Laurent Bouvet (politologue)

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Laurent Bouvet
Naissance
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

  • Le Sens du peuple (2012)
  • L'Insécurité culturelle (2015)

Laurent Bouvet, né en 1968, est un politologue, universitaire et essayiste français. Militant ou proche du Parti socialiste pendant des années, il devient l'un des chefs de la Gauche populaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'IEP de Paris (1989)[1] et titulaire d'un DEA de sociologie politique obtenu à l'EHESS, il soutient en 1998 à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) sa thèse de doctorat intitulée « “E pluribus unum” ? : la nouvelle question identitaire américaine » sous la direction de Pierre Rosanvallon. En 2001, il est reçu à l'agrégation de science politique.

Il est rédacteur en chef entre 1998 et 2001 de la Revue socialiste. Il est brièvement secrétaire général de La République des idées, un groupe de réflexion orienté au centre-gauche en 2002. Il milite au PS de 1988 à 2007[2].

Depuis 2011, il enseigne la théorie politique à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), puis l'histoire des cultures politiques à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye (SGEL) depuis 2015.

Il est également membre élu du Conseil national des universités, section « science politique », l'un des chefs de la Gauche populaire et le directeur de l'Observatoire de la vie politique (OVIPOL) de la Fondation Jean-Jaurès, proche du Parti socialiste. Il a contribué à populariser le concept d'« insécurité culturelle », dont seraient victimes les classes populaires et qui expliquerait en partie le vote Front national[3].

Prix et bourses[modifier | modifier le code]

  • Bourse du Chicago Group on Modern France 1995, avec Péchiney et l'American Can Company
  • Bourse Tocqueville de la French-American Foundation 1997
  • Bourse Lavoisier du ministère des affaires étrangères 1998
  • Prix de thèse Marie-France Toinet de la Société d’études nord-américaines 1999

Prises de position[modifier | modifier le code]

Il s'éloigne du Parti socialiste dont « l’idéologie dominante », dit-il en 2012, défendrait « des positions libérales sur le plan économique et multiculturaliste[s] sur le plan culturel[2]. »

Dans une tribune parue dans le journal Le Monde en septembre 2015, regrettant « le caractère éphémère et caricatural » des polémiques politico-intellectuelles actuelles, il avance que « la gauche est devenue inquisitoriale et refuse de s’appliquer le pluralisme qu’elle professe »[4].

Le , il lance officiellement, avec notamment Gilles Clavreul, le mouvement politique du Printemps républicain, visant à rassembler de manière élargie une majorité de citoyens autour des valeurs fondamentales de la laïcité et du pacte républicain, et dont le manifeste porte les signatures de personnalités telles qu'Élisabeth Badinter, Marcel Gauchet, Fleur Pellerin ou Kamel Daoud[5].

En janvier 2017, lors de l'élection primaire de la gauche, il dit à propos de Manuel Valls qu'il « est proche de [son] idée d’une gauche républicaine[6]. ». Il interprète sa défaite aux primaires comme le signe d' « un parti qui se recroqueville idéologiquement, qui perd cette pluralité d'approches et de visions du monde qui a fait sa richesse depuis 40 ans »[7].

Il admire Emmanuel Macron dont il dit : « En regardant leur jeune président se couler, dimanche, dans les habits de sa fonction, les Français ont pu se dire que malgré son âge et sa courte expérience de la vie publique il avait très vite compris, en termes d'images et de symboles du moins, ce qu'impliquait l'une de ses dimensions, sans doute la plus fondamentale: l'incarnation »[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Avec Thierry Chopin, Le fédéraliste : la démocratie apprivoisée, Michalon, 1997
  • En collaboration, France-Allemagne : le bond en avant, éditions Odile Jacob, 1998
  • Avec Laurent Baumel, L’année zéro de la gauche, Michalon, 2003
  • Le communautarisme : mythes et réalités, Lignes de repères, 2007
  • Le sens du peuple : la Gauche, la démocratie, le populisme, Gallimard, 2012
  • L'insécurité culturelle : sortir du malaise identitaire français, Fayard, 2015
  • La Gauche zombie, Lemieux éditeur, 2017

Ouvrages encyclopédiques[modifier | modifier le code]

  • En collaboration, Les enjeux du débat public contemporain, La Découverte, 1999
  • En collaboration avec Bruno Bachini, Ariane Chebel d'Appolonnia et Muriel Rouyer, Manuel de culture générale, Hachette, 2007
  • Avec Christophe Giolito, La culture générale à Sciences-Po, SEDES, 2009
  • Direction avec David Alcaud, Dictionnaire de sciences politiques, Sirey, 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]