Laurent Ballesta

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Laurent Ballesta
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Laurent Ballesta en 2015.

Naissance (43 ans)
Montpellier (France)
Nationalité Drapeau : France Français
Domaines Biologie marine
Photographie sous-marine
Renommé pour Reportage sur les Cœlacanthes

Laurent Ballesta, né le à Montpellier, est un biologiste naturaliste marin français, spécialiste mondial de la photographie sous-marine. Il a notamment été l'un des premiers plongeurs autonomes à voir les cœlacanthes vivant dans leur milieu naturel, dans le canal du Mozambique sur la côte-est de l'Afrique du Sud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père postier et d'une mère employée dans un laboratoire d'analyses médicales, Laurent Ballesta a un frère cadet[1].

Il côtoie la vie sous-marine dès le plus jeune âge dans sa région natale du côté de Montpellier, passe son baptême de plongée à 13 ans et devient moniteur de plongée à sa majorité[1]. Naturellement, ses études universitaires concerneront l’écologie benthique (la faune et la flore qui vivent sur le fond des mers). Titulaire d’une Maîtrise de Biologie de l’Université de Montpellier, il poursuit son cursus universitaire avec un Master d’Ecologie Méditerranéenne durant lequel il réalise la première cartographie bionomique des fonds marins de la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls. Ses études l'entraîneront également en Grèce, en Corse, et en Polynésie française. À 25 ans, il achève ses études en découvrant une nouvelle espèce de poissons pour la Méditerranée occidentale, le gobie d’Andromède.

Photographe sous-marin, il est le plus jeune photographe à avoir reçu la palme d’or au Festival Mondial de l’Image Sous-Marine, distinction qu'il est le seul également à avoir obtenu à trois reprises. Il a publié des portfolios dans les plus grands magazines de la presse française et étrangère (Paris Match[2], Figaro Magazine, Ça m’intéresse, VSD, National Geographic, Daily Mail, Stern, View, Corriere Magazine, Terres Sauvages, Sciences & Vie, etc.).

Plongeur professionnel, il a été précurseur en utilisant dès 1999 un tout nouvel équipement de plongée sous-marine, le scaphandre recycleur circuit fermé à gestion électronique de mélange, qui offre des perspectives révolutionnaires d’exploration sous-marine pour plonger plus profond et plus longtemps. Il a d’ailleurs cosigné avec les plongeurs techniciens Eric Bahuet et Jean-Marc Belin, le premier ouvrage entièrement consacré à ces nouvelles méthodes de plongée[3].

En parallèle, il apparaît à la télévision française depuis 1999, comme conseiller scientifique en environnement marin pour l'émission de télévision Ushuaia Nature sur TF1 où on le voit régulièrement au côté du célèbre animateur globe-trotter Nicolas Hulot[1]. Il a ainsi participé à une trentaine d’expéditions à travers le monde, de l’Arctique à l’Antarctique, et de la Sibérie à l’Amazonie...

En 2000, il fonde avec Pierre Descamp, son ami des bancs de l’Université l’association L’Œil d’Andromède ayant pour but de continuer à vivre leur passion pour les océans par l’étude et la valorisation du milieu marin qui aboutira en 2008 à la création d’une société, Andromède Océanologie, dont les capacités d’expertise vont de la cartographie bionomique des fonds marins aux études d’impact des aménagements côtiers et à la gestion des écosystèmes littoraux.

En 2001, il réalise un programme de valorisation du patrimoine sous-marin de la Polynésie française et réalise à ce titre une série de documents pédagogiques et une série de poster de valorisation du patrimoine marin des différents archipels. L'année suivante, il est responsable d’un programme d’éco-valorisation du patrimoine sous-marin du Parc National d'Aqaba en Jordanie, programme financé par la Banque mondiale. En 2003, il signe un premier ouvrage consacré à la faune et la flore subaquatique de sa région natale en France, le Languedoc-Roussillon[4]

En 2004, ils organisent une mission scientifique ayant pour but de comprendre la reproduction des requins en Polynésie qui n’a jamais été observé jusque là. Cela entraînera la réalisation d’un documentaire, Le 7e ciel des requins gris[5].

En 2005, Laurent cosigne avec Pierre Descamp le livre Planète Mers[6], fruit de 11 ans de prises de vue récoltées aux quatre coins des cinq océans de la planète, qui montre, raconte et explique la vie dans les océans. Ce travail a été récompensé par une palme d’Or en 2005 lors du Festival Mondial de l’Image Sous-Marine.

