Lac Chūzenji

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lac Chūzenji
(中禅寺湖)
Vue du lac et du volcan Nantai
Vue du lac et du volcan Nantai
Administration
Pays Japon
Préfecture Tochigi
Ville Nikkō
Géographie
Coordonnées 36° 44′ 12″ nord, 139° 27′ 33″ est
Type Lac de plateau
Origine Volcanique
Superficie 11,9 km2[1]
Altitude 1 269 m[2]
Profondeur
 · Maximale
 · Moyenne
 
163 m[3]
94,6 m[3]
Volume 1,16 km3[B 1]
Hydrographie
Bassin versant 132,3 km2[B 1]
Alimentation Rivière Yu
Émissaire(s) Rivière Daiya
Durée de rétention 6,13 ans
Îles
Nombre d’îles 1
Île(s) principale(s) Kōzuke-jima

Géolocalisation sur la carte : préfecture de Tochigi

(Voir situation sur carte : préfecture de Tochigi)
Lac Chūzenji(中禅寺湖)

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Lac Chūzenji(中禅寺湖)

Le lac Chūzenji (中禅寺湖, Chūzenji-ko?) est un lac du Japon situé à Nikkō dans la préfecture de Tochigi, sur l'île Honshū, au nord de l'agglomération de Tokyo. Cette étendue d'eau, d'une superficie d'environ 11,9 km2, constitue la source de la rivière Daiya, un cours d'eau du bassin versant du fleuve Tone. Elle apparaît il y a 12 000 ans, au cours d'une brève période d'activité du mont Nantai, un volcan appartenant au complexe volcanique des monts Nikkō dans le parc national de Nikkō.

Depuis sa découverte, à la fin du VIIIe siècle, par le moine bouddhiste Shōdō Shōnin, le lac Chūzenji est un territoire sacré du bouddhisme et du shintoisme, resté interdit d'accès aux femmes jusqu'au début de l'ère Meiji (1868 - 1912).

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 784, après sa conquête du mont Nantai deux ans plus tôt, Shōdō Shōnin (735-817), un moine bouddhiste, construit, au pied du volcan, un jingū-ji, lieu de culte composé d'un temple bouddhique et d'un sanctuaire shinto. Le temple, baptisé Chūzen-ji, est une annexe du Rinnō-ji, fondé en 766 à Nikkō. Il donne son nom au lac[4],[5].

Tokugawa Ieyasu, premier shogun de l'époque d'Edo (1603 - 1868) et père fondateur de la dynastie Tokugawa, lui donna le nom de lac Setsurō[l 1],[6]. Au début de l'ère Meiji (1868-1912), le gouvernement de Meiji, issu de la révolution du même nom, instaure un shintoïsme d'État. Dès 1868, la promulgation d'une série d'ordonnances sur la ségrégation entre le shintō et le bouddhisme entraîne dans tout le pays le retour en force du mouvement Haibutsu kishaku, un courant de pensée qui prône l'expulsion du bouddhisme du pays[7]. Des lieux de culte bouddhique sont détruits et une grande partie du patrimoine religieux des temples est dispersée[8]. Dans la cité de Nikkō, le sanctuaire shinto intégré au temple Chūzen est mis en valeur comme annexe du Futarasan-jinja sous le nom de Futarasan Chūgūshi[l 2], et l'étendue d'eau auquelle le lieu saint bouddhique donne son nom devient le lac Chūgūshi[l 3],[9]. Lac Chūzenji demeure cependant le toponyme le plus usité[9].

En 1876, l'empereur Meiji, en visite officielle au lac, récite un tanka intitulé « le lac de la félicité (幸の湖, Sachi no umi?) », un nom qui est resté[10],[11],[B 2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Mont Nantai
Lac Yu
Senjōgahara
Rivière
Yu

Lac Chūzenji
Rivière Daiya
Voir l’image vierge
Le lac Chūzenji à Nikkō.

Le lac Chūzenji est entièrement situé dans l'ouest de la ville de Nikkō (préfecture de Tochigi), sur l'île principale de l'archipel japonais : Honshū. Environ 120 km au nord de l'agglomération de Tokyo, il s'étend dans le parc national de Nikkō, au sud des monts Nikkō, un complexe volcanique de l'Ouest de Nikkō dominé par le mont Nikkō-Shirane, son point culminant à 2 578 m d'altitude. Sa rive méridionale jouxte le nord-est des monts Ashio et sa rive nord le haut plateau marécageux Senjōgahara et le volcan Nantai. À vol d'oiseau, le lac se trouve à équidistance (environ 108 km) de Kashiwazaki, ville de la préfecture de Niigata au bord de la mer du Japon, et de Hitachi, municipalité de la préfecture d'Ibaraki, en bordure de l'océan Pacifique.

Le lac est accessible depuis le centre-ville de Nikkō par la route nationale 120, ouverte au trafic routier en 1954[12],[B 3].

Topographie[modifier | modifier le code]

Carte couleur montrant une étendue d'eau en bleu avec des noms marquant les éléments du relief de ses rives sur un fond brun comprenant des reliefs montagneux et des cours d'eau.
Éléments du relief des rives du lac Chūzenji.

Le lac Chūzenji a une superficie de 11,9 km2[1] pour un périmètre de 25 km[13]. Il s'étend sur environ 6,8 km d'ouest en est et 3,6 km du nord au sud, à une altitude de 1 269 m[2],[3]. Sa profondeur moyenne est de 94,6 m et sa profondeur maximale, mesurée prés du centre du quart sud-est du lac, est de 163 m[2],[3]. Il est bordé au sud et à l'est par la partie nord-est des monts Ashio[l 4] dont le plus haut sommet est le mont Sukai (2 144 m), au nord-est par le mont Nantai et au nord-ouest par le mont Taka[l 5] (1 668 m)[2].

Les rives du lac, la rive sud en particulier, se découpent en caps, comme les caps Dainichi[l 6] et Matsu[l 7], et en anses, telles que les anses Kuma[l 8] et Tochi[l 9], au nord-ouest, et l'anse Mujina[l 10] qui se prolonge à l'ouest, sur environ 535 m, par une péninsule : Hacchōdejima[l 11]. Certaines de ses sections sont des plages de sable (les plages Uta[l 12] à l'est, Senju[l 13] à l'ouest et, au nord-ouest, la plage Shōbu[l 14], delta de la rivière Yu[B 4]), d'autres des pointes formées d'amoncellements de gros rochers (Shiraiwa[l 15], Bonjiiwa[l 16], Tawaraishi[l 17]etc.). L'étendue lacustre comprend une unique île : l'île Kōzuke[l 18], au nord-ouest de la péninsule de Dejima. Cet îlot inhabité s'étend sur une superficie quasi circulaire d'environ 23 m de diamètre[14].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte couleur montrant une étendue d'eau en bleu sur un fond brun comprenant des reliefs montagneux et des cours d'eau.
Système d'eau douce du lac Chūzenji.

