Langage épicène

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Le langage épicène, la rédaction épicène, le langage neutre, l'écriture inclusive ou le langage dit « non sexiste » ou « dégenré » sont un ensemble de règles et de pratiques qui cherchent à éviter toute discrimination supposée par le langage ou l'écriture. Cela se fait à travers le choix des mots, la syntaxe, la grammaire ou la typographie.

On dit qu'une expression est épicène si elle s'applique indifféremment à une personne masculine ou féminine. Par exemple, le terme secrétaire est épicène ; à l'autre extrême madame le Président est littéralement sexiste ou plutôt genriste : président est un statut normalement réservé aux hommes. Un style épicène tend à éviter une discrimination forcée - par les normes imposées de la langue - entre les genres masculin et féminin. Ce style inclut la féminisation des titres, les dénominations neutres, et une désignation correcte des personnes transgenres. Quant à l'écriture inclusive, sa portée est plus large : outre le genre, elle vise aussi à éviter d'autres discriminations liées au handicap, à l'âge et à l'origine ethnique.

L'usage et la réception publique du langage épicène et de l'écriture inclusive varient selon les langues et les pays. Au Québec, la rédaction épicène est recommandée par l'Office québécois de la langue française depuis 1979 (situation similaire à la Suisse). En France, le langage épicène suscite des critiques et une opposition de longue date de l'Académie française.

Définitions[modifier | modifier le code]

Les langages genrés dont le neutre est identique au masculin ou dont le masculin l'emporte dans un groupe posent trois problèmes selon certains analystes[1] :

  • ils rendent les femmes invisibles ;
  • ils obligent à avoir une vision dichotomique du genre humain ;
  • ils imposent de se positionner en tant que femme ou en tant qu'homme.

Une étude menée en 2008 par Markus Brauer et Michaël Landry montre qu'« en moyenne, 23 % des représentations mentales sont féminines après l'utilisation d'un générique masculin, alors que ce même pourcentage est de 43 % après l'utilisation d'un terme générique épicène[2] ».

Le terme langage inclusif désigne un langage qui n'exclurait personne pour motif de sexe, d'âge, de race ou d'orientation sexuelle[3]. Par exemple, les expressions « les handicapés » ou « les aborigènes » seraient des expressions exclusives. Les expressions « personnes handicapées » ou « personnes aborigènes » seraient en revanche des expressions inclusives[3]. Le langage inclusif est différent du langage neutre[3].

Le langage neutre ou épicène vise à remplacer des termes masculins par des termes neutres. L'expression « Dieu écoute les prières de tous les hommes » est considérée par certains comme exclusive. L'expression « beaucoup de personnes travaillent au projet » est neutre. « Des hommes et des femmes travaillent au projet » est une expression inclusive[3].

Les pratiques pour un langage non sexiste, inclusif ou épicène portent sur trois aspects[4] :

  • accorder les noms de métiers et de fonctions au sexe de la personne qui l'occupe ;
  • utiliser des expressions non sexuées, comme « les droits humains » ;
  • utiliser les deux formes grammaticales. Pour cela, il existe deux possibilités[1] :
    • faire figurer les deux formes comme « elles et ils partent en vacances », « he or she » ;
    • utiliser à l'écrit une forme liée par un point, un tiret, une barre oblique, une majuscule, etc. comme « ami·e » « participant·e ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Du latin au français : disparition du neutre et prédominance du masculin phonétique[modifier | modifier le code]

Le latin (dont est issu le français) connaissait trois genres grammaticaux, comme aujourd'hui encore l'allemand : le masculin, le féminin et le neutre. La grande ressemblance entre le masculin (-us à la 2e déclinaison) et le neutre (-um à la 2e déclinaison) les a fait se rapprocher puis se confondre à la suite de la chute phonétique de la consonne finale (phénomène d'amuïssement) dès la fin de l'Antiquité[5].

Cette évolution a débouché au Moyen Âge sur un système à deux genres grammaticaux (aujourd'hui en vigueur dans toutes les langues romanes), qu'on désigne parfois par les expressions « genre non marqué » (neutre et masculin, parfois appelé aussi « neutre générique ») et « genre marqué » (féminin)[5]. Par exemple, le mot « chat » peut être soit neutre (chat dont on ignore le sexe) soit masculin (chat de sexe mâle) alors que « chatte », substantif marqué, désigne nécessairement un félin de sexe féminin[5].