Au printemps 2006, Le Sénat de la République Française a rendu hommage à son travail par une exposition photographique publique intitulée Planète Mers4'. Il est aussi le plus jeune photographe à avoir été exposé sur les célèbres grilles du Jardin du Luxembourg à Paris et les expositions publiques vont alors se suivre à Hambourg, Bonn, Vannes, Toulouse, Saint Raphaël, Nice, Varsovie, Łódź, Monaco, Bangkok

En 2007, il monte une expédition pour réaliser les premières observations naturalistes dans les grandes profondeurs des canaux de la Terre de Feu en Patagonie et illustrer des animaux jamais illustrés jusque là. En 2008, il part en Nouvelle-Calédonie, pour explorer la zone crépusculaire au-delà de 100 m des îles Loyauté dont il en ramènera des espèces jamais photographiées jusque là et un film, Au royaume du nautile, produit pour l’aquarium Océanopolis de Brest.

De 2007 à 2009, entre des missions à l’étranger, il réalisera plusieurs campagnes de plongée profonde en Méditerranée française jusqu'à -201 m. Il parviendra ainsi à produire un nouvel ouvrage, Dans les profondeurs de la baie des Anges, et présenter une exposition publique à Nice sur la célèbre Promenade des Anglais, où apparaissent pour la première fois la faune des grandes profondeurs de la Méditerranée. En 2010, une réédition augmentée vient compléter ce travail qui s’enrichit un peu plus chaque année, Secrets de Méditerranée. À cette occasion, il signe la photographie la plus profonde du monde réalisée en plongée autonome à -190 m de fond.

Fort de ce savoir-faire en plongée profonde, il réalise en mai 2009, une expédition confidentielle en Afrique du Sud pour vérifier un vieux rêve… En janvier 2010, il y retourne avec son équipe et parviendra, toujours en plongée autonome, à ramener les toutes premières photographies du Cœlacanthe, le fameux poisson « fossile », la plus grande découverte zoologique du XXe siècle que l’on croyait disparu depuis 65 millions d’années et que seuls les robots ou les sous-marins avaient réussi à filmer jusque là. Cette première mondiale a fait l’objet d’une émission spéciale Ushuaia Nature fin 2010 et ces photos inédites ont été publiées par les grands magazines de la presse internationale[7].

Début 2011, la jeune société Andromède emménage dans de nouveaux locaux en bord de mer, pour héberger leur bureau d’étude, crée la première galerie d’art et d’éducation entièrement consacrée aux océans, et ouvre un centre de plongée, de découverte de la biodiversité et d’initiation à la prise de vue sous-marine. Leurs locaux reflètent ainsi l’esprit d’Andromède : à la croisée entre science et image, faire le lien entre la sensibilisation vers le grand public et l’expertise environnementale la plus rigoureuse.

En 2012, Il publie un livre commandé par l'Agence de l'eau, Odyssée dans les eaux d’ici, un hommage à la biodiversité aquatique de sa région natale à l’occasion de ses 20 ans de photographies subaquatiques. En parallèle, il participe à un documentaire réalisé par Luc Marescot pour France 2 qui va amener Laurent et son équipe à plonger dans les eaux dorées du delta de l'Okavango pour un face-à-face inoubliable avec le crocodile du Nil.

Début 2013, Il publie un livre sur la vie marine des zones portuaires à la demande du Grand port maritime de Marseille, Fos. Suivant la mode de « l’Urban Wild Life », mais appliquée au monde sous-marin, il va immortaliser au fil des 4 saisons, cette vie insolite, précaire, mais bien présente qui s’épanouit sous les grues et les tankers. Son message est clair : un port ne favorisera jamais la biodiversité marine, mais cette dernière, par contre, valorise le port qui l’héberge ; aux gestionnaires de faire en sorte que cet écosystème particulier perdure.

En janvier 2013, il reçoit le prix international Hans Hass Award qui récompense les hommes et les femmes qui ont accompli des projets d’exploration sous-marine inédits, scientifiques et artistiques, et dont le parcours est susceptible de créer des vocations chez les plus jeunes. 

