Laurent Vander Meulen

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Laurent Vander Meulen
Naissance
Décès
Activité

Laurent Vander Meulen, né à Malines en 1643 et mort dans sa ville natale en 1719 est un sculpteur flamand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commença sa formation dans sa ville natale qui avait une riche école de sculpture et après avoir commencé l'étude de la peinture, il fut attiré par cet art et alla se former à vingt ans, c'est-à-dire assez tardivement pour un apprenti, dans l’atelier du sculpteur malinois renommé Pierre Vander Stock. Il n’y resta pas longtemps, et avant d’avoir atteint la maîtrise, qu’il accomplira après son retour à Malines, il s’en alla en Angleterre où, suite à l’incendie de Londres et sa reconstruction, il y avait une forte demande dans les métiers d'art.

Il alla ainsi rejoindre l’importante colonie d’artistes flamands, peintres, sculpteurs, tapissiers, etc. qui y était active.

C’est ainsi qu’on le retrouve à Londres à côté d’autres compatriotes[1], comme Arnold Quellin, le fils d’Artus Quellin, John Nost, également malinois, Antoon Verhuke et Pierre Van Dievoet, dans l’atelier de Grinling Gibbons un sculpteur virtuose dans la fine ciselure de motifs floraux, domaine dans lequel Laurent Vander Meulen allait bientôt égaler son maître, comme le démontre par exemple l’encadrement en bois de tilleul extrêmement fouillé composé de festons et de fruits qui est conservé au Musée d’Art et d’Histoire de Bruxelles.

Considérant sans doute que sa formation était suffisante et qu’il égalait désormais son maître il rentra en 1687 dans sa ville natale, ce qui lui permit d’éviter les troubles de la Révolution de 1688.

Afin de pouvoir s’installer à son compte il remplit les formalités destinées à atteindre la maîtrise et se maria alors avec Cornélie-Thérèse de Croes, belle-sœur du sculpteur Jean-Luc Fayd’herbe, fils du grand sculpteur Luc Fayd'herbe, il entrait ici de plain-pied dans le milieu artistique le plus influent des Pays-Bas.

Il commença ainsi une carrière féconde de sculpteur ornemaniste, décorant de nombreuses églises et demeures de ses ornements composés de guirlandes fleuries au ciseau fouillé et à la ciselure minutieuse d’orfèvre du bois. À côté de cela on cite aussi de lui des statues religieuses, des vierges, et quelques bustes.

Malgré l’abondance de son œuvre celle-ci est devenue fort rare et dispersée, ce qui en rend l’étude difficile.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Neefs, Histoire de la peinture et de la sculpture à Malines, Gand, imprimerie E. Vanderhaegen, 1876, 2 vol.
  • Adolphe Siret, Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles: depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Librairie Encyclopédique de Périchon, 1848.
  • Messager des sciences historiques, 1836.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gibbons, Grinling, dans : Oxford Dictionary of National Biography, vol. 22, pp. 29-30 : "The attribution of these works is complicated by the presence of the highly trained Flemish sculptors whom Gibbons had gathered into his workshop by the end of the 1670s. These included Arnold Quellin (the nephew of Artus Quellinus I), John Nost, and Anthony Verhuke, joined in the next decade by, among others, Laurens Vander Meulen and Pierre Van Dievoet. Their experience and skill as makers of statues may have exceeded his own".