Quelques traces d'un genre neutre subsistent en français moderne, notamment pour les animaux : « mouton » peut être considéré comme un neutre (avec un accord grammatical similaire au masculin pour des raisons historiques), alors que « bélier » en serait le mâle et « brebis » la femelle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge le langage utilisé se veut souvent épicène avec, à partir du XIVe siècle, mention courante de la forme masculine et féminine censée rendre compte de l'ordre créé par Dieu. Ainsi on trouvera dans le Mesnagier de Paris[6] (un ouvrage d'économie domestique) en 1393 les termes suivants : « Premièrement d'orgueil j'ai esté orgueilleux ou orgueilleuse et ay eu vaine gloire de ma beauté, de ma force de ma louenge, de mon excellent aournement, et de l'abilité de mes membres et en ay donné matière et exemple de péchier à moult de hommes et de femmes qui me regardoient si orgueilleusement (...) » p. 32[7]. » « Certes, belle seur, je ne voy mie que, se la benoite vierge Marie sa mère ne nous sequeurt comme advocate (...) » p. 23[7]. » Les textes attestent aussi que François Ier questionnant son poète Clément Marot sur le bon usage de la langue française concernant les questions d'accord se vit donner la règle de l'accord au plus proche[8] suivante :

Enfants, oyez une leçon :
Nostre langue a ceste facon,
Que le terme qui va devant,
Voluntiers regist le suyvant.
Les vieux exemples je suyvray
Pour le mieulx : car, à dire vray ;
La chanson fut bien ordonnée
Qui dit : m'amour vous ay donnée.
Et du bateau est estonné
Qui dit : M'amour vous ay donné[Note 1].
Voila la force que possède
Le femenin quand il precede.
Or prouveray par bons temoings
Que tous pluriers n'en font pas moins ;
Il fault dire en termes parfaictz :
Dieu en ce monde nous a faictz ;
Fault dire en parolles parfaictes :
Dieu en ce monde les a faictes ;
Et ne fault point dire en effect :
Dieu en ce monde les a faict.
Ne nous a faict, pareillement,
Mais nous a faictz tout rondement.
L'italien, dont la faconde
Passe les vulgaires du monde,
Son langage a ainsi basty
En disant : Dio noi a fatti.

— Clément Marot, Épigramme à ses disciples, CIX

La langue n'étant, au Moyen Âge, fixée par aucun code ni autorité et soumise aux variations e très nombreux dialectes et patois, il est difficile d'y déceler des tendances massives, et c'est avant tout la liberté des auteurs qui caractérise cette époque.

Âge classique (XVIIe et XVIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Alors que la Renaissance laissait encore une grande liberté aux écrivains en matière d'orthographe, c’est avec l'agrandissement du royaume de France que se constitue la nécessité d'unifier un territoire par la langue, afin de pouvoir transmettre les règles administratives. Ivan Illitch le décrit pour la genèse de la grammaire espagnole de Nebrija[9] dans ses travaux sur la disparition de l'usage de la langue vernaculaire. En France c'est Richelieu[10] qui initie ce mouvement d'unification du territoire par la langue, pendant aux conquêtes territoriales sous Louis XIV. Les grammairiens du XVIIe siècle entreprennent donc de réformer la langue pour la codifier et l'Académie française fondée par Richelieu en 1635 devient la gardienne des règles édictées dans le domaine de la langue française. Les statuts de l'Académie sont clairs[11] : « La principale fonction de l’Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences (article XXIV). » Dans ce contexte, la masculinisation ne représente qu'une partie des nouvelles règles imposées. Elle ne fait pas d'emblée consensus et provoque de grands débats.

Sur la question de l'accord en genre, le grammairien Claude Favre de Vaugelas affirme en 1647 dans un ouvrage de grammaire qui devient vite une référence majeure : « Le genre masculin étant le plus noble, il doit prédominer chaque fois que le féminin et le masculin se trouvent ensemble[12],[13]. » Cette posture ne fut pas unanimement acceptée, ni les raisons données jugées justifiées. Ainsi Vaugelas note-t-il lui-même la résistance des femmes de Cour à cette masculinisation et propose-t-il de se soumettre à l'usage : « Néanmoins, puisque toutes les femmes aux lieux où l'on parle bien, disent la et non le, peut-être que l'usage l'emportera sur la raison, et que ce ne sera plus une faute. » Cette résistance est aujourd'hui attestée et documentée. Gilles Ménage rapporte ainsi une conversation avec Madame de Sévigné :

« Madame de Sévigné s'informant sur ma santé, je lui dis : madame, je suis enrhumé. Je la suis aussi, me dit-elle. Il me semble, Madame, que selon les règles de notre langue, il faudrait dire : je le suis. Vous direz comme il vous plaira, ajouta-t-elle, mais pour moi, je croirais avoir de la barbe au menton si je disais autrement », p. 27-28[14].

