Lanuéjols (Gard)

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Lanuéjols
Lanuéjols (Gard)
La mairie.
Blason de Lanuéjols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
Maire
Mandat
Martin Delord
2014-2020
Code postal 30750
Code commune 30139
Démographie
Population
municipale
358 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 54″ nord, 3° 23′ 05″ est
Altitude Min. 614 m
Max. 1 187 m
Superficie 62,43 km2
Localisation

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Lanuéjols est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du Gard limitrophe de l'Aveyron et de la Lozère, à 900 mètres d'altitude, Lanuéjols est situé dans l'est du causse Noir.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lanuéjols[1]
Saint-André-de-Vézines
(Aveyron)
Veyreau
(Aveyron)
Meyrueis
(Lozère)
La Roque-Sainte-Marguerite
(Aveyron)
Lanuéjols Saint-Sauveur-Camprieu
Revens,
Nant
(Aveyron)
Trèves Dourbies

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Causse Noir.

La commune est située sur le causse Noir. Elle est délimitée à l'est par les premiers contreforts des Cévennes.

L'altitude moyenne est de 921 mètres, avec un minimum de 602 mètres au niveau de la rivière Trévezel, et un maximum de 1181 mètres, à la Cîme des Commandeurs (le voyageur remarquera plus aisément les 1177 mètres d'altitude du Devois, et sa couverture de bruyères violacée).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Trèvezel délimite la frontière sud-est de la commune.

Un ruisseau non permanent, la Garène, rejoignant la Dourbie, coupe la commune en diagonale sur un axe nord-est à sud-ouest. Ce ruisseau prend naissance du côté Meyrueis. Bien qu'il soit couvert lors de sa traversée de Lanuéjols, de violents orages peuvent le faire déborder.

Climat[modifier | modifier le code]

Les étés sont chauds et parfois orageux. La relative fraicheur des nuits y est appréciable.

De fréquentes chutes de neige blanchissent le paysage en hiver.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanejol en 1150, Lanuejols en 1229.

Ce toponyme est composé de deux éléments gaulois : lano- qui indique la "plaine" et -ialo, suffixe fréquent en toponymie, évoquant une "clairière" ; soit, la « clairière de la plaine ».

Dans l'occitan de cette région, '-o-ialo', avec l'accent tonique sur le premier o, évolue en '-uéjols', suffixe qu'on rencontre plusieurs fois dans les toponymes des alentours, avec l'accent sur le é.

Provençal Lanuejòu, du roman Lanuojol, Laniejol, Lanojol, Lanejol, du bas latin Villa de Nugulo, Nujulo, Nuojolis, Lanogo, Noculis[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné en 1150 Faissæ de Lanejol, puis en 1163 S. de Lanojol et en 1167 Parochia de Sancti-Laurentii de Noculis dans le cartulaire du chapitre de Notre-Dame-de-Bonheur[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Lanuéjols appartenait, avant 1790, à la viguerie du Vigan-et-Meyrueis et au diocèse de Nîmes, archiprêtré de Meyrueis[3]. On y comptait six feux en 1384[3]. Cette commune qui s'appelait Lamejol en 1102[réf. nécessaire], Faissæ de Lanéjol en 1150, a en grande partie adhéré vers 1560 à la religion réformée. En 1663, Louis XIV fait raser le temple. La révocation de l’Édit de Nantes se traduit par de nombreuses conversions : les croix que l'on remarque au-dessus des portes de maisons signalaient aux soldats les familles catholiques et leur évitaient ainsi une répression.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le village au début du XXe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Martin Delord PS Conseiller général du canton de Trèves (1992-2015)
Président de la communauté de communes de l'Aigoual jusqu'en 2013
Président de la communauté de communes Causses Aigoual Cévennes (2013-2018)
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 358 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9409879991 1861 1871 1341 0281 1141 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1351 0431 0981 0821 0751 0751 1041 0361 050
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0291 0301 050821987793745593515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
452379337312304330333358358
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête votive de Lanuéjols 1972
Fête votive de Lanuéjols 1972.

