Langues micronésiennes

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Le sous-groupe des langues micronésiennes est un ensemble de vingt langues assez étroitement apparentées, appartenant au groupe des langues océaniennes, et donc à la famille des langues austronésiennes. Malgré leur nom, ce sous-groupe ne comprend pas toutes les langues vernaculaires de la région Micronésie. Bien qu'elles appartiennent au même sous-groupe, l'intercompréhension est très malaisée et un quart du vocabulaire seulement semble commun aux 19 langues micronésiennes et moins encore avec le nauruan.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Le sous-groupe des langues micronésiennes inclut certaines des langues vernaculaires dans la zone géographique connue depuis 1830 sous le nom de Micronésie (incluant les États de la Micronésie proprement dite ; les îles Carolines, les Kiribati ; les îles Marshall ; les îles Mariannes), à l'exception du paluan, du chamorro, du yap et de certaines langues polynésiennes, qui sont des exclaves polynésiennes, et qui appartiennent à d'autres groupes de la famille austronésienne. Le nauruan est généralement reconnu comme faisant partie des langues micronésiennes, même si son statut exact vis-à-vis du proto-micronésien fait encore débat. La classification exacte du kosrae est également débattue.

Liste des langues[modifier | modifier le code]

Les vingt langues appartenant à ce groupe sont les suivantes[1] :

Classification[modifier | modifier le code]

Les spécialistes s'accordent à définir le groupe micronésien au sein du plus vaste groupe océanien, sur la base d'innovations partagées[2]. Le groupe se scinde ensuite entre, d'un côté, une branche nauruane (avec le nauruan), et de l'autre, les 19 langues restantes (branche dite micronésien nucléaire ou micronésien proprement dit, en anglais Nuclear Micronesian ou Micronesian Proper); pour ce dernier groupe, on peut définir un ancêtre commun, le proto-micronésien[3]. À son tour, ce groupe micronésien nucléaire se scinde en plusieurs sous-branches[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Classification des langues micronésiennes dans le site web Ethnologue.com.
  2. Cf. Jackson (1986); Lynch, Ross & Crowley (2002: 117).
  3. Cf. Bender et al. (2003).
  4. Voir l'arbre généalogique dans Jackson (1986: 214), partiellement reproduit ici.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bender, Byron; Ward H. Goodenough; Frederick H. Jackson; Jeffrey C. Marck; Kenneth L. Rehg; Ho-Min Sohn; Stephen Trussel; Judith W. Wang, 2003, « Proto-Micronesian reconstructions », Oceanic Linguistics 42:1–110, 271–370, 2003.
  • Jackson, Frederick, 1986, « On determining the external relationships of the Micronesian languages », dans P. Geraghty, L. Carrington & S. Wurm (eds), Focal II: Papers from the Fourth International Conference on Austronesian Linguistics. Pacific Linguistics, C-94, Canberra, Australian National University, pp.201-238.
  • Lynch, John; Malcolm Ross & Terry Crowley, 2002, The Oceanic languages. Richmond, Surrey, Curzon Press.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]