À la veille de la Révolution, selon Éliane Viennot, Beaumarchais écrit dans Le Mariage de Figaro : « J'étais née, moi encore, pour être sage, et je la suis devenue (…)[3] »

XXe siècle : remise en question de la prééminence du masculin[modifier | modifier le code]

Au cours du XXe siècle, la question du langage épicène émerge avec l'avancée du mouvement féministe dans les années 1970, sous l'impulsion d'auteures engagées. En France, Benoîte Groult, écrivaine féministe, abordait dès 1977 cette question, avec Ainsi soit-elle[15], mettant en particulier l’accent sur la féminisation des noms de professions. Par la suite, le primat du genre masculin étant de plus en plus critiqué, l'Académie française pose en 1984 dans une déclaration publiée à la suite d'une directive visant la féminisation des noms de fonctions[16]. Le débat se porte désormais sur la capacité du principe du genre masculin universel représentant le neutre générique par défaut à inclure véritablement et sans discriminations de genre tous les genres (sexuels cette fois-ci) possibles[17]. Ainsi une querelle du neutre voit le jour en France avec la publication en 1988 d'un article de Marc Fumaroli intitulé « La querelle du neutre »[18] qui met en avant la transcendance des titres pour justifier la capacité du masculin à adopter une fonction neutre.

Les ouvrages théoriques comme pratiques sur le langage non sexiste se sont succédé :

  • Anne-Marie Houdebine, professeure émérite de linguistique et de sémiologie : Les femmes et la langue (in Tel quel, 1977[19]), Trente ans de recherche sur la différence sexuelle (in langage et société, 2003[20]), L'académie contre la langue française (corédigé avec Maria Candea et Yannick Chevalier, sous la direction d’Éliane Viennot, 2016[21]) ;
  • Éliane Viennot, professeure de littérature : avec en particulier Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin (2014), qui retrace trois siècles de batailles de grammairiens et les résistances sociales rencontrées pour imposer la règle de la prévalence du masculin dans les accords en genre[22] ;
  • Louise-Laurence Larivière, docteure en linguistique : Guide de féminisation des noms communs de personnes (2005[23]), ou encore Dis-moi comment tu te nommes et je te dirai qui tu es (in Nouvelles Questions Féministes, 2007[24]);
  • Femme, j'écris ton nom... : guide d'aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions (1999).

Dans le même temps, outre-Atlantique, des auteures québécoises contribuent au développement de cette conception du langage. Au féminin, ouvrage écrit sous la direction de Monique Biron, est publié en 1991. Plus récemment, Pierrette Vachon-L’Heureux et Louise Guénette rédigent un guide de rédaction épicène Avoir bon genre à l'écrit (2006).

Débats et critiques[modifier | modifier le code]

Esthétique, efficacité et correction grammaticale[modifier | modifier le code]

Les recommandations grammaticales des défenseurs du langage inclusif suscitent différentes critiques. Les recommandations qui dérogent aux règles traditionnelles sont fortement contestées par des personnes et institutions qui y voient une atteinte à la qualité de la langue. Selon les opposants, en plus de ne pas correspondre aux standards d'écriture, elles produisent des phrases inesthétiques, difficiles à lire, manquant de fluidité et jonchées de redondances (par répétition du féminin après un masculin à valeur neutre). À cela s'ajoute que certaines de ces préconisations n'affectent que le langage écrit, car imprononçable en pratique, amoindrissant de fait drastiquement leur intérêt pour l'usage oral. Enfin la critique porte sur la validité de l’hypothèse que la langue ou la grammaire seraient discriminatoires, ainsi pour Bertilo Wennergren, auteur du Plena Manlibro de Esperanta Gramatiko (PMEG), dans le chapitre « Genre lexical des substantifs » de ce même dictionnaire / « Ce n'est pas la langue elle-même qui est discriminatoire, mais le cas échéant ses locuteurs » (PMEG[25] – §4.3).

Les critiques s'adressent principalement aux recommandations sur l'ajout de «·e » en fin de mots, et autres formes tronquées usant de parenthèses, de points ou de tirets, ou utilisant le E majuscule ou la barre oblique. Au sujet du point médian, l'académicien français Marc Fumaroli estime que « l'enlaidissement de la page imprimée est à la hauteur de la sotte tautologie venue nier et alourdit inutilement l'évidence : les physiciennes sont nécessairement incluses dans le nombre neutre des physiciens »[7]. D'autres critiques s'adressent à l'emploi de nouveaux pronoms considérés neutres en genre comme « iels », « toustes » et « ceulles » (venant compléter respectivement « ils / elles », « tous / toutes » et « ceux / celles »)[1]. En réponse à ces critiques, les personnes en faveur de la langue inclusive avancent que l'ensemble des règles d'écriture ainsi que l'appréciation esthétique des phrases est principalement une question d'habitudes personnelles, fortement susceptibles de varier d'un individu à l'autre et d'une époque à l'autre ; et qu'il en va de même pour l'appréciation de la lisibilité et la fluidité des phrases[1].

La sociologue en études de genre Marie Duru-Bellat, si elle défend la féminisation des noms de métiers, considère que « souligner toujours et partout, même quand cela n'a aucune pertinence, que la personne qui parle ou dont on parle est de sexe féminin, est une régression : quand je fais du jardinage ou que je lis un livre, le sexe n'est pas forcément la facette de mon identité que j'ai à l'esprit. Par ailleurs, ne nous faisons pas d'illusions : il y a des langues sans genre, comme le hongrois, et cela ne suffit pas à égaliser la société »[26],[27].