Selon l'Institut national d'études environnementales du Japon, un organisme public de recherche scientifique fondé en 1974, le cycle de renouvellement de l'eau du lac Chūzenji est d'environ 6,13 ans pour un volume d'eau de 1,16 km3[B 1].

Le lac est principalement alimenté par les rivières Toyamasawa[l 19] et Yanagizawa[l 20], au nord-ouest, et la rivière Yu qui prend sa source au lac Yu situé au nord du lac[2]. Des ruisseaux prenant leur source dans les monts Ashio forment aussi des tributaires du lac, tels que le ruisseau Ōwada[l 21] dont les flots terminent leur parcours dans l'anse du même nom.

La rivière Daiya, un affluent de rive droite de la rivière Kinu, est un émissaire du lac. Son cours débute à la pointe est du lac, se développe sur environ 650 m avant de former les chutes de Kegon le long d'une dépression volcanique au pied du mont Nantai[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du lac Chūzenji correspond à celui d'Oku-Nikkō[l 22], la partie sud-ouest de la ville de Nikkō. Il est du type continental humide. La température annuelle moyenne est d'environ °C et les précipitations annuelles sont de 2 169 mm. L'hiver le mercure peut descendre jusqu'à −9 °C et grimper jusqu'à 23 °C en été.

Relevé météorologique d'Oku-Nikkō[n 1] (1981-2010)[n 2]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −8,1 −8,8 −5,1 0,1 5,1 10,1 14,4 15,3 11,6 5,1 −0,2 −5 2,9
Température moyenne (°C) −4,1 −3,9 −0,7 5 9,9 13,7 17,7 18,7 14,9 9,1 4 −1 6,9
Température maximale moyenne (°C) −0,4 0 3,6 10 14,8 17,7 21,6 22,6 18,6 13,2 8,2 −2,9 10,3
Ensoleillement (h) 170,2 162,1 188,1 185,9 167,8 107 108,3 128,3 100,4 128,9 152,7 164,7 1 764,4
Précipitations (mm) 52,3 58,8 109,4 157,8 174,6 220,9 277 394,2 363,2 201,8 107,6 51,4 2 169
dont neige (cm) 114 124 113 23 0 0 0 0 0 1 12 62 449
Nombre de jours avec précipitations 15 15 19 16 16 20 23 20 22 15 11 10 202
Humidité relative (%) 65 65 66 68 75 85 87 87 87 80 71 66 75
Nombre de jours avec neige 25,1 21,8 29,9 6,8 0,8 0 0 0 0 0,6 6,5 20 101,5
Nombre de jours avec brouillard 2,8 4,8 5,8 9,4 12,9 14,7 17,6 15,3 14,9 11,4 6,6 4,3 120,3
Source : Agence météorologique du Japon[16]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
−0,4
−8,1
52,3
 
 
 
0
−8,8
58,8
 
 
 
3,6
−5,1
109,4
 
 
 
10
0,1
157,8
 
 
 
14,8
5,1
174,6
 
 
 
17,7
10,1
220,9
 
 
 
21,6
14,4
277
 
 
 
22,6
15,3
394,2
 
 
 
18,6
11,6
363,2
 
 
 
13,2
5,1
201,8
 
 
 
8,2
−0,2
107,6
 
 
 
−2,9
−5
51,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

La faune du lac Chūzenji est typique de celle d'Oku-Nikkō et plus largement du parc national de Nikkō. Elle abonde notamment en espèces d'oiseaux sauvages.

Mammifères[modifier | modifier le code]
Photo couleur montrant, de face, deux caprins au pelage gris noir.
Le saro du Japon (Capricornis crispus).

Dans les environs du lac, le cerf Sika (Cervus nippon), le tanuki (Nyctereutes procyonoides), le blaireau du Japon (Meles anakuma), le sanglier (Sus scrofa), le lièvre du Japon (Lepus brachyurus), le macaque japonais (Macaca fuscata), l'écureuil volant géant du Japon (Petaurista leucogenys) et le renard peuvent être aperçus. Le saro du Japon (Capricornis crispus), l'ours noir d'Asie (Ursus thibetanus) et la martre du Japon (Martes melampus), des mammifères plus rares, se manifestent parfois sur un versant d'une montagne avoisinante[17].

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Le lac Chūzenji fait partie d'une zone importante pour la conservation des oiseaux : Oku-Nikkō, une zone naturelle protégée dont l'étendue correspond à celle du parc national de Nikkō[18].

Dans le ciel, il n'est pas rare de voir planer le pygargue empereur (Haliaeetus pelagicus), l'aigle barbu (Haliaeetus albicilla), la buse du Japon (Buteo japonicus), le milan noir (Milvus migrans), le faucon pèlerin (Falco peregrinus) ou encore le goéland argenté (Larus argentatus)[17]. Sur les flots du lac, ou sur ses berges, se pressent le harle piette (Mergellus albellus), le cygne siffleur (Cygnus columbianus), le pluvier à long bec (Charadrius placidus), le fuligule morillon (Aythya fuligula), des canards à bec tacheté (Anas poecilorhyncha), mandarins (Aix galericulata), siffleurs (Anas penelope) et chipeaux (Anas strepera), tandis que le grand Cormoran (Phalacrocorax carbo), les grèbes à cou noir (Podiceps nigricollis) et huppées (Podiceps cristatus), le martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), le foulque macroule (Fulica atra) et le Héron cendré (Ardea cinerea) se tiennent à l'affût au bord de l'eau[19],[17],[18]. Venus du nord, le phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) et la mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) sont de passage en hiver, en route pour des contrées australes au climat plus clément[18].

De nombreux passereaux, tels que le troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes), le jaseur du Japon (Bombycilla japonica), le zostérops du Japon (Zosterops japonicus), la bergeronnette du Japon (Motacilla grandis), la mésange boréale (Poecile montanus), noire (Periparus ater) ou à longue queue (Aegithalos caudatus), le bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula), le pouillot boréal (Phylloscopus borealis), l'accenteur du Japon (Prunella rubida), le gros-bec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) et le rougequeue aurore (Phoenicurus auroreus) peuplent les forêts entourant le lac[17].

