Lancel

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Lancel Paris
Description de l'image LANCEL logoS13 8004C.png.
Création 1876
Fondateurs Angèle Lancel
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Marianne Romestain
Activité Accessoires de mode
Produits Maroquinerie, bagages et accessoires
Société mère Richemont
Effectif 850 (2011)[1]
Site web www.lancel.com
Chiffre d’affaires en diminution85 millions d'euros (2014)[2]
Résultat net - 25 millions d'euros (2014)[2]

Lancel est une entreprise française de maroquinerie fondée à Paris en 1876 par Angèle Lancel, puis développé par son fils Albert Lancel, et ses deux petites filles. L'entreprise reste propriété de la même famille jusqu'en 1997, date à laquelle elle est rachetée par le groupe financier Richemont qui exploite sa marque au niveau international.

À ses débuts, Lancel conçoit et fait fabriquer par des artisans français, de l'orfèvrerie, des pendules, des réveils, des accessoires et des bagages en maroquinerie, des briquets, des lunettes, des baromètres, des ciseaux, des sacs à mains, des lampes, des accessoires de table, etc. Plus récemment, Lancel cesse d'éparpiller sa production en de nombreuses gammes, pour conserver cinq lignes de produits : la maroquinerie femme, en particulier les sacs à mains, la maroquinerie homme, les accessoires de voyage, les boîtes. Alors que sa production est délocalisée en Extrême-orient, elle devient plus ordinaire, celle-ci voulant répondre à une demande de masse, tout en conservant une image de luxe qui justifie des prix élevés. Aussi fait-elle la promotion de ses sacs à mains en les associant à des noms d'actrices françaises de renommée internationale comme Isabelle Adjani ou Brigitte Bardot.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Art deco.jpg

C’est dans l’effervescence du Paris de la Belle Époque, portée par le foisonnement artistique du quartier de L’Opéra, qu’Angèle Lancel, authentique femme de tête, visionnaire et audacieuse, fonde les origines de Lancel[3].

En 1876, Angèle et son époux Alphonse créent une petite fabrique de pipes et d'accessoires pour fumeurs au 20 passage des Petites-Écuries, dans le 10ème arrondissement de Paris[4]. Rapidement, l'entreprise se diversifie et propose des articles de décoration[5] en cristallerie et en orfèvrerie, des bijoux[4], de la porcelaine ou encore de l'horlogerie[6], qu'elle sélectionne ou fabrique dans ses ateliers[6].

Dans les années 1870, les femmes se mettent à fumer. Lancel lance alors une gamme d'articles à destination des fumeuses[7]. La démocratisation de la cigarette auprès des femmes incite le couple à confectionner divers accessoires comme les porte-cigarettes. Angèle et Alphonse ont l'idée de créer des objets de maroquinerie pour ranger le nécessaire à fumer. Les premiers sacs à main Lancel sont nés[8].

En 1879, ils ouvrent au 17 boulevard poissonnière, une boutique d’articles précieux[9] : Au Phénix. Les bourgeoises, les demi-mondaines, les cocottes et autres vedettes de music-hall se précipitent Au Phénix pour acquérir leur nécessaire à fumer[10].

Quelques années plus tard, Lancel qui compte déjà plusieurs points de vente, crée son réseau de boutiques[11]. Dans les années 1900, la maison possède une dizaine de boutiques à Paris[12] nommées « Au Sphinx », « Au Phénix », « À l’inénarrable », « À l’indomptable ». L'entreprise propose toute une gamme de produits pour fumeurs : des porte-cigarettes, des pochettes, des aumônières et les premiers sacs à main dotés de rangements pour cigarettes, inaugurant ainsi la confection d'articles en cuir[9] ; l'entreprise ouvre vers 1900 un atelier de maroquinerie et débute la création de sacs à main[13],[6], qui remplacent alors l’aumônière[10].

Essor[modifier | modifier le code]

Angèle Lancel développe rapidement son négoce de détail ouvrant des boutiques en province, mais c’est son fils, Albert Lancel, qui transformera véritablement la modeste entreprise familiale en prospère maison de maroquinerie, sans jamais trahir l’esprit de sa fondatrice[12]. C'est en 1901 qu'Albert reprend les rênes de l'entreprise familiale[4].

