Lancel

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Lancel Paris
Image illustrative de l'article Lancel

Création 1876
Fondateurs Angèle Lancel
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau de la France Paris (France)
Direction Marianne Romestain
Actionnaires RichemontVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Maroquinerie
Produits Maroquinerie, bagages, accessoires de mode
Société mère Richemont
Effectif 850 (2011)[1]
Site web www.lancel.com

Chiffre d’affaires en diminution85 millions d'euros (2014)[2]
Résultat net - 25 millions d'euros (2014)[2]

Lancel est une entreprise française de maroquinerie fondée à Paris en 1876 par Angèle Lancel puis développée par son fils Albert. L'entreprise reste propriété de la famille fondatrice jusqu'en 1997, année de son rachat par le groupe Richemont.

À ses débuts, Lancel commercialise des pipes et accessoires pour fumeurs. Rapidement, la marque se diversifie et propose des articles de décoration et cadeaux. Elle fait alors fabriquer divers objets par ses artisans, comme des pendules, de l'orfèvrerie, des lunettes, des baromètres, des ciseaux, des lampes, des accessoires de table, etc. Novatrice, Lancel est à l'origine de plusieurs brevets dont celui du briquet automatique, de la malle Aviona et du poste de radio portable Bambino.

La démocratisation de la cigarette auprès des femmes incite l'entreprise à confectionner des articles pour fumeuses, puis de la maroquinerie pour ranger "le nécessaire à fumer". Ainsi naissent les premiers sacs à main de la marque. En 1927, la griffe imagine le célèbre sac seau et sa forme souple puis crée une collection de bagages.

Aujourd'hui, Lancel propose quatre lignes de produits : la maroquinerie, la petite maroquinerie, les sacs de voyage et les accessoires[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Art deco.jpg

En 1876, dans l’effervescence du Paris de la Belle Époque, portée par le foisonnement artistique du quartier de l’Opéra, Angèle et son époux Alphonse Lancel créent Lancel, une petite fabrique de pipes et d'accessoires pour fumeurs, au 20 passage des Petites-Écuries, dans le 10e arrondissement de Paris[4],[5]. Ils utilisent de l’ambre, de la bruyère, de la corne et de l’ivoire pour confectionner les pipes[6]. Rapidement, l'entreprise se diversifie et propose des articles de décoration et de cadeaux : cristallerie, orfèvrerie, bijoux, porcelaine, horlogerie, qu'elle sélectionne ou fait fabriquer dans ses ateliers par ses artisans[7],[8],[5],[7].

Dans les années 1870, les femmes se mettent à fumer. La démocratisation de la cigarette auprès des femmes incite le couple à confectionner divers accessoires comme les porte-cigarettes et développe une gamme d'articles à leur destination[9]. Angèle et Alphonse ont l'idée de créer des articles de maroquinerie pour ranger le nécessaire à fumer : les premiers sacs Lancel sont nés[10].

En 1879, ils ouvrent, au 17 boulevard Poissonnière à Paris, « Au Phénix », une boutique d’articles précieux. Les bourgeoises, les demi-mondaines, les cocottes et autres vedettes de music-hall y acquièrent leur nécessaire à fumer[11],[12]. Quelques années plus tard, Lancel qui compte déjà plusieurs magasins, crée son réseau de points de vente[13]. Dans les années 1900, la maison possède une dizaine de boutiques à Paris nommées « Au Sphinx », « Au Phénix », « À l’inénarrable », « À l’indomptable »[14]. L'entreprise propose une gamme de porte-cigarettes, pochettes, aumônières et les premiers sacs à main, qui sont dotés de rangements pour cigarettes[11]. Peu à peu, les sacs remplacent les aumônières[12].

Face à la demande, l'entreprise ouvre un atelier de maroquinerie et débute la production de sacs à main[15],[7]. En 1900, Angèle Lancel imagine le sac à malices, un modèle "à tiroirs" qui cache de nombreuses poches secrètes[16]. La première collection voit le jour deux ans plus tard[6].

