Lacosamide

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Lacosamide
Image illustrative de l’article Lacosamide
Identification
Nom UICPA (R)-2-(acétylamino)-N-benzyl-3-methoxypropanamide
No CAS 175481-36-4
No ECHA 100.112.805
Code ATC N03AX18
PubChem 219078
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C13H18N2O3  [Isomères]
Masse molaire[1] 250,2936 ± 0,013 g/mol
C 62,38 %, H 7,25 %, N 11,19 %, O 19,18 %,
Considérations thérapeutiques
Classe thérapeutique antiépileptique
Voie d’administration oral

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le lacosamide est un médicament antiépileptique dans le traitement des crises partielles complexes avec ou sans généralisation secondaire chez les adultes, les adolescents (a partir de 16-18 ans) et les enfants à partir de 4 ans ayant une épilepsie réfractaire aux traitements. Il est commercialisé sous le nom de Vimpat. Il se classe comme un médicament de deuxième ligne pour le traitement antiépileptique lorsque tous les traitements pharmacologique de première ligne semblent insatisfaisant[2]. Le lacosamide agit dans le cerveau pour arrêter la propagation de l'activité épileptique. Le mode d'action exact du lacosamide pour traiter les crises épileptiques n'est pas encore bien connu, les données étant encore insuffisantes pour évaluer la balance bénéfice/risque en cas de prescription des nouveaux antiépileptiques, surtout ceux qui ont une AMM de moins de 10 ans. Ce médicament antiépileptique est de troisième génération (2010), il est utilisé chez l’enfant dans le cadre de protocoles thérapeutiques dans les épilepsies pharmacorésistantes[3]. Le lacosamide n'est pas recommandé pour les personnes qui présentent un bloc AV du 2e ou du 3e degré, il peut causer des anomalises a l'ECG.

Pharmacologie[modifier | modifier le code]

Il agit sur les canaux sodiques comme mécanisme d’action, montrant un spectre étroit pour le traitement de l’épilepsie focale[2]. Médicament antiépileptique de troisième génération, le lacosamide agit sur les canaux de sodium principalement, avec une action mineure sur le CMRP-2 ( Collapsin response mediator protein–2). Le traitement par Vimpat a été associé à des sensations de vertiges qui peuvent augmenter le risque de survenue de blessure ou de chute accidentelle. Par conséquent, les patients doivent être avertis de ne pas effectuer d'effort physique sans précaution et un risque faible d'ataxie[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. a et b Desbiens, Richard et Savard, Martin, « Le traitement pharmacologique de l’épilepsie, comment s’y retrouver ? », Le Médecin du Québec volume= 48, no 7,‎ , p. 31-38 (lire en ligne, consulté le 24 août 2016)
  3. http://www.realites-pediatriques.com/wp-content/uploads/sites/3/2016/10/RP_203_Vallee.pdf
  4. (en) Hanaya, Ryosuke et Arita, Kazunori, « The New Antiepileptic Drugs: Their Neuropharmacology and Clinical Indications », Neurol Med Chir (Tokyo), vol. 56, no 5,‎ , p. 205-220 (DOI 10.2176/nmc.ra.2015-0344, lire en ligne, consulté le 7 septembre 2016)