Albert Lancel rassasie la soif de nouveauté et de fantaisie des parisiennes des Années Folles, transformant le sac à main, objet de statut social, en accessoire intime et complice des femmes. Dans les années 1920, l'entreprise confectionne des sacs en cuir précieux et dotés de fermoirs bijoux[14]. En 1927, la maison Lancel créé un modèle de sacs qui est devenu mythique et qui a marqué l’histoire de l'entreprise, inspirant une partie des collections ultérieures : le Sac Seau[15]. Porté par l’élan moderniste, Albert Lancel se lance dans les innovations et conçoit des produits révolutionnaires tels que le Sac-Parapluie (1928), et les briquets automatiques[4] Allumette, Excelsior et Royal, qui ne salissent « ni les doigts ni le gant »[16],[12] et grâce auxquels il remporta le Grand Prix de l’Exposition internationale des arts et techniques en 1937[5]. Lancel dépose ainsi de nombreux brevets[8] dont ceux du briquet automatique, d'un poste de radio portable (appelé le Bambino)[17], et de la malle Aviona[9]. Sous l'impulsion d'Albert, l'entreprise devient une des principales maisons de maroquinerie et d'accessoires[6]. Lancel s'investit également dans les arts de la table, la joaillerie et l'horlogerie.

En 1929, l'entreprise déménage et s'installe sur quatre étages dans un immeuble place de l'Opéra à Paris[9], où elle est encore présente aujourd'hui[4].

Après la Guerre[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, avec l'avènement des congés payés, Lancel lance des collections relatives au voyage[6]. L'entreprise lance le sac Trotteur[4] et confectionne des bagages souples en toile de nylon[8]. Lancel crée également la valise Kangourou[4], la première valise souple en toile de nylon et dotée d’une poche extérieure[5], qui connaîtra un succès important[6].

À la mort d’Albert Lancel en 1960, ses deux filles et ses deux gendres, Messieurs Devouge et Champagne, lui succèdent. Ils mènent à bien l’expansion internationale grâce à une alliance, en 1972, avec les frères Zorbibe, alors sous-traitants[8], qui rachètent l'entreprise[6]. Ils souhaitent rajeunir l'image de la marque et la rendre plus dynamique et proche de ses clientes[6].

En 1982, Lancel lance la collection de sacs de sport Mistral[6]. Sa particularité repose dans l'utilisation de nylon[6]. Cinq ans plus tard, le sac Seau est réédité sous le nom d’Elsa de Lancel[18] ; il deviendra une pièce majeure de l'entreprise[12],[4]. Il s'en écoule plus de deux millions d'exemplaires à travers le monde[6].

Richemont[modifier | modifier le code]

En 1997, le groupe de luxe suisse Richemont acquiert Lancel pour 1,4 milliard de francs, soit environ 270 millions d'euros[19]. La marque française affiche alors un taux de rentabilité de 20 %[20]. Un an plus tard, Lancel entre dans le giron du groupe de luxe suisse Vendôme, détenu par Richemont[21], qui détient alors les marques Cartier ou Montblanc[19].

Quelques années plus tard, afin de conquérir l'Asie, l'Europe de l'Est et les États-Unis, et d'asseoir sa position, l'entreprise fait évoluer son image. Lancel revoit ainsi le design de ses magasins et investit dans une campagne de communication mondiale, à hauteur de 30 millions de francs soit 5,72 millions d'euros[21].

Cette acquisition de Richemont accroît le développement de Lancel. Elle augmente alors ses points de vente à l'international, replace ses boutiques sur le créneau haut de gamme[8] et rajeunit ses collections[13]. La maison devient alors une véritable griffe de luxe[13],[6]. Cette orientation haut de gamme se ressent sur la finition et le soin apportés à ses produits[8]. Les meilleurs cuirs sont sélectionnés, les coutures, surpiqûres et autres détails sont peaufinés et les produits suivent davantage les tendances[8].

En 2000, Joël Armary prend la tête de l'entreprise en tant que directeur général[22]. L'année suivante, la griffe lance le No bag, une pochette plate zippée à deux anses, destinée à s'accrocher à tout type de sac ou valise[23].