Essor[modifier | modifier le code]

Briquet automatique de Lancel.

Si Angèle Lancel développe rapidement son négoce de détail en ouvrant des boutiques en province, c’est son fils Albert qui transforme la modeste entreprise familiale en prospère maison de maroquinerie[14]. Il prend les rênes de la société en 1901[5].

Albert place le sac au cœur de la stratégie de développement de la maison et propose alors des modèles luxueux en lézard, satin, veau velouté… Il a l'idée de les agrémenter de poches et de diverses fonctionnalités ; en 1929, à l'intérieur d'une pochette noire, il fait ajouter un miroir, un nécessaire de maquillage et un compartiment secret contenant un petit parapluie[17]. Albert Lancel transforme le sac à main, objet de statut social, en accessoire de mode. Dans les années 1920, l'entreprise confectionne des sacs en cuir précieux et dotés de fermoirs bijoux[18].

1927 marque un tournant dans l'histoire de la marque : Lancel créé le sac seau dont la forme souple est innovante. Le modèle marque l’histoire de l'entreprise et inspire une partie des collections suivantes[19]. Porté par l’élan moderniste, Albert Lancel innove et conçoit des produits révolutionnaires tels que le sac « Parapluie » (1928) et les briquets automatiques « Allumette », « Excelsior » et « Royal », qui ne salissent « ni les doigts ni le gant »[5],[20],[14]. Grâce à eux, Lancel remporte le Grand Prix de l’Exposition internationale des arts et techniques en 1937[8].

Lancel dépose de nombreux brevets dont ceux du briquet automatique, du poste de radio portable « Bambino » et de la malle « Aviona »[10],[21],[11]. Sous l'impulsion d'Albert, l'entreprise devient l'une des principales maisons de maroquinerie et d'accessoires[7]. Lancel investit également les arts de la table, la joaillerie et l'horlogerie.

Pendant cette période, la griffe se démarque aussi par la commercialisation de ses produits. Dans les années 1920, elle est la première marque de luxe française à envoyer des catalogues à ses clientes[22]. En 1929, l'entreprise s'installe sur quatre étages dans un immeuble situé sur la place de l'Opéra à Paris où elle est encore présente aujourd'hui[11],[5].

Après la Guerre[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, Lancel lance des collections relatives au voyage[7]. L'entreprise commercialise le sac « Trotteur » et confectionne des bagages souples en toile de nylon[10]. Lancel crée également la valise « Kangourou », la première valise en toile souple, fabriquée en Nélac, une toile de nylon spécialement créée[5],[17],[8],[7].

À la mort d’Albert Lancel en 1960, ses deux filles et ses gendres lui succèdent. Ils mènent l’expansion internationale de la marque grâce à une alliance, en 1972, avec les frères Zorbibe, alors sous-traitants, qui rachètent l'entreprise et souhaitent rajeunir l'image de la griffe[7],[10].

En 1982, Lancel lance la collection de sacs de sport Mistral, dont la particularité réside dans l'utilisation de nylon, qui rappelle la valise Kangourou[7].

À l'occasion des cinquante ans du sac seau, Lancel réédite le modèle en 1987 sous le nom d’« Elsa de Lancel »[23],[24]. L'Elsa de Lancel s'écoule à 6 millions d'exemplaires à travers le monde en dix ans[14],[5],[17].

Lancel et les artistes[modifier | modifier le code]

Sac Charlie de Lancel.

Fondée dans l’euphorie créative des Grands Boulevards parisiens, Lancel noue, dès ses origines, des relations privilégiées avec le milieu artistique. Arletty, Mistinguett, Édith Piaf, Maurice Chevalier, Joséphine Baker ou Bourvil ne jurent que par Lancel[20],[8]. En 1966, Anouk Aimée porte des créations Lancel à l'écran dans le film Un homme et une femme ; la marque travaille également avec Charlotte Rampling et Jacqueline Bisset[18].

