Lampris guttatus

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Le lampris royal, lampris-lune, saumon des dieux ou opah (Lampris guttatus) est une espèce de poisson de la famille des Lamprididés. C'est un poisson pélagique avec une répartition cosmopolite. Son corps mesurant jusqu'à 2 m est comprimé latéralement et a des teintes bleues et rouges brillantes et des taches métalliques.

C'est le seul poisson connu entièrement à sang chaud, il est capable de réchauffer son corps en faisant circuler dans l'ensemble de ses organes la chaleur produite par les muscles de ses nageoires. Cette évolution lui confère un avantage sur ses proies dans les eaux froides des grandes profondeurs[1].

Répartition[modifier | modifier le code]

Lampris-lune pêché aux États-Unis.

On suppose que malgré sa rareté, il est cosmopolite car il a été capturé dans toutes les mers. Sa nourriture se compose préférentiellement de céphalopodes et de crustacés[2].

Un spécimen de 38 kg fut pêché[réf. nécessaire] dans les profondeurs océaniques au large de l'Île-d'Yeu.

Description[modifier | modifier le code]

Lampris-lune pêché en Italie.
Lampris guttatus au Musée national d'histoire naturelle et des sciences de Lisbonne.

Cette espèce est une exception parmi les organismes aquatiques, classifiés habituellement à sang froid (en dehors des cétacés et des siréniens). En effet, en 2015, une étude a présenté le lampris royal comme le premier cas connu de poisson capable de réguler la température de la totalité de son corps via des muscles pectoraux surdéveloppés et de conserver cette chaleur grâce à son enveloppe graisseuse[3]. Nageant en battant des nageoires pectorales, il vit dans les océans du monde entier, où il mange des calmars et proies collectées à 50-200 m de profondeur, là où l'eau est à 10 °C ou moins[3]. Le lampris royal dispose d'un rete mirabile (une sorte d'échangeur thermique biologique) au niveau des branchies. Ces dernières sont très inhabituelles, protégées par une couche d'un centimètre d'épaisseur de graisse permettant à ce poisson de maintenir son corps à une température jusqu'à 10 °C de plus que celle dans laquelle il baigne (corps à 13 °C à 14 °C dans une eau à 4 °C)[3]. Des oiseaux marins ou aquatiques et les baleines (dans leur langue) disposent d'autres organes aux fonctions similaires, mais c'est la première fois qu'un système aussi complexe et efficace est trouvé chez un poisson[3] ; cela lui permet en particulier d'améliorer ses performances de chasse, grâce à des mouvements oculaires plus vifs. L'autre espèce du genre, Lampris immaculatus, a probablement aussi le sang chaud.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Researchers Reveal The First Warm-Blooded Fish, IFLscience, 14 mai 2015, http://www.iflscience.com/plants-and-animals/researchers-reveal-first-warm-blooded-fish
  2. Le Monde animal en 13 volumes éd. par B. Grzimek, t. V : Poissons 2 Amphibiens, chapitre I par Werner Ladiges, p. 22, Ed. Stauffacher, Zurich, 1974 (ISBN 3287002066)n
  3. a, b, c et d (en) Erik Stokstad (2015) Scientists discover first warm-bodied fish , 14 mai 2015, consulté 15 mai 2015