Les étendues forestières autour du lac sont aussi l'habitat des pics épeiche (Dendrocopos major), kisuki (Dendrocopos kizuki) et awokéra (Picus awokera), du martinet de Sibérie (Apus pacificus) et du coucou de l'Himalaya (Cuculus saturatus)[17].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
Insectes[modifier | modifier le code]

La flore du lac, qui fleurit au printemps et en été, attirent des papillons comme la vanesse du peuplier (Nymphalis l-album), la vanesse du saule (Nymphalis xanthomelas), l'échancré (Libythea celtis), Papilio maackii, le citrin (Colias erate), le grand bombyle (Bombylius major), le morio (Nymphalis antiopa). Et des insectes coléoptères du genre Dorcus, Meloe ou Lucanus, des libellules (Sympetrum frequens , Sympetrum infuscatum), des cigales, comme l'higurashi (Tanna japonensis), et l'espèce de punaise Pentatoma japonica prospèrent sur les rives du lac[17].

Reptiles et amphibiens[modifier | modifier le code]
Photo couleur d'un serpent marron tacheté de noir, rampant sur un sol rocheux plat et blanc, parsemé de végétaux verts.
Le serpent ratier des forêts du Japon (Euprepiophis conspicillata).

Les roselières du bord du lac Chūzenji, les berges des rivières qui l'alimentent et les forêts des environs, typiques des zones tempérées, constituent un biotope favorable au développement de populations d'amphibiens tels que Glandirana rugosa, Rana ornativentris et tagoi, le crapaud commun du Japon (Bufo japonicus), Onychodactylus japonicus, le triton à ventre de feu (Cynops orientalis) et la salamandre noire du Japon (Hynobius nigrescens), découverte en 1907, dans la rivière Yu, par le zoologiste japonais Katsuya Tago (1877-1943)[20],[17]. Elles abritent aussi des reptiles comme les serpents non venimeux Elaphe climacophora et quadrivirgata, le serpent ratier des forêts du Japon (Euprepiophis conspicillata), le serpent de mer Laticauda semifasciata, le serpent venimeux Rhabdophis tigrinus et le saurien Takydromus tachydromoides[17].

Poissons[modifier | modifier le code]

Le lac Chūzenji est à l'origine un lac sans poissons. Toutes les espèces qui le peuplent ont été introduites par l'homme à partir de 1873, notamment pour permettre le développement de la pêche[B 5].

La famille des salmonidés représente une importante population des espèces acclimatées dans le lac. Des saumons du Japon (Oncorhynchus masou), des saumons nerka (Oncorhynchus nerka) et argentés (Oncorhynchus kisutch), des truites biwa (Oncorhynchus rhodurus), grises (Salvelinus namaycush) et arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), des truites de lac (Salmo trutta) et des ombles de fontaine (Salvelinus fontinalis) habitent le plan d'eau[B 5]. L'écosystème lacustre abrite aussi des carpes (Cyprinus carpio), des carassins (Carassius), des anguilles du Japon (Anguilla japonica), des goujons asiatiques (Pseudorasbora parva), des wakasagi (Hypomesus nipponensis), des loches baromètre (Misgurnus anguillicaudatus), des tribolodons de Hakone (Tribolodon hakonensis) et diverses espèces de gobies[B 5].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Flore[modifier | modifier le code]

L'environnement naturel immédiat du lac Chūzenji est essentiellement constitué de forêts à flanc de montagne. Des bouleaux verruqueux (Betula pendula), des hêtres du Japon (Fagus crenata), des sapins de Nikko (Abies homolepis), des pruches du Japon (Tsuga diversifolia), des hêtres bleus du Japon (Fagus japonica) et des mélèzes du Japon (Larix kaempferi) se mêlent aux cerisiers (cerisiers des montagnes d'Ezo (Prunus sargentii), cerisiers alpins du Japon (Prunus nipponica) et cerisiers du Japon (Prunus serrulata)) et aux érables (érable du Japon (Acer japonicum), érable à peau de serpent (Acer rufinerve) et érable à feuilles de charme (Acer carpinifolium)) et forment une configuration végétale dont les couleurs d'automne attirent chaque année de nombreux visiteurs sur les rives du lac[17].

Au printemps, fleurissent la violette de Corée (Viola grypoceras), Erythronium japonicum, le cornouiller du Japon (Cornus kousa), le symplocarpe fétide (Symplocarpus foetidus), le fraisier du Japon (Fragaria nipponica), la gentiane de Zollinger (Gentiana zollingeri) et les azalées (Rhododendron wadanum, Rhododendron degronianum, Rhododendron quinquefolium et Rhododendron tschonoskii) ; dans les sous-bois, le long de la plage Senju, de larges colonies de primevères du Japon (Primula japonica)[21] s'épanouissent parmi les séneçons de Nikkō (Nemosenecio nikoensis), les arbres au caramel (Cercidiphyllum japonicum), les anémones à fleurs de narcisse (Anemone narcissiflora)[17]. En été, c'est au tour de l'immortelle d'argent (Anaphalis margaritacea), la balsamine des bois (Impatiens noli-tangere), Hydrangea paniculata, le tricyrtis à feuilles larges (Tricyrtis latifolia), la renouée bistorte (Bistorta officinalis), la ciguë aquatique (Cicuta virosa) et le monotrope sucepin (Monotropa hypopitys) de produire leur fleurs, suivis, en automne, par la renouée du Japon (Fallopia japonica)[17].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Photo noir et blanc d'un  lac au pied d'un volcan, vu du ciel.
Vue aérienne du volcan Nantai et du lac Chūzenji (1977).

Il y a environ 23 000 ans, le volcan Nantai émerge du sol de l'arc volcanique Nord-Est de l'île de Honshū par accumulation de coulées pyroclastiques successives[22],[23]. Les rivières Yu et Daiya ne forment qu'un seul cours d'eau qui s'oriente vers le nord-est aux environs de l'actuel emplacement des chutes de Kegon[24]. Cette première phase d'activité volcanique du mont Nantai se termine il y a 17 000 ans avec des éruptions particulièrement explosives dont les éjectas façonnent le relief environnant[22],[23],[25]. Au cours de cette brève période de formation et d'activité, les épanchements magmatiques du mont Nantai interrompent le cours de la rivière qui serpente au pied de sa face sud. L'eau qui s'accumule le long de ce barrage naturel forme les plateaux marécageux : Senjōgahara et Odashirogahara, et le lac Chūzenji qui, par débordement, à l'est, de la dépression basaltique qui le contient, donne naissance aux chutes de Kegon puis à la rivière Daiya[24],[26].