En 1970, Salvador Dalí réalise un sac intitulé « Le Dalí », reprenant le graphisme de l'alphabet amoureux « le Daligramme », qu’il dessine pour sa femme et muse Gala dans son œuvre La Toile Daligram[25]. La particularité de ce modèle est la chaîne de vélo utilisée pour l'anse, qui représente le lien qui unit l'artiste à sa femme. Cette toile est rééditée en 2011 dans la collection Daligramme[18]. Cette série compte 50 pièces, toutes reprenant l'alphabet secret imaginé par l'artiste espagnol[26]. Cette année-là, la marque complète sa collection et lance un nouveau modèle inspiré du Daligramme. Le Dalirious est un cabas confectionné en jacquard brodé ou en cuir embossé[27].

Au fil des années, Lancel s'entoure d'artistes qui créent des sacs emblématiques tandis que d'autres deviennent des égéries comme Carla Bruni, qui représente la marque dans les années 2000[28]. Isabelle Adjani, ambassadrice de la griffe, imagine en 2008 un sac à son image[12],[3].

En 2010, la maison choisit Béatrice Rosen comme égérie. Elle cède ensuite la place à Brigitte Bardot qui, en 2012, participe au dessin et à la réalisation d'un sac conçu à partir de matières recyclables. Le « B.Bardot » est confectionné en alcantara ou tweed bio selon les modèles. La doublure est en coton vichy biologique[12],[29],[30],[31].

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Dans les années 2000, Lancel continue son expansion. La marque lance chaque année des nouveautés, à l'instar du « No bag » (2001), une pochette plate destinée à s'accrocher à tout type de sac ou valise[32].

Lancel signe un partenariat, en 2004, avec la griffe de prêt-à-porter et d'accessoires de tennis Roland Garros. Ensemble, les marques commercialisent une ligne de bagages[33]. Quatre ans plus tard, Lancel crée une ligne spéciale Roland Garros[3]. Lancel lanceégalement le « Lancel Classic », une compétition sportive de vieux gréements[34]. Elle équipe l'équipe de Renault F1 Team en bagages puis imagine, en collaboration avec Ostréa Marine, un canot (Nantucket by Lancel), en 2008[34],[3]. La marque, associée à Relais et Châteaux, lance une collection dédiée au voyage[3].

En 2006, Lancel revisite avec succès le sac seau (Premier Flirt)[35],[36]. Un an plus tard, à l'occasion des 20 ans du sac seau Elsa, Lancel réédite le modèle qui a fait le succès de la marque en 1987 et confectionne un sac baptisé « Elsa Twen'y » en cuir[37],[38].

Dans les années 2010, la marque ouvre le département « Legacy » qui a pour mission de rassembler toutes les pièces créées par la maison depuis ses débuts afin de redécouvrir l'histoire de la marque pour mieux s’en inspirer. En 2012, la collection compte près de 1 800 modèles. Porte-cigarettes, malles à tiroirs, pochettes de gala ou encore valises souples en toile de nylon sont ainsi acquis par la marque[39],[40]. Parmi les pièces exceptionnelles, présentées dans des vitrines lors d'ouvertures de magasins à travers le monde, se trouve notamment le « Secret » en crocodile cognac et son tiroir à bijoux ou encore le Dalí créé par l'artiste espagnol en 1970[39],[18]. Certains particuliers donnent leur sac à la maison mère pour qu'il rejoigne cette collection, les modèles les plus originaux sont ensuite montrés au directeur artistique de la marque[39].

Parallèlement, Lancel lance régulièrement de nouveaux modèles pour agrémenter sa collection de sacs de voyage[41].

Lancel commercialise quatre familles de produits : la maroquinerie, la petite maroquinerie, les sacs de voyage et les accessoires. Pour chaque produit, la marque propose deux versions : une première luxueuse et une seconde dédiée à une clientèle plus jeune[3]. En 2015, parallèlement à ses sacs Bianca et Le Huit, la marque renoue avec ses origines en confectionnant des soies et des bijoux[42].

