Laurent Thibault

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Laurent Thibault est un musicien français, bassiste et guitariste, qui est devenu également réalisateur et ingénieur du son.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bassiste du groupe the Pives, puis du groupe les Zorgones, groupe de rock progressif qui participa aux événements de mai 1968 et sortit un 45 tours : Herr Doctor Reich et Mon vélo est bleu. Il est le cofondateur avec Christian Vander du groupe Magma,[1] dont il fut le premier bassiste. Il produisit le premier double album, Kobaïa, la musique du film Tristan et Yseult, Ẁurdah Ïtah, et l'album Attahk.

Après avoir été presque deux ans International Label Manager aux disques Barclay, il fonde chez Philips le label Thélème, consacré au rock progressif français : Ergo Sum, Mor (premier disque de Dan Ar Braz), Univeria Zekt (avec Magma, Zabu, Lionel Ledissez, chanteur d'Ergo Sum), Solitude, Zabu (premier chanteur de Magma). Il compose aussi deux albums du chanteur Alain Kan, sur lequel il est aussi bassiste, guitariste : Et Gary Cooper s'éloigna dans le désert, et Heureusement en France on ne se drogue pas, ainsi que le single City Palace. Il composera plus tard plusieurs titres et joue sur l'album Parfums de nuit, sous le pseudonyme de Whamdam, qu'il avait utilisé avant pour J'aime regarder les filles de Patrick Coutin.

De 1974 à 1985, il reprend le studio du Château d'Hérouville à la demande de Michel Magne. Il enregistre entre autres T. Rex, Tom Jones, Christopher Bell, Hawkwind, puis peu après Kiki Dee, David Bowie et Iggy Pop, pour lequel il est également bassiste sur cinq titres de l'album The Idiot. Il est l'ingénieur réalisateur de nombreux artistes, dont Jacques Higelin, avec lequel il signe ses premiers disques d'or : No Man's Land, Champagne et Caviar. C'est durant ses 11 ans de direction du Château d'Hérouville que sont enregistrés Saturday Night Fever des Bee Gees, mais aussi Fleetwood Mac, Marvin Gaye, Nina Hagen, John McLaughlin, Sham 69, Bad Company, Sweet, Ritchie Blackmore's Rainbow, Michael Schenker Group, Popol Vuh, et bien d'autres…[2]

Laurent Thibault crée le Voyageur, premier studio-mobile multi-pistes français itinérant, qui enregistra entre autres Alice Cooper, Madness, Higelin, Nougaro, Lavilliers et aussi le studio Couleurs, à Auvers-sur-Oise, qu'il exploite pendant plus de douze ans, où il reçoit Pino Palladino, Steve Jordan, Blues Trottoir, Catherine Ribeiro, Julie Piétri, OTH, les Satellites et Marianne James.

IL enregistre son premier album Mais on ne peut pas rêver tout le temps, interprétation musicale des tableaux du Douanier Rousseau, au Château d'Hérouville.

Il a collaboré à ce jour à plus de 400 albums. A l'initiative d'Eve Fegyveres, collaboratrice de longue date, un livre écrit par Alain Dister sur le Château devait voir le jour. Hélas, le décès de ce dernier a interrompu ce projet.

2014 voit la sortie d'un album "collector", tiré à 300 exemplaires de son premier roman, L'Enrêveur, livre + CD, en fait son deuxième album.

Laurent Thibault vit actuellement à Angers. Après avoir été Directeur du développement de la société Arkamys (au Château d'Hérouville ) de 2001 à 2003, il devait fonder un laboratoire de recherches sur le son à Nantes. La société de recherche Le Château Sas est créée en 2013 à Angers.

Il soutient la Galerie sonore d'Angers, a animé un projet de Centre d'art Contemporain consacré aux Installations Sonores, et a surtout repris aussi avec grand plaisir son métier de musicien, et de réalisateur. Il compose, écrit et joue avec le groupe Anglais Call.

Son nouveau studio, Le Château Studio in Angers s'est ouvert en décembre 2014, équipé d'une console analogique Harrison Serie 12 à 48 entrées, du nouveau Radar 6, d'enceintes Quested, dans le cadre d'une structure de prestation, formations par le biais de l'association Master's Master Classes, de production et d'édition musicale, ainsi que la préparation de nouvelles recherches sonores, appliquées en premier à la musique. Il a également durant cette période remasterisé son album "Mais on ne peut pas rêver tout le temps", qui est sorti sous le label Thélème fin 2017.

En janvier 2016, France 4 diffuse le film de Gaetan Châtaignier et Christophe Conte "David Bowie, l'homme aux 100 visages"[3], dans lequel Laurent est interviewé au Château d'Hérouville. Le magazine Magic, "Revue Pop Moderne" écrit alors : "Mais la valeur ajoutée de ce documentaire parfaitement écrit par un Conte décidément hyperactif en dehors des Inrocks, c'est bien Laurent Thibault. L'ex-bassiste de Magma, qui joue sur The Idiot, fut l'ingénieur du son du château de 1974 à 1985- Et il vole ici la vedette à l'écran à son prédécesseur, le pourtant réputé Dominique Blanc-Francard. Précision amusante, selon la biographie Iggy Pop: Open Up And Bleed (2007) de Paul Trynka, Laurent Thibault, qui est désormais actif du côté d'Angers, aurait carrément influencé le héros Peter Hook. Et donc en cascade, toute notre pop moderne. NP ". D'autres articles, dont Rolling Stones, interviews France Culture...

Depuis octobre 2016, Laurent Thibault transmet également son expérience aux intermittents du spectacle, artistes ou techniciens du son, via ses Master's Classes organisées par Le Château Studio.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Magma Fan »
  2. Emmanuel Tellier, « La folle histoire d’Hérouville », Télérama,‎ (lire en ligne)
  3. « Nantes. Ce soir un documentaire sur David Bowie par le Nantais Gaëtan Chataigner », Presse Océan,‎ 06.01.2016 18:43 (lire en ligne)