En 2006, Lancel réinvente le Sac Seau, auquel il donne le nom de Premier Flirt. Lancel commence à recentrer à cette époque son activité sur le secteur de la maroquinerie haut de gamme[24] proposant une gamme de sacs à mains, portefeuilles, valises, sacs de voyage, et porte-documents, ainsi qu’une ligne de maroquinerie pour homme. À l'instar de ses produits, Lancel voit aussi sa clientèle évoluer[8]. Des clientes fortunées s'intéressent désormais à la marque[8], qui réussit néanmoins à garder ses clientes historiques[8]. Désormais, l'entreprise commercialise des sacs à main de luxe et d'autres modèles, plus petits, adaptés à un public plus généraliste[8].

La même année, Marc Lelandais est nommé Président-directeur général de Lancel[1],[25]. Une nouvelle équipe se constitue autour de lui, dont des anciens collaborateurs de chez Hermès et Vuitton[1]. Il reste à ce poste pendant six ans avant qu'il ne soit « remercié » par la marque[26],[27].

La marque s'associe à Relais et Châteaux et lance une collection dédiée au voyage comprenant sac de voyage, trousse de toilette, protège passeport[28]. En 2008, Lancel crée une ligne spéciale Roland Garros[28]. En partenariat avec Ostréa Marine, la marque présente la même année, un canot intitulé le Nantucket by Lancel[28].

En 2007, à l'occasion des 20 ans du sac Elsa, Lancel confectionne un nouveau modèle, baptisé Elsa Tweny[29]. Alors que le sac d'origine est en toile enduite, sa version revisitée est en cuir, agrémentée de bandes en cuir et d'anses larges[29].

En 2009, Leonello Borghi devient directeur artistique de la marque[1]. Le styliste italien rajeunit les collections ainsi que le design des boutiques[1]. Parallèlement, l'entreprise lance le sac Adjani[1].

En 2010, Lancel créé le B.Bardot, fruit d’une collaboration avec l’actrice mythique[30].

Dans les années 2010, la marque ouvre le département « Legacy » au siège de l'entreprise[31]. Ce service a pour mission de rassembler toutes les pièces créées par la maison depuis ses débuts[31], afin de redécouvrir l'histoire de la marque pour mieux s’en inspirer[31]. En 2012, la collection compte près de 1 800 modèles. Certains sont achetés à des particuliers, d'autres dans des salles des ventes ou encore sur Internet[31]. Parmi les pièces exceptionnelles, présentées dans des vitrines lors d'ouvertures de magasins à travers le monde, se trouve notamment le ­Secret en crocodile cognac et son ­tiroir à bijoux[31] ou encore le sac Dali créé par l'artiste espagnol en 1970[14]. Certains particuliers donnent leur sac à la maison mère pour qu'il rejoigne cette collection[31]. Les modèles les plus originaux sont montrés à Leonello Borghi, le directeur artistique de la marque[31].

Fin 2012, Fabrizio Cardinali devient le nouveau PDG de la maison[14]. Son objectif est de monter Lancel en gamme[14]. Il développe ainsi le cuir « fabriqué en France »[14]. Il décide de créer davantage de produits, afin de mieux coller à chaque saison[14]. Enfin, il souhaite donner un côté « mode » aux campagnes de communication ; celle du printemps-été 2013 est ainsi confiée au photographe Patrick Demarchelier[14].

En 2013, un atelier de prototypes est installé au siège de l'entreprise[32]. La production est réalisée en Italie[32]. La même année, la marque lance le sac L, inspiré d'un modèle des années 1970 déniché dans les archives de l'entreprise[12]. En septembre, Nicole Stulman, styliste new-yorkaise qui a notamment travaillé pour Céline, Burberry, Dior[32], est nommée directrice de la création chez Lancel. Un an plus tard, elle assure le design du sac Charlie[33]. Elle épure le style, sélectionne les cuirs avec soin et soigne les finitions[32].

Lancel commercialise quatre familles de produits : la maroquinerie, la petite maroquinerie, les sacs de voyage et les accessoires[28]. Pour chaque produit, la marque propose deux versions : une première luxueuse et une seconde dédiée à une clientèle plus jeune[28].