Créations emblématiques[modifier | modifier le code]

Le sac Huit de Lancel

Rétrospective :

  • 1900 : L’Irrévérencieuse, Le Chinois[12]
  • 1910 : L’Aumônière, Le Quadrille, Le Galuchat, Le Drapé[12]
  • 1920 : Le Nouille, La Parisienne, Le Parapluie[12]
  • 1930 : Le Python, Le Berlioz, Le Magnifique, Les Merveilleuses, Le Misérable, La Croqueuse[12]
  • 1940 : Le Parfait, Le Sac à Malice, L’Amoureuse[12]
  • 1950 : Le Balancé, La Mystérieuse, Le Secret, La Doctoresse[12]
  • 1960 : Le Poudrier, Le Boudoir, L’Idéal, Le Fox-Trot, Le Boomerang, Le Balancel[12]
  • 1970 : L’Etrier, Le Dali[12]
  • 1987 : Elsa[23],[14]
  • 2006 : Premier Flirt
  • 2007 : Elsa Twen’y
  • 2008 : L’Adjani
  • 2010 : B.Bardot
  • 2011 : Collection Daligramme
  • 2013 : Le L[14]
  • 2014 : Le Charlie[40]
  • 2015 : Le Huit, Le Bianca, Iconic, Le Flore, Le Margaux
  • 2016: Le Jules , Le Sam , Ella, le Nine ,Le Max, Lison

Économie[modifier | modifier le code]

Richemont[modifier | modifier le code]

En 1997, le groupe de luxe suisse Richemont acquiert Lancel pour 1,4 milliard de francs (environ 270 millions d'euros)[43]. La marque affiche alors un taux de rentabilité de 20 %[44]. Un an plus tard, Lancel entre dans le giron du groupe suisse Vendôme détenu par Richemont[45],[43],[46].

Quelques années plus tard, afin de conquérir l'Asie, l'Europe de l'Est et les États-Unis, et d'asseoir sa position, l'entreprise fait évoluer son image. Lancel revoit le design de ses magasins et investit dans une campagne de communication mondiale de 30 millions de francs (5,72 millions d'euros)[45].

L'entreprise augmente ses points de vente à l'international, positionne ses boutiques sur le créneau haut de gamme et rajeunit ses collections[10],[15],[7]. Cette orientation haut de gamme se ressent sur la finition et le soin apportés à ses produits. Les meilleurs cuirs sont sélectionnés, les coutures, surpiqûres et autres détails sont peaufinés et les produits suivent davantage les tendances[10].

Sous l'impulsion de Richemont, Lancel recentre son activité sur le secteur de la maroquinerie haut de gamme proposant une gamme de sacs à main, portefeuilles, valises, sacs de voyage et porte-documents ainsi qu’une ligne de maroquinerie pour homme[47]. Lancel voit sa clientèle évoluer ; des clientes fortunées s'intéressent désormais à la marque qui réussit néanmoins à garder ses clientes historiques. Désormais, l'entreprise commercialise des sacs à main de luxe et d'autres modèles, plus petits, adaptés à un public plus généraliste[10].

En 1999, la griffe affiche une hausse de 10 % de son chiffre d'affaires qui atteint 580 millions de francs (plus de 88 millions d'euros)[48]. En 2003, le chiffre d'affaires de la griffe s'élève à 77 millions d’euros ; il atteint 350 millions d’euros en 2012 malgré 20 millions d'euros de pertes[49],[6],[50].

