Lanches-Saint-Hilaire

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Lanches-Saint-Hilaire
Église Saint-Médard à Saint-Hilaire.
Église Saint-Médard à Saint-Hilaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Flixecourt
Intercommunalité Communauté de communes Nièvre et Somme
Maire
Mandat
Jean-Luc Waligora
2014-2020
Code postal 80620
Code commune 80466
Démographie
Population
municipale
125 hab. (2014 en diminution de 1,57 % par rapport à 2009)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 15″ nord, 2° 08′ 25″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 136 m
Superficie 5,45 km2
Localisation

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Lanches-Saint-Hilaire est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

À l'est d'Abbeville et au nord-ouest d'Amiens, le village est pratiquement à égale distance de ces deux agglomérations.

La commune comporte deux hameaux en 1897 :

- Saint-Hilaire qui compte alors sept habitants et possède une église et une école,

- le Briquet, rattaché à Saint-Hilaire.

Sol, sous-sol, hydrographie, relief[modifier | modifier le code]

Dans la vallée, le sol est composé de terre franche. Un calcaire léger recouvre les coteaux. Sur le plateau, l'argile domine[1].

Un seul cours d'eau coule sur la commune : la Domart qui naît au hameau de Saint-Hilaire. La nappe d'eau est peu profonde, pratiquement chaque maison dispose d'un puits en 1897[1].

Le relief est accidenté. La vallée de la Domart (affluent de la Nièvre), se ramifie au centre du territoire en deux étroites vallées : la vallée du Chêne et la vallée de Gorges[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Au nord, la commune est bordée par Domesmont. Épécamps limite le village à l'ouest, Gorges est à l'est tandis que Berneuil est au sud-est et Domart au sud-ouest, alors que Franqueville est à l'ouest et Ribeaucourt se situe au nord-ouest[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La tradition locale veut que l'origine du nom du village vienne du patois picard. « Lancher » signifie en effet tisser et cette activité a toujours été très représentée dans la localité. En 1897, 19 métiers à tisser sont encore en service dont 8 toute l'année[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est le fief d’une des dernières branches bâtardes de l’illustre maison de Sainte-Aldegonde[2].

La commune abrite des souterrains refuges creusés dans la craie à l'époque de la féodalité, des muches. Une cinquantaine de vastes chambres y ont été aménagées pour abriter la population pendant les périodes difficiles des guerres. Des grilles en fer ferment ces vastes cellules en communication avec la localité voisine d'Épécamps[1]. Ce village caché a servi de repli pour les animaux et la population en 1645 quand l'armée espagnole a causé des ravages dans le secteur[1].

En 1897, le village compte 19 tisserands, 1 cordonnier, 1 charpentier, 1 maréchal-ferrant, 1 tonnelier et 1 bourrelier[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 octobre 2007 Christian Boucher    
mars 2008 2014 Danielle Boucher[3]    
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Luc Waligora    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2014, la commune comptait 125 habitants[Note 1], en diminution de 1,57 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337 369 367 412 424 433 427 421 421
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
399 396 378 350 323 292 264 258 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
226 225 216 175 163 150 138 143 116
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
98 103 95 69 93 109 117 125 125
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Christophe à Lanches, du XVIIIe siècle.
  • Église Saint-Médard à Saint-Hilaire, de 1780.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Une partie de la commune est classée en ZNIEFF : larris de la vallée du chêne, bois d'Épécamps, cavités souterraines. Dix-huit espèces déterminantes sont recensées dont différents espèces de murins[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

François CARON, Un créquier dans une église du Ponthieu, Morinie, Maisons-Alfort, février 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Leroy, 1897, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  2. François CARON, Un créquier dans une église du Ponthieu, Morinie, Maisons-Alfort, février 2007
  3. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 novembre 2008)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. Note ZNIEFF.