Usage selon les langues[modifier | modifier le code]

Allemand[modifier | modifier le code]

Le débat sur la féminisation de la langue est assez fort dans les pays germanophones, en particulier dans les milieux de gauche. Ainsi, bien qu'on puisse en allemand obtenir le féminin d'un nom en y ajoutant le suffixe -in, il existe des mots qui font exception et pour lesquels le féminin est peu usité, ou assez récent. Par ailleurs, comme en français, le masculin peut servir de forme générique au pluriel. C'est notamment l'aspect le plus critiqué par les partisans et les partisanes d'un langage féministe. Il est ainsi devenu relativement fréquent d'utiliser un pluriel en -Innen (Binnen-I), c'est-à-dire le pluriel féminin, mais avec une majuscule afin d'indiquer qu'il s'agit d'un pluriel mixte (die StudentInnen, die KollegInnen, etc.).[réf. nécessaire] On utilise aussi les formes /innen (die Student/innen, die Kolleg/innen, etc.) ou _innen (die Student_innen, die Kolleg_innen, etc.). On peut également remplacer certains mots par d'autres jugés plus neutres, notamment des participes employés comme substantifs (die Studierende, participe présent de étudier) ou des termes tels que Lehrkraft (personnel enseignant). De façon extrêmement marginale, on remplace parfois man (on) par mensch ou frau, formés à partir de Mensch (être humain, personne) et Frau (femme), à cause de la similitude entre man (on) et Mann (homme)[28].

En Allemagne, l'administration encourage l'usage de l'écriture inclusive dès 1987 et la fédération des länder publie un guide pratique en 2002[29].

Les formulations avec un slash sont utilisées depuis les années 1980 dans les universités allemandes. En 2013, les universités de Leipzig et Potsdam décident d'utiliser le féminin générique pour dénommer l'ensemble des personnes d'un même titre ou fonction. L'expression « Die / der Professor / Professorin » est remplacée par la forme générique « die Professorin »[30].

Anglais[modifier | modifier le code]

L'anglais apparaît relativement neutre du point de vue de l'usage grammatical des genres. La langue comprend un vestige de genres féminin et masculin pour les noms désignant des personnes, voire des animaux familiers du sexe correspondant ; les bateaux (ship) sont souvent désignés par le pronom féminin she. Les autres noms ont un genre non défini ou neutre (it). Le genre n'est toutefois pas marqué dans la conjugaison ni dans les adjectifs et n'apparaît donc que dans le choix des pronoms personnels utilisés pour remplacer les noms correspondants à la troisième personne du singulier, à savoir he pour le masculin, she pour le féminin, it pour le neutre. Cependant, on voit actuellement réapparaître un they singulier dont la fonction est de désigner une personne dont on ignore le sexe. Cet usage du pronom a plusieurs siècles, mais est tombé en désuétude au XVIIe siècle avant de réapparaître dans les années 1980[31].

Le mot man, quant à lui, qui signifiait simplement à l'origine « être humain », est à la base de mankind signifiant « humanité ». S'il s'est spécialisé par la suite pour signifier « homme » (être humain masculin), il reste utilisé de nos jours dans ce sens. Il y a donc la même ambivalence qu'en français avec le mot homme, un terme signifiant aussi tantôt un être humain masculin, tantôt l'humanité dans son ensemble[32] (voir la partie de l'article évoquant la langue française). Le terme woman « femme », lui, provient de l’anglo-saxon wīfmann, composé de wīf « femme » et mann « être humain ».

L'anglais dispose par ailleurs du terme asexué sibling, signifiant « frère ou sœur », dont l'équivalent français « adelphe » est très peu usité.

Certains auteurs, principalement aux États-Unis, emploient maintenant le féminin pour désigner une personne dont le sexe est indéterminé dans le contexte (le lecteur ou la lectrice quelconque hypothétique, par exemple) :

Ex. : « When you find value assumptions, you know pretty well what a writer or speaker wants the world to be like – what goals she thinks are most important ; but you do not know what she takes for granted […][33]. »

De plus, aux États-Unis, l'usage de he or she (« il ou elle ») à l'oral et de he or she, (s)he, ou s/he à l'écrit lorsque le sexe de l'individu n'est pas connu a aujourd'hui tendance à disparaître au profit du they singulier.

Espagnol[modifier | modifier le code]

Quand ils cherchaient à s'exprimer en un langage neutre, les hispanophones devaient employer des expressions répétées du type « queridos amigos, queridas amigas » (chers amis, chères amies). Comme souvent on passe du masculin au féminin en remplaçant le « o » par un « a », les hispanophones ont eu l'idée de remplacer la répétition par un mot avec un « @ » (car ressemblant visuellement à un « a » dans un « o »), ce qui donne « querid@s amig@s »[34].