Pourtant la marque peine à être bénéficiaire depuis 2003. En 2011, elle redevient rentable[51]. Cependant, sa cession par le groupe Richemont est projetée fin 2013[47],[52],[44]. Celui-ci fait appel à la banque d'affaires japonaise Nomura pour trouver un repreneur ; le groupe souhaite vendre Lancel, acquis pour 210 millions d'euros en 1997, pour 500 millions d'euros[53],[54],[54]. En octobre 2013, Richemont reçoit une offre non engageante du fonds Change Capital Partners, créé par Luc Vandevelde, ancien PDG de Carrefour[55]. Parallèlement, le groupe reçoit d'autres propositions du conglomérat asiatique Swire, du hong-kongais YGM ou encore du groupe Watson détenteur de Marionnaud[55],[49].

En 2013, Lancel réalise 135 millions d'euros de chiffre d'affaires[55]. L'entreprise affiche un bénéfice net en hausse de 10 %. Ses ventes progressent de 4 % et ses recettes sont en hausse de 17 % sur le continent américain[56].

Finalement, en novembre, Richemont renonce à vendre[57],[53]. Le groupe affirme son engagement dans toutes ses marques et maintient son soutien à Lancel[58].

Développement à l'international[modifier | modifier le code]

De 2004 à 2008, la marque double le nombre de boutiques à travers le monde[44]. En 2008, Lancel signe deux accords de partenariat avec le distributeur chinois Fairton et le groupe japonais Sumitomo Corporation pour accroître son développement sur le marché asiatique[3],[59].

La Chine représente le premier marché de la maison[59]. Lancel se développe en Russie, au Moyen-Orient et dans les pays de l'Est. En 2015, l'entreprise est présente en Asie avec une quinzaine de points de vente dans des grands magasins au Japon, une trentaine de boutiques en Chine et une douzaine à Hong Kong[59]. En 2009, la marque compte 233 boutiques dans le monde dont 71 succursales[46]. Deux ans plus tard, Lancel inaugure une boutique à Moscou ainsi qu'à Shanghai, pour atteindre en 2013, 250 boutiques à travers le monde, dont une trentaine en propre en France[60], à Saint-Tropez, à Knokke-le-Zoute[1],[11],[6]. Lancel est distribuée dans plus 3 000 boutiques multimarques à travers le monde. L'international représente 20 % de son chiffre d'affaires[47]. Lancel compte 850 salariés à travers le monde[6].

En 2017, la maison recrute un Area Manager afin de continuer son développement a l'international , secteur où elle est très en retard sur ses concurrents . Enfin , elle décide de ne plus vendre a des revendeurs et qu'un sac Lancel ne puise plus s'acheter que sur leur site internet ou dans une de leur boutique.

Direction[modifier | modifier le code]

Intérieur d'une boutique Lancel

En 1983, Sydney Toledano prend la tête de l'entreprise pendant 10 ans[61]. Il a alors l'idée d'associer la marque à des top models pour la représenter[61].

En 2000, Joël Armary prend la tête de l'entreprise en tant que directeur général[62]. Il est succédé par Isabelle Guichot en 2004 puis par Marc Lelandais, en 2006, qui reste à ce poste pendant six ans[61],[1],[63],[64],[65]. Le nouveau patron est alors chargé par Richemont de "réveiller l'âme de luxe" de la maison[66].

En 2009, Leonello Borghi devient directeur artistique de la marque[1]. Le styliste italien rajeunit les collections ainsi que le design des boutiques[1]. Fin 2012, Fabrizio Cardinali devient le nouveau PDG de la maison[18]. Son objectif est de monter Lancel en gamme. Il développe ainsi le cuir « fabriqué en France » et crée davantage de produits afin de mieux coller à chaque saison[18].

Deux ans plus tard, Marianne Romestain prend sa suite[67]. En septembre, elle est épaulée par Nicole Stulman qui prend les fonctions de directrice artistique[68]. La styliste new-yorkaise assure le design du sac Charlie, épure le style, sélectionne les cuirs avec soin et soigne les finitions[40],[68].

