Lampaul-Plouarzel

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Lampaul-Plouarzel
Lampaul-Plouarzel
L'anse de Porspaul vue depuis la pointe de Beg ar Vir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Iroise
Maire
Mandat
Michel Jourden
2020-2026
Code postal 29810
Code commune 29098
Démographie
Gentilé Lampaulais
Population
municipale
2 128 hab. (2018 en augmentation de 2,31 % par rapport à 2013)
Densité 527 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 59″ nord, 4° 45′ 55″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 58 m
Superficie 4,04 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Lampaul-Plouarzel
(ville isolée)
Aire d'attraction Brest
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Renan
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la commune

Lampaul-Plouarzel [lɑ̃pɔl pluaʁzɛl] (en breton : Lambaol-Blouarzhel) est une commune littorale du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lampaul-Plouarzel est situé à environ 25 km à l'ouest-nord-ouest de Brest et se trouve en bordure du Chenal du Four et de la Manche, non loin de sa limite avec l'Océan Atlantique[Note 1]. Elle possède deux ports : Porcave (Porscaff), au nord-est, sur la rive gauche de l'Aber Ildut, en eau profonde et abrité des vents d'ouest, et Porspaul, traditionnellement un simple port d'échouage, protégé par la pointe de Beg ar Vir.

La commune est enclavée dans celle de Plouarzel qui la cerne tant au nord, côté Aber-Ildut qu'à l'est, côté ruisseau et anse de Milin an Aod, et qu'au sud (au sud de l'anse de Porspaul) où un minuscule fleuve côtier, en fait un simple ruisseau, lui sert de limite communale.

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Communes limitrophes de Lampaul-Plouarzel
La Manche Lanildut
La Manche Lampaul-Plouarzel Plouarzel
La Manche Plouarzel Plouarzel

Faisant face à l'ouest, la commune est particulièrement exposée aux méfaits des tempêtes : par exemple celle de démolit toutes les routes menant aux grèves de la commune[1] ; celles de endommagèrent fortement l'église.

Relief[modifier | modifier le code]

Les altitudes s'échelonnent entre 58 mètres pour le point le plus élevé (au sud-est du territoire communal) et le niveau de la mer. La partie nord de la commune forme une presqu'île délimitée à l'est par l'anse de Milin an Aod (en fait un aber), au nord par l'entrée de l'Aber Ildut située à la Pointe de Beg ar Groaz. La partie littorale de la mer est rocheuse, mais surmontée de basses dunes (datant de l'holocène)[2], dans sa partie nord (anses peu marquées abritant des plages et pointes, notamment celle de Pors Doun, y alternent) ; la partie sud du littoral est marquée par un champ dunaire plus large entre la grève de Pors Créguin et l'anse de Porspaul, séparées par la Pointe de Beg ar Vir.

Les paysages du littoral[modifier | modifier le code]

L'anse de Milin an Aod et le port de Porscave

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De la pointe de Beg ar Groaz à la pointe de Pors Doun

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De la pointe de Porsdoun à Porspaul

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Géologie[modifier | modifier le code]

D'un point de vue géologique, la région est riche en granites hercyniens où l'on peut retrouver des xénolithes plus anciennes, ce que l'on peut observer plus attentivement vers la côte.

Habitat[modifier | modifier le code]

Le bourg s'est développé en arrière de la côte : c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Plouarzel, Plouguerneau, Ploudalmézeau, Landunvez, Ploumoguer, etc.), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[3].

Commune littorale, Lampaul-Plouarzel connaît une urbanisation diffuse de type habitat périurbain avec de nombreuses résidences secondaires sur la majeure partie de son finage, il est vrai assez exigu. Le littoral lui-même est toutefois en partie exempt de cette rurbanisation en raison des dunes qui le bordent. Seules quelques lambeaux de terres agricoles subsistent à l'est et au sud-est de son territoire.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie principalement par la RD 5 qui vient de Brest et Saint-Renan, via Plouarzel (même si le bourg de Plouarzel est désormais contourné par une rocade routière).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 11,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 9,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 858 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 15,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Plougonvelin », sur la commune de Plougonvelin, mise en service en 1929[10] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[11],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,5 °C et la hauteur de précipitations de 640,5 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Ouessant-Stiff », sur la commune d'Ouessant, mise en service en 1995 et à 25 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 11,9 °C pour la période 1971-2000[14], à 12,2 °C pour 1981-2010[15], puis à 12,3 °C pour 1991-2020[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lampaul-Plouarzel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[17],[18],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lampaul-Plouarzel, une unité urbaine monocommunale[20] de 2 111 habitants en 2017, constituant une ville isolée[21],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brest, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].