En avril et mai 2013, grâce au soutien financier de la manufacture de haute horlogerie Blancpain, Laurent et son équipe retournent plonger avec le cœlacanthe pour une mission scientifique élaborée avec le Museum national d’Histoire Naturelle de Paris. Jamais auparavant des protocoles scientifiques n’avaient été mis en place par des plongeurs à de telles profondeurs, entre 120 et 145 m. Cette aventure fera l’objet d’un film de 90 min en prime-time pour la chaine de télévision Arte et France 2 (récompensé déjà par 3 grand prix dans des festivals internationaux) 

En janvier 2014, Laurent publie son dernier livre Gombessa, rencontre avec le cœlacanthe, le seul recueil photographique à l’heure actuelle sur ce sujet. Il y présente ses meilleures images, celles du poisson mythique et de son environnement ; et retrace l’histoire et les rebondissements d’une aventure qui aura duré 5 années. 

En juin 2014, Blancpain renouvelle sa confiance permettant à Laurent de réaliser l’expédition Gombessa 2 « le mystère mérou de Fakarava ». Comme avec le cœlacanthe, le challenge est triple, mystère scientifique autour du rassemblement des mérous, scoop images en utilisant uniquement les techniques du ralenti pour figer les comportements de reproduction et de prédation trop rapides pour l’œil humain, et défi de plongée avec une immersion record de 24 heures à plus de 20 m. Cette aventure a fait l’objet d’un film de 90 minutes pour Arte diffusé le 11 juillet 2015 en prime-time. 

D’octobre à fin décembre 2015, Laurent est parti avec son équipe en Antarctique toujours avec le soutien de Blancpain, en compagnie d’un autre photographe, Vincent Munier, dans le cadre d’un projet initié par le réalisateur Luc Jacquet (La marche de l’empereur) pour des explorations profondes inédites sous la banquise ... Au programme, un nouveau film de 90 min pour ARTE, un livre et une exposition « en temps réel » puisque les photographies étaient envoyées en France depuis la base Antarctique Française Dumont d’Urville au fur et à mesure que se déroulait l’expédition et exposées jour après jour à Paris pendant la COP21

En juin 2016, il retourne pour la 3e année consécutive sur l'atoll de Fakarava pour photographier, filmer et étudier la chasse nocturne des requins gris de la passe sud. Au total plus de 200 heures de plongée de nuit cumulées pendant 45 jours d'expédition.

Publications[modifier | modifier le code]

Laurent Ballesta et le coffret Adélie
Laurent Ballesta en 2016.
  • 2003 : Le Languedoc-Roussillon : De la source à la mer, aux Editions Svi-Publicep.
  • 2005 : Planète Mers avec Pierre Descamp, Éditions Michel Lafon.
  • 2007 : Plongées sans bulles - Immersions en recycleur INSPIRATION avec Eric Bahuet, Jean-Marc Belin et Didier Borg.
  • 2008 : Planète Mers - Petit format - avec Pierre Descamp, Éditions Michel Lafon.
  • 2008 : Secrets de Méditerranée - 1re édition limitée, Editions Andromède Collection.
  • 2010 : Secrets de Méditerranée - 2e édition limitée, Editions Andromède Collection.
  • 2011 : Odyssée dans les Eaux d’ici, Editions Andromède Collection.
  • 2012 : Petites îles de Méditerranée - Les sentinelles de la biodiversité, avec Sébastien Renou et Louis-Marie Préau, Editions Gallimard Loisirs.
  • 2013 : Une vie dans le port - Images & histoires de la biodiversité marine du port de Marseille Fos, Editions Andromède Collection.
  • 2014 : Gombessa, rencontre avec le Cœlacanthe , Editions Andromède Collection.
  • 2016 : Secrets d'Océans, Editions Andromède Collection
  • 2016 : Adélie, avec Vincent Munier Editions Kobalann / Paulsen
  • 2016 : Antarctica, livre d'expédition Editions Paulsen

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Le septième Ciel des requins gris, documentaire animalier de 52 minutes, réalisé par Cyril Tricot, scénario : Laurent Ballesta, Pierre Descamp, Charlotte Stenberg pour les chaînes de télévision Canal+ et France 3.
  • 2010 : Vivre pour la Mer, film de Albert Saladini et Jérôme Espla et l'équipe technique de Earth and Sea Images, avec Albert Falco, Laurent Ballesta, Albert II de Monaco, Jean-Marie Dominici, Nardo Vicente, Alexandre Meinesz, Thierry Houard, Jean-Georges Harmelin et Denis Allemand.
  • 2011 : Les larmes de crocodiles (tournage au Botswana), film de Luc Marescot - Production : What's Up Films avec la participation de France Télévisions, avec Vince Shaks, Cédric et Yanick Gentil, Laurent Ballesta.
  • 2013 : Le Cœlacanthe, plongée vers nos origines (tournage en Afrique du Sud), documentaire de 90 minutes, réalisé par Gil Kebaili (avec la participation de ARTE, Films d’Ici, Andromède Océanologie, CNRS Images), avec Laurent Ballesta (première diffusion sur Arte en mai 2014).
  • 2015 : Le mystère Mérou, (tournage en Polynésie) documentaire de 90 minutes, réalisé par Gil Kebaili (avec la participation de ARTE, Films d’Ici, Andromède Océanologie), avec Laurent Ballesta (première diffusion sur ARTE prévue le 11 juillet 2015 à 20h50)
  • 2017 : Antarctica, sur les traces de l'empereur, (tournage en Terre Adélie, Antarctique) documentaire de 90 minutes, réalisé par Jérome Bouvier (Wild Touch, Paprika Films, ARTE, Andromède Océanologie) première diffusion le 28 janvier 2017 sur ARTE