Production[modifier | modifier le code]

La marque accorde une grande importance à la qualité des cuirs[41]. Dans les années 2000, les sacs à main de la griffe sont confectionnés dans plusieurs usines qui lui appartiennent (Deux en France, en Normandie et en Poitou-Charentes et un troisième atelier en Italie, à Florence)[48]. Si les croquis et prototypes sont réalisés au siège de l'entreprise à Paris, la fabrication et la production sont réalisées en Italie où Lancel fait appel à l'entreprise Ferruzzi spécialisée dans les cuirs exotiques[3].

En 2013, un atelier de prototypes est installé au siège de la marque[68]. Lancel crée ses pigments sur mesure[41]. Chaque modèle est réalisé à la main[41].

Distribution[modifier | modifier le code]

La boutique de la place de l’Opéra est le principal point de vente de l'entreprise. Cette boutique d’inspiration Art déco est conçue en 1927[20].

En 1978, Lancel fait évoluer son réseau en franchise[13].

En novembre 2005, Lancel ouvre une boutique sur l'avenue des Champs-Élysées, imaginée par le designer Patrick Norguet[15]. La boutique est entièrement rénovée quelques années plus tard par Christophe Pillet, puis inaugurée en 2011[1],[69]. L'architecte imagine des « galeries de sacs » des années 1930 pour présenter les collections[13]. Plus d'une vingtaine de boutiques sont ensuite réalisées dans cet esprit[46].

En 2015, Lancel ouvre un corner au Printemps Haussman à Paris. La maison lance un nouveau concept de boutiques imaginé par le cabinet d'architecte Ciguë et décliné pour la première fois dans le magasin de Saint-Germain-des-Prés à Paris[70]. Lancel est distribuée dans plus 3 000 boutiques[47]. La maison compte 250 boutiques en propre à travers le monde dont une trentaine en France[11],[6].

Communication[modifier | modifier le code]

L'entrée de Lancel dans le giron de Richemont l'amène à revoir son positionnement qui devient dorénavant une griffe de luxe. Un nouveau logo est dessiné, le concept des magasins est revu et une campagne de publicité mondiale est lancée[48].

"La French Légèreté" devient le slogan de la griffe en 2006[17]. Ce concept est décliné pour la première fois lors la campagne de communication intitulée « So Paris, So Lancel », portée par ses égéries Laure Manaudou et Alice Taglioni[21],[71].

La marque lance son site Internet la même année ; un an plus tard, il devient un site e-commerce et enregistre alors 50 000 visiteurs uniques chaque mois[72].

Lancel devient l'une des marques les plus visibles en France en 2009[46]. En 2015, la griffe change de logo et de typographie[70].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b « Confidentiel », Challenges, no 423,‎ , p. 4 (ISSN 0751-4417)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h « Lancel », sur Puretrend
  4. « Lancel », sur tendances-de-mode.com,‎ (consulté le 23 septembre 2013)
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  6. a, b, c, d, e et f « Richemont souhaite vendre Lancel », sur La Croix
  7. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Lancel », sur Tendances-de-mode.com
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  10. a, b, c, d, e, f et g « Lancel : plus de 130 ans d'existence et un esprit jeune », sur Vogue.fr
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  25. « Salvador Dali inspire Lancel », sur Vogue,‎
  26. « Lancel revisite le Daligramme », sur Vogue,‎
  27. « Lancel présente son nouveau Daligramme au Printemps », sur Puretrend.com,‎
  28. « Béatrice Rosen, ambassadrice de Lancel », sur Glamour
  29. « Brigitte Bardot chez Lancel », sur Femininbio.com,‎
  30. « Le Brigitte Bardot de Lancel : bien plus qu'un simple sac », sur Womenology.fr
  31. « Voyage dans le temps avec Lancel et BB », sur Paris Match
  32. « Ce sac est un cas », sur Libération.fr
  33. « Lancel signe un partenariat avec la griffe Roland-Garros », sur Stratégies,‎
  34. a et b « Lancel a cherché le ton juste », sur Stratégies
  35. « Histoire d'un accessoire : le sac Premier Flirt de Lancel (1) », sur Vogue
  36. « Histoire d'un accessoire : le sac Premier Flirt de Lancel (2) », sur Vogue
  37. « Le plein de cadeaux au féminin », sur Gala
  38. « Lancel, le nouveau sac Elsa promet un tabac », sur Aufeminin.com
  39. a, b et c « Lancel cherche trésor dans votre grenier », sur Paris Match
  40. a, b et c Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées leparisien.fr2.
  41. a, b, c et d « La collection de Noël de Lancel », sur Grazia
  42. « Sac Bianca de Lancel », sur Journal des Femmes
  43. a et b « Vendôme acquiert Lancel », sur Libération.fr,‎
  44. a, b et c « Richemont veut céder le maroquinier Lancel », sur Les Echos
  45. a et b « Lancel refaçonne son image », sur E-marketing.fr,‎
  46. a, b, c et d « G. Ebrard (Lancel) : "La passion du métier et de la haute-maroquinerie" », sur Les Échos de la Franchise,‎
  47. a, b, c et d Thiébault Dromard, « Lancel, trop franco-français pour marcher », Challenges, no 358,‎ , p. 38 (ISSN 0751-4417)