Histoire humaine[modifier | modifier le code]

Découverte du lac[modifier | modifier le code]

Photo couleur d'un statue en pied d'un homme sur un rocher sur fond de ciel bleu.
Statue de Shōdō Shōnin devant le Rinnō-ji.

En 782, Shōdō Shōnin réussit, en plus de deux jours, l'ascension du mont Nantai, après deux tentatives infructueuses[27],[B 6]. Kūkai (774-835), fondateur de l'école bouddhiste Shingon, rapporte, dans l'un de ses ouvrages (Shōryō-shū), que le moine Shōdō, partant de la rive gauche de la rivière Daiya, échoua à atteindre le sommet de la montagne en et [28]. Selon lui, la conquête du mont Nantai en a été réalisée à partir du lac Chūzenji. En 767, parti du temple Shihonryū[29] — l'actuel Rinnō-ji — qu'il vient de bâtir près du Shinkyō, un pont de bois au nord de la rivière Daiya, Shōdō grimpe successivement au sommet du mont Nyōhō, du mont Taishaku et du mont Komanago. La descente du versant occidental de ce dernier le conduit au pied du mont Tarō d'où il atteint, en traversant le plateau Senjō le long de la face ouest du mont Ōmanago, le contrebas de la face nord du mont Nantai. Mais la neige abondante et la configuration rocheuse de la montagne l'empêchent de parvenir à son sommet. Reprenant sa route sur le plateau Senjō, il contourne le volcan et découvre, au pied de son versant sud, le lac Chūzenji[30],[B 7].

Terre sacrée du bouddhisme et du shintoïsme[modifier | modifier le code]

Photo couleur d'un hall au toit bleu vert à deux versants porté par des piliers rouges. Des arbres au feuillage vert en arrière-plan.
Hall du culte (Haiden) du Futarasan Chūgū-shi.

En 782, Shōdō fait construire près du sommet du volcan Nantai un sanctuaire auxiliaire du Futarasan-jinja et, en 784, un Jingū-ji sur la rive nord du lac, au pied du volcan[27],[B 6]. Par la suite, le Jingū-ji devient le sanctuaire Futarasan Chūgūshi dont une partie, le temple Chūzen, est déplacée, en 1913, sur la rive est du lac Chūzenji[B 8].

Le shintoïsme, tout comme le bouddhisme, impose des interdits en rapport avec tout ce qui touche au sang. Les femmes, par exemple, du fait de la menstruation, sont considérées comme impures. En conséquence, elles sont exclues des lieux saints des deux religions, en particulier des montagnes comme les monts Nikkō et, plus largement, la région d'Oku-Nikkō dont le lac Chūzenji fait partie[31],[32]. En , le gouvernement de Meiji lève par ordonnance l'interdiction dans tout le pays ; le lac et ses environs est depuis accessible aux femmes[10],[B 9].

Développement touristique[modifier | modifier le code]

Lac de barrage naturel d'altitude d'origine volcanique, le lac Chūzenji est originellement un lac sans poissons ; la configuration en chutes d'eau de son émissaire empêchant toute remontée de poissons[n 3]. De plus, jusqu'à la promulgation en 1872 de la loi gouvernementale réduisant l'influence du bouddhisme dans le pays[10], des interdits religieux régissent toute activité sur le territoire sacré des monts Nikkō, le lac et ses environs en particulier[B 5].

En 1873, 2 200 poissons, des espèces du genre Salvelinus, y sont introduits, pour la première fois, par un habitant du village de Hozō[l 23]. Cette initiative lance l'activité de pêche dans les eaux du lac[B 5]. L'année suivante, un prêtre shinto du sanctuaire Futarasan chūgūshi fait déverser dans le lac, entre autres espèces, 20 000 carpes, 2 000 carassins, 150 anguilles et des 500 loches[B 5].

Par la suite, la truite biwa, originaire du lac Biwa (préfecture de Shiga), est introduite en 1882, suivie en 1887 par la truite arc-en-ciel, importée de Californie, la truite mouchetée du Colorado en 1902 et, en 1906, le saumon rouge, natif du lac Shikotsu (préfecture de Hokkaidō)[B 5].

En 1876, une visite de l'empereur Meiji fait connaître le lac dans tout le Japon et suscite un afflux de touristes sur ses rives[33].

Photo couleur d'une maison en bois à deux étages, entourée d'arbres au feuillage vert. La façade du rez-de-chaussée est presque entièrement fenêtrée.
Ancienne villa de l'ambassade d'Italie.

De la fin de l'ère Meiji jusqu'au début de l'ère Showa (1926-1989), de nombreux diplomates européens ont fait construire des villas de villégiature autour du lac, conférant aux environs du lac une atmosphère de station touristique internationale[34],[35],[B 9]. En 1896, par exemple, le diplomate britannique Ernest Mason Satow se fait construire une villa sur la rive est du lac. Lorsqu'il quitte le Japon au début du XXe siècle, sa résidence secondaire devient propriété de l'ambassade du Royaume-Uni. En 2010, deux ans après sa fermeture, la préfecture de Tochigi la reçoit en donation, et, après l'avoir rénovée, la transforme en un parc commémoratif qu'elle ouvre au public au cours de l'été 2016[36],[34]. De même, la villa de l'ambassade italienne, bâtie en 1928 suivant les plans de l'architecte tchèque Antonín Reimann, classée en 2001 bien culturel tangible enregistré par l'agence pour les Affaires culturelles[37] et léguée à la préfecture de Tochigi en 1997, a été restaurée et rendue accessible au public en 1999[38],[39],[34]. L'ambassade de France au Japon y a acquis, en 1906, la villa construite pour Aoki Shūzō, ancien ministre des Affaires étrangères. Lieu d'inspiration et de repos estival des années 1920 pour le poète et ambassadeur de France au Japon Paul Claudel, la « villa Claudel » a été rénovée en 2008[38],[33].

