La vengeance est à moi

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La vengeance est à moi (復讐するは我にあり, Fukushū suru wa ware ni ari?) est un film japonais réalisé par Shōhei Imamura, sorti le . Le film est également connu en français sous les titres La vengeance est mienne et La vengeance m'appartient.

Contexte dans la carrière d'Imamura[modifier | modifier le code]

Ce film termine la longue période qui a suivi l'échec commercial du film épique Profonds désirs des dieux (1968) durant laquelle il produit essentiellement des films documentaires. Le film aura un succès international retentissant et fera connaître Imamura des cinéphiles du monde entier.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En janvier 1964, la police arrête Iwao Enokizu (son vrai nom est Akira Nishiguchi), escroc et tueur en série. Le film, à la construction spatio-temporelle complexe, retrace les 78 jours qui séparent le premier crime de la capture d'Iwao par la police.

Le film est fondé sur des faits réels qui se sont produits au Japon et s'inspire d'un roman de Ryūzō Saki. Les noms des personnages ont été modifiés.

Le film dérange, car il ne prend pas position contre le meurtrier; il n'est pas présenté de manière consensuelle, comme le ferait Hollywood. On ne sait pas pourquoi il tue, simplement, on perçoit qu'il doit le faire. Le cinéaste ne donne pas d'explication simple sur les motivations du tueur. À l'agent de police qui lui fait remarquer qu'il ne comprend pas pourquoi il a tué sa dernière femme, il répond qu'il ne le sait pas lui-même. D'ailleurs, immédiatement après l'avoir étranglée, il la remercie.

Commentaire[modifier | modifier le code]

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Imamura décrit dans ce film le parcours de cet homme élevé dans une famille catholique japonaise, dont le père se fait humilier devant son fils par un officier japonais. Cet homme qui va devenir un meurtrier en série, car il n'a pas le courage de tuer son père. Il devient ce tueur inhumain, tuant par pulsion et escroquant sans remords. Le titre "La vengeance m'appartient" évoque une morale catholique où la vengeance appartient à Dieu (Romains 12:19) « Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. » Dans le film, la vengeance sera prise par le tueur. Contre quoi se venge-t-il ? L'auteur ne donne que des pistes, des ellipses.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le film a été primé en 1979 aux Récompenses de l'Académie Japonaise[1] dans les catégories Meilleur film, Meilleur scénario, Meilleur réalisateur, Meilleure photographie et Meilleur éclairage[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les Prix de l'Académie Japonaise - Liste de 227 films - SensCritique », sur www.senscritique.com (consulté le 8 janvier 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]