    « Le groupe Richemont vient de confier un mandat à la banque d'affaires Nomura pour céder sa marque de maroquinerie Lancel. […] sur les dix derniers exercices, Lancel n'a été bénéficiaire que trois fois […] »

  48. a, b et c « Lancel met le cap à l'international », sur Les Echos
  49. a et b « Le groupe Watson (Marionnaud) prêt à racheter Lancel à Richemont », sur Challenges
  50. « Richemont veut revendre Lancel », sur Challenges
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  54. a et b « Richemont à la recherche d'un repreneur pour ses sacs Lancel », sur Le Monde,‎
  55. a, b et c « Richemont : Lancel-Change Capital a fait une offre non engageante », sur Les Echos
  56. « Le groupe Richemont veut finalement conserver Lancel », sur L'Expansion
  57. Thiébault Dromard, « Du luxe à trois vitesse : Les valeurs fragilisées, Lancel », Challenges, no 382,‎ , p. 26 (ISSN 0751-4417)

    « Le groupe Richemont […] a cherché à vendre ses deux marques à l'automne, avant de se rétracter devant le peu d'intérêt des marchés. […] Structurellement déficitaire, la société paie un réseau de vente inadapté et une image écornée. »

  58. « Richemont annonce vouloir conserver Lancel », sur Challenges
  59. a, b et c « Lancel accélère son développement en Asie », sur Le Figaro,‎
  60. Lancel et son vaisseau moscovite, le Figaro, 04/11[réf. insuffisante]
  61. a, b et c « Isabelle Guichot PDG de Van Cleef & Arpels et de Lancel », sur Luxe Magazine
  62. « Joël Armary : directeur général chez Lancel », sur Stratégies
  63. no 19617, Les Échos, 2 mars 2006, page 10
  64. Thiébault Dromard, Le patron de Lancel débarqué sur challenges.fr, 24 janvier 2012
  65. LSA – Libre Service Actualités, « Marc Lelandais, ex-Lancel, succède à Georges Plassat à la tête de Vivarte », sur LSA,‎ (consulté le 30 octobre 2014)

    « Marc Lelandais […] L’ancien patron de Lancel avait été poussé vers la sortie en février dernier par son propriétaire, le groupe suisse Richemont. »

  66. « Lancel préfère les personnalités aux pédigrées », sur Le Figaro
  67. « Marianne Romestain », sur LSA Conso,‎
  68. a, b et c « Qui se cache derrière Lancel », sur Marie Claire
  69. « Lancel ré-ouvre sa plus grande boutique au monde », sur Luxsure.fr,‎
  70. a et b « Lancel fait peau neuve », sur Vogue,‎
  71. « La French Touch selon Lancel », sur Stratégies
  72. « Lancel.com, un site de marque en attendant l'e-commerce », sur Le Journal du Net

Lien externe[modifier | modifier le code]