L'usage de l'astérisque (l*s amig*s), du « x » (lxs amigxs) ou « e » (les amiges) est aussi possible. Il est préféré d'utiliser ces trois possibilités plutôt que « @ » car ils n'excluent pas les personnes non-binaires. Le « e » est quant à lui aussi préféré à « x » ou « * » pour une plus simple prononciation.

Espéranto[modifier | modifier le code]

En espéranto, le genre grammatical n'existe pas[35]. La racine des mots est généralement sémantiquement neutre, le sexe pouvant être marqué par le préfixe vir- pour le masculin et le suffixe -in- pour le féminin. Par exemple, ŝafo (mouton), virŝafo (bélier), ŝafino (brebis). Cependant l'usage du suffixe -iĉ- est apparu pour lutter contre le sexisme renssenti avec certains mots basiquement masculins comme patro (père). En effet, ces mots 'de base' sont au masculin et le féminin doit être rajouter et est perçu comme secondaire. Le -iĉ- est analogue au -in- du féminin. La version antisexiste de patro est donc patro (parent), patriĉo (père), patrino (mère).

Français[modifier | modifier le code]

Panneau effectuant cette pratique à Fontenay-sous-Bois.

Les pratiques possibles :

  • l'emploi de formules englobantes : « la population française », « les droits humains » ;
  • l'emploi de mots épicènes, c'est-à-dire prenant la même forme aux deux genres ou pouvant désigner aussi bien des femmes que des hommes : parler d'« élèves du lycée » plutôt que de « lycéens », de « personnalité politique » plutôt que d'« homme politique », au risque d'une altération du sens lorsqu'il n'existe pas de terme épicène strictement équivalent au terme genré. Le genre d'un nom prenant la même forme au féminin et au masculin peut toutefois apparaître dans le contexte si ce nom est précédé d'un article au singulier (« un/une ministre ») ou lorsqu'il est accompagné d'un adjectif (« trois élèves doués/douées »), ce qui doit être pris en compte si on cherche à utiliser un langage non genré[1] ;
  • la féminisation des noms de métiers : « bûcheronne », « développeuse » ;
  • le doublet (ou double flexion) : « Français et Françaises », « toutes et tous », qui constituent en soi une forme de redondance ou de pléonasme.
  • formes contractées (ou abrégées) :
    • l'emploi de parenthèses : « musicien(ne) ». Les parenthèses peuvent être également utilisées pour noter un pluriel facultatif : « le(s) musicien(ne)(s) » ;
    • l'emploi du caractère "/" : « musicien/ne » ;
    • l'emploi du E majuscule : « motivéEs »... Cette forme est fréquemment utilisée en allemand ;
    • l'emploi du trait d'union : « musicien-ne-s », « motivé-e-s », et même l'article « un-e » ;
    • l'emploi du point médian, semblable au trait d'union mais plus discret : « musicien·ne·s », « motivé·e·s » ;
    • l'emploi du point, plus facile d'accès sur un clavier que le point médian, mais peut prêter à confusion : « musicien.ne.s », « motivé.e.s » ;
    • la terminaison à deux genres : « acteurs/trices » ou « acteurs·trices ».

L'utilisation des formes contractées, appelées « doublets abrégés », est déconseillée au Québec[36].

La règle de proximité :

La règle de proximité consiste à accorder le genre et le nombre de l'adjectif avec celui du plus proche des noms qu'il qualifie, et le verbe avec le plus proche de ses sujets. Cette règle, présente en latin mais progressivement abandonnée en français, a pu s'appliquer jusqu'au XVIIe siècle[37].

L'accord actuel pour lequel le genre non marqué (semblable au masculin) prévaut, a donc pu être considéré comme une marque de domination masculine[38]. Ainsi, pour justifier la primauté du masculin, l'abbé Bouhours déclare en 1675 que « lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l'emporte » ; étant entendu que, comme l'explique le grammairien Beauzée en 1767, « le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle[39]. »

En Belgique[modifier | modifier le code]

Plusieurs guides de communication épicène ont été publiés en Belgique :

  • « Mettre au féminin - Guide de féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre »[40], Fédération Wallonie-Bruxelles, 3e édition, 2014.
  • « Égalité et diversité dans la communication de la Fédération Wallonie- Bruxelles - Trucs et astuces pour les communicateur-trice-s »[41], SPF Chancellerie du Premier Ministre, DG Communication externe, 2013.
  • « Intégrer la dimension de genre dans la communication fédérale – Guide pour les communicateurs fédéraux »[42], SPF Personnel et Organisation et SPF Chancellerie du Premier ministre, COMM Collection no 25, 2013.
  • « Liste alphabétique des noms de métier, fonction, grade ou titre »[40], Communauté française de Belgique, Conseil supérieur de la langue française.
  • Guide du bon usage du genre dans votre communication[43], UCL Université catholique de Louvain.

