Lacourière-Frélaut

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L'atelier Lacourière-Frélaut est un atelier parisien de gravure, fondé en 1929 par Roger Lacourière (1892-1966), et repris en 1957 par Jacques Frélaut.

Atelier d'impression en lithographie et en taille-douce, il a contribué, en favorisant une étroite collaboration des créateurs avec les praticiens, au développement de la gravure dans l'œuvre d'un grand nombre d'artistes comme, entre autres, Georges Braque, Marc Chagall, Joan Miró, Dado, Henri Matisse, Pablo Picasso ou Salvador Dalí[1]. Certains d'entre eux y créeront aussi des livres illustrés (ou de bibliophilie).

Atelier de tirage, l'atelier Lacourière-Frélaut participe au renouveau de la gravure dans la seconde moitié du XXe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

Roger Lacourière installe ses presses en 1929 dans les locaux de l'ancien « Panorama de Jérusalem », vestige de l'Exposition universelle de 1900, situé au no 11 rue Foyatier dans le quartier de Montmartre à Paris[2],[3],[4].

Roger Lacourière est réputé pour ses capacités pédagogiques, et John Buckland Wright écrira à propos de Roger Lacourière :

there is nothing he likes better than to initiate a young artist, or an older one for that matter, into the secrets of the profession. A quick masterly demonstration will save the artist weeks of fumbling experiment…

— John Buckland Wright, Roger Lacourière and modern French engraving, 1948[5],[1].

« il n'y a rien qu'il aime plus qu'initier un jeune artiste, ou un plus vieux, d'ailleurs, aux secrets de la profession. Une rapide démonstration magistrale va économiser à l'artiste des semaines d'expériences maladroites… »

Le premier livre important publié est Cendrillon[6] de Jules Pascin[4].

Jacques Frélaut entre à l'Atelier Lacourière en 1938, où il devient rapidement chef d'atelier. Roger Lacourière l'associe à son entreprise en 1955, avant que celle-ci soit renommée Atelier Lacourière-Frélaut deux ans plus tard. À la mort de Lacourière, Frélaut prend la direction de l'atelier, avec l'aide de son frère Robert et de Madeleine Lacourière[4].

Plus tard, Luc Guérin, neveu de Robert Frélaut, prend la direction de l'atelier[4].

L'Atelier Lacourière-Frélaut ferme en 2008[4].

Quelques artistes ayant travaillé à l'atelier[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Cimaises - Atelier Lacourière & Frélaut, Galerie Michelle Champetier, Cannes, 2014[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Master of the burin - Cabinet 06 », sur otago.ac.nz (consulté le 3 juin 2014)
  2. (en) Roland Penrose, « Roger Lacourière - Picasso, Jacqueline Roque, E. Pignon et château de Vauvenargue », sur autographen.wordpress.com,‎ (consulté le 8 juin 2014)
  3. a et b « Atelier Lacourière & Frélaut », sur mchampetier.com,‎ (consulté le 8 juin 2014)
  4. a, b, c, d et e « Atelier Lacourière », sur librairiedialogues.fr (consulté le 8 juin 2014)
  5. (en) John Buckland Wright, « Roger Lacourière and modern French engraving », Signature, Londres, no 6,‎ , p. 7-12
  6. Charles Charles Perrault, Cendrillon, Paris, M.-P. Trémois, impr. R. Lacourière, , 21 p. (OCLC 462736555)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'estampe contemporaine et l'atelier Lacourière : Musée de Rennes, 25 octobre-22 novembre 1964 (cat. exp.), Rennes, Musée de Rennes, , 15 p. (OCLC 79739121)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • La Maison aux images, court métrage de Jean Grémillon (1955).
  • Entretiens sur la taille-douce, de Jean Réal (1990). Entretien avec Jacques Frélaut à propos de son travail aux côtés de Pablo Picasso]], et de Henry Moore (également un entretien avec Robert Dutrou à propos de Joan Miró et Antoni Tàpies).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]