Langues en Corée du Nord

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Langues en Corée du Nord
Langues officielles Coréen[1]
Langues principales Langues maternelles (%)[1] :                  
  90
Principales langues étrangères À l'Institut des langues étrangères de Pyongyang (%)[1] :
  60

La seule langue officielle de la Corée du Nord est le coréen, également langue officielle de la Corée du Sud et de Yanbian (Chine). La plupart des linguistes la considèrent comme un isolat[2], bien que quelques-uns la regroupent dans la famille controversée des langues altaïques[3].

Langue officielle et parlers[modifier | modifier le code]

L’aire géographique du coréen se partage en 9 zones correspondant chacune à un parler, du Sud de la province du Kilim, en Mandchourie (République populaire de Chine) à l’île de Jeju. Dans chacune des deux Corées, un parler a été choisi comme langue officielle. La péninsule est extrêmement montagneuse, et le « territoire » de chaque parler correspond étroitement aux frontières naturelles entre les différentes régions géographiques. La plupart des noms des parlers correspondent par conséquent aux régions qu’ils représentent.

Il y a intercompréhension plus ou moins grande entre tous ces parlers, en fonction de la distance, à l’exception de celui de l’île de Jeju. Les parlers de la péninsule ne sont donc pas tous des dialectes.

Le parler de Pyongan - Pyongyang est le parler officiel en Corée du Nord et est parlé à Pyongyang, la région de Pyongyang, et la province de Chagang. Il existe trois autres parlers dans le pays :

  • le parler de Gangwon, qui est employé dans la province de Gangwon à cheval sur la Corée du Nord et la Corée du Sud ;
  • le parler de Hamgyong, qui est employé dans la région de Hamgyeong et la province de Yanggang ;
  • le parler de Hwanghae, qui est pratiqué dans la région de Hwanghae.

Différences avec le sud[modifier | modifier le code]

Depuis la séparation de la Corée en deux, des différences sont apparues entre le coréen parlé en Corée du Sud et celui parlé en Corée du Nord. Ces différences sont notables au niveau de la prononciation, de l’écriture, de la grammaire, du vocabulaire[réf. nécessaire].

Le Japonais était la langue coloniale entre 1910 et 1945, et donc, il était répandu dans toute la péninsule Coréenne. Après la partition de la Corée en deux états, en Corée du Nord, le Japonais va souffrir de l'isolement du pays. Il n' y a pas d'échanges avec des Japonais, et les voyageurs Nord-Coréens sont rares, et souvent liés au régime. De nos jours, le Japonais est parlé surtout par des personnes âgées de plus de 70 ans, mais avec le temps et l'isolement, il est le plus souvent très mal parlé.

Le Chinois Mandarin est enseigné, et assez répandu, surtout dans le nord du pays, le long du fleuve Yalou, frontière naturelle avec la Chine.

L' Anglais est enseigné, mais les contacts avec les étrangers sont rares, et internet est très limité,censuré, et accessible seulement par des notables du régime.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c http://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/coree-nord.htm
  2. Song, Jae Jung (2005) "The Korean language: structure, use and context" Routledge, p. 15
    Lyle Campbell & Mauricio Mixco. 2007. A Glossary of Historical Linguistics. University of Utah Press. ("Korean, A language isolate", p. 90; "Korean is often said to belong with the Altaic hypothesis, often also with Japanese, though this is not widely supported", pp. 90–91; "...most specialists...no longer believe that the...Altaic groups...are related", p. 7)
    David Dalby. 1999/2000. The Linguasphere Register of the World's Languages and Speech Communities. Linguasphere Press.
    Nam-Kil Kim. 1992. "Korean", International Encyclopedia of Linguistics. Volume 2, pp. 282–86. ("...scholars have tried to establish genetic relationships between Korean and other languages and major language families, but with little success", p. 282)
    András Róna-Tas. 1998. "The Reconstruction of Proto-Turkic and the Genetic Question", The Turkic Languages. Routledge. pp. 67–80. ("[Ramstedt's comparisons of Korean and Altaic] have been heavily criticised in more recent studies, though the idea of a genetic relationship has not been totally abandoned", p. 77.)
    Claus Schönig. 2003. "Turko-Mongolic Relations", The Mongolic Languages. Routledge. pp. 403–19. ("...the 'Altaic' languages do not seem to share a common basic vocabulary of the type normally present in cases of genetic relationship", p. 403)
  3. Stratification in the peopling of China: how far does the linguistic evidence match genetics and archaeology? In; Sanchez-Mazas, Blench, Ross, Lin & Pejros eds. Human migrations in continental East Asia and Taiwan: genetic, linguistic and archaeological evidence. 2008. Taylor & Francis