Au début du XXe siècle, le botaniste japonais Manabu Miyoshi popularise, dans tout le Japon, l'idée d'une classification des plantes rares en monuments naturels, un concept qu'il avait découvert lors de son séjour d'études en Allemagne à la fin du siècle précédent[40]. Des mouvements de citoyens s'organisent pour promouvoir auprès de la population et de l'État la nécessité d'associer au développement économique des territoires des mesures de protection de l'environnement[41]. La mobilisation citoyenne aboutit, en , à la promulgation par le gouvernement de Hara Takashi d'une loi visant à la conservation des sites historiques, lieux célèbres et monuments naturels[l 24],[42]. Douze ans plus tard, l'agence pour les Affaires culturelles classe « lieu de beauté pittoresque » national une zone d'environ 166 ha formée par les chutes de Kegon, l'amont de la rivière Daiya et la rive nord-est du lac Chūzenji[43],[44].

Au début des années 1950, alors que l'occupation du Japon par les troupes américaines s'achève, l'aménagement de la route nationale 120 et l'ouverture de stations thermales favorisent le développement touristique du lac et de ses environs immédiats[45]. En 1996, 4,66 millions de touristes ont visité le lac Chūzenji pour s'adonner à diverses activités sportives ou de loisirs[46].

Activités humaines[modifier | modifier le code]

De sa découverte par le moine Shōdō Shōnin, à la fin du VIIIe siècle, jusqu'au début de l'ère Meiji, le lac Chūzenji et ses environs restent une terre sacrée du bouddhisme et du shintoïsme[32]. La venue de l'empereur Meiji en 1876[33] et l'installation de diplomates étrangers dans les années 1870 lancent le développement du tourisme dans la région du lac. À l'aube des années 2000, des traditions religieuses plus que millénaires se perpétuent, et diverses activités touristiques attirent de nombreux visiteurs en toute saison.

Randonnée[modifier | modifier le code]

Un sentier de randonnée, d'environ 20 km de long, permet de faire le tour du lac. Il débute au port d'Ojiri à l'extrême nord-est du lac, se développe le long des rives orientale puis sud et mène au sanctuaire Futarasan Chūgushi au pied du volcan Nantai. Les plages Uta, Senju et Shōbu, accessibles depuis le chemin de randonnée, ponctuent le parcours de marche et offrent une aire de repos au bord du lac.

À partir de la plage Shōbu, un chemin de randonnée suit le cours de la rivière Yu jusqu'au lac Yu, en passant par le plateau Sanjō.

Au sud-est du lac, il est possible d'accéder au sommet du mont Hangetsu[l 25] (1 753 m) en empruntant un sentier de montagne qui se termine à la plateforme d'observation d'Akechidaira[l 26] près des chutes de Kegon.

Depuis l'enceinte du sanctuaire Futarasan Chūgushi, s'ouvre le chemin d'ascension de la face sud du mont Nantai. Cette voie d'accès au sommet du volcan, un chemin de pèlerinage sacré entretenu par les religieux du sanctuaire, est fermée de début novembre à fin avril[B 10].

Thermalisme[modifier | modifier le code]

Photo couleur montrant un bain thermal à l'eau claire couleur émeraude et au toit en partie ouvert sur un ciel gris.
Rotenburo : bain extérieur d'un onsen près de la pointe nord-est du lac Chūzenji.

Les stations thermales du lac Chūzenji, toutes situées au pied du mont Nantai, au nord-est du lac, exploitent des sources chaudes d'origine volcanique. D'une température proche de 80 °C à son point d'origine, l'eau chargée en soufre, reconnue bénéfique dans le traitement de nombreuses affections de la peau, est transportée sur une distance d'environ 12 km depuis les sources d'Yumoto prés du lac Yu jusqu'aux onsen à travers des canalisations souterraines[45],[47].

Le quartier des onsen du lac Chūzenji a commencé son développement touristique en 1951, lorsque des travaux de voirie ont été réalisés pour l'ouverture de la route nationale 120, qui passe le long de la rive nord-est du lac, et l'acheminement d'eau des sources d'Yumoto[45].

Festival d'été[modifier | modifier le code]

Chaque année, du au , se tient, au bord du lac Chūzenji et dans l'enceinte du sanctuaire Futarasan Chūgūshi, un festival traditionnel plus que millénaire : Nantaisan Tohai-sai (男体山登拝祭?, lit. « rituel d'ascension du mont Nantai »). Si l'ascenion nocturne du volcan Nantai demeure l'attraction principale du festival, bien d'autres activités festives sont proposées aux visiteurs[48].

Futarasan matsuri[modifier | modifier le code]

Dès le premier jour du Futarasan Chūgūshi matsuri, des yatai, stands ambulants proposant des mets typiques de la cuisine japonaise (yakitori, takoyaki, kakigōrietc.) ou de jeux pour enfants comme kingyo-sukui, s'accumulent autour du sanctuaire et au bord du lac. Des cérémonies religieuses sont organisées, et une procession de jeunes gens portant un mikoshi à tour de rôle défile dans l'enceinte et aux abords du lieu saint. À la nuit tombée, une foule se rassemble pour s'adonner à une danse collective appelée miyama odori[l 27], une variante locale de bon odori, danse traditionnelle japonaise en l'honneur des morts. Plus tard dans la soirée, un feu d'artifice, dont les éclats lumineux se reflètent dans les eaux du lac, est tiré le long du rivage[49],

Ascension de nuit du mont Nantai[modifier | modifier le code]

Chaque soir, après minuit, a lieu une ascension de nuit du mont Nantai conduite par des prêtres shintō et des yamabushi[B 10],[50]. Ce dernier événement du festival se perpétue depuis la fin du VIIIe siècle. De nuit, sur le sentier du versant sud qui mène tout en haut du volcan, éclairé par endroits par des torches ou des lanternes, des centaines de simples grimpeurs et de pèlerins[49] munis de lampes torches se pressent ; il s'agit d'arriver au sommet avant l'aurore pour pouvoir prononcer quelques vœux au moment où le soleil se lève au-dessus de l'horizon et rejoint la lune dans le ciel matinal. Chaque jour que dure le festival, dans l'enceinte du sanctuaire, le départ de l'ascension est donné à minuit au son des taiko et des horagai[49],[B 10].

Concours de tir à l'arc[modifier | modifier le code]

Photo couleur d'une estampe en trois volets. Au centre, un homme, en armure de samouraï et à cheval dans une mer bleue verte, vise d'une flèche une cible en forme d'éventail ouvert placée au bout d'un mât d'un navire au loin. Au premier plan, sur le rivage, une armée de soldats et tout leur attirail militaire.
Nasu no Yoichi, à la bataille de Yashima (Enrōsai Shigemitsu, milieu du XIXe siècle).
Ōgi no mato kyūdō taikai (2016).