Le premier samedi du mois d'août débute la grande fête votive de Lanuéjols. S'enchaînent durant 4 jours, concours de pétanque primés, tournoi de sixte, concours de belote, repas traditionnels, pena, bals gratuits, exposition artistique (Association Art'Rev) et pour clôturer la fête, le mardi soir, le célèbre radio-crochet régional.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

La société Germain-Environnement est spécialisée dans la fabrication de matériaux de construction et de mobilier extérieur en pierre reconstituée.

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

L'économie locale est historiquement axée sur l'élevage ovin. Le lait des brebis sert à la fabrication des fromages de roquefort. Des bisons d'Amérique sont élevés sur le Causse à la ferme des Randals.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Façade de l'église Saint-Laurent.

L'ancienne église Saint-Laurent se trouvait à l'emplacement actuel de la mairie et de la poste. Elle est ruinée au cours des guerres de religion et reconstruite vers 1610.

Au début du XIXe siècle, l'église est trop petite pour accueillir les 1 200 habitants. La première pierre de la nouvelle église est posée en 1836. Il va falloir plus de 20 ans pour en terminer la construction. Des accidents et des procès à l'entrepreneur interrompent les travaux entre 1839 et 1843, puis entre 1845 et 1854. L'église, construite suivant un plan de croix latine, a été bénie le 29 juin 1858. La flèche du clocher s'élève à 33 mètres. Elle est recouverte d'ardoises, surmontée d'un petit campanile abritant la cloche de l'horloge (dispositif fréquent dans la région). Le maître-autel est surmonté d'une statue représentant le Christ-Roi. Un tableau évoque le martyr de saint Laurent. Des vitraux de Louis-Victor Gesta, Louis Saint-Blancat, actifs à Toulouse, Louis André, peintre verrier aixois, ornent les fenêtres de la nef.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Pleuroceras spinatum
(Muséum de Toulouse).

Arboretum de la Foux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arboretum de la Foux.

L'arboretum de la Foux est situé sur le versant atlantique du massif de l'Aigoual.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Bérenger de Caladon, seigneurs de Lanuéjols ;
  • Marius Valette, homme politique gardois, y est né en 1874.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lanuéjols Blason D'azur, au mont de sinople, chargé d'une cardoule d'or, et accompagné en chef d'un gril d'argent, accosté de deux têtes de mouton affrontées du même.
Détails
- Créé par Jean-Claude Molinier, héraldiste amateur, et adopté par la municipalité en décembre 2002:

L’ensemble du blason est le rappel de celui de Béranger de Caladon qui était seigneur de Lanuéjols et de Lespinassière. Le blason de cette famille était “d’azur, à une aigle éployée d’argent, membrée et onglée d’or, accompagnée en pointe de deux chiens bassets affrontés de même sur une motte de sinople”. La reprise intégrale du blason de famille étant interdite pour les municipalités, il suffit d’en emprunter un ou plusieurs éléments.

L’aigle est remplacée par le gril qui est le symbole du martyr de Laurent. Il est le saint patron de Lanuéjols.

Les deux bassets sont remplacés par les têtes de mouton qui représentent l’élevage dominant, les brebis fournissant du lait pour les caves de Roquefort.

La cardoule, ou le chardon baromètre, est l’un des symboles les plus expressifs du Causse. Elle signale que Lanuéjols ne se situe pas dans les Cévennes mais sur le Causse-Noir.

Les ornements sont deux branches de sapin de sinople, fruitées d'or, mises en sautoir par la pointe et liées d'argent pour symboliser les forêts environnantes.

Le listel d'argent porte le nom de la commune en lettres majuscules de sable.

La couronne de tours dit que l’écu est celui d’une commune ; elle n’a rien à voir avec des fortifications.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 187, t. 2
  3. a b et c Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 110
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]