En France[modifier | modifier le code]

Le gouvernement français s'exprime en 1984 en faveur de « la féminisation des titres et fonctions et, d’une manière générale, le vocabulaire concernant les activités des femmes. » Deux circulaires du Premier ministre se prononcent à sa faveur : le 11 mars 1986[44] et le 6 mars 1998[45]. L'Académie française récuse l'autorité du gouvernement à réformer la langue et s'oppose à cette tendance en 1984 puis en 2002[46]. En 2014, elle reprend cependant une conclusion de la Commission générale de terminologie et de néologie qui « s'incline [devant] le désir légitime des individus de mettre en accord, pour les communications qui leur sont personnellement destinées, leur appellation avec leur identité propre[47] », concluant que c'est l'épreuve du temps qui doit l'emporter.

Le 21 février 2012 sous l'impulsion de Roselyne Bachelot, les termes et expressions mademoiselle, nom de jeune fille, nom patronymique, nom d'épouse et nom d'époux sont supprimés des formulaires et correspondances administratifs français, par la circulaire no 5 575[48]. Les défenseurs de ces termes arguaient qu'il était utile à l'administration pour savoir si le nom qui suivait était susceptible de changer. En France, chacun des époux peut user du nom de l'autre[49]. Cependant l'évolution moderne du droit des familles (divorces, mariage homosexuel et, depuis la loi du 4 mars 2002, la possibilité de transmettre aux enfants, le nom du père, de la mère ou des deux noms accolés[49]) a largement affaibli cet argument.

En , le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes publie un Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe[50],[51]. Ce guide en détaillant dix recommandations, invite à promouvoir un langage reflétant le principe d’égalité entre les femmes et les hommes[52]. Inspirée par cette démarche, une agence de communication édite et diffuse en un premier Manuel d'écriture inclusive[53] proposant trois conventions d'écriture afin de faire progresser l'égalité, notamment sur le plan professionnel, entre les femmes et les hommes.

Controverse sur l'usage dans l'éducation (2017)[modifier | modifier le code]

Hatier publie en mars 2017 le premier manuel scolaire d'écriture inclusive[54] intitulé Questionner le monde[55],[56] et destiné au CE2. Le manuel suscite une forte opposition parmi les personnes militant au sein de la mouvance La Manif pour tous[54].

À la rentrée suivante, une série de critiques initiées par le journal Le Figaro donnent naissance à une polémique nationale. Le 22 septembre, Le Figaro publie un article intitulé « Un manuel scolaire écrit à la sauce féministe »[57]. Le 26 septembre, lors d'une chronique à Europe 1[58], Raphaël Enthoven accuse l'écriture inclusive d'être un « lifting du langage qui croit abolir les injustices du passé en supprimant leur trace »[59] et la compare à la novlangue du livre 1984 de George Orwell[54]. Le même jour, le linguiste Alain Bentolila interviewé par Le Figaro affirme que « voir un complot machiste dans la langue française manifeste une totale ignorance »[60]. Le 3 novembre, dans Le Figaro, l'universitaire et académicien Marc Fumaroli affirme qu'« il faut défendre la langue française contre les Trissotin du féminisme », et qu'elle « relève de la grammaire, et non de la sociologie politique »[61]. Pour la journaliste scientifique Peggy Sastre, il s'agit d'un « terrorisme intellectuel », dans le sens où les défenseurs de l'écriture inclusive optent, selon elle, « pour une argumentation morale : le camp du bien contre celui du mal, les progressistes contre les réactionnaires, les féministes contre les phallocrates, la bonne marche de l'histoire contre la mauvaise, etc. »[62].

Le 16 octobre, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernements Édouard Philippe II, s'oppose à l'usage de l'écriture inclusive en jugeant qu'elle est source de « polémiques inutiles » qui abîment une cause respectable, l'égalité hommes-femmes[63]. Il déclare que l'expression « le masculin l'emporte sur le féminin » n'est « sûrement pas une bonne formule », mais qu'il est défavorable à la remise en question du fond de la règle. Il propose de « dire simplement qu'en cas de pluriel, on accorde au masculin, ce qui dans la langue française s'apparente souvent au genre neutre ». Enfin il déclare s'inquiéter de ce qu'il perçoit comme des « attaques répétées sur la langue française » et que « la langue française n'est pas à instrumentaliser pour des combats aussi légitimes soient-ils »[64].

Le , l'Académie française publie une déclaration sur l'écriture dite « inclusive »[65]. Elle y réaffirme dans une « solennelle mise en garde » un avis fortement négatif sur les formes complexes proposées par le « langage inclusif »[65] et qualifie l'usage de l'écriture inclusive de « péril mortel »[66]. L'académicien Marc Fumaroli déclare au sujet des décisions politiques visant à officialiser le langage épicène que « les politiciens adorent patauger dans notre langue, cela leur donne la satisfaction de doubler l'Académie française, dont la vocation dans l'État est exactement inverse de ces caprices : veiller à la propreté et aux propriétés de la langue nationale »[7].