Selon « Le Dit des Heike », une épopée du Japon médiéval narrant la lutte pour le pouvoir de deux clans rivaux : les Genji et les Heike, à la bataille navale de Yashima en 1185, un archer de la province de Shimotsuke, Nasu no Yoichi relève victorieusement un défi. D'une seule flèche, le samouraï, qui s'est avancé dans la mer aux ordres de Minamoto no Yoshitsune, atteint au loin le centre d'un éventail attaché au mât d'une embarcation dans laquelle se tient debout une dame au service des Heike. Cet exploit fonde la légende du modeste guerrier du clan Genji, et les débris de la cible mouvante qui disparaissent dans les flots marins annoncent la chute de la famille Heike et la fin de l'époque de Heian (794 – 1185)[n 4],[52].

Chaque , sur la rive nord-est du lac Chūzenji, pas moins de 1 100 pratiquants de kyūdō, forme traditionnelle japonaise du tir à l'arc, font revivre, devant des centaines de spectateurs, la prouesse martiale de Nasu no Yoichi. Depuis 1962, au cours d'une compétition d'envergure nationale se déroulant sur plusieurs heures : ōgi no mato kyūdō taikai[l 28], des archers de tout âge, certains en costume d'époque, rivalisent d'adresse pour percer d'une flèche des éventails montés sur des mâts répartis sur quelques barques, à une dizaine de mètres du rivage[53],[54],[B 11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La station météorologique d'Oku-Nikkō est située à 1 292 m d'altitude, dans le quartier Chūgūshi de Nikkō qui s'étend le long du bas du versant sud-est du volcan Nantai, au nord-est du lac Chūzenji[15].
  2. Le nombre de jours avec neige sont des données de l’agence météorologique du Japon établies de 1997 à 2010.
  3. Le dénivelé de près de 100 m des chutes de Kegon empêche tout poisson de remonter la rivière Daiya jusqu'au lac.
  4. Ce haut fait militaire de la guerre de Genpei (1180 - 1185) est rapporté par l'écrivain Michaël Ferrier dans son livre Fukushima, récit d'un désastre[51].

Notes lexicales bilingues[modifier | modifier le code]

  1. lac Setsurō (雪浪湖, Setsurō-ko?, lit. « lac aux flots de neige »).
  2. Futarasan Chūgūshi (二荒山中宮祠?, lit. « sanctuaire intermédiaire du Futarasan »).
  3. Le lac Chūgūshi (中宮祠湖, Chūgūshi-ko?).
  4. Les monts Ashio (足尾山地, Ashio-sanchi?).
  5. Le mont Taka (高山, Taka-yama?).
  6. Le cap Dainichi (大日崎, Dainichi-zaki?, lit. « cap Grand soleil »).
  7. Le cap Matsu (松ヶ崎, Matsu-ga-saki?, lit. « cap des pins »).
  8. L'anse Kuma (熊窪, Kuma-kubo?, lit. « anse des ours »).
  9. L'anse Tochi (栃窪, Tochi-kubo?, lit. « anse des marronniers du Japon »).
  10. L'anse Mujina (狸窪, Mujina-kubo?, lit. « anse tanuki »).
  11. L'Hacchōdejima (八丁出島?).
  12. La plage Uta (歌ヶ浜, Uta-ga-hama?, lit. « plage chanson »).
  13. La plage Senju (千手ヶ浜, Senju-ga-hama?, lit. « plage des mille bras »), une plage de sable s'étendant sur 2 km.
  14. La plage Shōbu (菖蒲ヶ浜, Shōbu-ga-hama?, lit. « plage des iris »).
  15. Shiraiwa (白岩?, lit. « rocher blanc »).
  16. Bonjiiwa (梵字岩?).
  17. Tawaraishi (俵石?).
  18. L'île Kōzuke (上野島, Kōzuke-jima?).
  19. La rivière Toyamasawa (柳沢川, Toyamasawa-gawa?).
  20. La rivière Yanagizawa (柳沢川, Yanagizawa-gawa?).
  21. Le ruisseau Ōwada (大和田沢, Ōwada-sawa?).
  22. Oku-Nikkō (奥日光?, lit. « intérieur de Nikkō ») est la zone géographique de l'Ouest de Nikkō qui comprend les monts Nikkō, le lac Chūzenji et le haut plateau Senjō.
  23. Le village de Hozō (細尾村, Hozō-mura?), situé 1 km à l'est du lac Chūzenji et intégré en 1889 au bourg de Nikkō.
  24. La loi de Conservation des sites historiques, lieux célèbres et monuments naturels (史蹟名勝天然紀念物保存法, Shiseki meishō tennen kinenbutsu hozon-hō?).
  25. Le mont Hangetsu (半月山, Hangetsu-yama?).
  26. Le plateau Akechi (明智平, Akechi-daira?).
  27. Miyama odori (深山踊り?, lit. « danse de la montagne lointaine »).
  28. 扇の的弓道大会 (Ōgi no mato kyūdō taikai?, lit. « tournoi de kyūdō avec des éventails pour cibles »).

