Larbatache

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Larbatache
Noms
Nom arabe الأربعطاش
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Boumerdès
Code ONS 3521
Démographie
Population 19 356 hab. (2008[1])
Densité 592 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 38′ 11″ nord, 3° 22′ 19″ est
Superficie 32,70 km2
Localisation
Localisation de Larbatache
Localisation de Larbatache

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Larbatache

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Larbatache

Larbatache (لربعطاش en arabe, Tizi Naïth Aïcha[2] en kabyle, transcrit ⵜⵉⵣⵉ ⵏ ⴰⵜⵀ ⴰ̆ⵉⵛⴰ en Tifinagh ; Maréchal-Foch[3] pendant la colonisation française) est une commune de la wilaya de Boumerdès, dans la daïra de Khemis El Khechna, en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Larbatache est située 35 km à l'est d'Alger et à 25 km du chef-lieu de la wilaya Boumerdès.

Communes limitrophes de Larbatache
Khemis El Khechna Khemis El Khechna, Ouled Moussa, El Kharrouba El Kharrouba
Khemis El Khechna Larbatache El Kharrouba
Khemis El Khechna Boukram (Wilaya de Bouira) El Kharrouba

Archéologie[modifier | modifier le code]

La wilaya de Boumerdès représente un trésor archéologique de par la multitude des sites historiques qu'abrite son territoire vaste de 1 456,16 km².

En effet, plusieurs centres de population ont été construits pendant plus de 20 siècles sur ces terrains de moyenne altitude que forme l'actuelle Basse Kabylie dont la ville de Boumerdès est l'actuel chef-lieu.

Le mausolée de Blad Guitoun, dans la commune de Si Mustapha, est un exemple illustratif des sites archéologiques qui étaient encore apparents en Basse Kabylie au début de la colonisation française dès 1837.

Le Bénian ntâa Soumâa, dans la commune de Thénia, est un autre site archéologique qui avait été merveilleusement préservé jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Il est à noter que les populations berbères qui ont vécu autour de ces sites archéologiques, avant la colonisation française, ont préservé ce patrimoine culturel et identitaire.

La localisation de ces sites archéologiques sur les rives et les berges de l'oued Isser et de l'oued Sébaou, ainsi que sur la côte méditerranéenne, permet de classer la wilaya de Boumerdès parmi les riches niches archéologiques en Algérie

Durant les siècles passés, les différentes crues et inondations de l'oued Isser et de l'oued Sébaou, entre autres oueds de la Basse Kabylie, ont fait que le débordement de ces cours d'eau ont enseveli les cités numides sous le limon et la boue charriés par les torrents.

En effet, sous une profondeur d'environ 3 mètres sous terre, plusieurs découvertes dans la wilaya de Boumerdès, dont de nombreux vestiges et sites archéologiques, ont été mises au jour en 2009.

Au village de Béni H'mida dans la commune de Leghata, des vestiges d'une statue ont été trouvés aux côtés d'un plat en métal, des reliques de poterie et des ossements humains.

Au village Ouriacha dans la commune de Naciria (Laâziv Zaâmoum), une cruche contenant plus de 900 pièces de monnaie en argent gravées au nom de Bolokine Abderrahmane, a été découverte.

Au village de Titouna de Souk El Had, une pierre polie en forme de coffre, gravée sur sa face de devant avec une scène de ferronnerie, a été également découverte à 3 mètres sous terre lors de travaux de construction, et a déposée au niveau de la direction wilayale de la culture à Boumerdès[4].

Musée archéologique régional[modifier | modifier le code]

Le projet de construction d'un musée archéologique régional est en gestation dans la wilaya de Boumerdès.

Ce musée devrait être érigé dans la commune de Si Mustapha (Blad Guitoun) qui présente l'intérêt d'être positionnée à l'intersection des 3 routes nationales RN5, RN12 et RN24.

Ce musée archéologique de la Basse Kabylie sera spécialisé dans l'exposition des objets archéologiques trouvés dans les sites archéologiques locaux.

Les fouilles archéologiques seront ainsi promues et encouragées dans les 32 communes de Boumerdès sous la direction spécialisée d'archéologues et d'historiens.

Ce musée permettra de constituer d'importantes collections d'antiquités numides.