Selon Geoffrey Roger, linguiste, l'utilisation d'un discours alarmiste de mise en garde est constitutif d'une pratique élitiste[66],[67],[68] :

« De tels discours idéologiques, s'agissant du français comme d'autres langues dominantes, s'interprètent comme constitutifs de la reproduction des élites : il s'agit en définitive de défendre le monopole sur la norme standard exercé par des classes dirigeantes majoritairement masculines, pour mieux légitimer leur accès exclusif au pouvoir. »

Le 7 novembre 2017, contre l'avis de leur ministre de l'Éducation nationale et pour suivre les recommandations du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, 314 fonctionnaires de l'éducation nationale s'engagent à ne plus enseigner la règle de la prééminence du masculin sur le féminin en classe[69] et signent un manifeste publié par Slate[70], puis lancent une pétition en ligne[71],[72] pour trois raisons : que c'est une « règle nouvelle du XVIIe »[73], qu'il faut préférer l'accord de proximité[74] et qu'il ne faudrait pas que les enfants pensent que le masculin l'emporte toujours sur le féminin[75].

Le 15 novembre Jean-Michel Blanquer déclare devant l'Assemblée nationale[76] : « La France a comme emblème une femme Marianne, l'un de ses plus beaux mots est féminin, la République »[77].

Le 21 novembre 2017, à la suite de la polémique suscitée par la réception de communications officielles émanant de l'administration publique rédigées en écriture inclusive[78] et à la plainte notamment de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, le premier ministre Edouard Philippe émet une circulaire intitulée Circulaire du 21 novembre 2017 relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française[79]. Cette dernière recommande l'utilisation du masculin générique, la féminisation des titres et fonctions lorsque la personne qui l'exerce est de genre féminin, et invite à ne pas utiliser les règles de l'écriture inclusive en matière faisant usage de tiret ou de point médian « graphie faisant ressortir l'existence d'une forme féminine »[80],[78],[81],[82]. Il estime que « le masculin est une forme neutre qu’il convient d’utiliser pour les termes susceptibles de s'appliquer aussi bien aux femmes qu'aux hommes. ». Néanmoins en ce qui concerne la féminisation des titres et fonctions, il suggère de féminiser la fonction à l'aide du guide Femme, j'écris ton nom... écrit par l'unité mixte de recherche Analyse et traitement informatique de la langue française du Centre national de la recherche scientifique et de l'université de Lorraine[83]. Il propose également que les formes inclusives soient à privilégier comme « le candidat ou la candidate »[84].

Cette circulaire adoptant le principe de la féminisation des titres est cependant considérée par les médias comme un refus officiel des règles d'écriture inclusive[85] alors qu'elle en adopte le principe de féminisation des titres[80].

Bernard Louvel, premier président de la Cour de cassation adresse une lettre à l'Académie française pour lui demander de revoir ses recommandations sur la question de la féminisation des titres et fonctions. Il écrit :

« l'usage de la féminisation des fonctions s'est étendu au sein de la fonction publique et du corps judiciaire[86],[87] »

À la suite de cette circulaire adoptant le principe de la féminisation, l'Académie française annonce pour la première fois son intention de se pencher sur les règles de féminisation[88],[89]. L'annonce est faite par Hélène Carrère d'Encausse (qui a toujours refusé de féminiser son titre de Secrétaire perpétuel de l'Académie française)[89],[86] dans une lettre de réponse adressée à Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation. Elle y entérine le changement des usages nécessitant un réexamen par l'Académie Française[87].

La polémique suscite des réactions de la communauté féministe française, notamment humoristique. Typhaine D écrit ainsi un Contes à rebours intitulé Pérille Mortelle[90].

Au Québec[modifier | modifier le code]

Les réflexions sur le sujet sont nombreuses au Québec dès les années 1970[91]. La féminisation lexicale est encouragée dès 1979 par l'Office québécois de la langue française, qui promeut également la rédaction épicène[92]. L'Office québécois de la langue française met à disposition une banque de dépannage linguistique sur la rédaction épicène en 2002[93], et publie un Guide de rédaction épicène en 2006[94].

En Suisse[modifier | modifier le code]

Le courant prônant l'emploi d'un « langage épicène » (expression souvent employée en Suisse) a atteint les sphères officielles dès la fin du XXe siècle, à la suite de la parution dès 1994 des ouvrages spécialisés de Thérèse Moreau s'adressant aux écoles, aux métiers, puis aux administrations (voir la bibliographie). La Chancellerie fédérale publie en 2000 un Guide de formulation non sexiste des textes administratifs et législatifs de la Confédération[95]. Les administrations cantonales, les hautes écoles, publient leurs propres recommandations[96].

Ido[modifier | modifier le code]

L'ido utilise le suffixe -in- pour marquer le féminin, et -ul- pour le masculin, avec par exemple : frato (« frère ou sœur »), fratino (« sœur »), fratulo (« frère »).

