Lamonzie-Montastruc

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Lamonzie-Montastruc
Le village de Lamonzie-Montastruc.
Le village de Lamonzie-Montastruc.
Blason de Lamonzie-Montastruc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Bergerac-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération bergeracoise
Maire
Mandat
Alain Monteil
2014-2020
Code postal 24520
Code commune 24224
Démographie
Population
municipale
694 hab. (2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 44″ N 0° 35′ 37″ E / 44.895556, 0.59361144° 53′ 44″ Nord 0° 35′ 37″ Est / 44.895556, 0.593611
Altitude Min. 48 m – Max. 162 m
Superficie 20,66 km2
Localisation

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Lamonzie-Montastruc est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au sud du département de la Dordogne, en Périgord pourpre, et située dans l'aire urbaine de Bergerac, la commune de Lamonzie-Montastruc est arrosée par un affluent de la Dordogne, le Caudeau qui marque la limite avec Saint-Sauveur sur deux kilomètres et par deux affluents du Caudeau : la Seyze qui lui sert de limite à l'ouest avec Queyssac sur deux kilomètres, et la Louyre qui vient de l'est et conflue avec le Caudeau une centaine de mètres à l'ouest du village de Lamonzie-Montastruc.

L'altitude minimale, 48 mètres, se trouve au sud-ouest du lieu-dit Landrevie Basse, là où le Caudeau quitte la commune pour servir de limite entre celles de Lembras et Saint-Sauveur. L'altitude maximale, avec 162 (ou 163 mètres[1]), est localisée à l'extrême nord, en bordure de la commune de Saint-Georges-de-Montclard, à l'ouest du lieu-dit le Garry.

Entouré d'une végétation boisée, une centaine de mètres à l'est de la route départementale 21, le village de Lamonzie-Montastruc se situe, en distances orthodromiques, dix kilomètres au nord-est de Bergerac et treize kilomètres à l'ouest-nord-ouest de Lalinde.

La commune est également desservie par la route nationale 21 sur toute sa bordure ouest ainsi que par les routes départementales 32 au sud-est et 21E1 au sud-ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lamonzie-Montastruc est limitrophe de six autres communes. Au sud-ouest, le territoire communal de Creysse n'est distant que d'environ cent-vingt mètres de celui de Lamonzie-Montastruc.

Communes limitrophes de Lamonzie-Montastruc
Campsegret Saint-Georges-de-Montclard
Queyssac Lamonzie-Montastruc Liorac-sur-Louyre
Lembras Saint-Sauveur

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du village de « Lamonzie » remontent au XIIIe siècle sous les formes La Monzia puis La Monsia. Tiré de l'occitan « mongia » qui représente un couvent de moniales, le nom du village atteste de l'existence d'un ancien établissement religieux[2]. Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de la Mongie[3].

« Montastruc » est également relevé au XIIIe siècle sous les formes Montastrucus et Rappayrium de Monte Astruco (repaire de Montastruc), qui indiquent la position surélevée du lieu (en occitan mont, provenant du latin mons). Astruc peut se référer soit à un nom de personne chanceuse, soit à la position favorable du lieu[2].

En occitan, la commune porte le nom de La Móngia de Mont Astruc[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Grottes au pied du château de Montastruc.

Des traces de présences acheuléenne[2] et moustérienne ont été découvertes dans la grotte du Gué de la Roque[5].

Des habitats troglodytiques sont présents sur le site du château de Montastruc.

Au début de la Révolution, l'ancienne commune du Quartier de Villebois fusionne avec celle de Lamonzie-Montastruc[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Lamonzie-Montastruc a, dès 1790, été rattachée au canton de Liorac qui dépendait du district de Bergerac. En 1800, le canton de Liorac est supprimé, de même que les districts, et la commune est rattachée au canton de Bergerac dépendant de l'arrondissement de Bergerac. En 1973, le canton de Bergerac est scindé en deux et Lamonzie-Montastruc est désormais rattachée au canton de Bergerac-2[7].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

En 2002, Lamonzie-Montastruc intègre la communauté de communes des Trois Vallées du Bergeracois. Cette structure intercommunale fusionne avec deux autres pour former au 1er janvier 2013 la communauté d'agglomération bergeracoise.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1802 Lescot Gay    
1802 1808 Jean Pech Peyrière    
1808 1814 Charles de Vassal    
1814 1815 Jean Rabier    
1815 1815 Jean Lescot    
1815 1817 Charles de Vassal    
1817 1819 Jean Rabier    
1820 1832 François Joseph d'Abzac    
1832 1835 Lescot Gay    
1835 1840 Jean Rabier    
1840 1846 Élie Géraud    
1846 mai 1852 Philippe Henry Montaud[Note 1]    
août 1852 1854 Jean Jacques Loreilhe    
décembre 1854 1864 Pierre Durand    
1865 1870 Philippe Henry Montaud    
1871 décembre 1871 Chord    
décembre 1871 avril 1879 Philippe Henry Montaud    
avril 1879 février 1882 Jean Gay-Lescot    
février 1882 mars 1885 Étienne Arnouil    
mars 1885 mai 1892 Jean Gay-Lescot    
mai 1892 mai 1896 Pierre Alary    
mai 1896 1923 Gabriel de Lostanges   Retraité
décembre 1923 décembre 1934 Désiré Mourot[Note 2]    
décembre 1934 mai 1935 Frut   Adjoint faisant fonctions de maire
mai 1935 mai 1945 Max Begouën    
mai 1945 avril 1967 Camille Dousset[Note 2]   Instituteur
mai 1967 décembre 1996 Pierre Broussoles[Note 2]   Agriculteur
janvier 1997[8] (réélu en mars 2014)   Alain Monteil DVG Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, Lamonzie-Montastruc comptait 694 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Lamonzie-Montastruc[9]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 027 652 735 892 982 905 968 983 998
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 002 1 007 912 840 833 796 744 694 634
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
601 684 607 530 548 522 511 522 448
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
415 351 377 407 539 531 557 609 632
2013 - - - - - - - -
694 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2012, Lamonzie-Montastruc est organisée en regroupement pédagogique intercommunal (RPI)[12] avec la commune de Saint-Sauveur au niveau des classes de maternelle et de primaire. La commune assure le cours préparatoire et la maternelle, les classes de cours élémentaire et de cours moyen s'effectuant à Saint-Sauveur[13].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête locale le 15 août.

