Laviot

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Laviot
Laviot
La Semois à Laviot
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Neufchâteau
Commune Bouillon
Zone téléphonique 061
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 31″ nord, 4° 59′ 02″ est
Localisation
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Laviot

Laviot, nommé aussi Ban de Laviot, est un tout petit hameau du village belge de Rochehaut, aujourd'hui section de la ville belge de Bouillon située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce hameau est situé sur la Semois. 49° 50′ 31″ N, 4° 59′ 02″ E

Histoire[modifier | modifier le code]

Laviot comptait une seigneurie à la fin du XVIIIe siècle[1].

Lorsque l'ancien Duché de Bouillon fut réuni à la France, Laviot [2] est affecté au canton de Bouillon, avec le statut de commune, par le décret du 4 brumaire an IV modifié par le Conseil des Cinq-Cents, le 26 fructidor an IV[3].

Le Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, tome.3, indique, pour l'an XIII, une population de 30 habitants[4].

Cette commune fut affectée au Royaume des Pays-Bas par le Traité de Paris (1815).

Les archives de l'État en Belgique indiquent qu'elle resta avec un statut de commune jusque 1823 [5]

En 1858, un projet de loi est soumis, qui a pour objet de former une nouvelle commune sous le nom de Rochehaut, formée des sections de Rochehaut et de Laviot faisant alors partie de la commune de Vivy et de la section de Frahan appartenant alors à la commune de Corbion[6]

Économie[modifier | modifier le code]

Il y eut, au mitan du XIXe siècle, l'exploitation d'une ardoisière. Les ardoises étaient expédiées par la rivière et gagnaient la vallée de la Meuse par le territoire français[7]. L'on extrayait déjà des ardoises à Laviot vers 1810. L'ouverture de la première carrière remonterait à 1826[8].

Aujourd'hui, mis à part l'exploitation forestière, un camping en assure toute l'activité économique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. A. de Premorel, Un Peu de Tout à propos de la Semois, Arlon : J. Laurent, 1851, p. 298 [1]
  2. Il est nommé dans ce décret du 4 brumaire an IV : Leviot et dans l'arrêté portant Réduction des Justice de paix du Département des Ardennes du 23 vendémiaire an X : Lavioz [2]. Il apparait sur la Carte de Cassini avec l'orthographe Le Viot.
  3. Conseil des Cinq-Cents, suite de la séance du 26 fructidor an IV, dans le Journal des débats et des décrets, n°320, p.395 [3].
  4. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, vol.3 (I-O), Paris : Baudouin et Laporte, an XIII, p.162 [4]
  5. Les archives de l'État en Belgique : Commune de Laviot [5]
  6. Recueil des pièces imprimées par ordre de la Chambre des Représentants, session 1857-1858, tome 4(n°180-263), Bruxelles, 1858, rapport n° 223 du 1er juin 1858 [6]
  7. Ardoises: premier rapport, ministère des travaux publics et de la guerre, commission des matériaux indigènes, Bruxelles : Vandooren frères, 1841, pp.22-25 [7]
  8. Pascal Lambot, L'Abbé Marenne, curé de Rochehaut, Presses universitaires de Namur, 2011, p.17 [8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Devillez, Camping du Laviot : témoignage, Paris : Société des Écrivains, 2013,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]