Lampion

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Un lampion est un petit récipient de terre, de fer blanc ou de verre épais dans lequel on met du suif ou de l'huile avec une mèche pour éclairer ou pour faire des illuminations. Quand son usage est décoratif ou s'inscrit dans une tradition particulière, son abat-jour est souvent réalisé en papier, parfois même creusé dans une légumineuse.

On trouve des lampions de diverses formes et tailles et leur modes de construction sont variés. La méthode la plus simple pour en réaliser un est de prendre un sac en papier et de mettre une bougie à l'intérieur. Il existe des lampions plus compliqués composés d'une armature pliante faite en bambou ou en métal, recouverte de papier dur.

Lampions sculptés dans des légumes[modifier | modifier le code]

Halloween[modifier | modifier le code]

Les lampions sont traditionnellement utilisés pour célébrer la fête d'Halloween. Également appelés citrouilles-lanternes, ces lampions sont associés aux termes anglais jack-o'-lantern et will-o-the-wisp qui seraient dérivé d'un vieux conte irlandais.

La noyade des lampes (Vosges)[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle et fort probablement avant, dans la région de Saint-Dié-des-Vosges, la clôture des veillées de l’hiver tombait le jour de la saint Grégoire-le-Grand, le 12 mars. La veille, on célébrait « la noyade des lampes », en disposant des lampions étaient disposés sur les fontaines par les jeunes gens. Ils prenaient un navet, le plus gros possible, et lui donnait la forme d'une tête de mort, et, avec un peu d'huile et une mèche, en faisait un lampion. Ceux qui passaient à côté devaient faire en sorte de l'enlever ou de l'éteindre. Mais les lampions étaient gardés et celui qui se risquer à les éteindre ne devrait pas craindre une aspersion d’eau glacée[1].

La Saint-Martin (Flandres)[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, en Flandres, notamment à Dunkerque, on fêtait la Saint-Martin (le 11 novembre) au moyen de lampions. Un témoin né en 1910 rapporte que dans son enfance, les enfants fabriquaient des lampions. Ils prenaient de l'étoupe et la mettaient à l'intérieur d'une betterave[2].

Culture hispanique[modifier | modifier le code]

À Noël, les communautés hispaniques ont l'habitude de mettre des bougies classiques ou de type « chauffe-plat » dans de petits sacs en papier blanc. Ces lampions sont connus sous le nom de luminaria ou farolitos.

En chine[modifier | modifier le code]

Lampions accrochés à l'occasion du nouvel-an chinois à Nagasaki.

Les lampions sont communs en Chine ou au Japon et dans tous les quartiers où prédomine une majorité d'asiatiques (quartiers communément appelés Chinatowns). On les trouve par exemple accrochés à l'extérieur des entreprises pour attirer l'attention.

Galerie d’images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L.F. Sauvé, "Le folklore des Hautes Vosges", in Les littératures populaires de toutes les nations; traditions, légendes, contes, chansons, proverbes, devinettes, superstitions", Tome XXIV, Paris, Maisonneuve, (lire en ligne), p. 58
  2. André-Marie Despringre, Fête en Flandre: rites et chants populaires du Westhoek français, 1975-1981 - Volume 30 de Mémoires de l'Institut d'ethnologie, Paris, Institut d'ethnologie, Musée de l'homme, , p. 86

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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