Économie[modifier | modifier le code]

La carrière de calcaire du Gué de la Roque.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[14], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 312 personnes, soit 45,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quarante-quatre) a plus que doublé par rapport à 2007 (dix-neuf) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 14,2 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 61 établissements[15], dont vingt-huit au niveau des commerces, transports ou services, seize dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, sept dans la construction, sept relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et trois dans l'industrie[16].

Entreprises[modifier | modifier le code]

La « SA Carrières de Thiviers » exploite une carrière de calcaire crétacé au lieu-dit le Gué de la Roque. La capacité d'extraction est de 350 000 tonnes par an[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Gisement néolithique de Lestenac[réf. nécessaire].

Vestiges de villa préfectorale gallo-romaine : thermes, aqueduc ; des petits bronzes et un morceau de sarcophage paléo-chrétien en provenant sont conservés au château de Monbazillac.

Le château de Bellegarde, implanté à 300 mètres au sud du village, sur une hauteur, a été construit au XIVe siècle et restauré aux XIXe et XXe siècles. Il comporte une porte médiévale et un pavillon Renaissance. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2006[18].

Le château de Montastruc est situé 200 mètres au nord-ouest du village. C'était au XIVe siècle l'un des fiefs de la famille d'Abzac de la Douze. Rasé en 1438, le château fut reconstruit en 1471 moyennant la soumission de la veuve de Bertrand d'Abzac à l'autorité royale. Après une inscription partielle en 1973 au titre des monuments historiques, il a été inscrit en totalité en 2001[19].

À plus d'un kilomètre au nord-est du village, le château de Lescot (ou manoir de Lescot) date du XVIIe siècle[20].

Le manoir de Monsac[21] et la chartreuse de la Fourtonie [22] ont été construits au XVIIIe siècle.

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église romane Notre-Dame de l'Assomption présente un portail à voussures du XIIe siècle et une coupole à la croisée du transept. À l'intérieur de l'église sur le sol git une clé de voûte qui pourrait être l'ancienne clé datant d'avant la reconstruction du clocher dans la première moitié du XXe siècle. Hormis le clocher, l'église a été inscrite aux monuments historiques en 1974[23].

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Au sud-est de la commune, un petit secteur situé au sud de la route départementale 32 fait partie d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II : la forêt de Liorac[24],[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lamonzie-Montastruc Blason D'argent à la bande et à la bordure d'azur chargées de neuf besants d'argent, la bande accompagnée en chef d'une épée haute de gueules adextrée d'une étoile du même et, en pointe, d'un renard de gueules les pattes antérieures emportant un oiseau du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Démissionnaire.
  2. a, b et c Décédé en fonctions.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Altitude 163 sur Géoportail (consulté le 9 mars 2011).
  2. a, b et c Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, p. 188, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2)
  3. la Mongie sur Géoportail (consulté le 9 mars 2011).
  4. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 4 mars 2014.
  5. Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, p. 97, Ouest-France, 1987, (ISBN 2-85882-842-3)
  6. « Notice communale du Quartier de Villebois », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 28 mars 2012)
  7. « Notice communale de Lamonzie-Montastruc », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 28 mars 2012)
  8. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 20 août 2014.
  9. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 4 mars 2014)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  12. École primaire publique à Lamonzie-Montastruc sur le site de l'académie de Bordeaux, consulté le 10 mai 2012.
  13. Agenda 2012 de la communauté de communes des Trois Vallées du Bergeracois, p. 18, 20.
  14. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 28 septembre 2015.
  15. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 3 novembre 2015).
  16. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 3 novembre 2015.
  17. Carrière de Lamonzie-Montastruc (archive) sur le site des Carrières de Thiviers, consulté le 28 septembre 2015.
  18. « Château de Bellegarde », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 13 avril 2010.
  19. « Château de Montastruc », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 13 avril 2010.
  20. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 158, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X)
  21. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 182, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X)
  22. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 122, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X)
  23. « Église de Lamonzie-Montastruc », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 13 avril 2010.
  24. [PDF] DIREN Aquitaine - La forêt de Liorac. Consulté le 13 avril 2010
  25. Carte de la ZNIEFF 2607 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 13 avril 2010