Laure Saint-Raymond

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Laure Saint-Raymond, née 4 août 1975 à Paris, est une mathématicienne française.

Elle est professeur à l’École normale supérieure de Paris puis à l’École normale supérieure de Lyon. Elle est membre de l'Académie des sciences dans la section sciences mécaniques et informatiques depuis 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laure Saint-Raymond naît le 4 août 1975 à Paris[1]. Ses deux parents enseignent les mathématiques. Elle effectue une classe préparatoire au Lycée Henri-IV avant d'intégrer l’École normale supérieure en 1994[2]. Elle y suit des cours de mathématiques et de physique qui débouchent sur un DEA d'analyse numérique à l'université Paris VI et un autre de physique des plasmas à l'université de Versailles-Saint-Quentin[3]. La même année, elle réussit aussi l'agrégation de mathématiques[4]. Elle fait ensuite une thèse sous la direction de François Golse[5],[6] sur la théorie cinétique des gaz.

Elle entre au CNRS en 2000, et y reste deux ans, comme chargée de recherches. Elle est ensuite nommée professeur à l'université de Paris VI[4]. Mise à disposition de l'ENS à partir de 2007, elle y dirige l'équipe d'analyse, puis y devient directrice adjointe de département[4].

En décembre 2013, Laure Saint-Raymond est élue membre de l'Académie des sciences[7], elle en est alors la benjamine[8]. À la rentrée 2014, elle commence une année sabbatique aux États-Unis à l'université Harvard et au MIT[1].

En octobre 2015, elle devient membre junior de l'Institut universitaire de France[9].

En décembre 2016, elle est recrutée à l'école normale supérieure de Lyon en tant que professeure des universités.

Laure Saint-Raymond a six enfants : cinq fils et une fille. Elle se dit catholique « gauchisante », est membre de l'Académie catholique de France et participe à la vie paroissiale[7],[1].

Travaux[modifier | modifier le code]

Ses travaux cherchent à capturer des phénomènes physiques à l'aide des équations mathématiques et portent sur les équations aux dérivées partielles et leurs applications en mécanique des fluides et en physique des plasmas. Elle a notamment étudié l'équation de Boltzmann.

Avec Isabelle Gallagher de l'université Paris Diderot, elle étudie les modèles de circulation océanique et notamment l'effet de la force de Coriolis[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Laure Saint-Raymond, entre science, famille et foi », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le 9 novembre 2014).
  2. Arrêté du 15 septembre 1994 portant ordre de classement au concours d'entrée en première année à l’École normale supérieure, section des sciences (premier concours).
  3. « Entretien avec Laure Saint-Raymond », sur ens.fr (consulté le 5 juillet 2014)
  4. a b et c Louise Mussat, « Laure Saint-Raymond, la boss des maths », sur lejournal.cnrs.fr, CNRS, (consulté le 9 novembre 2014).
  5. (en) Laure Saint-Raymond sur le site du Mathematics Genealogy Project
  6. Notice de la thèse dans le catalogue du Sudoc
  7. a et b Philippe Douroux, « Laure Saint-Raymond, l'ingénue des maths », Libération,‎ (lire en ligne).
  8. a et b Stephane Foucart, « Laure Saint-Raymond, mathématicienne brillante et discrète », sur Le monde, .
  9. http://www.iufrance.fr/les-membres-de-liuf/membre/1518-laure-espinasse-saint-raymond.html
  10. Communiqué sur le site de la ville de Paris
  11. Article dans la gazette de la Société mathématique de France
  12. Communiqué de l'American Mathematical Society
  13. Biographie et Zoom sur les travaux de recherche de Laure Saint-Raymond
  14. Communiqué de presse de l'académie des sciences du 10 décembre 2013
  15. « Promotion du Nouvel an 2018 », sur www.legiondhonneur.fr (consulté le 1er janvier 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]