Pour la réalisation des sacs, la marque utilise du cuir, notamment celui de vachette et de chèvre[28]. La fabrication est notamment réalisée en Italie. Lancel fait appel à l'entreprise Ferruzzi, près de Florence, spécialisée dans les cuirs exotiques[28].

Lancel et les artistes[modifier | modifier le code]

Fondée dans l’euphorie créative des Grands-Boulevards parisiens, la Maison Lancel noue, dès ses origines, des relations privilégiées avec le milieu artistique. Arletty, Mistinguett, Édith Piaf, Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Bourvil[5], pour ne citer qu’eux, ne jurent que par Lancel[16].

En 1966, Anouk Aimée porte des créations Lancel à l'écran dans le film Un homme et une femme[14]. La marque travaille également avec Charlotte Rampling et Jacqueline Bisset[14]. Plus tard, Lancel collabore étroitement avec des artistes qui créèrent chacun un sac qui leur ressemble.

En 1970, Salvador Dalí réalise avec Lancel un sac de collection, intitulé Le Dalí, reprenant le graphisme de l'alphabet amoureux « le Daligramme », qu’il dessine pour sa femme et muse Gala[34]. L'autre particularité de ce modèle est la chaîne de vélo utilisée pour l'anse, qui représente le lien qui unit l'artiste à sa femme[34]. Cette toile est rééditée en 2011 dans la collection Daligramme[14]. En 2012, cette série compte 50 pièces, toutes reprenant l'alphabet secret imaginé par l'artiste espagnol[35]. Cette année-là, la marque complète sa collection et lance un nouveau modèle inspiré du Daligramme. Le Dalirious est un cabas confectionné en jacquard brodé ou en cuir embossé[36].

En 2006, Lancel lance une campagne de communication intitulée « So Paris, So Lancel », portée par ses deux égéries : Laure Manaudou et Alice Taglioni[17]. Isabelle Adjani, également ambassadrice, imagine en 2008, en partenariat avec la marque, le sac Adjani de Lancel[10],[28]. Le sac, décliné en plusieurs cuirs, est suffisamment grand pour pouvoir recueillir les scripts sans les froisser[réf. souhaitée].

La maison choisit en 2010 Béatrice Rosen pour représenter l'image de la marque puis fait appel à Brigitte Bardot[10]. Celle-ci dessine un sac respectueux de l’environnement, conçu à partir de matières recyclables, à l'image de son combat pour la protection des animaux[10]. Le Bardot est confectionné en alcantara ou tweed bio selon les modèles[37]. La doublure est en coton vichy biologique[37]. Le sac en forme de huit fait référence aux formes généreuses de l'actrice[37]. Quant à la poignée torsadée, elle rappelle le bandeau qu'elle portait souvent dans ses cheveux[37].

Lancel est alors une marque distribuée dans plus 3 000 boutiques multimarques à travers le monde. Malgré tout, la part de l'international dans le chiffre d'affaires ne représente que 20 % de ce dernier[24]. La marque étant rarement bénéficiaire depuis 2003, la cession de Lancel par le groupe Richemont est projetée fin 2013[24],[38],[20]. Il fait alors appel à la banque d'affaires japonaise Nomura pour trouver un repreneur[39]. Lancel, qui a redressé la barre en 2011, enregistre malgré tout une vingtaine de millions d'euros de pertes 2012[40]. Le groupe suisse de luxe souhaite alors vendre Lancel pour 500 millions d'euros[41]. En 1997, la griffe avait été acquise pour 210 millions d'euros[41]. Finalement, deux mois plus tard, Richemont fait machine arrière et renonce à vendre[42],[39].

Création[modifier | modifier le code]

Créations emblématiques[réf. nécessaire][modifier | modifier le code]

Rétrospective :

1900 : L’Irrévérencieuse, Le Chinois[10]

1910 : L’Aumônière, Le Quadrille, Le Galuchat, Le Drapé[10]

1920 : Le Nouille, La Parisienne, Le Parapluie[10]

1930 : Le Python, Le Berlioz, Le Magnifique, Les Merveilleuses, Le Misérable, La Croqueuse[10]

1940 : Le Parfait, Le Sac à Malice, L’Amoureuse[10]

1950 : Le Balancé, La Mystérieuse, Le Secret, La Doctoresse[10]

1960 : Le Poudrier, Le Boudoir, L’Idéal, Le Fox-Trot, Le Boomerang, Le Balancel[10]

1970 : L’Etrier, Le Dali[10]

1980 : Elsa[18],[12]

Plus récemment, Lancel a créé des modèles appréciés par les médias et les clientes : le Premier Flirt (2006), l’Adjani (2008) et le B.Bardot (2010), la Collection Daligramme (2011), le L[12] (2013).