La commune, bordée par la mer d'Iroise, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[25]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[26],[27].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (61,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (54,9 %), zones agricoles hétérogènes (23,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (6,9 %), zones humides côtières (0,7 %), eaux maritimes (0,1 %)[28].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[29].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Lampaul-Plouarzel provient du mot breton lann (monastère), et de Paol : Saint Pol Aurélien, auquel on a ajouté le suffixe "Plouarzel", du nom de la commune voisine, pour différencier la commune d'autres "Lampaul", entre autres Lampaul-Ploudalmézeau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un prieuré (mentionné au pouillé de Tours vers 1330 sous le nom de Prioratus de Lanna-Paul) remplaça le monastère fondé par saint Pol et ruiné par les Normands en 878[30]. Il dépendait de l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre. Ce prieuré fut détruit par un incendie en 1911[31].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Lampaul-Plouarzel faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan [32]. Les ports de l'Aber Ildut étaient alors très dynamiques, pratiquant essentiellement du cabotage : en 1686 le port de Bordeaux enregistra 40 arrivées de barques en provenance de l'Aber Ildut ; en 1724 le quartier maritime du Conquet compte 93 bateaux (barques, brigantins, bricks, sloops, etc.) de l'Aber Ildut, d'une capacité de charge comprise entre 20 et 50 tonneaux[33].

L'ancienne église ayant été envahie par le sable vers le milieu du XVIIIe siècle, le culte fut transféré dans la chapelle de Saint-Sébastien[31].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Lambol-Plouarzel [Lampaul-Plouarzel] de fournir 3 hommes et de payer 19 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[34].

La pauvreté à Lampaul-Plouarzel en 1774[modifier | modifier le code]

A. Illiou, recteur de la paroisse de Lampaul-Plouarzel, dans une lettre du adressée à l'évêque de Léon Jean-François de la Marche en réponse à son enquête sur la mendicité, écrit (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« La paroisse de Lampaul a 360 habitants communiants, dont il y a 50 pauvres ou mendiants, ou qui ont besoin de la charité pour subsister. Deux choses occasionnent la mendicité (...) : la perte des matelots qui ont laissé des veuves et des enfants mineurs sans ressources ; la discontinuation, ou du moins une grande diminution du débit des pierres de taille pour le Roi à Brest, qui faisoit le meilleur commerce de la paroisse, il y a quelques années[35]. »

La coupe et le ramassage du goémon en 1774[modifier | modifier le code]

Le même curé écrit dans la même lettre :

« La deffense qu'on vient de faire aux Armoriquains de couper les goëmons hors les trois premiers mois de l'année et d'en vendre aux autres paroisses, nous est très préjudiciable, car ces mois sont les moins propres pour sécher le goëmon, et les pauvres gens, après l'avoir coupé et séché, seront obligés de le donner presque pour rien aux habitants ne leur étant pas permis de le transporter hors de leur paroisse[36]. »

Lampaul-Plouarzel en 1778[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Lampaul-Plouarzel en 1778 :

« Lampaul ; près Plouarzel ; à 13 lieues ½ à l'ouest-sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 49 lieues ½ de Rennes et à 4 lieues un tiers de Brest, sa subdélégation et son ressort. On y compte 500 communiants[37]. La cure est présentée par l'Évêque. Saint Pol, premier évêque de ce diocèse, fonda, dans l'endroit où est actuellement l'église paroissiale, un monastère qui fut ruiné en 878 [par les Vikings ]. C'est sur ses ruines qu'on a bâti l'église de Lampaul, nom que portait le monastère. Ce territoire est borné par la mer et très exactement cultivé. Il produit des graines de toutes espèces et du lin. On y voit la maison noble du Carpont [faux, la maison noble du Carpont se trouvait à Lampaul-Ploudalmézeau ][38]. »

