Lagonda

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Lagonda
logo de Lagonda

Création 1906
Disparition 1947 (intègre le groupe Aston Martin Lagonda Limited)
Fondateurs Wilbur Gunn
Forme juridique Société ouverte à responsabilité limitéeVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Staines-upon-ThamesVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Aston Martin LagondaVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Automobile
Société mère Aston Martin LagondaVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.astonmartin.com/lagondaVoir et modifier les données sur Wikidata

Lagonda est une marque d'automobiles de luxe britannique, fondée par le Scotto-Américain Wilbur Gunn en 1906.

Historique[modifier | modifier le code]

Le tricycle Lagonda (1905).

Son nom reprend celui d'une colonie des Shawnees, Lagonda, près de Springfield dans l'Ohio où est né le fondateur Wilbur Gunn (1859–1920)[1].

Lagonda Le Mans Rapide, 4-Litre (1935).

Le modèle M45R, dit « Rapide », remporte les 24 Heures du Mans 1935, avec les Britanniques Johnny Hindmarsh et Luis Fontés[2].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la compagnie produit des lance-flammes et d'autres armes incendiaires.

En 1947, elle est rachetée par l'industriel britannique David Brown, en même temps qu'Aston Martin[3],[4]. Au sein du groupe Aston Martin Lagonda Limited, elle est la marque des véhicules au caractère sportif moins affirmé, c'est-à-dire des types de carrosserie limousines de prestige et des SUV luxueux.

Modèles[modifier | modifier le code]

  • 1948-1953 : 2,6 litres. 510 exemplaires produits ;
  • 1953-1958 : 3 litres. 270 exemplaires produits ;
  • 1961-1964 : Rapide. 55 exemplaires produits. Sur la base de l'Aston Martin DB4, moteur de 4 litres et produite en 1210 exemplaires[5], il existe un exemplaire break de chasse (Shooting-brake) ;
  • 1969 : Aston Martin V8 Lagonda : prototype sur base de la DBS ;
  • 1974-1976 : AM Lagonda S1 : sept exemplaires produits, dérivant du prototype de 1969 ;
  • 1976-1989 : Aston Martin Lagonda, séries 2, 3 et 4 : 645 exemplaires produits ;
    C'est le modèle le plus connu, présenté en 1976, dont le dessin est dû à William (Bill) Towns. Moteur V8 de 5,3 litres. Deux années furent nécessaires à en assurer la mise au point, l'essentiel du retard de développement étant à porter au compte de l'électronique embarquée très en avance pour l'époque. Après la Série 2 construite en huit exemplaires, l'évolution du modèle donnera le jour à la Série 3 (injection) puis à la Série 4 (redesign de la carrosserie). 645 exemplaires seront construits jusqu'à l'arrêt de production en 1989, présentant au total six versions différentes (trois en série 2, deux en série 3, la série 4 n'ayant connu qu'une version). Il existe un exemplaire break de chasse de 1987 ;
  • 1993 : Lagonda Vignale, prototype Ghia sous l'égide de Ford. Moteur V8 de 4,6 L et châssis de la Lincoln Town Car, le V12 de 5,9 litres de la Vanquish était également prévu mais il n'y a pas eu de suite ;
  • 1994 : Aston Martin Virage Lagonda. Berline et break de chasse basés sur le coupé ;
  • 2009 : SUV Crossover Lagonda, prototype présenté au salon international de l'automobile de Genève ;
  • 2014- : Lagonda Taraf berline luxueuse dotée du moteur V12 de 5,9 litres.

Galerie[modifier | modifier le code]

En littérature[modifier | modifier le code]

L'écrivain britannique Roald Dahl, lui-même ancien pilote de chasse et amateur de voitures rapides a créé un personnage récurrent, présent dans deux nouvelles puis développé dans un roman complet, l'oncle Oswald, un richissime épicurien, érotomane assumé, qui mène une vie débridée et teintée de scandales dans l'Europe (galante) des années 1900 à 1930, grâce à un lucratif commerce d'aphrodisiaques.

Dans les deux nouvelles ( The Visitor et Bitch situées chronologiquement après le roman mais parues précédemment) l'Oncle Oswald court le monde et les conquêtes féminines à bord d'une Lagonda de grand luxe[6] équipée d'une option exotique: Un avertisseur spécial à douze trompes, qui joue un air d'opéra bien particulier, le "Son Gia Mille e tre" tiré du Don Giovanni de Mozart, une évocation des mille et trois pucelles que Don Juan (personnage très estimé de l'Oncle Oswald) a déflorées lors de son séjour en Espagne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lagonda Story, , sur le site automania.be (consulté le ).
  2. 24h du Mans 1935 : Résumé de la course, Thierry Chargé, sur le site les24heures.fr (consulté le ).
  3. Aston Martin : l’histoire des modèles David Brown (DB), , Jean-Claude Pro, sur le site motorhistory.fr (consulté le )
  4. Édition 1935 : Lagonda, sur le site passionnemans.free.fr (consulté le ).
  5. AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters, page 5, publié le par Philippe Genet, sur le site vinsetvintage.fr (consulté le )
  6. (en) [PDF] A thematic analysis of Roald Dahl's adult fiction, page 26/47, publié le sur le site diva-portal.org (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Classement croissant par année d'édition.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]