie Griffith, pire scénario et pire actrice pour dans second rôle pour Kim Cattrall[11].

Box-office[modifier | modifier le code]

Avec un budget de 47 millions de dollars, le film est l'un des plus grands échecs du studio Warner avec seulement 15 691 192 dollars de recettes[1]. En France, le film totalise 239 029 entrées[12].

C'est un échec commercial important : pour le budget de 47 000 000 $, les recettes ne sont que de 15 000 000 $[3].

Brian De Palma s'autocritiquera énormément après le film, précisant par exemple que « le concept initial était incorrect […] nous avons fait plusieurs choix qui rétrospectivement étaient faux. […] Je pense que John Lithgow aurait été un meilleur choix pour Sherman McCoy[13]. » Il précisera également que la faute revient également au studio qui a produit le film.

Analyse[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de personnages des films de Brian De Palma, Sherman MCCoy, vit dans une réalité qu'il s'est créée[14]. Son univers est protégé et il s'y prend pour le maître du monde[14]. Mais après l'accident, une fois que les média s'en prennent à lui, il découvre qu'il existe une réalité bien différente dont il n'avait aucune conscience[14].

Autour du film[modifier | modifier le code]

C'est la seconde adaptation d'un roman de Tom Wolfe, après L'Étoffe des héros, de Philip Kaufman, sorti en 1983.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julie Salamon, The Devil's candy. The Anatomy of A Hollywood fiasco, Da Capo Press, 1991
    Les dessous du tournage par une journaliste du Wall Street Journal, autorisée par De Palma à suivre le processus de production du film, contre l'avis de la Warner.
  • Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy, , 214 p. (ISBN 2-7021-3061-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « The Bonfire of the Vanities », sur Box Office Mojo (consulté le 17 août 2014).
  2. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. a, b, c et d Secrets de tournage - AlloCiné
  4. « Fiche de doublage québécois du film »
  5. Blumenfeld et Vachaud, p. 180
  6. a, b, c, d, e et f (en) Anecdotes sur l’Internet Movie Database
  7. (en) Business sur l’Internet Movie Database
  8. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  9. (en) « Bonfire of the Vanities », sur AllMusic.com (consulté le 17 août 2014).
  10. (en) « The Bonfire of the Vanities (1990) », sur Rotten Tomatoes.com (consulté le 17 août 2014).
  11. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  12. « The Bonfire of the Vanities », sur JP's box-office (consulté le 17 août 2014).
  13. Interview de Brian De Palma dans le no 93 du magazine Empire, décembre 2008, p. 94
  14. a, b et c Blumenfeld et Vachaud, p. 50