En septembre 2014, Lancel lance le Charlie, inspiré d'un modèle des années 1960[33].

Distribution[modifier | modifier le code]

Lancel boutique Stoleshnikov.jpg

La boutique de la place de l’Opéra reste le principal point de vente de l'entreprise. Cette boutique d’inspiration Art déco, conçue en 1927, avait subjugué le Tout-Paris à l’époque par sa modernité, son esthétique et son prodige technique. Dès lors, Lancel met un point d’honneur à concevoir des boutiques innovantes[16]. En 1978, Lancel fait évoluer son réseau de boutiques en franchise[11].

La marque lance son site internet en 2006. Un an plus tard, elle le fait évoluer et le rend e-commerce. Le site enregistre 50 000 visiteurs uniques par mois cette même année[43].

En 2006, Lancel ouvre une boutique sur l'avenue des Champs-Élysées, à deux pas de la place de l’étoile[13] ; celle-ci est entièrement rénové deux ans plus tard par Christophe Pillet, qui utilise du bois, de l'inox brossé et des couleurs comme le taupe et le chocolat pour moderniser cette boutique de plusieurs centaines de mètres carrés[1]. Pour présenter les produits, l'architecte a également l'idée de créer des « galeries de sacs », inspirées des années 1930[11]. Par la suite, plus d'une vingtaine de boutiques, réalisées dans cet esprit, sont ouvertes[44].

De 2004 à 2008, la marque double le nombre de boutiques[20]. En 2008, Lancel signe deux accords de partenariat avec le distributeur chinois Fairton et le groupe japonais Sumitomo Corporation[28], pour accroître son développement sur le marché asiatique[45]. La Chine représente alors le premier marché pour la marque[45]. Parallèlement à la Chine et au Japon, Lancel continue de se développer en Russie, au Moyen-Orient et dans les pays de l'Est mais a en revanche cessé son activité aux États-Unis[45]. À 2009, la marque compte 233 boutiques dans le monde, dont 71 succursales[44]. Deux ans plus tard, la marque inaugure une boutique à Moscou[46], à Saint-Tropez,à Knokke-le-Zoute[1] ainsi qu'à Shanghai, pour atteindre finalement à 2012 le nombre de 243 boutiques à travers le monde, dont une trentaine en France[9] et plus d'une centaine en propre hors franchises[24]. Outre Shanghai, l'entreprise est d'ailleurs présente significativement en Asie avec une quinzaine de points de vente dans des grands magasins au Japon, ou une trentaine de boutiques en Chine et une douzaine à Hong Kong[45].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Lancel se remet en selle », sur Le Parisien,‎ 2011
  2. a et b « Confidentiel », Challenges, no 423,‎ , p. 4 (ISSN 0751-4417)
  3. « Lancel », sur tendances-de-mode.com,‎ (consulté le 23 septembre 2013)
  4. a, b, c, d, e, f, g et h « Lancel, la saga de la marque », sur Plurielles,‎
  5. a, b, c et d « Lancel », sur Gala
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Lancel », sur Tendances-de-mode.com
  7. « Lancel, la maroquinerie de luxe », sur Femmezine
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Lancel : plus de 130 ans d'existence et un esprit jeune », sur Vogue.fr
  9. a, b, c, d et e « Angèle Lancel », sur LSA Conso,‎
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Lancel, le prestige français en maroquinerie », sur trendy.fr
  11. a, b et c « Concept : Lancel, première marque française d’accessoires depuis 1876 », sur Les Echos de la Franchise,‎
  12. a, b, c, d, e, f et g Marta Represa, « Lancel en 4 dates », L'Express Styles, Groupe l'Express-l'Expansion,‎ , p. 14
  13. a, b, c et d « Lancel : 130 ans et une nouvelle image », sur Le Journal des Femmes
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Lancel à l'assaut des modeuses », sur Madame Figaro
  15. Laure Pascal, « Seaux pretty », L'Express Styles, Groupe Express, no 3247,‎ , p. 24
  16. a, b et c Florence Müller, Lancel, Éditions du Regard, Paris, 1995
  17. a et b « Lancel : un couple dans l'air du temps », sur Fashions-addict.com
  18. a et b Brigitte Fitoussi, Lancel, Éditions Assouline, 2001[réf. insuffisante]
  19. a et b « Vendôme acquiert Lancel », sur Libération,‎
  20. a, b et c « Richemont veut céder le maroquinier Lancel », sur Les Echos
  21. a et b « Lancel refaçonne son image », sur E-marketing.fr,‎
  22. « Joël Armary : directeur général chez Lancel », sur Stratégies
  23. « Ce sac est un cas », sur Libération
  24. a, b, c et d Thiébault Dromard, « Lancel, trop franco-français pour marcher », Challenges, no 358,‎ , p. 38 (ISSN 0751-4417)