Le duc de Lauzun était le seigneur de Lampaul-Plouarzel dans les années avoisinant 1770.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Lampaul-Plouarzel en 1843[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Lampaul-Plouarzel en 1843 :

« Lampaul-Plouarzel (sous l'invocation de saint Pol) (...) ; aujourd'hui succursale. Cette commune manque presque absolument de bois ; les moyens ordinaires de chauffage sont la lande et le genêt ; encore faut-il aller les acheter dans les communes voisines. L'agriculture est en progrès ; la culture de la pomme de terre surtout y prend une extension considérable ; le goémon aide beaucoup à ce progrès ; on en récolte sur la côte de 1 800 à 2 000 charretées par an. Vert, sur place, ce goémon ne se vend pas plus de 75 centimes la charretée ; sec, il vaut jusqu'à 6 francs. Près de la moitié de la récolte de ce précieux engrais est exportée dans les communes voisines ; c'est ce qui explique comment celle-ci; qui pourrait revendre du grain, en fait à peine assez pour sa propre consommation. Il faut dire que l'air vif de la mer rend cette culture ingrate ; le blé noir vient aussi avec beaucoup de difficulté ; le lin vient plus difficilement encore. On parle généralement le breton[39]. »

En 1886, la commune de Lampaul-Plouarzel fut détachée du canton de Ploudalmézeau dont elle faisait partie jusqu'alors pour être rattachée au canton de Saint-Renan[40]. Cette année-là, le recensement indique que la commune comptait alors 100 marins pour 79 cultivateurs[41].

Les naufrages[modifier | modifier le code]

Des naufrages se produisaient régulièrement, mais ils n'ont pas laissé de trace dans l'histoire. Parmi les plus anciens connus à Lampaul-Plouarzel est celui de la Suzanne, un bateau d'Ouessant, venu moudre du grain à L'Aber-Ildut et disparu sans laisser de traces, mais dont les corps mutilés de deux des hommes d'équipage furent retrouvés gisants à la côte les 20 et [42]. Le la bisquine L'Émile, de Saint-Vaast, qui avait chargé des pommes de terre à Pont-l'Abbé, après avoir heurté la roche de la Grande Vinotière (au large du Conquet), sombra à environ deux milles à l'ouest de Lampaul-Plouarzel[43].

La traversée de l'Aber Ildut[modifier | modifier le code]

La noyade de 12 personnes entre Lampaul, Plouarzel et Lanildut le (journal L'Humanité).

Entre Porscave et Lanildut, la traversée de l'Aber Ildut à marée basse se fit longtemps à gué, ce qui n'était pas sans risques, notamment pour les transports empruntant la voie charretière, des accidents se produisant parfois. Le rattachement en 1792 de Lampaul-Plouarzel au canton de Brélès entraîna une augmentation des passages. En 1821 un service de bac fut inauguré, rendant service notamment aux Lampaulais qui se rendaient à Lanildut. Le service fut assuré à partir de 1922 par un canot partant de Porscave faisant escale à la cale de Begadenn C'haro (en Plouarzel) avant de rejoindre le port de Lanildut. Le dernier passeur fut une femme, Fine Petton, qui mania l'aviron jusqu'en 1980.

Le droit de vaine pâture[modifier | modifier le code]

Le droit de vaine pâture s'exerçait encore couramment au milieu du XIXe siècle :

« Les terrains communaux (...) sont livrés toute l'année au pâturage au profit des habitants des communes possédant ces communs, composés la plupart de dunes et de marais peu susceptibles d'être cultivés ; c'est ce qu'on voit à Lampaul-Plouarzel, à Ploudalmézeau, à Porspoder, à Landunvez, à Rumengol, à Plabennec, à Plouvien, etc. Chacun y envoie son bétail quand et comme bon lui semble ; c'est là encore qu'on dépose et qu'on met à sécher les plantes marines. Seulement de temps en temps, les communes vendent tout ou partie des communs, qui disparaîtront insensiblement et accroîtront la masse des terrains cultivés. (...) Les landes, marais,et généralement tous terrains déclos et non cultivés sont encre soumis à la servitude de vaine pâture. (...) La cessation de l'indivision ne suffit point pour mettre fin à la vaine pâture, il faut encore qu'il y ait clôture des terres[44]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le , le brick Théodore, échoué depuis plusieurs jours sur un rocher de l'île de Quéménès dans l'archipel de Molène, finit par couler[45]. Avant qu'il coule, « huit pêcheurs des communes de Plouarzel et Lampaul-Plouarzel ont été surpris au moment où ils procédaient au pillage du bateau. Les pilleurs d'épave ont été arrêtés »[46].