Tchèque[modifier | modifier le code]

En règle générale, le nom de famille d'une femme se met au féminin, Jana Tichá porte le même patronyme que Miloš Tichý. Dans le cas présent, tichý est un adjectif et la forme féminine de cet adjectif est tichá. Quand le nom de famille est un substantif, il est le plus souvent dérivé du masculin par l'ajout de « —ová » : Eva Romanová est la sœur de Pavel Roman. La forme « —ová » désigne un adjectif d'appartenance et implique, au grand dam des féministes, l'idée de possession[97] (madame Nováková est littéralement l'épouse ou la fille de monsieur Novák).

Jusqu'à il y a peu, cette forme était obligatoire, imposée par la loi tchécoslovaque puis tchèque. Désormais, l'épouse tchèque d'un ressortissant étranger ou d'un membre d'une minorité linguistique[98] de la République tchèque peut choisir entre :

  • garder son nom de naissance ;
  • accoler son nom de naissance avec celui (inchangé) de son époux ;
  • accoler son nom de naissance avec le nom slavisé de son mari (ce qui était déjà possible) ;
  • adopter le nom, slavisé ou non, de son époux[99].

La loi tchécoslovaque permettait au mari d'accoler le nom de son épouse au sien. Ainsi le premier président, Tomáš Garrigue Masaryk a été l'un des premiers à le faire.

En 2006, l'entrée en vigueur de l'équivalent tchèque du pacte civil de solidarité, qui permet à la partenaire tchèque d'une ressortissante étrangère d'adopter son nom de famille[100] (comme pour les épouses dans un mariage classique) qui, pour une oreille tchèque sera forcément « masculin », a provoqué une réaction des protecteurs de la langue.

Usages selon les domaines[modifier | modifier le code]

Dans les discours politiques[modifier | modifier le code]

En politique française, la célèbre adresse « Françaises, Français ! » du général de Gaulle[101] se retrouve de nos jours sous la forme « Les Françaises et les Français » dans les discours de personnalités politiques de tout bord[102]. Cette expression a été raillée par Pierre Desproges dans Le Tribunal des flagrants délires (« Françaises, Français. Belges, Belges »[103]). L'expression « Mes chers compatriotes » est plus couramment utilisée, tandis que la formule "travailleuses, travailleurs" est utilisée par la Ligue ouvrière[104].

Au Québec, la formule "québécois et québécoises" est couramment employée par les personnalités politiques des divers partis, et par le gouvernement[105].

En informatique[modifier | modifier le code]

En 2017, le logiciel Word édité par Microsoft introduit la possibilité de « cibler le langage genré qui serait à même d'exclure, de rejeter ou de stéréotyper »[106].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Amour est féminin au xvie siècle.

Références[modifier | modifier le code]

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  7. a b c et d Marc Fumaroli, interviewé par Vincent Trémolet de Villiers, « Il faut défendre la langue française contre les Trissotin du féminisme », Le Figaro, samedi 4 / dimanche 5 novembre 2017, page 16.
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  9. Ivan Illitch, Le travail fantôme in Œuvres complètes, tome 2, (Le Chômage créateur - Le Travail fantôme - Le Genre vernaculaire - H2O, les eaux de l'oubli - Du lisible au visible - Dans le miroir du passé), Fayard, 2005, Fayard,
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  15. « Ainsi soit-elle de Benoîte Groult », AgoraVox,‎ (lire en ligne)
  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Acad
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Françoise Marois, La Féminolinguistique, actes du colloque international sur La Recherche féministe en francophonie, Groupe de recherche multidisciplinaire féministe (GREMF), université Laval, cahier 13, Québec, 1996, p. 79
  • Françoise Marois, La Féminisation comme phénomène sociolinguistique, actes du colloque international sur « La Problématique de l’aménagement linguistique : enjeux théoriques et pratiques », Office de la langue française et université du Québec à Chicoutimi, collection Langues et sociétés, tome I, Chicoutimi, 1994, p. 279-309i.
  • Françoise Marois, Féminisme/humanisme, revue Femmes d’ici, Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS), vol. 25, no 4, mars-avril 1991, Montréal, p. 23.
  • Françoise Marois, De Grevisse à Marois, essai, revue Rauque, no 4, éditions Prise de parole, Sudbury, 1987
  • Françoise Marois, Le Féminin générique, Les Propos, Association des femmes d’affaires du Québec, 1986, Montréal
  • Céline Labrosse, Pour une langue française non sexiste, Les Intouchables (ISBN 2-89549-087-2)
  • Louise-L. Larivière, Pourquoi en finir avec la féminisation linguistique ou À la recherche des mots perdus, Montréal, Éditions du Boréal, 2000. 149 p.
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  • Moreau Thérèse. (2001) Écrire les genres, guide romand d’aide à la rédaction administrative et législative épicène. Genève : État de Genève
  • Nouvelles Questions féministes, Lausanne. Éditions Antipodes, volume 26, no 3, 2007
  • Margaux Lacroux, « Prêt·e·s à utiliser l'écriture inclusive ? », Libération (en ligne),‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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