Ladislas de Hoyos

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Ladislas de Hoyos
Naissance
Bruxelles, Belgique
Décès (à 72 ans)
Seignosse, Landes
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Journaliste
Grand reporter
Médias
Pays Drapeau de la France France
Télévision TF1
Radio France Inter

Ladislas de Hoyos est un journaliste français, né le à Ixelles[1] (Belgique) et mort le , à Seignosse (Landes)[2].

Il a notamment travaillé pour TF1, chaîne pour laquelle il présentait les journaux du week-end.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du comte Ladislaus Franz Leopold Hoyos von Stichsenstein (1910-1988), Ladislas Alfons Constantin Heinrich Johannes de Hoyos naît à Ixelles, sept mois avant le mariage de son père avec sa mère, Erika Kremenezky (1921-2001), d'origine allemande par sa mère et austro-ukrainienne par son père. Il a 5 ans lorsque ses parents divorcent ; tous deux se remarieront deux fois[réf. nécessaire].

Ladislas de Hoyos fait ses débuts comme journaliste à France-Soir en 1960. En 1971, il entre à l'ORTF puis, après son éclatement, à TF1 comme correspondant à Londres[3] avant de devenir grand reporter. Il contribue à l'identification et l'arrestation de Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon : en compagnie de Beate Klarsfeld, il se rend fin janvier 1972 à La Paz en Bolivie, avec le cameraman Christian van Ryswyck, où il interviewe le Klaus Altman (alias Barbie) au ministère de l'Intérieur puis, le lendemain, en prison où ce dernier a été placé par les autorités boliviennes afin d'être protégé[4]. Il a également suivi l'intégralité de son long procès pour crimes contre l'humanité en 1987 à Lyon.

Nommé rédacteur en chef du journal de 20h et du week-end, il présente entre 1984 et 1989, le Journal de la nuit[5]. En 1990, il présente les journaux de 13 heures et de 20 heures du week-end. Comme Roger Gicquel auparavant, il débute son édition par un « point de vue ».

En août 1991, Ladislas de Hoyos est évincé du 20 heures de TF1 au profit de Claire Chazal.

En 1997, il se tourne vers la radio. Il arrive sur France Inter où il remplace Patrice Gélinet pour animer le magazine d'histoire Les Jours du siècle.

En 2000, il se lance en politique en se présentant aux élections municipales de Seignosse, dans les Landes. Il est élu maire en mars 2001, mandat qu'il occupera jusqu'à sa mort.

En juillet 2006, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Il meurt le à Seignosse où il est enterré.

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1975, il épouse Corinne Meilhan-Bordes, hôtesse de l'air à Air France, avec laquelle il a deux filles, Amélie et Charlotte. Il divorce à la suite de la rencontre de Magali Fernández-Salazar, philosophe et journaliste étrangère de Radio France Internationale, avec qui il entame une relation qui durera jusqu'à la fin de sa vie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's Who in France, éd. 2005-2006.
  2. « TV : Ladislas de Hoyos est mort », Le Figaro, 8 décembre 2011.
  3. « Mort de l’ancien journaliste de TF1 Ladislas de Hoyos », Voici, 9 décembre 2011.
  4. Klaus Barbie, criminel nazi, documentaire de Laurent Delahousse diffusé sur France 2 le 10 janvier 2012.
  5. « Visage de l'information entre 1984 et 1989, Ladislas de Hoyos est mort », TF1.fr.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il s'agit plus d'un roman que d'un livre de mémoires, la plupart des « souvenirs » ayant été modifiés par l'auteur ainsi que ses personnages.