Au début du XXe siècle Lampaul-Plouarzel compte une flotte de près de 30 gabares transportant le granite de l'Aber Ildut et le sable extrait des dunes de Lampaul-Plouarzel et aussi de l'entrée de l'Aber Ildut principalement à destination de Brest (le chargement se faisait alors à la pelle, il faut attendre la décennie 1930 pour que des treuils et des bennes facilitent les chargements) ; des accidents se produisaient parfois : par exemple le le sloop Élisa-Alphonse, parti de Lampaul-Plouarzel avec un chargement de sable à destination de Pont-de-Buis, en détresse à hauteur de la pointe de Kermorvan fut secouru par le bateau de sauvetage Mallat-Desmortiers, du Conquet[47] ; en 1914 l'entreprise Verjat-Combarelle extrayait du sable des dunes, le faisait transporter au port de Lampaul-Plouarzel d'où il était transporté par des gabares, destiné notamment aux besoins de la construction des bassins de Laninon dans l'arsenal de Brest[48]. Autre exemple : en 1922, le sloop Saint-Jean, de Lampaul-Plouarzel, reçut l'autorisation d'extraire 100 m³ de sable de mer pendant 6 mois[49].

La récolte du goémon provoquait parfois des problèmes : ainsi en août 1909 trois marins-pêcheurs de Lampaul-Plouarzel furent condamnés à une amende pour avoir récolté du goémon de rive en temps prohibé ; en août 1910 deux goémoniers de Lampaul-Plouarzel furent condamnés à une amende pour avoir coupé du goémon de rive sur l'île de Quéménès appartenant à la commune de l'Île-Molène et le , des goémoniers de Lampaul-Plouarzel se virent dresser procès-verbal car ils récoltaient du goémon de rive sur l'île de Béniguet appartenant à la commune du Conquet, sa récolte était réservée aux seuls habitants des communes concernées[50].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de 1914-1918.

Le monument aux morts de Lampaul-Plouarzel porte les noms de 37 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[51]. Parmi eux, le sous-lieutenant François Coatanéa, né le à Lampaul-Plouarzel, engagé au 2e régiment d'infanterie coloniale, fut cité à l'ordre de son régiment pour son attitude courageuse lors d'un bombardement le . Il fut tué le à Bagatelle, un lieu-dit de la commune de Vienne-le-Château (Marne) après avoir tué 72 Allemands[52].

Le récit des circonstances de la mort au front le du caporal Jean-Pierre Bescond, du 219e régiment d'infanterie, né le à Lampaul-Plouarzel, qui était vicaire à Plounéour-Ménez, est disponible dans un livre[53].

En 1917 un vapeur anglais, torpillé et abandonné par son équipage, s'échoua dans la baie de Lampaul-Plouarzel[54].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Dans la décennie 1920 déjà, des régates étaient organisées à Lampaul-Plouarzel par le Comité des fêtes, présidé par le maire Jules Harchelon[55].

Lampaul-Plouarzel est ainsi décrit en 1924 dans un article du journal L'Ouest-Éclair : « Quelques vieilles maisons, quelques villas récentes autour d'une de ces vieilles bonnes églises de la côte, basses, comme ramassées autour de leur petit clocher, pour mieux échapper aux bourrasques du large ». Le même article décrit la vie d'un vieux loup de mer de la commune, Jérôme Kerros[Note 7], de Kerievel, qui avait plus de 60 années de navigation et avait participé notamment à la guerre de 1870[56]. Le même journal indiquait aussi le pour Lampaul-Plouarzel « 40 goémoniers sortis et rentrés avec 5 mètres chacun de goémon poussant en mer et goémon de rive »[57].