    « Le groupe Richemont vient de confier un mandat à la banque d'affaires Nomura pour céder sa marque de maroquinerie Lancel. […] sur les dix derniers exercices, Lancel n'a été bénéficiaire que trois fois […] »

  25. no 19617, Les Échos, 2 mars 2006, page 10
  26. Thiébault Dromard, Le patron de Lancel débarqué sur challenges.fr, 24 janvier 2012
  27. LSA – Libre Service Actualités, « Marc Lelandais, ex-Lancel, succède à Georges Plassat à la tête de Vivarte », sur LSA,‎ (consulté le 30 octobre 2014)

    « Marc Lelandais […] L’ancien patron de Lancel avait été poussé vers la sortie en février dernier par son propriétaire, le groupe suisse Richemont. »

  28. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Lancel », sur Puretrend
  29. a et b « Lancel, le nouveau sac Elsa promet un tabac », sur Aufeminin.com
  30. Quand Bardot inspire Lancel, Le Figaro-Madame-Style, 12 juin 2010 [réf. insuffisante]
  31. a, b, c, d, e, f et g « Lancel cherche trésor dans votre grenier », sur Paris Match
  32. a, b, c et d « Qui se cache derrière Lancel », sur Marie Claire
  33. a et b « Mode : Lancel, Charlie et la maroquinerie », sur Le Parisien,‎
  34. a et b « Salvador Dali inspire Lancel », sur Vogue,‎
  35. « Lancel revisite le Daligramme », sur Vogue,‎
  36. « Lancel présente son nouveau Daligramme au Printemps », sur Puretrend.com,‎
  37. a, b, c et d « Brigitte Bardot chez Lancel », sur Femininbio.com,‎
  38. « Richemont pressé de vendre Lancel », sur fashionunited.fr,‎ (consulté le 30 octobre 2014)
  39. a et b « Richemont renonce à vendre Lancel », sur Usine Nouvelle
  40. « Richemont veut revendre Lancel », sur Challenges
  41. a et b « Richemont à la recherche d'un repreneur pour ses sacs Lancel », sur Le Monde,‎
  42. Thiébault Dromard, « Du luxe à trois vitesse : Les valeurs fragilisées, Lancel », Challenges, no 382,‎ , p. 26 (ISSN 0751-4417)

    « Le groupe Richemont […] a cherché à vendre ses deux marques à l'automne, avant de se rétracter devant le peu d'intérêt des marchés. […] Structurellement déficitaire, la société paie un réseau de vente inadapté et une image écornée. »

  43. « Lancel.com, un site de marque en attendant l'e-commerce », sur Le Journal du Net
  44. a et b « G. Ebrard (Lancel) : "La passion du métier et de la haute-maroquinerie" », sur Les Échos de la Franchise,‎
  45. a, b, c et d « Lancel accélère son développement en Asie », sur Le Figaro,‎
  46. Lancel et son vaisseau moscovite, le Figaro, 04/11[réf. insuffisante]

Lien externe[modifier | modifier le code]