Laure Waridel

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Laure Waridel (née le à Chesalles-sur-Oron, Suisse - ) est cofondatrice et ancienne présidente et porte-parole d’Équiterre, une organisation écologiste québécoise. Le 14 septembre 2015, elle a été nommée directrice exécutive du Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable (CIRODD) dont la mission est de « réaliser, coordonner, intégrer et transférer les recherches en opérationnalisation du développement durable afin de faciliter l’émergence d’une économie verte. »

Sociologue spécialisée en développement international et en environnement, elle est considérée comme l’une des pionnières du commerce équitable et de la consommation responsable au Québec.

Laure Waridel est une militante sociale, une écrivaine, une environnementaliste et une commentatrice radio et télé.

Parcours[modifier | modifier le code]

Laure Waridel est née en 1973 en Suisse à Chesalles-sur-Oron, juste au nord du lac Léman (aussi appelé lac de Genève) dans le Canton de Vaud. Elle a trois sœurs et un frère. Alors qu’elle était âgée de deux ans, sa famille immigra au Québec afin d’exploiter une ferme laitière au Mont-Saint-Grégoire au Québec en Montérégie. Dès son plus jeune âge, Laure découvrit les nombreux défis auxquels le monde de l’agriculture fait face, occupant même un premier emploi à l’adolescence dans une ferme biologique locale, la ferme Cadet Roussel [1]. Elle devint rapidement consciente de la précarité et de la vulnérabilité qui entourent le domaine agricole.

Éducation[modifier | modifier le code]

De 1990 à 1992, Laure Waridel a étudié en sciences sociales au Cégep Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse. Jeune adulte, elle entreprit des études universitaires à l’Université McGill en sociologie et en étude du développement international. Par la suite, elle réalisa un certificat en communications de l’Université du Québec à Montréal et une maîtrise en environnement à l’Université Victoria, en Colombie-Britannique. Elle complète présentement un doctorat en anthropologie et sociologie du développement à l'Institut de hautes études internationales et du développement, à Genève (dépôt prévu pour décembre 2015). Boursière de la Fondation Trudeau, son projet de recherche s’intitule « Du développement durable à la construction d’une économie écologique et socialement équitable, le début d’une transition »[2].

Activisme social[modifier | modifier le code]

En 1993, à la suite du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, elle co-fonda, en compagnie d’autres jeunes, Équiterre, un organisme à but non lucratif qui se donna comme mission de contribuer à bâtir un mouvement de société en incitant la population à faire des choix responsables par l’action, l’éducation et la recherche. Équiterre promeut le commerce équitable, l’agriculture écologique, l’efficacité énergétique, le transport durable, la conservation de l’énergie et les choix socialement équitables. Aujourd’hui, bien que Laure ne travaille plus de façon active chez Équiterre depuis 2006, elle en est membre honoraire depuis 2013.

En 1997, à l'âge de 24 ans, Laure Waridel publia son premier livre intitulé Une cause café. Ce livre lui permettra de lancer avec force le commerce équitable au Québec. S’ensuivirent L’envers de l’assiette et Acheter, c’est voter.

Elle a écrit dans plusieurs magazines dont l'hebdomadaire Voir, le Magazine UdeS et le Sélection du Reader’s Digest. Elle a de plus animé la chronique « Acheter, c'est voter » à l’émission Indicatif présent, de la Première Chaîne de Radio-Canada et a participé aux émissions Tout le monde en parle (Québec) et À la di Stasio.

Elle enseigna pendant quelque temps à la Faculté de gestion de l’Université McGill et devint porte-parole de nombreux événements à caractère environnemental et social. Laure Waridel est « porteuse d’eau » pour pour Eau Secours ! [3], la coalition québécoise pour une gestion respectueuse de l’eau, aux côtés d’Albert Jacquard, Ricardo Petrella et Hubert Reeves. Elle est également cosignataire du Manifeste pour un Québec solidaire publié en 2005 et fait partie des initiateurs du manifeste pour un "Élan Global"[4] publié en avril 2015, en compagnie de Camil Bouchard, Dominic Champagne, Jérôme Dupras pour Les Cowboys Fringants, Karel Mayrand, Gabriel Nadeau-Dubois, Éric Pineault et Annie Roy.