Four à goémon servant à faire des pains de soude.
L'état pitoyable de l'église de Lampaul-Plouarzel en (Journal des débats politiques et littéraires du ).

La pêche était alors active à Lampaul-Plouarzel : par exemple pendant le premier trimestre de 1925, 78 bateaux de pêche (représentant en tout une jauge de 195 tonneaux) étaient armés dans les ports de Porspaul et de Porscave ; les poissons pêchés étaient principalement des turbots, carrelets, plies, congres, raies, etc. ainsi que des crustacés. Pendant la même période les goémoniers livrèrent 1 000 m³ de varech aux agriculteurs et 5 000 m³ de goémon de soude aux usines de produits chimiques[58]. Déjà pour le seul mois de , 3 000 tonnes de goémon de soude avaient été livrées aux usines chimiques de Lampaul-Plouarzel[59]. Une usine d'iode, fabriqué à partir de la cendre de goémon et gérée par un consortium de pharmaciens, existait encore à Lampaul-Plouarzel en 1934[60].

En 1937, 65 bateaux et 126 pêcheurs étaient immatriculés par l'inscription maritime à Lampaul-Plouarzel. « Ici on "fait" surtout le sable. Les pêcheurs à la ligne, au casier et au filet sont généralement propriétaires de lopins de terre où ils cultivent les légumes nécessaires à leurs besoins. La moyenne des gains dans ce port oscille entre 350 et 400 francs par mois »[61]. L'extraction du sable dans l'entrée de l'Aber Ildut permit d'approfondir le chenal d'accès au port de Porscave.

Le , le cotre Courageux, victime d'une violente tempête, se brisa sur les rochers de la pointe de Beg ar Vir en tentant de rejoindre le port de lampaul. L'équipage parvint à se sauver[62]. Le , le cotre La Petite-Denise, de Lampaul-Plouarzel, à moitié rempli d'eau, fut secouru par le Jean-Charcot, bateau de sauvetage de l'Île-Molène[63].

Les goémoniers étalaient sur la dune le goémon arraché aux rochers ou récolté sur la grève. Les algues séchées étaient brûlées à feu lent dans les fours à goémon, des tranchées profondes d'une cinquantaine de centimètres, larges de 70 cm et longues de 6 mètres, recouvertes de cailloux plats. On obtenait des pains de soude, pesant de 80 à 100 kilos, que l'on transportait à l'usine de Porspaul où l'iode, utilisée notamment en pharmacie, était extraite. En moyenne une tonne d'algues sèches permettait d'obtenir 2 à 3 kilos d'iode. Plus de 60 fours à goémon, utilisés jusque dans la décennie 1950, ont été dénombrés sur la zone dunaire de Lampaul-Plouarzel. Chaque four appartenait à une famille de goémoniers, souvent également cultivateurs[64].

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Depuis 2012, la société Agrimer, qui a passé un accord avec la municipalité, fait sécher chaque année entre début mai et fin août des algues sur les dunes de Porspaul, obtenant environ chaque semaine 90 tonnes d'algues séchées[65].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Lampaul-Plouarzel.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1804 Podeur    
1804 1808 Yves Allençon[Note 8]   Meunier.
1808 1819 Jean Marie Corric[Note 9].   Capitaine de commerce.
1819 1821 Pierre Le Bras[Note 10]    
1821 1838 Hervé Apéré[Note 11]    
1838 1865 Michel Marie Forjonel[Note 12]   Tailleur de pierres, commerçant et entrepreneur.
1866 1874 Guy Colleau[Note 13]   Cultivateur. Il fit construire au bourg une mairie-école qui ouvre en 1868.
1874 1881 Yves Kérébel[Note 14]   Cultivateur. Gendre de Guy Colleau, maire précédent.
1881 1908 Jean Hervé Laurent Kérébel[Note 15]   Gendre de Michel Marie Forjonel, maire entre 1838 et 1865.
1908 1912 Louis Allençon[Note 16]   Marin retraité. Cabaretier. Fils nourricier de Jean Hervé Laurent Kérébel.
1912 1917 Jean Hervé Laurent Kérébel   Déjà maire entre 1881 et 1908 mais trop âgé, c'est son adjoint Auguste Lamour qui s'occupa de gérer la commune.
1917 1919 Auguste Lamour[Note 17]   Marin de commerce. Fils nourricier de Jean Hervé Laurent Kérébel.
1919 1932 Jules Alexis Harchelon[Note 18]   Ingénieur[66]
1932 1936 Hervé Marie Kérébel[Note 19]    
1936 1969 René Alfred Husiaux[Note 20]   Gendre de Jules Alexis Harchelon. Ingénieur chimiste.
1971 mars 1989 Jean Chapalain    
mars 1989 janvier 1992
(démission)
André Cosson UDF-PR  
janvier 1992 mars 2001 Claude Trébaul   Maître de conférences
mars 2001 septembre 2017
(démission)
Didier Le Gac PS puis LREM Conseiller général puis départemental
septembre 2017 En cours Michel Jourden PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[67]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[68].