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (ja) Institut d'études géographiques du Japon, « 湖沼面積 » [« Superficies des zones humides »] [PDF], sur www.gsi.go.jp,‎ (consulté le 23 juillet 2016).
  2. a, b, c, d, e et f (en) Institut d'études géographiques du Japon, « GSI Maps » (consulté le 29 janvier 2017).
  3. a, b, c et d (en) World Lake Database, « Chuzenji-ko (Lake Chuzenji) » [« Le lac Chūzenji »], (consulté le 6 juillet 2016).
  4. (ja) Mairie de Nikkō, « 旧日光市歴史年表 (古代~鎌倉) » [« Chronologie historique : de l'antiquité à l'époque de Kamakura »], sur www.city.nikko.lg.jp (consulté le 18 juillet 2016).
  5. (en) Chris Bamforth, The Japan Times, « Lake Chuzenji is the place to go in summer » [« Le lac Chūzenji : un endroit à visiter l'été »], sur www.japantimes.co.jp, (consulté le 19 juillet 2016).
  6. (ja) Nippon Foundation, « 湖沼環境の基盤情報整備事業報告書―豊かな自然環境を次世代に引き継ぐために― » [« Informations de base pour les projets d'aménagement du milieu lacuste : un riche environnement naturel à transmettre aux générations futures »], sur nippon.zaidan.info (consulté le 22 janvier 2017).
  7. (en) Christine M. E. Guth, « Kokuhō : from dynastic to artistic treasure », dans Hubert Durt, François Macé, André Kneib, Anna Seidel, Anne Bouchy, Christine M. E. Guth et al., Cahiers d'Extrême-Asie : mémorial Anna Seidel [« Kokuhō : de trésor dynastique à trésor artistique »], vol. 9, t. 2 (revue), Paris, Éditions de l'école française d'Extrême-Orient, (ISSN 2117-6272, OCLC 754142463, DOI 10.3406/asie.1996.1122, lire en ligne [PDF]), p. 314-315.
  8. Jean-Paul Demoule et Pierre Souyri, Archéologie et patrimoine au Japon, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, (1re éd. 2008), 146 p. (ISBN 9782735115471, OCLC 893677506), p. 114.
  9. a et b (ja) Asahi Shinbun, « 中宮祠湖 » [« Le lac Chūgūshi »], sur Kotobank (consulté le 22 janvier 2017).
  10. a, b et c (ja) 北川村役場, « 旧日光市歴史年表 (明治・大正) » [« Chronologie historique : de l'ère Meiji à l'ère Taishō »], sur www.city.nikko.lg.jp (consulté le 15 mai 2016).
  11. (en) Daisuke Kikuchi, « Oku-Nikko : once home from home for Japan’s diplomats » [« Oku-Nikkō : ancienne résidence secondaire des diplomates en poste au Japon »], The Japan Times, (consulté le 25 janvier 2017).
  12. (ja) Numata City, « 平成27年度税務概要 » [« Exercice 2015 : présentation des comptes de la ville »] [PDF], sur www.city.numata.gunma.jp,‎ (consulté le 14 janvier 2017), p. 1.
  13. Préfecture de Tochigi, « La route Nikkō-Romantic : le lac Chûzenji », sur achikochi-kanko.jp, (consulté le 18 avril 2017).
  14. (ja) Institut d'études géographiques du Japon, « GSI Maps », sur www.gsi.go.jp (consulté le 29 juillet 2016).
  15. (ja) Agence météorologique du Japon, « 地点の選択 » [« Choisir sur une carte »], sur www.jma.go.jp (consulté le 11 avril 2017).
  16. (ja) Agence météorologique du Japon, « 奥日光(日光) 平年値(年・月ごとの値) 主な要素 » [« Oku-Nikkō (Nikkō) : principaux éléments et valeurs mensuelles et annuelles »], sur www.jma.go.jp (consulté le 6 juillet 2016).
  17. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (ja) Nikkō Natural Science Museum, « 中禅寺湖周辺地域 » [« Les environs du lac Chūzenji »] (consulté le 14 juillet 2016).
  18. a, b et c (ja) Wild bird society of Japan, « 福島県・新潟県・栃木県・群馬県 : 奥只見・奥日光・奥利根 » [« Préfectures de Fukushima, Niigata, Tochigi et Gunma : Oku-Tadami, Oku-Nikkō et Oku-Tone »], sur www.wbsj.org,‎ (consulté le 28 janvier 2017).
  19. (ja) NHK, « 奥日光 冬 » [« Oku-Nikkō l'hiver »],‎ (consulté le 15 juillet 2016).
  20. (ja) Tochigi Prefectural Museum, « 「名前に"日光"がつく動植物」展レポート » [« Compte rendu de l'exposition « Faune et flore de Nikkō » »],‎ (consulté le 17 juillet 2016).
  21. (ja) Nikkō Natural Science Museum, « 千手ケ浜のクリンソウ情報 » [« À propros des primvères de la plage Senju »] (consulté le 14 juillet 2016).
  22. a et b (ja) Takahiro Yamamoto, Geological survey of Japan, « 日本の主要第四紀火山の積算マグマ噴出量階段図 : 日光火山群 » [« Diagrammes de l'évolution du volume de magma d'éruption des principaux volcans du Japon : le groupe volcanique de Nikkō »] [PDF], sur www.gsj.jp,‎ (consulté le 7 mai 2017).
  23. a et b (ja) Kohei Hirano et Masaki Takahashi, « 日光男体火山最末期噴出物の斑晶鉱物化学組成とマグマ溜りプロセス » [« Chemical composition of phenocrysts in products of the last eruption of Nikko-Nantai Volcano, central Japan, and its implications for the processes in magma chamber »], Proceedings of the Institute of Natural Sciences, Tokyo, Nihon University, vol. 41,‎ , p. 123 (ISSN 1343-2745, lire en ligne [PDF]).
  24. a et b (en) Smithsonian Institution, « Nantai », sur www.volcano.si.edu (consulté le 8 mai 2016)
  25. (en) Yasuo Ishizaki, Teruki Oikawa et Yuko Okamura, « AMS 14C dating of lacustrine and pyroclastic deposits in summit crater of Nantai volcano, NE Japan : Evidence of Holocene eruption », Journal of Mineralogical and Petrological Sciences, vol. 105, no 4,‎ , p. 215 (ISSN 1349-3825, DOI 10.2465/jmps.090218, lire en ligne [PDF]).
  26. (ja) Shizuoka Prefecture, « 日光富士/下野富士[男体山] » [« Nikko Fuji/Shimo Fuji (mont Nantai) »],‎ (consulté le 6 mai 2016).
  27. a et b (ja) Mairie de Nikkō, « 旧日光市歴史年表 (古代~鎌倉) » [« Chronologie historique : de l'Antiquité à l'époque de Kamakura »] (consulté le 6 juillet 2016).
  28. (en) Kyūya Fukada (trad. du japonais par Martin Hood), One Hundred Mountains of Japan [« 日本百名山 »], University of Hawaii Press,‎ , 1e éd., 246 p. (ISBN 0824847520, OCLC 881204742), p. 117.
  29. Le temple Shihonryū (四本竜寺, Shihonryū-ji?).