Depuis 2008, elle est également porte-parole de la Caisse d'économie solidaire Desjardins[5], la principale institution financière spécialisée en économie sociale au Québec. Elle représente le Placement à rendement social[6], un dépôt à terme qui permet à la Caisse solidaire de financer exclusivement des projets et des entreprises qui ont une valeur sociale, culturelle et environnementale.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Qualifiée de nouvelle leader par les quotidiens La Presse et The Gazette, Laure Waridel a été présentée par le magazine Maclean's comme l'une des « 25 jeunes Canadiens qui changent déjà notre monde »[7] Pour la qualité de son engagement social et écologique, elle a été nommée au Cercle des Phénix de l'environnement en 2005 ainsi que membre honorifique du Golden Key Honour Society à l’Université McGill. Laure Waridel a de plus été décorée Chevalier de l’Ordre de la Pléiade par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie en 2006, un ordre destiné à reconnaître les mérites éminents de personnalités qui se sont distinguées en servant les idéaux de la Francophonie. Le Sélections du Reader’s Digest lui a attribué le titre de «héros de l’année 2008» tandis qu'en 2011, elle a reçu un doctorat honoris causa de l'Université du Québec à Rimouski et la même année Earth Day Canada lui a décerné le « Outstanding Commitment to the Environment Award ». En 2013, elle a été nommée fellow au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM) et a reçu l’Ordre du mérite de cette même université. En 2014, Laure Waridel s'est vu décernée l'Ordre du Canada, la plus haute distinction civile remise au Canada.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Laure Waridel habite à Montréal et est mère de deux enfants, Alphée et Colin. Elle parle français, anglais et espagnol.

Bourse Laure Waridel[modifier | modifier le code]

Une bourse de recherche a été créée en son honneur par Équiterre en collaboration avec la Caisse d'économie solidaire afin d’encourager des étudiants à suivre la voie tracée par cette pionnière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Une cause café : pour le commerce équitable, 1997, (ISBN 9782921775342)
  • L'envers de l'assiette et quelques idées pour la remettre à l'endroit, 1998, (Écosociété, 2003) (ISBN 2921561905)
  • Commerce équitable : une poussée pour des échanges plus justes aux Pays-Bas, en Belgique, en Suisse et en France : rapport de recherche, 1999, (ISBN 2922563006)
  • Coffee with Pleasure : Just Java and World Trade, 2001, (ISBN 1551641909 et 978-1551641904)
  • Acheter c'est voter, le cas du café, 2005, (ISBN 2923165063)
  • L'envers de l'assiette et quelques idées pour la remettre à l'endroit, Nouvelle édition 2011 (ISBN 2923165713)

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2005 - Membre du Cercle des Phénix
  • 2006 - Chevalier de l’ordre de la pléiade
  • Prix Communications et société et Prix du public HEC La Presse pour son livre "Acheter c'est voter".
  • Nommée membre honorifique du Golden Key Honour Society à l’Université McGill.
  • 2011 - Doctorats honoris causa de l'Université du Québec à Rimouski.
  • 2011 - Earth Day Canada Outstanding Commitment to the Environment Award
  • 2012 - Membre de l'ordre du Canada[8]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ferme Cadet Roussel
  2. Ph.D. à l'IHEID
  3. Eau Secours!
  4. [elanglobal.org/ Élan Global]
  5. Caisse d'économie solidaire Desjardins
  6. Placement à rendement social
  7. 25 young Canadians who are already changing our world.
  8. http://www.gg.ca/honour.aspx?id=12109&t=12&ln=Waridel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]