En 2018, la commune comptait 2 128 habitants[Note 21], en augmentation de 2,31 % par rapport à 2013 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
495474899844604646628629655
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
643674780774819838820904927
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0141 0331 1151 2061 2231 2841 2141 4581 496
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 4351 4641 4821 5831 6621 7661 9672 0632 100
2018 - - - - - - - -
2 128--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[69] puis Insee à partir de 2006[70].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Paul-Aurélien, en granite. Cette église correspond à l'ancienne chapelle Saint-Sébastien, datant du XVIIe siècle, agrandie en forme de croix latine entre 1759 et 1762 et transformée en église paroissiale en 1774 sur décision de Mgr de La Marche car l'ancienne église paroissiale, située sur la dune, était envahie par le sable et tombait en ruine. L'église a été transformée et agrandie en 1970 (de l'ancienne église ne subsistent que la longère sud, le clocher-mur et le pignon est), le cimetière qui entourait l'église étant alors déplacé. L'église abrite quelques statues du XVIe siècle, un maître-autel du XVIIIe siècle et des ex-votos. Un calvaire datant du XVIe siècle et surmonté d'une croix en kersanton portant des statues géminées représentant saint Paul piétinant un dragon, saint Jean, la Vierge Marie et saint Sébastien se trouve dans l'enclos paroissial.

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  • La chapelle Saint-Egarec[71], conserve des vestiges d'une première chapelle construite au XIIIe siècle, mais l'essentiel date du XVIe siècle ; délabrée et menacée par l'ensablement a à partir de 1666, elle est abandonnée au milieu du XVIIIe siècle, mais elle est reconstruite après avoir été dégagée du sable en 1838 (seul son clocher émergeait alors du sable) par le curé de la paroisse[72]. Le pardoun ar brenick ("pardon des berniques") se déroulait le dimanche de la Trinité : en cette occasion, les paysans descndaient sur la grève pour ramasser des berniques.

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Événements[modifier | modifier le code]

