La mort n'est pas une fin

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La mort n'est pas une fin
Auteur Agatha Christie
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Roman policier historique
Version originale
Langue Anglais
Titre Death Comes as the End
Éditeur Dodd, Mead and Company
Lieu de parution Londres
Date de parution
Version française
Traducteur Michel Le Houbie
Éditeur Librairie des Champs-Élysées
Collection Le Masque no 511
Lieu de parution Paris
Date de parution 1955
Nombre de pages 255 p.

La mort n'est pas une fin (titre original : Death Comes as the End) est un roman policier historique d'Agatha Christie publié en aux États-Unis et en 1955 en France.

Le récit se déroule en Égypte antique, ce qui fait de ce roman policier le seul de la romancière britannique à ne pas se dérouler au XXe siècle. La trame principale du roman est basée sur un épisode des lettres d'Hékanakht écrites à la fin de la XIe dynastie (située grosso modo entre le XXIIe et le XXe siècle av. J.-C. ou entre le XXIe et le XXe, selon les datations) et retrouvées dans les années 1920[1], dans lequel on croisait une famille relativement comparable, dans sa structure, à celle dont Imhotep est le patriarche dans le roman.

Le roman occupe la 83e place au classement des cent meilleurs romans policiers de tous les temps établi par la Crime Writers' Association en 1990.

Résumé[modifier | modifier le code]

Imhotep revient du Nord avec Nofret, sa nouvelle concubine, qui, par son intransigeance, a tôt fait de multiplier les heurts et les tensions avec les autres membres de la maison, et principalement avec les trois fils d'Imhotep, Yahmose, Sobek et Ipi, et les épouses des deux aînés. Bientôt, dans cette maison autrefois si paisible règnent l'animosité et la défiance. Les tensions s'aggravent au fil d'un quotidien devenu pénible pour tous, ce que déplore la jeune Renisenb, fille d'Imhotep, revenue dans la maison paternelle après son veuvage, et qui assure la narration du récit.

Sur ces entrefaites, une nécessité impromptue oblige Imhotep à quitter son foyer. Les femmes des deux aînés de la famille s'entendent pour fomenter des représailles à l'endroit de Nofret, afin de lui donner une leçon et d'établir une fois pour toutes qui détient vraiment le pouvoir. Mais leur plan échoue et Nofret tient sa vengeance. Elle menace tout le clan : au retour d'Imhotep, chacun recevra sa sanction. Aveuglée par sa victoire prochaine, elle ne saisit pas qu'elle s'est mise en danger. Quand elle est retrouvée morte au pied d'une falaise, les apparences d'un accident ne trompent personne.

Les Égyptiens sont très superstitieux : quand la mort entre dans une maison, elle plane sur tous. Quelques jours s'écoulent et, dans un moment de délire, Satipi, une des épouses, se jette du haut de la même falaise alors qu'elle est accompagnée de Yahmose. Est-ce l'esprit de la morte qui est venue la posséder et la précipiter dans le vide ? Peu après, c'est Yahmose et Sobek qui boivent du vin empoisonné, et c'est un miracle des dieux si Yahmose en réchappe. La terreur s'empare de chacun, car la série des meurtres n'en est qu'à ses balbutiements. Mais quel être vivant ou quel esprit vengeur cherche ainsi à décimer la maison d'Imhotep ?

Les personnages[modifier | modifier le code]

  • Imhotep : le prêtre de la maison des Morts, fils d'Esa, père d'Ipi, Renisenb, Sobek et Yahmose.
  • Nofret : la concubine d'Imhotep venant du Nord du pays.
  • Esa : la mère d'Imhotep, grand-mère de Renisenb, Sobek, Yahmose et d'Ipi.
  • Yahmose : le fils aîné d'Imhotep et d'Ashayet.
  • Satipi : la femme de Yahmose.
  • Sobek : le deuxième fils d'Imhotep et d'Ashayet.
  • Kait : la femme de Sobek.
  • Renisenb : la fille d'Imhotep et d'Ashayet.
  • Ipi : le fils cadet d'Imhotep et de la seconde femme de ce dernier.
  • Henet : une servante de la maison, cousine de Ashayet.
  • Hori : le scribe de la famille.
  • Kameni : un scribe venant du Nord du pays, cousin éloigné d'Ashayet.
  • Ashayet : la première femme d'Imhotep, mère de Yahmose et de Sobek (n'apparaît pas dans le roman).

Commentaires[modifier | modifier le code]

Agatha Christie raconte, dans son Autobiographie, qu'elle y ajouta « une fille, ainsi que certains détails empruntés à d'autres documents : l'arrivée d'une concubine dont le père était entiché, un petit jeune homme trop gâté et une grand-mère gloutonne et rusée »[2].

Christie a également changé la fin de l'histoire sur les conseils de son ami archéologue Stephen Glanville. Ses éditeurs ont regretté cette décision, pensant que la fin originale était plus efficace[3].

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voices from Ancient Egypt Gallery
  2. (en) Agatha Christie, An Autobiography, Londres, Collins, , 544 p. (ISBN 0-00-216012-9), X : The Second War, chap. III
    The I added a daughter, and some details from one or two other texts–the arrival of a new wife, by whom the father was besotted. I also threw in a spoilt small boy and a greedy but shrewd grandmother.
  3. (en) « Death Comes as the End », sur le site officiel d'Agatha Christie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]