Laboratoire des poisons

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Laboratoire des poisons
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Flag of the Soviet Union (dark version).svg URSSVoir et modifier les données sur Wikidata

Le laboratoire des poisons[1] des services secrets soviétiques – également appelée Laboratoire 1, Laboratoire 12, et Kamera qui signifie « la Chambre » en russe – était un site secret de recherche et développement des agences de police secrète soviétiques[2],[3] qui aurait été recréé dans les années 1990[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier laboratoire des poisons des services secrets soviétiques fut établis en 1921 sous le nom de « Bureau spécial ». Il était dirigé par le professeur de médecine Ignatii Kazakov, d'après Pavel Soudoplatov[5].

En 1926, ce laboratoire était sous la supervision de Guenrikh Iagoda, un adjoint du président du Guépéou, Viatcheslav Menjinski, qui devint le chef du NKVD en 1934 à la mort de Menzhinsky.

Le 20 février 1939, le laboratoire devint le « Laboratoire 1 », dirigé par Grigori Maïranovski. Le laboratoire était alors sous la supervision directe du directeur du NKVD Lavrenti Beria et de son adjoint Vsevolod Merkoulov de 1939 à mars 1953.

Le 21 décembre 1951, Grigori Maïranovski est arrêté , en lien avec l'arrestation de Viktor Abakoumov, lesquels faisait partie de la tentative supposée de Joseph Staline de démettre le chef du NKVD, Lavrenty Beria.

Le 14 mars 1953, le laboratoire prit le nom de « Laboratoire 12 ». Le nouveau directeur du laboratoire était alors V. Naumov. Lavrenti Beria et Vsevolod Merkoulov furent exécuté après la mort de Staline. Le superviseur du NKVD immédiat du laboratoire, Pavel Sudoplatov, fut condamné à une longue peine de prison.

En 1978, le laboratoire fut étendu au sein de l’Institut d'enquête central pour les technologies spéciales au sein de la Première direction générale du KGB.

Depuis 1991, plusieurs laboratoires du SVR (basé dans le district de Iassenevo près de Moscou) sont responsables de la création d'armes toxiques et biologiques pour des opérations clandestines en Occident[6].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • D. Shoham et Z. Wolfson, « The Russian Biological Weapons Program: Vanished or Disappeared? », Critical Reviews in Microbiology, vol. 30, no 4,‎ , p. 241–261 (PMID 15646399, DOI 10.1080/10408410490468812)
  • Andrew E. Kramer, « More of Kremlin’s Opponents Are Ending Up Dead », New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  • Vadim J. Birstein, The Perversion Of Knowledge: The True Story of Soviet Science, Westview Press, (ISBN 0-8133-4280-5)
  • Alexander Kouzminov, Biological Espionage: Special Operations of the Soviet and Russian Foreign Intelligence Services in the West, Greenhill Books, (ISBN 1-85367-646-2, lire en ligne)
  • Arkadi Vaksberg, Le Laboratoire des poisons : de Lénine à Poutine, vol. 29, (lire en ligne), chap. 1, p. 176-183