Lavello

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Lavello
Lavello
Lavello en 2017
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Basilicate Basilicate 
Province Potenza 
Code postal 85024
Code ISTAT 076043
Préfixe tel. 0972
Démographie
Gentilé lavellesi
Population 13 945 hab. (31-12-2010[1])
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 03′ 00″ nord, 15° 48′ 00″ est
Altitude Min. 313 m
Max. 313 m
Superficie 13 200 ha = 132 km2
Divers
Saint patron San Mauro
Fête patronale 2 mai
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Basilicate

Voir sur la carte administrative de Basilicate
City locator 14.svg
Lavello

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte administrative d'Italie
City locator 14.svg
Lavello

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte topographique d'Italie
City locator 14.svg
Lavello
Liens
Site web http://www.comune.lavello.pz.it/

Lavello est une commune italienne d'environ 13 900 habitants, située dans la province de Potenza, dans la région Basilicate, en Italie méridionale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lavello, gravure de Giovan Battista Pacichelli (it), Il Regno di Napoli in prospettiva, 1703.

Pendant l'Âge du Fer, le site de Lavello est occupé par l'habitat de Forentum, peuplé par les Dauniens[2].

Au IXe siècle, sous la domination des Lombards, Lavello appartient au duché de Bénévent. En 869, le duc Sicard y est assassiné en revenant de la chasse. En 1042, lors de la conquête normande de l'Italie du Sud, elle est donnée en fief à un nommé Arniclino ou Arnolino[3]. L'évêché, qui dépendait de l'archevêché de Bari, passait pour ancien mais aucun évêque n'est mentionné avant 1060. La cathédrale était en même temps l'unique église paroissiale[4].

Sous la dynastie souabe des Hohenstaufen, Frédéric II agrandit l'ancienne forteresse lombarde. Son fils Conrad IV y meurt en 1254. Lors de la révolte gibeline de 1268, Lavello prend le parti de Manfred de Hohenstaufen contre le roi français Charles d'Anjou. Celui-ci, en représailles, fait incendier la ville : en souvenir de cet épisode, le blason municipal montre une tour à deux étages envahie par les flammes.

Lavello est la ville natale du condottiere Angelo Tartaglia, lieutenant de Giacomo Attendolo Sforza qui le fait exécuter en 1421. Sous Ferdinand le Catholique, roi de Naples de 1503 à 1516, le comté de Lavello est un fief des Orsini del Balzo (it). En 1507, il est vendu aux Del Tufo. Il passe plus tard aux Pignatelli puis aux Caracciolo de Torella qui le conservent jusqu'à l'abolition de la féodalité.

En 1547, Thomas Stella, évêque de Lavello, participe à la 14e session du concile de Trente, tenue à Bologne. Les pères concluent à une définition volontairement imprécise de « la contrition requise dans le pénitent »[5].

Au XVIIIe siècle, Lavello abrite deux couvents, un d'observantins et un de capucins[6].

En 1851, Lavello est une des localités touchées par le tremblement de terre du Vulture[7]. L'église principale est reconstruite en 1852 ; la ville compte alors 4 480 habitants ; elle appartient à la circonscription et au diocèse de Venosa, district de Melfi, province de Basilicate[8]. Pendant le brigandage post-unitaire des années 1860, soulèvement armé fortement teinté de brigandage contre l'annexion du royaume des Deux-Siciles par le royaume d'Italie réunifié, Lavello est occupée et mise à sac en avril 1861 par le chef de bande Carmine Crocco[9].

Lavello est la ville natale de Marco Bisceglia (it) (1925-2001), curé de la paroisse du Sacré-Cœur dans la même ville où il célèbre, en 1975, le premier mariage homosexuel en Italie, ce qui lui vaut d'être suspendu a divinis[10].

Siège de la Banca di Credito Cooperativo (it) de Gaudiano en 2008.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]


Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Gaudiano

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ascoli Satriano, Canosa di Puglia, Cerignola, Melfi, Minervino Murge, Montemilone, Rapolla, Venosa

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Revue des études grecques, Volume 111, 1888-1912, p. 220.
  3. Dizionario corografico-universale dell'Italia, vol. 4, 1852, p. 502.
  4. Charles-Louis Richard, Dictionnaire universel dogmatique, canonique, historique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques, 1760, p. 568.
  5. Joseph Périnelle, L'attrition d'après le Concile de Trente et d'après Saint Thomas d'Aquin, Bibliothèque thomiste, Le Saulchoir, Kain (Belgique), 1927, p. 58. [1]
  6. Charles-Louis Richard, Dictionnaire universel dogmatique, canonique, historique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques, 1760, p. 568.
  7. M. Baratta, I Terremoti d'Italia, Forni, Torino, 1901.
  8. Dizionario corografico-universale dell'Italia, vol. 4, 1852, p. 502.
  9. Marc Monnier, Histoire du brigandage dans l'Italie méridionale, 1862, chap. VI.
  10. Enrico Pace, Don Bisceglia otto anni dopo, Arcigay, 22 juin 2009 [2]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Louis Richard, Dictionnaire universel dogmatique, canonique, historique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques, 1760, p. 568 [3]
  • Dizionario corografico-universale dell'Italia, vol. 4, 1852, p. 502 [4]
  • Marc Monnier , Histoire du brigandage dans l'Italie méridionale, 1862, chap. VI [5]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]