Distinctions cinématographiques[modifier | modifier le code]

  • Le septième Ciel des requins gris 2004
    • Palme de Bronze au 32e Festival Mondial de l’Image Sous-Marine d’Antibes 2005
    • Grand Prix du documentaire animalier au Golden Dolphin 2006 (Festival International de Moscou)
    • Deuxième prix au 10e Festival de Milan Il Mare a Milano 2006
    • Prix Spécial du Jury et le Grand Prix du Public au FIFO 2006 (Festival International du Film Documentaire Océanien)
  • Les larmes de crocodiles 2011
    • Palme de Bronze longs et moyens métrages au 39e Festival Mondial de l'Image Sous-Marine de Marseille 2012
    • Ancre d’argent au Festival International du Film Maritime, d’Exploration et d’Environnement 2013
  • Le Cœlacanthe, plongée vers nos origines 2013
    • Prix spécial du Jury pour le long métrage au 40e Festival Mondial de l'Image Sous-Marine de Marseille 2013
    • Prix Méditerranea d'Or pour le long métrage au Festival International de l'Image Sous-Marine et de l'Aventure de Juan-les-Pins 2013
    • Prix Ancre d'Or pour le long métrage au 46e Festival International du film Maritime, d'Exploration et d'Environnement Toulon 2014
    • Prix Buffon et Prix du Public au Festival Pariscience 2014
  • Le Mystère Mérou 2015
    • Grand Prix au festival de la Rochelle, 2015
    • Prix spécial du Jury au Festival Mondial de l'Image Sous-Marine de Marseille, 2015
    • Ancre d'argent au Festival  Int du film Maritime, d’exploration et d’environnement de Toulon, 2015
    • Médaille d'Or à la Fête Européenne de l'Image Sous Marine Strasbourg, 2015
    • Prix Alain Esteve au Festival Aventure Découverte Val d’Isère, 2016
    • Best Documentary, Ouchy Film Festival, Suisse, printemps 2016
    • Prix spécial du jury aux Ecrans de l'Aventure de Dijon 2016

Émissions télévisées[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Festival Mondial de l’Image Sous-Marine d’Antibes 2000
    • Plongeur d'Or 2000
    • Prix Jorge Albuquerque 2000
  • Festival Mondial de l’Image Sous-Marine d’Antibes 2002
    • Plongeur d'Or 2002
  • Festival Mondial de l’Image Sous-Marine d’Antibes 2004
    • Plongeur d'Or 2004
  • Festival Mondial de l’Image Sous-Marine d’Antibes 2007
    • Plongeur d'Argent 2007
  • Boot Show de Düsseldorf 2013 (Salon de la Plongée en Allemagne)
    • Hans Hass Award 2013[8] pour le travail réalisé autour du cœlacanthe[9]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Gabriel Pornet, «  Laurent Ballesta, la mer à voir » sur Libération, 10 mai 2017
  2. En aout 2009, il a fêté sa 100e page dans Paris Match.
  3. Plongées Sans Bulles, Ed. SVI Publicep, janv 2007, voir en ligne
  4. De la source à la mer, éditions SVI publicep., 2003
  5. Documentaire réalisé par Cyril Tricot pour Canal plus et France 3 et écrit par Pierre Descamp et Laurent Ballesta
  6. Planète Mers, éditions Michel Lafon. Le livre a été vendu à plus de 40 000 exemplaires en France et traduit dans 5 langues par le prestigieux National Geographic
  7. dont National Geographic USA mars 2011
  8. « Blancpain »
  9. « Site officiel de l'Expédition Gombessa »
  10. Décret du 2 mai 2017 portant promotion et nomination

Liens externes[modifier | modifier le code]