Histoire[modifier | modifier le code]

Portant le nom de Maréchal-Foch en l’honneur du maréchal (décembre 1929[pas clair]) Ferdinand Foch (1851-1929) durant la période de l’Algérie française, Larbatache prend son nom actuel en 1848[réf. nécessaire]. Ce toponyme provient de son oued appelé Oued arbatache (Arbatache Martyres, le jour du passage de l'Amir l'ors de l’explosion d'une poudrière en allant a Mouzaia (La Batail de Mouzaia en 1848 ) (actuellement appeler el Maadane coté ouest de localité dit m'cioura) Oued arbatache qui diverse au Barrage du Hamiz .

Elle était considérée comme l'une des régions les plus riches de l'Algérie[réf. nécessaire] selon les articles publiés dans L'Écho d'Alger pendant les années 1950[précision nécessaire].

Oléiculture[modifier | modifier le code]

Olives dans l'huilerie.
Olives de Thénia

L'huilerie d'extraction de l'huile d'olive à Thénia fait partie des 39 huileries que compte la Wilaya de Boumerdès, dont les principales se situent dans la daïra de Thénia et ses communes, Béni Amrane, Ammal, Thénia et Souk el Had.

Ces 39 huileries[5] se départagent en 5 huileries automatiques, 13 huileries semi-automatiques[6] et 21 huileries traditionnelles pour la production d'huile d'olive[7].

Dans la région de Thénia, un quintal d'olives peut donner normalement entre 9 et 26 litres d'huile[8].

La région de Thénia a produit 9 498 hectolitres d’huile d’olive en 2006-2007, pour une cueillette de 62 100 quintaux d’olives[9].

La production attendue d'huile d'olive en 2008-2009 n'a pas dépassé les 20 000 d'hectolitres, contre 80 000 d'hectolitres en 2007-2008[10].

La production oléicole de la saison 2008-2009, qualifiée de catastrophique, était de 36 971 quintaux et de 6 655 hectolitres[11].

La production attendue durant l'hiver 2009-2010 était de 142 000 quintaux à travers la collecte des 39 huileries en exercice[12].

La saison de l'hiver 2010-2011 s’annonçait bonne et les prévisions avancées étaient de l’ordre de 139 650 quintaux d’olives et une production de 8 728 hectolitres d’huiles[13].

La production d'huile d'olive avait enregistré durant l'hiver 2011-2012, autour de Thénia, un volume de 7 000 hectolitres[14].

La production de d'huile d'olive a dépassé en hiver 2012-2013 les 32 700 hectolitres au niveau des 39 huileries autour de Thénia[15].

Il est à rappeler qu’au cours de cette même saison 2012-2013, la cueillette d’olive avait été estimée à 163 500 quintaux[11].

Pour la campagne oléicole 2013/2014, la production prévue était de plus de 161 000 quintaux d’olives de table, dite «la Sigoise», et une production d’huile de 29 000 hectolitres[7].

Production oléicole autour de Thénia (39 huileries)
Année Vergers d'oliviers (hectares) Nombre d'oliviers Rendement (quintaux par hectare) Quantité d'olives (quintaux) Rendement (litres par quintal) Volume d'huile d'olive (hectolitres) Nombre d'huileries
1er 2006-2007 62 100 23 9 498
2e 2007-2008 1 000 000 16 80 000
3e 2008-2009 6 070 18 36 971 19 5 946 39[16]
4e 2009-2010 6 210 620 000 10 139 650 9 8 728
5e 2010-2011 6 650[17] 688 000 20 140 000 18 7 000 39[18]
6e 2011-2012 6 722 672 200 142 000 16 50 000
7e 2012-2013 6 800 680 350 163 500 25 32 700
8e 2013-2014 7 500 753 515 24 49 000[6] 18 90 000 39[7]
9e 2014-2015 En cours En cours En cours En cours En cours En cours 39

L'histogramme suivant montre la variation de la production oléicole (en quintaux et en hectolitres) des montagnes entourant Thénia des Béni Aïcha.

250 000
500 000
750 000
1 000 000
1 250 000
1 500 000
2006-2007
2007-2008
2008-2009
2009-2010
2010-2011
2011-2012
2012-2013
2013-2014
  •   Olives (quintaux)
  •   Huile d'olive (hectolitres)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liste des anciens noms français de communes d'Algérie

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]