  • Ekiden du Pays d'Iroise : course marathon qui se court en 6 relais, sur les routes de Lampaul-Plouarzel, le long des côtes. Championnat de Bretagne, championnat du Finistère, championnat en entreprise. 500 à 600 coureurs le quatrième week-end de juin.
  • Fête du patrimoine maritime, Pors-Scaff port escale Brest 2008, à Lampaul-Plouarzel mardi 8 et mercredi .
  • Molène - Pors-Scaff à la godille, premier samedi d'août course en équipage. Départ de Molène, arrivée au port de Pors-Scaff. Toute la journée, animations musicales, brûlage de goémon, animations culturelles.
  • Les radeaux roulants qui se dérouleront à Lampaul le premier dimanche d'août. Les concurrents doivent construire un radeau capable de traverser la baie et capable de rouler sur un parcours. La fête se poursuit le soir même par la fête du cochon grillé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La limite entre la Manche et l'Océan Atlantique est la Pointe de Corsen, située un peu plus au sud, dans la commune de Plouarzel.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Jérôme Kerros, né le à Kerievel en Lampaul-Plouarzel, décédé le à Lampaul-Plouarzel. Il totalisa plus de 64 ans de navigation dont plus de 4 ans en temps de guerre (1870 et 1914) et fut fait de la Chevalier de la Légion d'honneur.
  8. Yves Allençon, né le à Trohoat en Lampaul-Plouarzel, décédé le à Trohoat en Lamapaul-Plouarzel.
  9. Jean Marie Corric, né le au Vern en Lanildut, décédé le à Lampaul-Plouarzel
  10. Pierre Le Bras, né le à Plouarzel, décédé le au Reun en Lampaul-Plouarzel.
  11. Hervé Apéré, né le à Kérouzilit en Lampaul-Plouarzel, décédé le à Créach Gat en Lampaul-Plouarzel.
  12. Michel Marie Forjonel, né le à Ouessant, décédé le à Lampaul-Plouarzel.
  13. Guy Colleau, né le à Carpont en Plouarzel, décédé le à Lampaul-Plouarzel.
  14. Yves Kérébel, né le à Lampaul-Plouarzel, décédé le à Lampaul-Plouarzel.
  15. Jean Hervé Laurent Kérébel, né le à Ploumoguer (son père Pierre Kérébel fut maire de Trébabu), décédé le à Lampaul-Plouarzel. Il fit bâtir un local pour l'école des filles, et la nouvelle école des garçons en 1907 ; vers 1904, il fait construire une villa au Cruguel que pendant longtemps on a nommé "Le Château" et qui est l'actuelle mairie de Lampaul-Plouarzel.
  16. Louis Allençon, né le à Lampaul-Plouarzel, décédé le à Lampaul-Plouarzel.
  17. Auguste Lamour, né le à Kerguestan en Plouarzel, décédé le à Lampaul-Plouarzel.
  18. Jules Alexis Harchelon, né le à Lille (Nord), ingénieur de l'École centrale de Paris, décédé le à Le Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne).
  19. Hervé Marie Kérébel, né le à Kerduan en Lampaul-Plouarzel, décédé le à Lampaul-Plouarzel.
  20. René Alfred Husiaux, né le à Rouvroy (Pas-de-Calais), décédé le à Brest (Finistère).
  21. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Le Peuple, n° du 28 février 1925, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4696508m/f1.image.r=Plouarzel?rk=1888421;2
  2. André Guilcher et J. Lacroix, Morphologie du Léon, "Bulletin de la Section de géographie", 1962, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6410926s/f224.image.r=Plouarzel?rk=1480694;0
  3. René Largillière, Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne, (lire en ligne).
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 16 juillet 2021)
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 16 juillet 2021)
  6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 juillet 2021)
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  9. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le 16 juillet 2021)
  10. « Station Météo-France Plougonvelin - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 16 juillet 2021)
  11. « Orthodromie entre Lampaul-Plouarzel et Plougonvelin », sur fr.distance.to (consulté le 16 juillet 2021).
  12. « Station Météo-France Plougonvelin - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 16 juillet 2021).
  13. « Orthodromie entre Lampaul-Plouarzel et Ouessant », sur fr.distance.to (consulté le 16 juillet 2021).
  14. « Station météorologique d'Ouessant-Stiff - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 16 juillet 2021)
  15. « Station météorologique d'Ouessant-Stiff - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 16 juillet 2021)
  16. « Station météorologique d'Ouessant-Stiff - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 16 juillet 2021)
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  18. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  20. « Unité urbaine 2020 de Lampaul-Plouarzel », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 26 mars 2021).
  21. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  22. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  23. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  24. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  25. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  26. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  27. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  28. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 1er mai 2021)
  29. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 1er mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  30. Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f259.image.r=Plouarzel
  31. a et b http://www.infobretagne.com/lampaul-plouarzel.htm
  32. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  33. Panneau d'information touristique situé à Beg ar Groaz en Lampaul-Plouarzel.
  34. >"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
  35. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f164.image
