Langue écrite

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Exemples de fontes de caractères employées pour noter différentes langues, par William Caslon, fondeur-typographe, dans la Cyclopaedia (1728).

Une langue écrite est une langue dotée d'une représentation au moyen d’un système d’écriture. La langue écrite est une invention (technique) dans la mesure où elle doit être enseignée aux enfants ; les enfants apprendront la langue parlée (langue orale ou langue des signes) en y étant exposés et sans vraiment qu’on la leur ait apprise.

Une langue écrite n’existe qu’en complément d’une langue parlée spécifique, et aucune langue naturelle n’est purement écrite. Toutefois, les langues mortes peuvent ne plus être connues que sous forme écrite, ou continuer d'être employées à l'écrit longtemps après avoir cessé d'être employées dans la communication spontanée, quand il s'agit de langues classiques ou liturgiques.

[réf. nécessaire] Les langues écrites évoluent plus lentement que leur version parlée. On parle de diglossie lorsqu’un ou plusieurs registres de langue deviennent très différents de la langue parlée spontanée. L'exemple type de diglossie est celle qui existe actuellement entre l'arabe littéral et l'arabe dialectal. Nonobstant ces différences, la diglossie considère souvent une seule, commune et même langue, comprenant un langage littéraire et un ou plusieurs registres oraux (en particulier si le système d’écriture reflète sa prononciation[Information douteuse] [?]).

Comparaison avec les langues parlées[modifier | modifier le code]

Cas du français[modifier | modifier le code]

Système d'écriture du français moderne

Orthographe française

Cas de l'anglais[modifier | modifier le code]

Les anglophones natifs n’ont pas souvent conscience que la complexité de l’orthographe anglaise, qui fait de l'anglais écrit une construction quelque peu artificielle. L’orthographe traditionnelle de l’anglais, du moins pour les mots hérités, reflète la phonologie du moyen anglais, qui n’est plus parlé par personne. La préservation artificielle à l’écrit de cette forme ancienne de langue pourrait permettre à Geoffrey Chaucer (1343–1400) de comprendre une grande partie d'un texte en anglais moderne, tandis que sa langue orale serait incompréhensible pour des anglophones de notre époque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Guy Ankerl, Global communication without universal civilization, vol. Vol.1: Coexisting contemporary civilizations: Arabo-Muslim, Bharati, Chinese, and Western, Geneva, INU Press, coll. « INU societal research », , 59–66, 235–236 p. (ISBN 2-88155-004-5)