Lalla Fatima Zohra

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Lalla Fatima Zohra
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Père
Fratrie
Conjoint
Moulay Ali Alaoui (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants

La princesse Lalla Fatima Zohra (née le , morte le ) est la fille aînée de Sa Majesté Mohammed V du Maroc, et de sa première épouse, Lalla Hanila bint Mamoun. Elle s'engage dans les années 1960 pour la progression des droits des femmes au Maroc, présidant notamment l'Union nationale des femmes marocaines de 1969 jusqu'à 2003.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle passe son enfance à Tanger, recevant une éducation moderne et ouverte à l'international[1]. À la mort de son père Mohammed V, elle prend de fait la direction de son foyer familial, hébergeant notamment des concubines, des serviteurs, et les enfants d'anciens esclaves[1].

Le , lors d'une triple cérémonie avec ses demi-sœurs Aïcha et Malika, elle est mariée au Dar al-Makhzin à Rabat avec son cousin, le prince Moulay Ali Alaoui (1924-1988), ambassadeur du Maroc en France de 1964 à 1966[2]. Elle a deux fils et une fille : Moulay Abdallah ben Ali Alaoui (né vers 1965), Sharif Moulay Youssef (né vers 1969) et la princesse Lalla Joumala (née en 1962), ambassadrice du Maroc au Royaume-Uni depuis 2009[3].

Elle devient veuve en 1988[4]. Elle meurt à Tétouan, le matin du [4], à l'âge de 84 ans[5]. Le roi Mohammed VI annule les cérémonies prévues à l'occasion de son anniversaire en raison de l'épreuve que représente la perte de sa tante, et de sa place parmi la famille royale marocaine et le peuple marocain[4]. Elle est enterrée au mausolée Moulay Al Hassan, dans le palais royal de Rabat, après la prière d'Al-Asr[5].

Actions et patronages[modifier | modifier le code]

Elle s'engage pour la défense des droits des pauvres au Maroc[1]. Elle adopte, entre autres, Abdelkebir Ouaddar, encore enfant, parmi la famille royale marocaine, alors qu'il jouait au football de rue dans son village natal[6].

Durant les années 1960, Lalla Fatima Zohra participe aussi, avec Lalla Aïcha et Lalla Malika, à l'avancée des droits des femmes dans son pays[7]. En 1969, alors que les femmes sont totalement exclues de la vie politique[7], le roi Hassan II lui propose de créer l'Union nationale des femmes marocaines, ce qu'elle accepte[1]. Elle préside cette Union nationale des femmes marocaines [UNFM] de 1969 à 2003[8], et brièvement l'OSECFA[9].

Elle préside aussi l'année internationale de la Femme, organisée du 13 au à Rabat[10].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Honneurs nationaux[modifier | modifier le code]

  • Dame Grand-Cordon de l'Ordre du Trône[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Lalla Fatima Zohra, la princesse des humbles », sur Bladi.net, (consulté le 10 mai 2019)
  2. International Business Publications, Morocco Foreign Policy and Government Guide p. 84
  3. N. Jouhari, MarocHebdo, .
  4. a b et c « Mohammed VI du Maroc: En deuil aux obsèques de Lalla Fatima Zahra, une 'épreuve' », sur www.purepeople.com (consulté le 10 mai 2019).
  5. a et b Fouâd Harit, « Maroc : la princesse Lalla Fatima Zahra est décédée », sur Afrik.com, (consulté le 10 mai 2019)
  6. Fouzia Marouf, « Abdelkébir Ouaddar, le cavalier de Sa Majesté », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2019).
  7. a et b (en) Jerzy Zdanowski, Middle Eastern Societies in the 20th Century, Cambridge Scholars Publishing, , 385 p. (ISBN 1443869597 et 9781443869591), p. 57.
  8. UNFM, « Historique », www.unfm.ma (consulté le 24 février 2018).
  9. Rachid 1985, p. 242.
  10. Rachid 1985, p. 188.
  11. « MOROCCO12 », www.royalark.net (consulté le 24 février 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

  • [Rachid 1985] Abderrazak Moulay Rachid, La condition de la femme au Maroc, Editions de la Faculté des sciences juridiques, économiques, et sociales de Rabat, , 607 p.