Laure Saint-Raymond

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Raymond (homonymie).
Laure Saint-Raymond
Description de cette image, également commentée ci-après
Laure Saint-Raymond en 2012
Naissance (42 ans)
Paris (France)
Nationalité Française
Domaines Mathématiques (analyse)
Institutions CNRS
Université Paris VI
ENS Paris
ENS Lyon
Diplôme École normale supérieure de Paris
DEA d'analyse numérique
DEA de physique des plasmas
Agrégation de mathématiques
Docteur ès sciences
Directeur de thèse François Golse
Distinctions Prix de la Société européenne de mathématiques
Prix Ruth Lyttle Satter
Prix Irène-Joliot-Curie
Membre de l'Académie des sciences
Membre de l'Institut universitaire de France

Laure Saint-Raymond, née 4 août 1975 à Paris, est une mathématicienne française.

Elle est professeur à l’École normale supérieure de Paris puis à l’École normale supérieure de Lyon. Elle est membre de l'Académie des sciences dans la section sciences mécaniques et informatiques depuis 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laure Saint-Raymond naît le 4 août 1975 à Paris[1]. Ses deux parents enseignent les mathématiques. Elle effectue une classe préparatoire au Lycée Henri-IV avant d'intégrer l’École normale supérieure en 1994[2]. Elle y suit des cours de mathématiques et de physique qui débouchent sur un DEA d'analyse numérique à l'université Paris VI et un autre de physique des plasmas à l'université de Versailles-Saint-Quentin[3]. La même année, elle réussit aussi l'agrégation de mathématiques[4]. Elle fait ensuite une thèse sous la direction de François Golse[5],[6] sur la théorie cinétique des gaz.

Elle entre au CNRS en 2000, et y reste deux ans, comme chargée de recherches. Elle est ensuite nommée professeur à l'université de Paris VI[4]. Mise à disposition de l'ENS à partir de 2007, elle y dirige l'équipe d'analyse, puis y devient directrice adjointe de département[4].

En décembre 2013, Laure Saint-Raymond est élue membre de l'Académie des sciences[7], elle en est alors la benjamine[8]. À la rentrée 2014, elle commence une année sabbatique aux États-Unis à l'université Harvard et au MIT[1].

En octobre 2015, elle devient membre junior de l'Institut universitaire de France[9].

En décembre 2016, elle est recrutée à l'école normale supérieure de Lyon en tant que professeure des universités.

Laure Saint-Raymond a six enfants : cinq fils et une fille. Elle se dit catholique « gauchisante », est membre de l'Académie catholique de France et participe à la vie paroissiale[7],[1].

Travaux[modifier | modifier le code]

Ses travaux cherchent à capturer des phénomènes physiques à l'aide des équations mathématiques et portent sur les équations aux dérivées partielles et leurs applications en mécanique des fluides et en physique des plasmas. Elle a notamment étudié l'équation de Boltzmann.

Avec Isabelle Gallagher de l'université Paris Diderot, elle étudie les modèles de circulation océanique et notamment l'effet de la force de Coriolis[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]