  36. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f165.image
  37. Personnes en âge de communier
  38. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og
  39. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=KZIPAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjlpOXwhafaAhUSPVAKHbwqAY8Q6AEIOTAD#v=onepage&q=Lampaul&f=false
  40. "Feuilleton / Chambre des députés"1er février 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6502214r/f1.image.r=Plouarzel?rk=42918;4
  41. Y. Riou, La population maritime de Lampaul-Plouarzel vers la fin du XIXe siècle, "Les cahiers d'Iroise", n° 196, mai 2003.
  42. Journal Le Constitutionnel, n° du 31 décembre 1850, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k669157t/f2.image.r=Plouarzel?rk=21459;2
  43. Journal Le Constitutionnel, n° du 16 juillet 1851, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6693515/f2.image.r=Plouarzel?rk=107296;4
  44. J.M.P.A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", 1852, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f98.image.r=Plouvien.langFR
  45. Journal L'Humanité no 881 du 15 septembre 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k251062p/f3.image.r=Ouessant.langFR
  46. Journal Le Figaro no 251 du 8 septembre 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k287470w/f4.image.r=Molene.langFR
  47. "Annales du sauvetage maritime", 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830781m/f34.image.r=Plouarzel
  48. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 21 juillet 1914, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6440581/f7.image.r=Plouarzel?rk=364808;4
  49. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 12 juillet 1922, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k646968q/f6.image.r=Plouarzel?rk=965670;0
  50. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 7 août 1909, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6422494/f4.image.r=Plouarzel?rk=3991436;0, n° du 29 août 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642636w/f4.image.r=Plouarzel?rk=3326196;4 et n° du 23 juin 1914, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6440309/f7.image.r=Pluarzel?rk=1738206;0
  51. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=29098&dpt=29&idsource=47351&table=bp07
  52. Jean-Pierre Montier, James Éveillard et Gilles Baud-Berthier, "Voyage en Bretagne 1900-2000", éditions Ouest-France, 2007, [ (ISBN 978-2-7373-3808-3)]
  53. "La Grande guerre du XXe siècle", Maison de la Bonne presse, juin 1915, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6243614t/f71.image.r=Plouarzel
  54. "Annales du sauvetage maritime", 1918, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802265k/f23.image.r=Plouarzel?rk=171674;4
  55. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 13 août 1922, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6470003/f6.image.r=Plouarzel?rk=107296;4
  56. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 15 juillet 1924, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6477021/f1.image.r=Plouarzel?rk=1931340;0
  57. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 1 juin 1922, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k646927z/f7.image.r=Pluarzel?rk=2038636;4
  58. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 3 avril 1925, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k647964g/f7.image.r=Plouarzel?rk=1480694;0
  59. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 10 octobre 1921, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k646693x/f5.image.r=Plouarzel?rk=3798302;0
  60. "Bulletin de la Société de géographie de Lille", avril 1934, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5721605p/f20.image.r=Plouarzel?rk=1373397;2
  61. La grande misère de nos marins, Journal L'Ouest-Éclair, n° du 31 mars 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k660848j/f6.image.r=Porspoder?rk=2124474;0
  62. Journal L'Ouest-Éclair,n° du 17 janvier 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6607754/f4.image.r=Plouarzel?rk=515024;0
  63. "Annales du sauvetage maritime", n° du 1 juillet 1939, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5828339v/f29.image.r=Plouarzel
  64. Panneau d'information touristique situé à Lampaul-Plouarzel
  65. « Lampaul-Plouarzel. 150 caravanes sur les dunes, Agrimer en difficulté », sur Letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le 28 juin 2020).
  66. Ingénieur à la Société coopérative des pharmaciens pour la fabrication de l'iode et de ses dérivés. Il aménagea le port de Porspaul avec notamment la construction d'une cale et l'installation de chaînes pour les bateaux.
  67. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  68. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  69. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  70. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  71. Saint Egarec serait un abbé breton fort peu connu, honoré aussi à Kerlouan, au Folgoët et à Lesneven, invoqué pour les maux d'oreille et la surdité, voir http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12561/Saint-Egarec.html
  72. http://www.wiki-brest.net/index.php/Chapelle_Saint-Egarec_de_Lampaul-Plouarzel

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Riou (Y.). La population maritime de Lampaul-Plouarzel vers la fin du XIXe siècle, Les Cahiers d'Iroise, no 196, .
  • Riou (Y.). Paroles de gabariers, la vie d'une communauté dans le transport maritime (1900-1950), Yoran embanner, .
  • Riou (Y.). Gast, Alatô !, petit lexique du breton parlé à Lampaul, Plouarzel et Trézien, 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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