Lalla Amina

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Lalla Amina du Maroc
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Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
RabatVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Membre de la famille royaleVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Lalla Bahia (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint

La princesse Lalla Amina (née le et morte le ) est membre de la famille royale marocaine, plus jeune demi-sœur de Hassan II. Passionnée par les chevaux, elle préside la Fédération royale marocaine des sports équestres de 1999 jusqu'à sa mort.

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

Le roi Mohammed V avec Lalla Amina sur les genoux, à Madagascar.

Lalla Amina naît à Antsirabe, sur l'île de Madagascar, le [1],[2],[3]. Elle est la plus jeune demi-sœur de feu le roi Hassan II du Maroc, et fille du roi Mohammed V du Maroc et de sa troisième épouse, Lalla Bahia bint Antar[4]. Elle est née alors que la famille royale était en exil[2], au terme d'un accouchement difficile qui a failli lui coûter la vie et celle de sa mère[4]. Mina (comme elle était surnommée) est le seul enfant du roi Mohammed V à avoir accès à des papiers français[4]. Elle devient la favorite de son père, mais suscite des jalousies des autres épouses de Mohammed V[4]. Quinze jours après sa naissance, d'après le témoignage du docteur Cléret, elle souffre d'une occlusion intestinale, en conséquence d'une tentative d'assassinat par une personne qui lui faisait avaler des olives[5].

Au retour de la famille royale au Maroc, en 1955, Malika Oufkir, fille d'un général privilégié, est adoptée de manière informelle dans la famille royale pour être compagne de la princesse[5],[6]. Lalla Amina vit dans une villa séparée pour être élevée loin des intrigues de cour, et de la jalousie qui en découle[4],[5]. Sa villa comprend un cinéma privé, un zoo, et sa propre école primaire[4]. Elle reçoit des milliers de cadeaux de la part de chefs d'États[5]. Elle reçoit alors l'enseignement d'une gouvernante allemande sévère, Jeanne Rieffel[5]. Des repas diététiques lui sont proposés en raison de ses problèmes de poids[5]. Lorsque Mohammed V meurt, Hassan II lui promet de s'occuper de Mina comme de sa propre fille[5]. Elle participe avec lui à des chasses à la panthère, et en garde un goût pour la chasse[5]. Elle fréquente le Collège royal et l'université de Rabat[3], suivant des études de philosophie et apprenant l'arabe, le français et l'anglais[7]. Elle est cependant réputée avoir été une élève médiocre, peu intéressée par la philosophie, et souvent châtiée pour ses mauvaises notes[5].

Mariage[modifier | modifier le code]

Lalla Amina est mariée au docteur Sharif Moulay Idris Al-Wazani, et a une fille, Sharifa Lalla Sumaya Al-Wazani. Son mari la laisse veuve très tôt, permettant à Lalla Amina le soin de poursuivre dans sa véritable raison de vivre : le cheval[5]. Elle se montre peu intéressée par les hommes[5].

Elle est connue pour son allure masculine, et ses tenues décontractées[5].

Activités et récompenses[modifier | modifier le code]

Tout au long de sa vie, elle est une chasseuse et une cavalière passionnée[4]. Lalla Amina préside la Fédération royale marocaine des sports équestres[8] de 1999 jusqu'à sa mort, en 2012. Elle préside aussi le trophée Hassan II des arts équestres traditionnels[7]. En 1980, elle crée une écurie privée à Sidi Brini, et lance la célèbre Semaine du cheval de Rabat[7],[5]. L'un des chevaux qu'elle a élevés à Sidi Brini, Floresco, participe aux Jeux olympiques d'été de 2008 et 2012[9]. Malika Oufkir lui décrit une passion « égoïste » du cheval, ses écuries luxueuses jouxtant des bidonvilles[5].

Elle a également présidé la Ligue marocaine pour la protection de l'enfance, créée en 1957[7], dès sa petite enfance[5]. Elle préside ensuite l'Organisation marocaine des mères, l'Organisation panafricaine de Lutte contre le sida (OPALS) et devient présidente d'honneur de l'Association Hadaf pour la protection des personnes handicapées[7]. Elle dirige le comité olympique du Maroc, étant membre du conseil d'administration de ce même comité[10], et entraîneur de l'équipe d'équitation du Maroc[5]. Elle a reçu l'ordre de Mahomet de seconde classe en 2007[11],[12].

Mort et funérailles[modifier | modifier le code]

Laila Amina est décédée après une quatre mois de maladie, d'un cancer du poumon, à Rabat, le [5],[12]. Ses prières funéraires ont eu lieu après la prière d'Al Asr, à la mosquée Ahl Fez le [5]. Son corps a été enterré au mausolée Moulay El Hassan, au palais royal de Rabat[2].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Honneurs nationaux[modifier | modifier le code]

  • Dame Grand Cordon de l'Ordre du Trône.
  • Grand officier de l'ordre de Mahomet (2007).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La princesse Lalla Amina a deux ans », Journal Les Actualités Françaises - INA, (consulté le 24 septembre 2016) ; voir à 4 min 30 sec
  2. a b et c (en) « Princess Lala Amina, aunt of King Mohammed VI, passes away », Morocco World News,‎ (lire en ligne[archive]).
  3. a et b (en) « The Alawi Dynasty », Royal Ark (consulté le 22 août 2012).
  4. a b c d e f et g « Lalla Amina était une princesse comme les autres », Zamane (consulté le 2 mai 2019).
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Zineb El Rhazoui, « Maroc: les mystères de la petite sœur d'Hassan II », Slate, .
  6. (en) Malika Oufkir, Stolen Lives: Twenty Years in a Desert Jail, Miramax, (ISBN 0786886307).
  7. a b c d et e « Lalla Amina, Une Princesse sans chichis », Maroc Hebdo, (consulté le 2 mai 2019).
  8. (en) « Her Royal Highness Princess Lalla Amina » [archive du ], The Morocco Royal Tour (consulté le 22 août 2012).
  9. « Yessin Rahmouni aux Jeux Olympiques avec le cheval de Lalla Amina », sur Bladi.net (consulté le 2 mai 2019).
  10. (en) « Princess Lalla Amina Offers Dinner in Honor of Participants in Special Olympics Global Congress » [archive du ], News Central, (consulté le 22 août 2012).
  11. (en) « Morocco: HRH Princess Lalla Amina Dies », allAfrica.com, .
  12. a et b (en-US) « Death of respected Moroccan equestrian pioneer - News », sur Horsetalk.co.nz, (consulté le 2 mai 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]