Laurent Chemla

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chemla.
Laurent Chemla
Laurent Chemla - Meetup décentralisation du Net - Octobre 2014.jpg

Laurent Chemla en .

Autres informations
Site web

Laurent Chemla, né en , est un informaticien et entrepreneur français.

Précurseur dans le domaine d'Internet, il est notamment le cofondateur de Gandi, principal registrar français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a participé à la mise en place du BBS pour le support des développeurs Atari.

Il est le premier informaticien français à avoir été inculpé puis relaxé pour piratage informatique[1] depuis un Minitel[2], en 1986.

Durant les années 1990, employé dans l'entreprise française BrainStorm[3], il a participé au développement de logiciels sur la gamme de micro-ordinateurs Atari 16/32 bits (ex: Atari ST) :

En 1999, il fonde Gandi, principal registrar français avec Valentin Lacambre, Pierre Beyssac et David Nahmias.

En 2002, il écrit le livre Confessions d'un voleur : Internet, la liberté confisquée, où il décrit sa vision d'Internet : « Je me souviens qu’à cette époque, quand je disais “Internet”, mes amis me regardaient comme si je débarquais d’une autre planète. J’avais beau leur dire que ce bidule allait révolutionner le savoir humain, ils me regardaient d’un air apitoyé et retournaient à leur travail. »[2]Ce livre est gratuitement consultable sur Internet[2].

En 2013, après que PRISM (programme de surveillance) a été révélé, il annonce vouloir relancer son « projet Caliop[6] », une plateforme de courrier électronique à même de garantir la confidentialité des communications[7], en créant un réseau chiffré suffisamment large pour être sécurisé de bout en bout. Il explique lors d'une conférence le 23 octobre 2014 que l'échec du chiffrement PGP est dû à l'absence de contacts sécurisés et donc à l'impossibilité de chiffrer sa correspondance. En effet, pour qu'une communication soit chiffrée avec PGP, il faut que le récepteur ait préalablement communiqué sa clé publique à l'émetteur. Pour que l'ensemble des communications puisse être chiffré, il faut donc que l'ensemble des contacts utilise le système PGP.[pas clair] Caliop a pour objectif de créer un environnement social suffisamment grand pour assurer la sécurité et la confidentialité des communications des utilisateurs le souhaitant.

Le 28 mars 2014 il intègre le comité stratégique de l'association La Quadrature du Net[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le piratage informatique n'étant pas encore codifié, il est en fait inculpé pour « vol d'énergie ».
  2. a, b et c Laurent Chemla, Confessions d'un voleur : Internet, la liberté confisquée, Paris, Éditions Denoël, coll. « Impacts »,‎ , 256 p., 21 cm (ISBN 978-2-207-25216-1, OCLC 469733872, notice BnF no FRBNF38836931, présentation en ligne, lire en ligne)
  3. http://www.brainstorm.fr/Pres/presentation.html.fr
  4. http://www.brainstorm.fr/Kits/ADEBUGATARI.html.fr
  5. http://www.brainstorm.fr/Kits/ASSEMBLEATARI.html.fr
  6. http://www.caliop.net Site du projet Caliop
  7. http://www.pcinpact.com/news/81882-projet-caliop-pour-laurent-chemla-le-fondamental-cest-cryptographie.htm
  8. http://www.laquadrature.net/fr/la-quadrature-du-net-se-renforce

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]