  30. (ja) Yomiuri shinbun, « 聖地男体山 圧巻ご来光 » [« Volcan Nantai : lever de soleil vu d'une montagne sacrée »],‎ (consulté le 18 juillet 2016).
  31. (en) Naoko Takemaru, Women in the language and society of Japan : the linguistic roots of bias, Jefferson, McFarland & Company, , 230 p. (ISBN 0786456108, OCLC 615600422), p. 126.
  32. a et b (en) Shimotsuke Shimbun, « History Continues to Worship the Mountain » [« L'histoire continue de vénérer les montagnes »], (consulté le 9 juillet 2016).
  33. a, b et c Michiko Ishiguro, « Lac sud du temple bouddhique Chūzen-ji », Albums de Moritomi SAEGUSA, Réunion des musées nationaux – Grand Palais, (consulté le 25 janvier 2017).
  34. a, b et c (ja) Nikko Kanko Live Johokyoku, « 日光近代歴史散策3 » [« Balade dans le Nikkō des temps modernes (édition no 3) »], sur Nikko4Seasons.jp (consulté le 25 janvier 2017).
  35. (ja) Tochigi Prefectural Museum, « 第116回企画展―国際観光都市・日光の成立― » [« 116e projet d'exposition : Nikkō, une ville touristique d'envergure internationale »],‎ (consulté le 27 janvier 2017).
  36. (en) The Japan Times, « British Embassy's Meiji Era villa reopens in Tochigi » [« Tochigi : réouverture de la villa de l'ambassade britannique datant de l'ère Meiji »], (consulté le 25 janvier 2017).
  37. (ja) Agence pour les Affaires culturelles, « イタリア大使館別荘記念公園本邸 » [« Bâtiment principal de la villa du parc commémoratif de l'ambassade d'Italee »], sur Cultural Heritage Online (consulté le 25 janvier 2017).
  38. a et b Philippe Pons, « Claudel, sa « villa » et le sens du Japon », sur www.lemonde.fr, (consulté le 15 mars 2016).
  39. (en) Alice Gordenker, « La Dolce Vita in Nikko : the former italian embassy villa » [« La dolce vita in Nikkō : l'ancienne villa de l'ambassade d'Italie »], sur artscape Japan, Dai Nippon Printing, (consulté le 25 janvier 2017).
  40. (en) Natsuko Akagawa, Heritage Conservation and Japan's Cultural Diplomacy : Heritage, National Identity and National Interest [« Conservation d'héritage et diplomatie culturelle du Japon »], Londres, Routledge, coll. « Routledge contemporary Japan series », , 248 p. (ISBN 9781134599011 et 1134599013, OCLC 885457100), p. 50.
  41. Takashi Inada (trad. Laurent Nespoulous), « L’évolution de la protection du patrimoine au Japon depuis 1950 : sa place dans la construction des identités régionales » [« 1950年からの日本文化財保護法の展開と地域アイデンティティの形成 »], Ebisu, études japonaises, Tokyo, Maison franco-japonaise, vol. 52,‎ , p. 22-23 (ISSN 1340-3656, DOI 10.4000/ebisu.1576, résumé, lire en ligne [PDF]).
  42. (ja) Wikisource, « 史蹟名勝天然紀念物保存法 » [« loi de Conservation des sites historiques, lieux célèbres et monuments naturels »], sur ja.wikisource.org,‎ (consulté le 22 janvier 2017).
  43. (ja) Agence pour les Affaires culturelles, « 華厳瀑および中宮祠湖(中禅寺湖)湖畔 » [« Les chutes de Kegon et les rives du lac Chūgūshi (lac Chūzenji) »], sur Cultural Heritage Online (consulté le 22 janvier 2017).
  44. (ja) KankouFan.com, « 華厳瀑及び中禅寺湖湖畔 » [« Les chutes de Kegon et les rives du lac Chūzenji »], sur kankoufan.com (consulté le 22 janvier 2017).
  45. a, b et c (ja) Mairie de Nikkō, « 中禅寺温泉 » [« Onsen Chūzenji »], sur www.city.nikko.lg.jp (consulté le 22 janvier 2017).
  46. (en) « The Importance of Lakes » [« De l'importance des lacs »], Ministère de l'Environnement du Japon, (consulté le 27 janvier 2017).
  47. (en) Nikko City Tourism Association, « Hot Spring Resorts in the City of Nikko » [« Stations thermales de Nikkō »] (consulté le 22 janvier 2017).
  48. (ja) KankouFan.com, « 男体山登拝講社大祭 » [« Nantaisan Tohai-sai kōsha taisai »], sur kankoufan.com (consulté le 22 janvier 2017).
  49. a, b et c (ja) « 登る 祈る 夜の男体山 » [« Le mont Nantai de nuit : grimper, prier »], Yomiuri Online, Japon, The Yomiuri Shimbun,‎ (lire en ligne).
  50. (ja) 日光二荒山神社, « 男体山登拝大祭 (Nantaisan Tohai Taisai) »,‎ (consulté le 23 janvier 2017).
  51. Michaël Ferrier, Fukushima : récit d'un désastre, Paris, Éditions Gallimard, , 308 p. (ISBN 9782072481475, OCLC 937883909), p. 57-59.
  52. (en) Burton Watson (préf. Haruo Shirane), The tales of the Heike [« « Le Dit des Heike » »], New York, Columbia University Press, coll. « Translations from the Asian classics », , 216 p. (ISBN 0231510837, OCLC 614995312), p. 126-130.
  53. (ja) 日光市観光協会, « 扇の的弓道大会 » [« Ōgi no mato kyūdō taikai »] (consulté le 23 janvier 2017).
  54. (ja) Nikkō Futarasan-jinja, « 第53回 扇の的弓道大会  » [« 53e édition d'ōgi no mato kyūdō taikai »] (consulté le 24 janvier 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Japan Travel Bureau, Inc., Must-See in Nikko, Tokyo, JTB, coll. « Japan in your Pocket » (no 6), , 4e éd. (1re éd. 1985), 191 p. (ISBN 4533005292).
  • (ja) National Institute for Environmental Studies, « 湖沼環境の変遷と保全に向けた展望 » [« Évolution de l'environnent des lacs et des marais, et panorama des moyens de leur préservation »], Reserach report from the National Institute for Environmental Studies, Tsukuba, Noriko Takamura, vol. 153,‎ , p. 257 (ISSN 1341-3643, lire en ligne [PDF]).
  • (ja) 日光市史編さん委員会, 日光市史 [« Histoire de Nikkō »], vol. 1, Nikkō, Shimotsuke Shimbun,‎ , 1e éd., 1101 p. (OCLC 835695408).
  • (ja) 日光市史編さん委員会, 日光市史 [« Histoire de Nikkō »], vol. 3, Nikkō, Shimotsuke Shimbun,‎ , 1e éd., 1248 p. (OCLC 835695432).
  • (ja) Jō Okada et Sōsei Kuzunishi, 日光 : その美術と歷史 [« Nikkō : beaux-arts et histoire »], Tōkyō, Tankō Shinsha,‎ , 1e éd., 256 p. (OCLC 23085216).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :