Lav Diaz

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Lav Diaz
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Lav Diaz au festival On the Edge de Cleveland en 2015.

Nom de naissance Lavrente Indico Diaz
Naissance (58 ans)
Cotabato, (Mindanao)
Philippines
Nationalité Drapeau des Philippines Philippin
Profession Réalisateur
Films notables Norte, la fin de l'histoire
Death in the Land of Encantos
Site internet lavdiaz.com

Lav Diaz (né le à Cotabato) est un cinéaste[1] philippin.

Reconnu comme le « père idéologique du nouveau cinéma philippin », ses films sont réputés pour leur ampleur et leur précision esthétique et discursive[2].

Il remporte le Léopard d'or au Festival international du film de Locarno 2014 pour From What is Before et le Lion d'or à la Mostra de Venise 2016 pour The Woman Who Left.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né aux Philippines le , Lavrente Indico Diaz grandit à Cotabato, Mindanao, sous le règne de Ferdinand Marcos et dans les années sanglantes de la loi martiale. Après des études d’économie et de droit, il signe des scénarios et réalise ses premiers courts métrages au milieu des années 1980.

Achevé dix ans plus tard alors qu’il partage sa vie entre New York et les Philippines, Evolution of a Filipino Family (2004) lui vaudra, avec West Side Kid (2001) et Heremias, Book One: The Legend of the Lizard Princess (2006), une reconnaissance internationale. Death in the Land of Encantos (2007) et Melancholia (2008) sont tous deux récompensés à la Mostra de Venise.

En 2009, il est sélectionné pour écrire et réaliser un segment du Jeonju Digital Project, intitulé Butterflies Have No Memories. Suivent Century of Birthing (2010), Florentina Hubaldo, CTE (2012), et Norte, la fin de l'histoire (2013) qui figure dans la sélection « Un certain regard » du Festival de Cannes. En 2014, il remporte le Léopard d'or au Festival de Locarno pour From What is Before (Mula sa Kung Ano ang Noon).

En 2013, Lav Diaz réalise Prologue to the Great Desaparecido, court métrage d'introduction à un vaste projet en devenir, The Great Desaparecido, sur la disparition en 1897 d'Andres Bonifacio, fondateur de la Révolution philippine assassiné par ses rivaux[3].

Une rétrospective lui est consacrée en novembre 2015 au Jeu de Paume[4].

Lav Diaz est également musicien et auteur de bandes dessinées.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Le cinéma est encore très jeune. C'est une forme très jeune. Nous pouvons encore faire tant de choses avec. Nous pouvons jouer avec beaucoup de genres, avec de nombreuses structures. Nous pouvons même changer notre praxis. C'est à la fois très puissant et requiert une grande responsabilité. On doit être responsable de ce que l’on donne, de ce que l’on fait, de ce que l’on crée. Même si seulement quelques personnes regardent un film, l'effet reste très fort. Et je ne parle pas seulement du cinéma. Je parle de l'art en général, du mouvement culturel. Les œuvres culturelles sont plus importantes que la politique, que la religion. L'art est primordial dans l'éducation, en offrant aux gens de plus grandes perspectives[5]. »

  • « Je considère le cinéma comme un art. C'est mon point de vue. Je me bats avec. Je ne cesse de me demander « Pourquoi ? Pourquoi ne faire que deux heures ou une heure et demie ? Pourquoi doit-on poser une limite si c'est de l'art ? ». Donc, depuis le début, mon cinéma est libre. Je ne me préoccupe pas de la durée[5]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lav Diaz est — entre autres — réalisateur, scénariste, monteur, acteur et producteur indépendant.
  2. « Les très riches heures : Première rétrospective en France des films de Lav Diaz du 03 novembre au 05 décembre 2015, Concorde, Paris », sur Jeu de Paume (consulté le 4 juillet 2016)
  3. (en) « Prologue to the Great Desaparecido  » (consulté le 6 juillet 2016)
  4. « Lav Diaz : fleuve secret », sur Libération,
  5. a et b « Lav Diaz : Les très riches heures » [PDF], sur Jeu de paume (consulté le 6 juillet 2016), p. 7

Liens externes[modifier | modifier le code]